17/11/2018: Journée de rencontre avec la pastorale de la santé (ouverte à tous et toutes)

Une journée de rencontre de la Pastorale de la Santé est prévue le 17 Novembre 2018 à LESPARRE à la Maison des Chrétiens, 7 Place Saint Clair – 33340 LESPARRE de 10 h à 15 H (cet horaire tient compte de la messe de la Saint-André prévue à la cathédrale à 18 h), dont le thème est le suivant :
 
« LA VIE EN EHPAD : ce que vivent les professionnels, les résidents, les familles, les équipes SEM »
 
Cette journée est proposée en priorité aux membres du SEM et aux secteurs pastoraux du Médoc, mais elle reste ouverte à toute personne qui le souhaite.
Les inscriptions peuvent se faire soit auprès de Annick VERGNAC – 06 58 94 14 15 – annickv33@gmail.com ou du Diacre Joël BASILEU 06 89 03 32 18 – joel.basileu@orange.fr.

Catéchisme 2018 / 19

INSCRIPTIONS CATÉCHISME SECTEUR DE CASTELNAU DE MÉDOC ET DE MARGAUX

ANNÉE 2018-2019

Alexandra BELAUD

06-52-05-15-71

Arsac Samedi 10h30-12h

Tous les 15 jours

Sacristie Église

Marie-Françoise GRIMAUD

06-31-95-55-84

Arsac Mercredi 10h30-12h

Tous les 15 jours

Sacristie Église

Karolina GALICKA

06-12-63-63-08

Castelnau de Médoc A voir avec les parents
Cécile MAZUELAS

06-51-03-92-88

Castelnau de Médoc Mercredi 10h30-12h

Tous les 15 jours

Maison paroissiale

Virginie LAURENT

06-71-20-04-36

Listrac Samedi 9h45-11h15

Tous les 15 jours

Sacristie Église

Françoise RIPOCHE

06-15-20-83-41

Sainte Hélène Lundi (CM2) et Mardi (CM1)

17h15-18h15

Salle de catéchisme (XI Novembre)

Sandrine LALANNE-TISNÉ

06-51-42-91-43

Sainte Hélène Jeudi 17h15-18h15

Salle de catéchisme (XI Novembre)

 

Si vous souhaitez rejoindre l’équipe des catéchistes,

n’hésitez pas à contacter le secrétariat au 05-56-58-21-74

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

Qu’est ce qu’une Equipe d’Animation Pastorale (selon les statuts synodaux)?

Diocèse de Bordeaux

L’Equipe

d’Animation

Pastorale

(Novembre 1997)

3/ Une équipe d’animation pastorale assure la continuité de l’action pastorale. Cette équipe agit en coresponsabilité avec le curé ou le prêtre responsable du secteur. Celui-ci préside l’équipe d’animation pastorale. Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq) nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur, après avis du conseil pastoral. L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal. Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches, veille à leur exécution. En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune.

Statuts synodaux, 26 mai 1996, pages 18-19

1

L’équipe d’animation pastorale

et sa mission

Elle est composée de personnes qui participent avec le curé responsable de secteur

à la conduite de l’action pastorale.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches et veille à leur exécution :

Elle a souci de mettre en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire.

Elle invite chacun à jouer son rôle en vertu de son charisme et de son ministère.

Elle veille à ce que charisme baptismal et ministère ordonné soient vécus dans leur complémentarité au bénéfice de la communion entre tous.

Elle aide à l’action avec tous ceux qui sont durement marqués dans leurs conditions de vie.

Elle soutient tous ceux qui oeuvrent à la pastorale des jeunes.

Elle veille à ce que l’accueil soit vécu « dans une perspective résolue et sereine d’évangélisation » lors des différentes demandes adressées à l’Eglise.

 

« L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal.»

 

« La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune. » (Statuts synodaux p. 19)

2

Au service du projet diocésain d’évangélisation une équipe d’animation pastorale.

Le projet diocésain d’évangélisation nous propose cinq grandes orientations. Deux mots servent de points d’appui pour inscrire dans la réalité ce projet missionnaire : proximité et coresponsabilité.

Une mise en oeuvre de la coresponsabilité :

« Comme nous l’avons mieux appris dans l’expérience du Synode, la coresponsabilité entre les baptisés est l’expression nécessaire de la diversité et de la complémentarité des dons de l’Esprit-Saint aux membres de l’Eglise. « Le même et unique Esprit est le principe dynamique de la variété et de l’unité dans l’Eglise et de l’Eglise… ». Le Synode des évêques de 1987 a fortement relevé que seule la coresponsabilité de tous les baptisés pouvait porter à la lumière la « communion » des hommes avec Dieu et des hommes entre eux, communion constitutive de l’Eglise (II Concile du Vatican, Constitution « Lumen Gentium », 1)… La coresponsabilité ne peut pas être toujours réduite à la simple « aide apportée au prêtre par les laïcs » (cf. Canon 519). Il faut bien plutôt parler, chaque fois qu’elle est possible, d’une « coopération » (cf. Canon 129). » (Statuts synodaux p 6)

Cette coopération révèle la responsabilité de tous dans la Mission; l’Eglise est vécue de manière plus synodale comme peuple convoqué par Dieu, un peuple de frères et de soeurs, une Eglise au sein de laquelle chacun peut et doit compter sur l’autre.

« Tout vient du Christ », c’est ce que signifie le ministère ordonné. « Nul n’est le Christ » à lui seul, c’est ce que manifeste la collaboration pastorale. L’équipe d’animation pastorale, en portant une part de la responsabilité de l’animation ecclésiale, est donc une figure importante de la collaboration entre baptisés.

Une mise en oeuvre de la proximité

L’équipe d’animation pastorale a la charge de mettre en œuvre une pastorale de proximité.

« La « proximité » à laquelle les disciples du Christ se sentent appelés leur vient de leur Seigneur, Dieu fait homme, Fils éternel qui s’est rendu « semblable en tout aux hommes », hormis le péché. La « proximité » est attachée à l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jean I, 14)…. Voilà pourquoi Jésus affectionne tout spécialement « celui qui s’est montré le prochain » de son frère. Il définit ainsi le véritable disciple (Luc 10, 36). » (Statuts synodaux p. 9)

L’équipe d’animation pastorale cherche à agir pour une présence de l’Eglise au plus près de la vie concrète des personnes. Elle suscite des témoins et des acteurs d’une Eglise qui se veut à la fois repérable et proche des personnes sur le terrain.

« L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. » (Statuts synodaux p. 18) Elle permet ainsi l’existence d’un véritable tissu ecclésial en prenant en compte ce que vivent les personnes que cherchent à rejoindre les « relais ».

3

Les membres

des équipes d’animation pastorale

La charge de membre de l’équipe d’animation pastorale est un office ecclésial confié par l’Evêque ( cf. Statuts synodaux p. 19). Ainsi l’autorité qui nomme chacun des membres de l’équipe est l’Evêque diocésain. La stabilité de cet office est fondée sur le droit diocésain. Une lettre de mission définit cet office et son application.

Comme pour tous ceux qui reçoivent mission de participer à l’action pastorale de l’Eglise, il faudra à chacun de ses membres:

– une expérience de la mission et le sens de l’Eglise,

– un esprit d’ouverture et une vision d’ensemble,

– être capable d’écouter et d’encourager,

– faire confiance et avoir le sens du respect des autres,

– accepter de se former pour relire l’action menée et progresser dans la pratique du discernement pastoral,

– savoir collaborer et susciter les responsabilités.

rendre compte de la mission

Lorsqu’il y a, dans le secteur, plusieurs prêtres ou diacres, il convient, avec l’aide du doyen, d’apprécier dans chaque cas ce qui constitue pour eux la meilleure manière de participer habituellement au travail de l’équipe.

Les membres de cette équipe, prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs, veilleront à agir en commun.

Mode de désignation

– « Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq)

– nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur,

– après avis du conseil pastoral.

– Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit…

– En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. » (Statuts synodaux p. 18-19)

– La désignation de ses membres interviendra après que le conseil pastoral de secteur aura déterminé les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur.

Durée du mandat

« Tous les offices et toutes les charges confiés dans le diocèse ont une durée de trois ans, renouvelable une fois. » (Statuts synodaux p. 31)

4

L’équipe d’animation pastorale

et l’autorité du responsable de secteur

L’évêque diocésain, les prêtres et les diacres représentent sacramentellement le Christ, et attestent avec autorité l’action diversifiée de l’Esprit Saint ; c’est la charge pastorale au sens strict, c’est-à-dire propre aux pasteurs.

L’équipe d’animation pastorale met en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire. Elle suppose que chacun joue son rôle en vertu de ses charismes et de son ministère. Elle agira de telle façon qu’elle mette en valeur la tâche originale du responsable de secteur. Celui-ci accomplit sa mission sacramentelle de représentant du Christ en favorisant la communion, en interpellant ses frères au nom de l’Evangile.

Elaborées en commun au sein du conseil pastoral de secteur, mises en œuvre avec l’équipe d’animation pastorale les décisions pastorales sont prises par le responsable de secteur

Ainsi se traduit l’originalité de l’Eglise dont la vie et les structures ne sont pas régies exclusivement par les règles de la vie associative.

5

Le conseil pastoral de secteur

et l’équipe d’animation pastorale

« Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. » (Statuts synodaux p. 18)

L’équipe d’animation pastorale se distingue du Conseil pastoral de secteur. Celui-ci est une instance de concertation et d’orientation. Il permet que la communauté ecclésiale tienne conseil pour vérifier la conformité évangélique de sa vie et de son témoignage et pour prendre en compte localement le projet diocésain d’Evangélisation.

« Dans chaque secteur pastoral, en vue d’orienter l’action pastorale commune, un conseil pastoral est institué…. Le conseil pastoral de secteur détermine les choix et les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur et tout particulièrement à l’équipe d’animation pastorale. Le conseil pastoral de secteur cherche à éclairer les options qu’il prend par la prière et l’écoute mutuelle, par la connaissance du magistère de l’Eglise par l’information que peuvent apporter des « experts ». Lorsqu’elles sont en conformité avec l’esprit des orientations proposées par l’Eglise universelle et le diocèse, les orientations choisies par le conseil pastoral de secteur sont prioritaires dans le secteur. 

La participation de deux membres au moins de l’équipe d’animation pastorale au conseil pastoral de secteur est nécessaire.

« Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. » (Statuts synodaux p 18)

6

L’équipe d’animation pastorale

au service des communautés.

L’équipe d’animation pastorale a besoin d’être reconnue et reçue par les diverses communautés. Un travail nécessaire d’information est à développer. L’envoi en mission de l’équipe pourra être signifié au cours d’une célébration eucharistique du secteur.

La mission de l’équipe d’animation pastorale se développe et s’affermit dans les communautés paroissiales où la participation des laïcs est déjà vécue et la synodalité déjà effective. L’équipe d’animation pastorale sert pleinement la mission quand la responsabilité des laïcs pour « l’édification d’un monde habitable par tous » est reconnue et encouragée.

La réalisation de l’équipe d’animation pastorale implique des étapes. En effet, une réalisation progressive permet de mieux discerner les enjeux missionnaires auxquels la communauté est confrontée ainsi que les qualités des personnes pouvant constituer cette équipe.

A Bordeaux, le 17 octobre 1997

Cardinal Pierre Eyt

Archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas

« Il y va de l’essentiel des bénéfices du Synode diocésain que puisse s’instaurer dans le diocèse une méditation, à partir même de l’exemple de Jésus, sur l’exercice de l’autorité et du pouvoir de l’évêque et du prêtre notamment au sein des communautés et des conseils. Cette méditation apportera aussi des lumières aux laïcs concernant leur propre vocation et mission. Ainsi serait mieux éclairé ce que l’on doit attendre de l’autorité du pasteur et, corollairement, ce que l’on doit écarter des esprits comme non conforme à l’Evangile et à la pratique de l’Eglise catholique. « Parmi les qualités les plus indispensables pour le ministère des prêtres, il faut mentionner la disponibilité intérieure qui leur fait rechercher non pas leur propre volonté, mais la volonté de Celui qui les a envoyés » (II Concile du Vatican, Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 15). »

(Lettre pastorale à l’occasion de la promulgation des Statuts Synodaux, p 7-8)

Equipe d’Animation Pastorale (EAP) 2015 – 2018

Groupe de laïcs nommés par Mgr Ricard ayant pour mission d’assister et d’aider le curé du secteur, le Père Zambo, dans sa mission.
Les membres sont:
– Laurenty François chargé du patrimoine et des catéchumènes
– Vicente Evelyne chargée des associations et accompagnement des familles endeuillées
– De Rozieres Isabelle chargée de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes
– Jeudy Nicolas chargé de la Liturgie
– Vergnac Annick chargée des malades et des personnes âgées
– Lalanne-Tissé Sandrine chargée des enfants et de la catéchèse
– Goivier Jean-Gabriel chargé des jeunes et de l’aumônerie

Comprendre le fonctionnement d’une église paroissiale

Vous êtes curieux de comprendre le fonctionnement d’une paroisse?

Vous entendez parler d’EAP, de Conseil Pastoral, de Conseil Economique et vous vous dites: mais qu’est ce que c’est que ces trucs?

Le curé vous demande (si, si, ça arrive !) de faire partie d’un conseil et vous vous demandez: mais qu’est ce qu’il me demande, au juste?

Alors, n’hésitez plus, cliquez sur le lien ci-dessous: cet organigramme est pour vous !

organigramme CP margaux castelnau

10 et 11 février Journée mondiale du malade: « Voici ton fils »

Les 10 et 11 février, l’Eglise du secteur pastoral se joint à notre Saint Père pour les journées du malade 2018.

A cet effet, au cours des 4 messes dominicales, le Père Yves Maurice Zambo et la responsable du service évangélique des malades sur le secteur, Mme Annick Vergnac, proposent à tous ceux qui le désirent de recevoir l’onction des malades.

Parlez en autour de vous, contactez nous par téléphone ou par mail:

Mme Annick Vergnac

tél: 06.58.94.14.15

mail: annickv33@gmail.com

Si une personne ne peut pas se déplacer, nous organiserons du co-voiturage.

Pour ceux qui le désireront, une demie heure avant les célébrations, des prêtres seront présents pour donner le sacrement de confession.

 

Qu’est ce que l’onction des malades?

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse.

 La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et sur les mains.

 Ces gestes montrent la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants.

 Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. 

Quand et où?

L’onction des malades sera proposé à ceux qui le désirent lors des messes dominicales soit:

  • le samedi 10 février à 18h à Salaunes
  • le dimanche 11 février à 9h30 à Cantenac
  • le dimanche 11 février à 11h à Margaux
  • le dimanche 11 février à 18h à Castelnau

 

 


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À L’OCCASION DE LA XXVIe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2018
Mater Ecclesiae : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”.
Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27)

Chers frères et sœurs,
Le service de l’Église envers les malades et ceux qui s’occupent d’eux doit se poursuivre avec une
vigueur toujours nouvelle, dans la fidélité au mandat du Seigneur (cf. Lc 9, 2-6 ; Mt 10, 1-8 ; Mc 6,
7-13) et en suivant l’exemple très éloquent de son Fondateur et Maître.
Cette année, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé
sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette
heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).

1. Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente
pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses
dernières volontés d’amour, qui deviennent les règles constitutives de la communauté chrétienne
et de la vie de chaque disciple.
Avant tout, les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard
de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra
soin d’eux et de leur cheminement. Et nous savons que le soin maternel apporté à un fils ou à une
fille comprend à la fois les aspects matériels et les aspects spirituels de son éducation.
La douleur indicible de la croix transperce l’âme de Marie (cf. Lc 2,35), mais ne la paralyse pas.
Au contraire, comme Mère du Seigneur, un nouveau chemin de don commence pour elle. Sur la
croix, Jésus se préoccupe de l’Église et de l’humanité tout entière et Marie est appelée à partager
cette même préoccupation. Décrivant la grande effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte, les Actes
des Apôtres nous montrent que Marie a commencé à accomplir sa tâche dans la première
communauté de l’Église. Une tâche qui ne connaît jamais de fin.

2. Le disciple Jean, le bien-aimé, représente l’Église, peuple messianique. Il doit reconnaître Marie
comme sa propre mère. Or, dans cette reconnaissance, il est appelé à l’accueillir, à contempler en
elle le modèle d’une façon d’être disciple, ainsi que la vocation maternelle que Jésus lui a confiée,
avec les préoccupations et les projets que cela comporte : la Mère qui aime et qui engendre des
enfants capables d’aimer selon le commandement de Jésus. Par conséquent, la vocation
maternelle de Marie, la vocation à prendre soin de ses enfants, est transmise à Jean et à toute
l’Église. Toute la communauté des disciples est impliquée dans la vocation maternelle de Marie.

3. En tant que disciple ayant tout partagé avec Jésus, Jean sait que le Maître veut conduire tous
les hommes vers la rencontre avec le Père. Il peut témoigner que Jésus a rencontré de
nombreuses personnes malades dans leur esprit, car remplies d’orgueil (cf. Jn 8, 31-39) et
malades dans leur corps (cf. Jn 5, 6). Envers tous, il a fait preuve de miséricorde et de pardon, il a
même accordé la guérison physique aux malades, signe de la vie abondante du Royaume, où
toute larme sera essuyée. Comme Marie, les disciples sont appelés à prendre soin les uns des
autres, mais pas seulement. Ils savent que le cœur de Jésus est ouvert à tous, sans exclusions.
L’Évangile du Royaume doit être annoncé à tous et la charité des chrétiens doit s’adresser à tous
ceux qui sont dans le besoin, simplement parce que ces personnes sont des enfants de Dieu.

4. Cette vocation maternelle de l’Église envers les personnes dans le besoin et les malades s’est
concrétisée, au long de son histoire bimillénaire, par une très riche série d’initiatives en faveur des
malades. Cette histoire de dévouement ne doit pas être oubliée. Elle se poursuit aujourd’hui
encore, dans le monde entier. Dans les pays où il existe des systèmes de santé publique
suffisants, le travail des congrégations catholiques, des diocèses et de leurs hôpitaux, non
seulement fournit des soins médicaux de qualité, mais cherche à mettre la personne humaine au
centre du processus thérapeutique et accomplit une recherche scientifique dans le respect de la
vie et des valeurs morales chrétiennes. Dans les pays où les systèmes de santé sont insuffisants
ou inexistants, l’Église travaille pour offrir le plus possible aux gens en matière de soins et de
santé, pour éliminer la mortalité infantile et éradiquer certaines maladies très répandues. Partout,
elle essaie de soigner, même lorsqu’elle n’est pas en mesure de guérir. L’image de l’Église
comme « hôpital de campagne », accueillante pour tous les blessés de la vie, est une réalité très
concrète, car dans certaines parties du monde, seuls les hôpitaux des missionnaires et des
diocèses fournissent les soins nécessaires à la population.

5. La mémoire de la longue histoire du service apporté aux malades constitue un motif de joie
pour la communauté chrétienne et, en particulier, pour ceux qui accomplissent ce service dans le
temps présent. Mais il faut regarder le passé, surtout pour s’en laisser enrichir. Nous devons
apprendre de lui : la générosité jusqu’au sacrifice total de nombreux fondateurs d’instituts au
service des malades ; la créativité, suggérée par la charité, de nombreuses initiatives mises en
œuvre au cours des siècles ; l’engagement dans la recherche scientifique, pour offrir aux malades
des soins innovants et fiables. Cet héritage du passé aide à bien projeter l’avenir. Par exemple, à
préserver les hôpitaux catholiques du risque de l’entreprenariat qui, dans le monde entier, cherche
à faire entrer la protection de la santé dans le contexte du marché, finissant ainsi par écarter les
pauvres. L’intelligence d’organisation et la charité exigent plutôt que la personne du malade soit
respectée dans sa dignité et toujours maintenue au centre du processus de soin. Ces orientations
doivent être spécifiques aussi aux chrétiens qui œuvrent dans les structures publiques et qui, par
leur service, sont appelés à rendre un bon témoignage à l’Évangile.

6. Jésus a laissé en don à l’Église sa puissance de guérison :
« Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : […] ils imposeront les mains aux
infirmes et ceux-ci seront guéris » (Mc 16, 17-18). Dans les Actes des Apôtres, nous lisons la
description des guérisons accomplies par Pierre (cf. Ac 3, 4-8) et par Paul (cf. Ac 14, 8-11). Au
don de Jésus correspond la tâche de l’Église, qui sait qu’elle doit porter sur les malades le regard
même de son Seigneur, un regard rempli de tendresse et de compassion. La pastorale de la santé
reste et restera toujours une tâche nécessaire et essentielle, à vivre avec un élan nouveau, à
partir des communautés paroissiales jusqu’aux centres de soin les plus performants. Nous ne
pouvons pas oublier ici la tendresse et la persévérance avec lesquelles de nombreuses familles
accompagnent leurs enfants, leurs parents et d’autres membres de leur famille, qui souffrent de
maladies chroniques ou sont porteurs de graves handicaps. Les soins qui sont apportés en famille
sont un témoignage extraordinaire d’amour de la personne humaine et doivent être soutenus avec
une reconnaissance adéquate et des politiques appropriées.Ainsi, les médecins et les infirmiers,
les prêtres, les personnes consacrées et les volontaires, les membres de la famille et tous ceux
qui s’engagent dans le soin des malades, participent à cette mission ecclésiale. C’est une
responsabilité partagée qui enrichit la valeur du service quotidien de chacun.

7. C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps
et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons également de nous
aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce
spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par
conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique
insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie
et de la santé. Que la Vierge Marie intercède pour cette XXVIème Journée Mondiale du Malade ;
qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus
et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux. À tous, malades, agents du monde de la santé et
volontaires, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 26 novembre 2017

Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers
François

 

Dimanche 14 Janvier Journée des migrants

Régulièrement, l’Eglise nous propose des temps spécifiques pour réfléchir, se remettre en question et agir sur des sujets importants.

En ce Dimanche 14 janvier, l’Eglise nous propose de prendre le temps de faire un point sur nos comportements et idées autour du sujet des migrants.

Voici, ci dessous, la lettre que la conférence des évêques de France a envoyé à cet effet.

 

Migrants : trouver une réponse commune
Au cours de la dernière année, le Pape François, qui a fait de la question migratoire un marqueur fort de son pontificat, s’est exprimé à de nombreuses reprises à ce sujet en développant une approche nouvelle
articulée autour des verbes : « accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ».
A la veille de la journée mondiale du migrant et du réfugié, nous, évêques de France, souhaitons indiquer les actions qui, dans le contexte français et pour chacun des quatre verbes, nous paraissent être prioritaires. Parmi elles, certaines pourront nourrir un plaidoyer préalable aux négociations des
pactes mondiaux de 2018.

Accueillir
« Qu’as-tu fait de ton frère ? » Les milliers de morts, parmi les déplacés contraints d’entreprendre des
voyages périlleux pour atteindre l’Europe afin d’y demander la protection à laquelle ils aspirent, est un
scandale auquel personne ne peut se résigner. Les personnes contraintes de fuir leur pays ont le droit
de requérir une protection sans qu’il leur faille pour cela ajouter aux risques initiaux ceux d’un parcours
incertain. Le leur permettre est pour notre société un impératif, tant légal que civilisationnel.
A la suite du Pape François, nous pensons que les voies d’accès légales permettant aux personnes
menacées de se rendre en France pour y demander l’asile doivent être élargies. Nous demandons ainsi
à l’Etat de développer ces voies d’accès en France – notamment via l’octroi plus important de visas
humanitaires et l’élargissement des programmes de réinstallation -, et de les promouvoir au niveau
européen et international, notamment lors des négociations des pactes mondiaux de 2018.
A sa mesure, et avec d’autres, l’Eglise s’engage déjà sur ce chemin. En mars dernier, la conférence des
évêques de France, en partenariat avec le Secours catholique, la Fédération protestante de France, la
Fédération d’Entraide Protestante et la communauté de Sant’Egidio, signait avec l’Etat un protocole
portant sur la mise en place de « couloirs humanitaires », permettant à 500 personnes parmi les plus
vulnérables actuellement réfugiées au Liban, de venir en France pour y demander l’asile. S’il demeure
modeste, ce programme n’en est pas moins précieux, notamment par son caractère modélisant.
Nous entendons la crainte sécuritaire que beaucoup expriment devant la situation migratoire actuelle ;
nous en sommes convaincus, cette situation se révèle d’autant plus anxiogène que l’arrivée des
personnes semble parfois trop peu organisée. Dans ce contexte, la mise en place de voies d’accès
légales et sûres apparaît d’autant plus souhaitable qu’elle permet précisément d’organiser l’accueil et,
ce faisant, de concilier la sécurité de nos concitoyens et celle de personnes en quête de protection.
Ne nous leurrons pas cependant : le développement de voies légales ne tarira pas l’arrivée spontanée
d’exilés vers la France et plus largement vers l’Europe ! Les chemins qu’ils prennent et prendront
seront encore dangereux et éprouvants, et leur besoin d’accueil et de protection nous obligeront,
demain comme aujourd’hui. Dans ce contexte, l’existence de voies d’accès légales et sûres ne doit en
aucun cas être utilisée comme prétexte pour renvoyer ces exilés vers les pays de transit qu’ils ont
traversés. A cet égard les projets européens visant à donner corps à la notion de pays tiers sûrs nous
préoccupent.
Il n’y a pas d’accueil véritable sans accompagnement du chemin d’intégration. A la suite du Pape
François, nous pensons ainsi que les dispositifs publics d’accueil des réfugiés peuvent être complétés
par le développement de programmes de parrainage par des collectifs citoyens. Par leur caractère
diffus, de tels programmes offrent aux nouveaux arrivants la possibilité d’une réelle intégration sociale,
laquelle fait souvent défaut dans les dispositifs d’accueil où les arrivants sont regroupés entre eux.
Outre le bénéfice pour les personnes accueillies elles-mêmes, ces programmes, partout où ils sont mis
en œuvre, génèrent du dynamisme et se révèlent créateurs de liens. Les chrétiens engagés au sein de
collectifs d’accueil, avec leur paroisse, dans le cadre du projet des couloirs humanitaires, avec le service
jésuite des réfugiés ou encore avec l’Ordre de Malte par exemple, en témoignent : des acteurs aux
sensibilités éloignées collaborent, des territoires se dynamisent, des cœurs se convertissent, etc.
Nous saluons l’engagement de tous les citoyens, chrétiens ou non, qui s’investissent au sein de tels
collectifs. Tout en rappelant à l’Etat ses obligations en matière d’accueil, nous demandons aux
chrétiens d’accroître leur engagement en ce sens et, au-delà du soutien administratif, de
l’enseignement du français ou encore de l’insertion professionnelle, nous les invitons à se positionner
plus spécifiquement sur le créneau de la convivialité afin de donner corps à la valeur de la fraternité.

Protéger
L’élaboration et la mise en œuvre d’un nouveau cadre législatif ne doivent en aucun cas conduire à
aggraver le cas de nombreux migrants déjà présents sur notre territoire et se trouvant pour certains
en situation de très grande vulnérabilité. Conformément à l’enseignement de l’Eglise, nous rappelons
avec force que chaque personne, quel que soit son statut légal et le sort réservé in fine à sa présence
dans notre pays, doit être traitée d’une manière qui, en toutes circonstances, respecte sa dignité.
Parmi les personnes les plus vulnérables, nous tenons à exprimer ici une préoccupation particulière
pour la situation des jeunes migrants, et plus spécifiquement pour celle des mineurs non accompagnés
dont le nombre, dans notre pays, ne cesse de croître. De diocèses toujours plus nombreux nous
parviennent des cris d’alarme quant à la situation de ces jeunes, laissés le plus souventsans protection,
et, pour certains, renvoyés à la frontière, au mépris de leurs droits les plus élémentaires.
La situation dans les territoires frontaliers apparait ainsi particulièrement préoccupante. Dans le
Briançonnais mais aussi dans la vallée de la Roya dans les Alpes maritimes, le nombre de mineurs
tentant d’entrer en France – parfois au prix de grands périls lorsqu’il leur faut traverser la montagne
par leurs propres moyens – augmente de façon significative depuis maintenant deux ans. Parmi eux,
trop sont interceptés et renvoyés en Italie, sans qu’il leur soit possible de faire respecter leurs droits.
De nombreux citoyens, parmi lesquels des chrétiens, s’engagent individuellement ou collectivement
pour aider ces jeunes à obtenir la protection à laquelle ils aspirent et à laquelle ils ont droit. Nous
saluons cette mobilisation et l’encourageons. Comme toutes celles qui se mettent spontanément en
place lorsque les plus fragiles sont menacés, celle-ci manifeste que nos concitoyens sont capables d’un
sursaut lorsque le plus sacré est atteint. Cet exemple doit inciter l’Etat à assumer ses responsabilités.
Un mineur non accompagné est un mineur en danger ! Ceci est, en définitive, la seule considération à
prendre en compte. Animés par cette conviction, nous rappelons aux responsables politiques que les
situations de vulnérabilité des mineurs non accompagnés doivent être traitées en accord avec la
convention internationale des Droits de l’Enfant et nous les invitons à agir pour que soit effectivement
garantie à ces mineurs en danger la même protection que tout autre enfant privé de son milieu familial.
Enfin nous ne pouvons évoquer le cas des mineurs non accompagnés sans évoquer le moment crucial
du passage à la majorité qui, dans les faits, constitue souvent pour ces jeunes une période de grande
fragilisation. Pour éviter que tout ce qui a été construit soit alors remis en cause, nous pensons que
des mesures légales visant à pérenniser leur droit au séjour et à favoriser leur intégration devraient
être prononcées. Notre pays a le devoir d’accompagner,sur le long terme, la construction de leur futur.

Promouvoir
Le Pape François nous invite à promouvoir le développement humain intégral des migrants. Cet appel
qui s’enracine dans la tradition de l’Eglise est fondé sur la conviction profonde que «tous peuvent
apporter une contribution à l’ensemble de la société, tous ont une particularité qui peut servir pour
vivre ensemble, personne n’est exclu en vue d’apporter quelque chose pour le bien de tous1 ». Cette
contribution n’est pas seulement un droit mais aussi un devoir à l’égard de soi-même et de la société.
Nous en sommes convaincus, migrants ou non, l’exercice de ce droit et de ce devoir passe en premier
lieu et de façon privilégiée par l’accès au travail. Outre qu’il permet à chacun de subvenir à ses besoins,
le travail constitue en effet une dimension fondamentale de l’existence humaine, par laquelle la vie de
l’homme est construite chaque jour et où elle puise sa propre dignité spécifique. Par le travail, l’homme
se réalise en tant que personne et trouve sa place dans une véritable communauté humaine.
Dans les permanences d’accueil de nos diocèses, de nos associations, nous entendons le désir exprimé
par beaucoup de personnes de contribuer à la vie de la société et la frustration, parfois la souffrance,
que celles-ci ressentent lorsqu’elles ne peuvent le faire par leur travail. Ceci est particulièrement vrai
de nombreux migrants, notamment ceux se trouvant en phase de demande d’asile auxquels la loi ne
permet pas de travailler avant le dixième mois. Nous souhaitons ici nous en faire les porte-voix.
Certains trouvent dans nos mouvements ou nos associations des occasions d’engagement bénévole.
Nous nous en réjouissons et saluons les structures qui rendent cela possible. De tels engagements
contribuent en effet efficacement au développement des personnes, leur permettant de sortir du rôle
de bénéficiaires auquel elles sont de fait trop souvent cantonnées pour (re)devenir contributrices. Ceci
étant, une action résolue de l’Etat en faveur de l’insertion professionnelle demeure indispensable.
Nous demandons ainsi aux responsables politiques d’accorder aux personnes, ce dès les premiers mois
de la phase de demande d’asile, la possibilité de travailler. De la même manière, l’accès aux études et
à la formation professionnelle doit être effectivement ouvert aux personnes se trouvant en cours de
procédure. Plus généralement, la reconnaissance des compétences des migrants doit être promue et,
si cela s’avère nécessaire, des éléments de remise à niveau doivent pouvoir leur être proposés.
Nous en sommes conscients, l’absence d’une maîtrise suffisante de la langue constitue souvent un
frein à l’intégration sociale et professionnelle. Nous demandons ainsi aux responsables politiques de
reconstruire un dispositif global pour permettre un accèsimmédiat à l’apprentissage du français. Celuici
devrait reposer sur des professionnels qualifiés, dans le cadre d’un dispositif public financé, associant
les acteurs volontaires de la société civile. Nous encourageons les chrétiens à s’engager en ce sens.
Enfin, comment devenir membre actif d’une société, capable d’y apporter sa contribution, si ses
valeurs, son patrimoine, ses codes nous demeurent étrangers ? Aujourd’hui, de nombreux chrétiens
s’engagent concrètement pour permettre aux nouveaux arrivants d’accéder à une meilleure
compréhension de notre société. Nous saluons ces initiatives et, convaincus qu’il y a là une vraie façon
d’ouvrir notre porte à nos frères et sœurs migrants, nous encourageons leur développement.

Intégrer
L’intégration est un processus long et complexe qui ne peut se réaliser pleinement que dans un climat
positif à l’égard des migrants et de ceux qui les y accompagnent. Aussi, et sans minimiser les difficultés,
nous semble-t-il essentiel de promouvoir une présentation positive des migrants et de la solidarité à
leur égard. A la suite du Pape, qui nous invite à regarder les uns et les autres avec un regard rempli de
confiance, nous invitons tous nos concitoyens et en particulier les chrétiens à convertir leur regard.
La présentation positive des migrants passe par la mise en valeur des éléments de leur patrimoine
culturel et spirituel susceptible d’enrichir la communauté nationale ainsi que par la mise en lumière de
leur désir de contribuer concrètement à la vie de la société toute entière. Elle passe aussi, et peut être
en premier lieu, par un discours honnête sur les motivations qui ont poussé ces personnes à rejoindre
notre pays, motivations que l’on réduit trop souvent de manière orientée au seul critère économique.

En mettant en lumière ces motivations, on réalisera que beaucoup ont été guidés sur le chemin de
l’exil par l’espoir de trouver la paix, le désir de déployer pleinement leur humanité, d’exprimer leurs
talents, de vivre librement leur foi, etc. Dans ces motivations, chacun pourra reconnaître les aspirations
d’hommes et de femmes de bonne volonté. Ceux disposés à le voir sauront aussi y déceler, en creux,
une bénédiction sur un pays aux nombreux atouts mais trop souvent enclin à douter de lui-même.
Cette bénédiction, nous, chrétiens, l’expérimentons concrètement dans nos communautés
paroissiales, lesquelles, pour beaucoup, trouvent dans la présence des migrants un nouveau souffle.
Nous encourageonsles chrétiens à témoigner de cette richesse et à s’engager pour la promotion d’une
authentique culture de la rencontre, notamment par l’organisation de rencontres entre migrants et
autochtones, à l’occasion desquelles les uns et les autres pourront échanger en vérité et dans la paix.
Parallèlement à cette présentation positive des migrants, il nous semble essentiel de promouvoir une
présentation positive de ceux qui, à leur égard, font preuve de solidarité. Trop souvent en effet, ces
derniers se retrouvent, au nom même de leur engagement, objets d’hostilité. A cet égard, nous
sommes vivement préoccupés par les poursuites pénales dont certains font l’objet, et nous invitons
les responsables politiques à tout mettre en œuvre pour faire cesser cette pénalisation de la solidarité.
Pour présenter de façon positive la solidarité à l’égard des migrants, encore faut-il savoir se rendre
attentifs à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et
communautés qui ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les
ressources sont loin d’être abondantes». Or, notre regard ne se focalise-t-il pas, trop souvent encore,
sur les manques, oubliant de voir les fruits d’humanité qui, autour de nous, croissent et se déploient ?
Nous invitons ici les chrétiens à cultiver une attention particulière aux actions positives mises en œuvre
en faveur des migrants et à s’efforcer de les faire connaître autour d’eux afin de devenir, au sein de
notre société, les promoteurs de ce regard de confiance. Qu’ils en soient convaincus, ils permettront
ainsi au bien de fructifier et, en évitant, par une focalisation excessive, d’enfermer les plus réticents
dans leur repli, ils contribueront à l’avènement d’une société réellement plus inclusive et fraternelle.
***
Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer : comme le souligne le Pape François, « conjuguer ces quatre
verbes à la première personne du singulier et à la première personne du pluriel constitue un devoir de
justice, de civilisation et de solidarité ». Nous lançons ici un appel solennel aux chrétiens et à tous les
hommes et les femmes de bonne volonté pour qu’au sein de leur paroisse, d’un collectif, d’un
mouvement ou d’une association, ceux qui le peuvent, s’engagent sur l’une ou l’autre de ces priorités.

Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges Colomb
Évêque de La Rochelle et Saintes,
membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église
au titre de la pastorale des migrants

Mgr Denis Jachiet
Évêque auxiliaire de Paris,
membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église
au titre de la pastorale des migrants