La Bible: une jolie « Bibliothèque »

On nous dit souvent: « Dieu n’existe pas. La preuve, il ne dit rien, ne fait rien… »

Il ne dit rien…

Peut-on en être si sûr ???

Ne devrait-on pas plutôt dire : « je ne l’entends pas ? », voire, pour être plus exact : « je ne l’écoute pas ! ».

J’ai bien peur qu’au contraire, Dieu soit bien bavard. Encore faut-il l’écouter…

 

Alors, je me pose une question : si quelqu’un nous écrit une lettre et qu’on ne l’ouvre pas, peut-on dire : « il ne m’a rien dit » ?

Et si quelqu’un m’envoie un mail et que je le mette dans la corbeille, puis-je dire : « il ne m’a rien dit  » ?

Et si quelqu’un m’envoie « une tonne » de courrier et que je le range au fond d’un placard, puis-je dire : « il ne m’a rien dit » ?

 

Alors, pourquoi le dire de Dieu ?

Dieu nous a envoyé déjà une tonne de lettre… il suffit de les lire. Elles sont dans une « jolie bibliothèque » que nous avons trop souvent caché au fond d’un tiroir : notre Bible.

 

Là, je devine poindre une nouvelle question : « ah, mais non, il y a trop d’information dans ce bouquin, je ne sais pas par où commencer… ». Voilà que tout à coup, Dieu est devenu trop bavard, tellement bavard que du coup, autant ne pas lire les mails qu’il m’a envoyés à travers ses prophètes, les évangélistes, les apôtres,… .

 

Alors, comme j’ai un peu pitié de Dieu, je vous propose de vous faire faire un petit tour de votre bonne vieille « bibliothèque » que vous venez de dépoussiérer à l’instant.

 

La Bible peut être considéré comme une « petite bibliothèque », remplie de divers petits ouvrages qui sont classés dans un ordre bien défini (eh oui, elle est organisée !).

 

Elle est constituée de deux grandes parties :

–          à votre gauche : l’Ancien Testament (avant Jésus-Christ)

–          à votre droite : le Nouveau Testament (à partir de Jésus-Christ)

 

Jusque là, vous suivez ?

 

Attaquons la partie gauche, soit l’Ancien Testament.

Si vous regardez bien, elle est constituée de 4 « étagères » :

 

–          Le Pentateuque avec :

  • La Genèse
  • L’Exode
  • Le Lévitique
  • Les Nombres
  • Le Deutéronome

 

–          les livres historiques avec :

  • le livre de Josué
  • le livre des Juges
  • le livre de Ruth
  • les livres de Samuel
  • les livres des Rois
  • les livres des Chroniques
  • le livre d’Esdras
  • le livre de Néhémie
  • le livre de Tobie
  • le livre de Judith
  • le livre d’Esther
  • les livres des Maccabées

 

–          les livres Sapientiaux avec :

  • le livre de Job
  • le livre des Psaumes
  • le livre des Proverbes
  • le livre de l’Ecclésiaste (ou de Qohélet)
  • le livre des Cantiques des cantiques
  • le livre de la Sagesse
  • le livre de l’Ecclésiastique (ou de Sirac le sage)

 

–          les livres prophétiques (ou des prophètes) avec :

  • le livre d’Isaïe
  • le livre de Jérémie
  • le livre des Lamentations
  • le livre de Baruch
  • le livre d’Ezéchiel
  • le livre de Daniel
  • le livre d’Osée
  • le livre de Joël
  • le livre d’Amos
  • le livre d’Abdias
  • le livre de Jonas
  • le livre de Michée
  • le livre de Nahum
  • le livre d’Habaquq
  • le livre de Sophonie
  • le livre d’Aggée
  • le livre de Zacharie
  • le livre de Malachie

 

Et avec ça, vous trouvez encore que Dieu n’a rien dit ???

 

Soyons plus explicite.

Comme vous l’avez remarqué, ces 4 « étagères » sont composées de livres de style différent (un peu comme si vous aviez une étagère avec des romans, une autre avec des livres d’histoire, une autre avec des encyclopédies, etc…).

Vous savez qu’on ne lit pas un livre d’histoire comme on lit un roman policier (le premier se veut une recherche de faits ayant existés, le second est le fruit d’une imagination débordante d’un auteur).

C’est pareil pour les livres bibliques. On ne lit pas un livre de l’étagère des sapientiaux comme on lit un livre qui se trouve dans le compartiment des livres historiques…

 

 

Regardons maintenant dans la colonne de droite, donc le Nouveau Testament.

 

Nous découvrons 3 « étagères » :

 

–          les Évangiles :

  • de saint Matthieu
  • de saint Marc
  • de saint Luc
  • de saint Jean
  • les actes des apôtres (et oui, ça vous étonne de me trouver là, non ?)

 

–          les épîtres de saint Paul (ou son courrier qu’il a envoyé à différentes communautés chrétiennes (ou à un de ses disciples), nous sommes donc tout à fait concernés dans la mesure ou nous sommes sensés former une communauté chrétienne, nous aussi) :

  • aux Romains
  • deux lettres aux Corinthiens
  • aux Galates
  • aux Ephésiens
  • aux Philippiens
  • aux Colossiens
  • 2 lettres aux Thessaloniciens
  • 2 lettres à Thimothée
  • à Tite
  • à Philémon
  • aux Hébreux

 

–          les épîtres catholiques (écris par les apôtres) :

  • de saint Jacques
  • de saint Pierre (il en a écrit deux)
  • de saint Jean (lui en a écrit trois)
  • de saint Jude
  • l’Apocalypse (écrit par saint Jean)

 

Là encore, vous imaginez bien qu’on ne lit pas un livre de l’Evangile comme on lit un épître.

 

Mais alors, comment est-ce que je peux lire la Sainte Bible ? Je n’ai pas forcément le temps de tout lire. Et lire toute la bibliothèque d’une traite, ça parait aussi simple que de gravir l’Himalaya !

Alors, par quoi ou comment dois-je commencer ???

 

Je me permets de vous faire 3 propositions (qui ne sont pas exhaustives).

 

La plus simple et celle que je vous conseille le plus : méditer les lectures du jour que nous propose la liturgie (on peut les trouver sur le site de l’AELF, ou sur votre missel).

La liturgie n’est pas folle, au contraire. Elle est d’une logique spirituelle imparable. Elle nous propose une évolution dans la lecture de la Sainte Bible qui est très intéressante. Et elle varie entre lectures de l’ancien testament et du nouveau testament tout en faisant toujours le lien avec un des évangiles.

Un conseil : ne lisez pas les textes et puis, hop, on passe à autre chose. Prenez le temps de lire dans le calme. Si une phrase (ou  un passage) vous touche de manière particulière, soulignez là, surlignez là, et gardez là précieusement tout au long de la journée. Très souvent, vous verrez que vous aurez deux phrases qui vous toucheront, une de la première lecture et une de l’évangile : elles se complètent et se répondent.

Il ne vous reste plus qu’à « manduquer » la parole.

Manduquer la parole, c’est comme mâcher la nourriture. C’est la garder longtemps dans son esprit, dans son cœur, et découvrir durant toute la journée toute sa saveur, et petit à petit, découvrir des saveurs nouvelles, qu’on ne voyait pas au début de la journée.

 

Sinon, vous pouvez vous attaquer à un livre, au choix, parce qu’il vous parle ou qu’on vous l’a conseillé, puis à un autre.

Un conseil : demandez à votre curé, il saura quoi vous conseiller (et puis, il est aussi là pour ça, non ?).

Pour ce type de lecture, n’hésitez pas à adopter la « technique » précédente, mais aussi à aller plus loin dans la lecture. Qui a écrit ce livre ? Quand ? Pourquoi ? Quels écrits peuvent m’aider dans ma lecture, me donner de nouvelles pistes de réflexion ? Je vous conseille particulièrement de vous aider de livre explicatif pour les livres tels que celui de la Genèse, de Job, du Cantique des cantiques, de l’apocalypse.

 

Enfin, vous avez la méthode dite « charismatique » qui a ses qualités mais aussi ses limites.

Ça consiste à prier et à ouvrir la Bible « au hasard » en demandant au Seigneur une parole personnelle.

Le danger à noter : prendre la Bible pour un « horoscope », en cherchant des signes à tout va.

 

Voilà, j’ai parfois été long, parfois été succins, mais j’espère vous avoir donné l’envie d’ouvrir votre Sainte Bibliothèque et voir ce que Dieu a à vous dire.

Mais ne dites plus jamais : « Dieu ? On ne l’entend pas ! Il ne parle pas » mais, plus honnêtement : « Dieu ? Je ne prends pas le temps de l’écouter. Il parle trop et je n’ai pas trop envie qu’Il se mêle de mes affaires… »

 

Le bigot

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