Solennité de la Sainte Trinité

PREMIÈRE LECTURE

« Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï
comme le Seigneur le lui avait ordonné.
Il emportait les deux tables de pierre.
    Le Seigneur descendit dans la nuée
et vint se placer là, auprès de Moïse.
Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.
    Il passa devant Moïse et proclama :
« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,
Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »
    Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.
    Il dit :
« S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,
daigne marcher au milieu de nous.
Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;
mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,
et tu feras de nous ton héritage. »

    – Parole du Seigneur.

CANTIQUE

(Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/

DEUXIÈME LECTURE

« La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
soyez dans la joie,
cherchez la perfection,
encouragez-vous,
soyez d’accord entre vous,
vivez en paix,
et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.
    Saluez-vous les uns les autres
par un baiser de paix.
Tous les fidèles vous saluent.

    Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,
l’amour de Dieu
et la communion du Saint-Esprit
soient avec vous tous.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)

Alléluia. Alléluia. 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (cf. Ap 1, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

7ème Dimanche de Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 12-14)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
    retournèrent à Jérusalem
depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,
– la distance de marche ne dépasse pas
ce qui est permis le jour du sabbat.
    À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute
où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
    Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 26 (27), 1, 4, 7-8)

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
ou Alléluia !
 (Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

DEUXIÈME LECTURE

« Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous » (1 P 4, 13-16)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous,
afin d’être dans la joie et l’allégresse
quand sa gloire se révélera.
    Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,
heureux êtes-vous,
parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu,
repose sur vous.
    Que personne d’entre vous, en effet,
n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur,
ou comme agitateur.
    Mais si c’est comme chrétien,
qu’il n’ait pas de honte,
et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)

Alléluia. Alléluia. 
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (cf. Jn 14, 18 ; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

    Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

6ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint » (Ac 8, 5-8.14-17)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
    Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ.
    Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe,
car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,
ou même les voyaient.
    Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,
qui sortaient en poussant de grands cris.
Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
    Et il y eut dans cette ville une grande joie.

    Les Apôtres, restés à Jérusalem,
apprirent que la Samarie
avait accueilli la parole de Dieu.
Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.
    À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains
afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;
    en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux :
ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
    Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains,
et ils reçurent l’Esprit Saint.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
ou : Alléluia !
 (Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

DEUXIÈME LECTURE

« Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a reçu la vie » (1 P 3, 15-18)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
honorez dans vos cœurs
la sainteté du Seigneur, le Christ.
Soyez prêts à tout moment à présenter une défense
devant quiconque vous demande de rendre raison
de l’espérance qui est en vous ;
    mais faites-le avec douceur et respect.
Ayez une conscience droite,
afin que vos adversaires soient pris de honte
sur le point même où ils disent du mal de vous
pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.
    Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien,
si c’était la volonté de Dieu,
plutôt qu’en faisant le mal.
    Car le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair ;
mais vivifié dans l’Esprit.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)

Alléluia. Alléluia. 
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
    Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
    l’Esprit de vérité,
lui que le monde ne peut recevoir,
car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous,
et il sera en vous.
    Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
    D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
    En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
    Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

5ème Dimanche de Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Ils choisirent sept hommes remplis d’Esprit Saint » (Ac 6, 1-7)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
comme le nombre des disciples augmentait,
les frères de langue grecque
récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,
parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées
dans le service quotidien.
    Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples
et leur dirent :
« Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu
pour servir aux tables.
    Cherchez plutôt, frères,
sept d’entre vous,
des hommes qui soient estimés de tous,
remplis d’Esprit Saint et de sagesse,
et nous les établirons dans cette charge.
    En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière
et au service de la Parole. »
    Ces propos plurent à tout le monde,
et l’on choisit :
Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint,
Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas
et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
    On les présenta aux Apôtres,
et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
    La parole de Dieu était féconde,
le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem,
et une grande foule de prêtres juifs
parvenaient à l’obéissance de la foi.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19)

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
ou : Alléluia !
 (Ps 32, 22)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

DEUXIÈME LECTURE

« Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal » (1 P 2, 4-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    approchez-vous du Seigneur Jésus :
il est la pierre vivante
rejetée par les hommes,
mais choisie et précieuse devant Dieu.
    Vous aussi, comme pierres vivantes,
entrez dans la construction de la demeure spirituelle,
pour devenir le sacerdoce saint
et présenter des sacrifices spirituels,
agréables à Dieu, par Jésus Christ.
    En effet, il y a ceci dans l’Écriture :
Je vais poser en Sion une pierre angulaire,
une pierre choisie, précieuse ;
celui qui met en elle sa foi
ne saurait connaître la honte.

    Ainsi donc, honneur à vous les croyants,
mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle,
    une pierre d’achoppement,
un rocher sur lequel on trébuche.

Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole,
et c’est bien ce qui devait leur arriver.
    Mais vous, vous êtes une descendance choisie,
un sacerdoce royal,
une nation sainte,
un peuple destiné au salut,
pour que vous annonciez les merveilles
de celui qui vous a appelés des ténèbres
à son admirable lumière.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)

Alléluia. Alléluia. 
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
    Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
‘Je pars vous préparer une place’ ?
    Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
    Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
    Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
    Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi.
    Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
    Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
    Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
    Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
    Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
    Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

4ème Dimanche de Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Dieu l’a fait Seigneur et Christ » (Ac 2, 14a.36-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte,
    Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
éleva la voix et fit cette déclaration :
    « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :
Dieu l’a fait Seigneur et Christ,
ce Jésus que vous aviez crucifié. »
    Les auditeurs furent touchés au cœur ;
ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :
« Frères, que devons-nous faire ? »
    Pierre leur répondit :
« Convertissez-vous,
et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ
pour le pardon de ses péchés ;
vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.

    Car la promesse est pour vous,
pour vos enfants
et pour tous ceux qui sont loin,
aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
    Par bien d’autres paroles encore,
Pierre les adjurait et les exhortait en disant :
« Détournez-vous de cette génération tortueuse,
et vous serez sauvés. »

    Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
furent baptisés.
Ce jour-là, environ trois mille personnes
se joignirent à eux.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer.
ou : Alléluia !
 (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

DEUXIÈME LECTURE

« Vous êtes retournés vers le berger de vos âmes » (1 P 2, 20b-25)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien,
c’est une grâce aux yeux de Dieu.
    C’est bien à cela que vous avez été appelés,
    car c’est pour vous que le Christ,
    lui aussi, a souffert ;
il vous a laissé un modèle
    afin que vous suiviez ses traces.
    Lui n’a pas commis de péché ;
dans sa bouche,
on n’a pas trouvé de mensonge.
    Insulté, il ne rendait pas l’insulte,
dans la souffrance, il ne menaçait pas,
mais il s’abandonnait
à Celui qui juge avec justice.
    Lui-même a porté nos péchés,
dans son corps, sur le bois,
afin que, morts à nos péchés,
nous vivions pour la justice.
Par ses blessures, nous sommes guéris.
    Car vous étiez errants
comme des brebis ;
mais à présent vous êtes retournés
vers votre berger, le gardien de vos âmes.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)

Alléluia. Alléluia. 
Je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus déclara :
    « Amen, amen, je vous le dis :
celui qui entre dans l’enclos des brebis
sans passer par la porte,
mais qui escalade par un autre endroit,
celui-là est un voleur et un bandit.
    Celui qui entre par la porte,
c’est le pasteur, le berger des brebis.
    Le portier lui ouvre,
et les brebis écoutent sa voix.
Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,
et il les fait sortir.
    Quand il a poussé dehors toutes les siennes,
il marche à leur tête,
et les brebis le suivent,
car elles connaissent sa voix.
    Jamais elles ne suivront un étranger,
mais elles s’enfuiront loin de lui,
car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

    Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens,
mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole :
« Amen, amen, je vous le dis :
Moi, je suis la porte des brebis.
    Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des bandits ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
    Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre en passant par moi,
il sera sauvé ;
il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie,
la vie en abondance. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

3ème Dimanche de Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac 2, 14.22b-33)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte,
    Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
éleva la voix et leur fit cette déclaration :
« Vous, Juifs,
et vous tous qui résidez à Jérusalem,
sachez bien ceci,
prêtez l’oreille à mes paroles.
    Il s’agit de Jésus le Nazaréen,
homme que Dieu a accrédité auprès de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
et des signes au milieu de vous,
comme vous le savez vous-mêmes.
    Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,
vous l’avez supprimé
en le clouant sur le bois par la main des impies.
    Mais Dieu l’a ressuscité
en le délivrant des douleurs de la mort,
car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
    En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :
il est à ma droite, je suis inébranlable.
    C’est pourquoi mon cœur est en fête,
et ma langue exulte de joie ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
    tu ne peux m’abandonner au séjour des morts
ni laisser ton fidèle voir la corruption.
    Tu m’as appris des chemins de vie,
tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

    Frères, il est permis de vous dire avec assurance,
au sujet du patriarche David,
qu’il est mort, qu’il a été enseveli,
et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
    Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré
de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
    Il a vu d’avance la résurrection du Christ,
dont il a parlé ainsi :
Il n’a pas été abandonné à la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption.
    Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
    Élevé par la droite de Dieu,
il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
et il l’a répandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11)

R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie.
ou : Alléluia !
 (Ps 15, 11a)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

DEUXIÈME LECTURE

« Vous avez été rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ » (1 P 1, 17-21)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    si vous invoquez comme Père
celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre,
vivez donc dans la crainte de Dieu,
pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
    Vous le savez :
ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or,
que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
    mais c’est par un sang précieux,
celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
    Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance
et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.
    C’est bien par lui que vous croyez en Dieu,
qui l’a ressuscité d’entre les morts
et qui lui a donné la gloire ;
ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)

Alléluia. Alléluia. 
Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
    et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

    Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
    Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
    Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
    L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
    Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
    comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
    Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
    elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
    Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
    Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
    Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
    À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIE DU 12 AVRIL 2020

Père Chris GOMA

Célébration du Saint Jour de Pâques

Aujourd’hui nous sommes le Dimanche 12 Avril 2020, Saint Jour de Pâques, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Actes des Apôtres (10, 34a.37-43)
  • Psaume 117, avec comme refrain : « Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et jour de joie »
  • Lecture de la lettre de saint Paul apôtres aux Corinthiens (5, 6b-8)
  • Séquence
  • Évangile de saint Jean (20, 1-9)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, Monseigneur JAMES, notre Evêque a eu cette parole d’espérance à la faveur des fêtes de Pâques que nous célébrons : « Ne vous laissez pas voler la joie de Pâques ». Certes le contexte difficile dans lequel nous avons préparé et vécu cette fête de Pâques, peut suggérer cela. Les ondes de la mort, de la tristesse et du deuil qui traversent notre monde aujourd’hui peuvent malheureusement occulter la pertinence du message de Pâques : « Jésus est ressuscité ! Jésus est vivant ! ». La mort n’a pas eu raison de Lui, l’espérance a jailli du fond du tombeau.
L’évangéliste Jean nous rapporte l’évènement de la résurrection de Notre Seigneur. Nous nous rendons bien compte qu’elle n’est pas un reportage audiovisuel, mais bien plus une affaire de foi.
Marie-Madeleine, une femme, avec le cœur à la main est surtout demeurée fidèle à son Maître. Elle brave les ténèbres du matin pour aller au tombeau. C’est par la suite que Dieu va se servir de cette femme justement pour être « le témoin des témoins » de ses apôtres.

La résurrection de Jésus tranche nettement avec la conjoncture générale de l’époque qui faisait fi du témoignage des femmes. Avec la résurrection du Christ, c’est une femme qui en témoigne en premier auprès de ses disciples. Marie-Madeleine, la pécheresse qui avait trouvé grâce auprès de Dieu, va voir Pierre et Jean pour leur apporter la vérité de sa résurrection.
Nous sommes attentifs à l’attitude de Pierre et de Jean « le disciple que Jésus aimait ». Les deux se mettent en route. Le plus jeune court plus vite et arrive en premier. Il attend Pierre qui arrive à son tour et entre. Pierre est le symbole de l’Église, c’est lui le chef des Douze. C’est à ce titre qu’il pénètre en premier dans le tombeau. L’authentification a besoin d’être réalisée ou assurée par l’autorité ecclésiale. Jean va entrer à son tour et de lui il va être dit : « Il vit, et il crut ». Cela n’est pas dit en comparaison avec Pierre, puisque l’auteur sacré, en mettant en avant son attitude, voulait simplement montrer la primauté de Pierre sur les autres apôtres.
A travers le disciple Jean, il veut signifier son acquitté spirituel qui dénote de la perspicacité de son cœur. Jean, ne se faisait-il pas appeler dans son évangile : « le disciple que Jésus aimait » ? Il était dans une telle affinité avec le Maître, qu’il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour croire à sa résurrection. Rappelez-vous que le Jeudi saint, c’est lui qui s’était penché sur la poitrine du Maître pour battre à l’unisson de son cœur aimant. Au pied de la croix, c’est encore le disciple fidèle qui était là .
L’évangéliste d’une part, veut mettre ici en valeur, comme nous l’avons déjà dit, la primauté de Pierre et l’intimité, la fidélité et l’amour de Jean pour le Maître.

Ces deux paradigmes sont nécessaires pour entrer dans l’intelligence du mystère de Pâques. Comme nous l’avons dit plus haut, l’évènement de Pâques n’est pas un reportage audiovisuel, mais un évènement de foi. La seule preuve irréfutable de la résurrection est le tombeau vide. Cet évènement a en revanche une conséquence dans la vie de l’humanité, il va faire des disciples des témoins. Nous avons lu, dans la première lecture, dans la profession de foi de Pierre ceci : « …Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi juge des vivants et des morts ».
Aussi, pour comprendre le mystère de la résurrection, nous avons deux véhicules :

  • L’Eglise et la tradition incarnée par Pierre, 
  • L’amour, l’intimité et la fidélité misent en valeur par Jean.

Aujourd’hui, plus que jamais, la résurrection de Jésus échappe à l’entendement humain et beaucoup de gens s’aventurent dans les sciences occultes ou dans des démarches rationnelles et philosophiques pour essayer d’en percer le mystère. Peine perdue. Seuls, l’église et sa tradition, d’une part et l’intimité, l’affinité avec le Christ, d’autre part, peuvent nous aider à mieux appréhender le mystère de sa résurrection. 

Par ailleurs, s’il est vrai que Jésus est ressuscité et vivant, cette bonne nouvelle ouvre l’horizon de notre joie et de notre espérance. La souffrance et la mort ne peuvent jamais triompher. La vie a eu raison de la mort et nous avons besoin, comme chrétiens, d’être des témoins de cela surtout par les temps que nous vivons actuellement. Proclamer aujourd’hui que le Covid 19, avec son lot de malheurs, ne saurait engloutir notre foi et notre espérance. 

Ce Jésus, mort et ressuscité va renouveler la face de notre terre. Par le mérite de sa résurrection, il va délivrer notre monde de l’ombre de la mort, de la maladie et de la déchéance de tout bord.

CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA ! 

CHRIST EST VIVANT ! ALLELUIA !

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA » » 

HOMELIE DU 10 AVRIL 2020

Père Chris GOMA

Célébration de la Passion

Vendredi Saint

Aujourd’hui nous sommes le Vendredi 10 Avril 2020, Vendredi saint, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Prophète Isaïe (52, 13 à 53,12)
  • Psaume 30, avec comme refrain : « Ô Père en tes mains je remets mon esprit »
  • Lecture de la lettre aux Hébreux (4,14-16;5,7-9)
  • La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (18, 1 à 19,42)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, ce Vendredi Saint, l’Eglise, notre mère, nous convie à célébrer la Passion Mort de Notre Seigneur Jésus Christ.
Nous sommes invités à méditer sur la profondeur de l’Amour d’un Dieu qui se livre tout entier pour sauver l’humanité, en acceptant une mort ignoble sur la croix. Nous découvrons la croix comme l’instrument de supplice et de mort qui va devenir le symbole de notre vie et de notre salut.
Après avoir écouté ce récit émouvant de l’évangéliste Jean, on a du mal à trouver des mots pour méditer, on est plutôt tenté de l’accueillir dans une attitude de recueillement . C’est le propre de la liturgie de ce jour. On voudrait garder le silence, parcourir en mémoire les différentes étapes de ce qui peut ressembler à une dramaturgie du salut de l’humanité. 

Un étrange procès ! un procès ignoble !

La Passion du Christ est une histoire où se côtoient l’horreur et le sublime, a déchéance de l’homme et la grandeur de Dieu. En l’approfondissant, nous ne pouvons pas nous empêcher d’éprouver à la fois un sentiment d’indignation devant l’odieux procès qui aboutit à la condamnation d’un innocent et en même temps on ressent un profond respect et une immense gratitude envers le Fils de Dieu qui nous aime au prix de sa vie. On est sidéré par ce procès où des décisions hâtives et maladroites s’entremêlent avec leur couronnement par la condamnation de l’Innocent par excellence.

Chacun de nous est capable de se mirer à travers tous les personnages de ce récit pour savoir à qui il ressemble le plus :

  • A Judas, le traître qui choisit de trahir son Maître par un odieux baiser ? Le baiser un geste d’amour qui devient une consigne macabre.
  • Aux pharisiens qui, sous le prétexte de défendre les droits de Dieu, n’ont pas pu discerner qu’ils étaient en train de sacrifier le Messie de Dieu ? Étrange paradoxe.
  • A Pilate ou à Hérode qui ont trahi leur conscience en condamnant le Juste ? Ils ont préféré se débarrasser de Jésus, prophète gênant, plutôt que de perdre la faveur du peuple.
  • A Pierre qui, pour sauver sa peau, va renier par trois fois son Maître ?
  • Aux soldats qui, faute de trouver un chef d’accusation consistant sur Jésus, s’illustrent par la violence d’une cruauté inédite sur le Condamné ?
  • A la foule, inconsistante et ingrate qui passe facilement des acclamations aux accusations ? On pourrait croire que parmi les gens qui hurlaient contre Jésus, il y avait peut-être ceux qui avaient trouvé grâce et miséricorde auprès de lui.

A qui ressemblons-nous ?

  • A ceux qui ont conspiré contre Jésus ?
  • Ou plutôt à Jean ou à la trilogie des « Marie »  : (Marie la Mère de Jésus, Marie de Magdala ou Marie-Madeleine ?). Ces disciples fidèles et courageux qui accompagnent le Maître jusqu’à l’instant ultime.
  • A Joseph d’Arimathie, disciple plein d’empathie ainsi que, ou à Nicodème ? Disciple pharisien courageux qui se démarque de ses compères et qui vont tous les deux offrir à Jésus des funérailles dignes, alors qu’il n’était traité que comme un vulgaire bandit.

A qui ressemblons-nous ?

Bien aimés dans le Seigneur, la trame de la Passion Mort de Jésus Christ décrit à la fois la déchéance de l’humanité et la Gloire du Crucifié.
Le salut de l’humanité se consigne dans le drame de « l’Amour, non aimé » ². Chacun est et continue d’en être l’acteur et le spectateur.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA » » 

HOMELIE DU 9 AVRIL 2020

Père Chris GOMA

Jeudi Saint

Aujourd’hui nous sommes le Jeudi 9 Avril 2020, jeudi saint, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14)
  • Psaume 115, avec comme refrain : « La coupe de bénédiction est communion au sang du Christ »
  • Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (11,23-26)
  • Évangile de saint Jean (13, 1-15)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, la célébration de ce jeudi saint ouvre officiellement le Triduum Pascal. C’est au cours de cette célébration que le peuple de Dieu fait mémoire de la Sainte Cène, le dernier repas avec les disciples, dont le Christ a voulu faire celui de l’alliance nouvelle conclue dans son sang, c’est pourquoi il a institué l’Eucharistie, mémorial du sacrifice qu’il offrirait le lendemain sur la croix.
Au cours de son dernier repas il institue l’Eucharistie et donc le sacerdoce, Jésus pose un geste particulier (…alors il se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à a ceinture ».  Ce geste souligne que le prêtre est un homme dédié au service de ses frères. Il s’agit du lavement des pieds qui revêt en lui-même une grande portée symbolique, celle du service que les baptisés et pas seulement les prêtres, doivent se rendre les uns aux autres au nom de leur participation au sacerdoce du Christ : « … Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres… ».

L’évangile de Jean d’où est tiré le récit de cette messe nous dit d’entrée de jeu que : « …Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ». Cet amour est bien au-delà du simple service fraternel, il met dans ses gestes tout l’amour qu’il avait pour ses amis, car c’est parce que Jésus aime ses disciples qu’i peut s’agenouiller devant eux pour leur laver les pieds. Pour servir, il faut aimer. Pour aimer il faut être prêt à servir. C’est au nom de l’amour que nous aussi, nous sommes amenés à poser des gestes de service cordial vis-à-vis de nos frères.

Il faut nous rappeler que laver les pieds d’une personne était l’activité dévolue aux esclaves dans l’Orient ancien. Lorsque Jésus pose ce geste, il ne peut que déconcertée tout bon juif connaissant sa place de Rabbit dans la Société de l’époque. C’est pourquoi Pierre, à juste titre, désapprouve et s’oppose donc à ce que Jésus s’incline devant lui. Mais Jésus le reprend, lui faisant comprendre que dans la nouvelle famille des enfants de Dieu, il en sera désormais ainsi : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. ». D’ailleurs, le Pape François disait dans son homélie de ce soir : « si je ne laisse pas le Seigneur être mon serviteur, je n’entrerai pas dans le Royaume des Cieux ». C’est une interpellation pour faire comprendre qu’au sein des disciples le service doit être une culture. Un modus vivendi, en obligeant Pierre, le premier des disciples à accepter cela, Jésus veut insinuer que même ceux qui occupent des postes à responsabilités doivent se comporter comme des serviteurs et non comme des patrons.

Peuple de Dieu, Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, l’Eglise est le lieu où le service doit être rendu par tous, sans distinction, afin d’avoir part à la communion avec le Christ. On ne peut pas revendiquer le titre de Disciple du Christ si l’on n’est pas prêt à s’incliner devant ses frères pour les servir et se mettre à leur niveau.  C’est ce que nous rappelle le travail des prêtres dans nos communautés et en ce jour anniversaire du sacerdoce, je retrouve l’action de grâce de tout ce qu’ils font pour nous et pour nos communautés à travers les paroles du Psaume 115 : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la Coupe du Salut, j’invoquerai le nom du Seigneur ».

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA

HOMELIE DU 8 AVRIL 2020

Père Chris GOMA

Mercredi Saint

Aujourd’hui nous sommes le Mercredi 8 Avril 2020, mercredi saint, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du prophète Isaïe, (50, 4-9a)
  • Psaume 70, avec comme refrain : « Dans ton grand amour, Dieu, répons-moi ; c’est l’heure de ta grâce »
  • Évangile de saint Matthieu (26, 14-25)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, l’évangile de Matthieu soumis à notre méditation ce jour est presque une réplique de ce que nous avons lu hier. Il est question de la révélation du complot par Jésus : « … l’un de vous va me livrer ». Ce constat ébranle les Douze. Chacun se remet en question en ces termes : « Serait-ce moi, Seigneur ? ».

Notre méditation va se réapproprier cette interrogation alors que nous sommes en marche vers Pâques : Sommes-nous acteurs ou spectateurs de notre salut ? Chacun est appelé à réaliser son rôle dans la trame de cette tragédie du salut de l’humanité. 

Que nous ayons joué un rôle gratifiant ou répréhensible, Dieu se sert de tout pour nous aider à prendre conscience de nos fragilités et de nos faiblesses. Cela dit, nous comprenons mieux le prix du don qu’il fait de lui-même par Jésus Christ sur la croix.

  • « Serait-ce moi, Seigneur ? », Judas le traître, faisant fi de la confiance du Maître et du groupe, livre  « l’Amour », son Maître à vil prix.
  • « Serait-ce moi, Seigneur ? », Jean, le fidèle, « le disciple que Jésus aimait » , s’épanchant sur la poitrine du Maître pour vibrer à l’unisson de ce cœur aimant, qui ne récolte malheureusement qu’ingratitude et mépris.
  • « Serait-ce moi, Seigneur ? », Pierre, le lâche qui malgré sa bonne volonté reniera son Maître au moment où il aura le plus besoin de lui.
  • « Serait-ce moi, Seigneur ? », cette foule enthousiaste et surexcitée ; qui portant en triomphe Jésus comme son Roi, va pourtant le Vendredi Saint, le désapprouver et choisir Barrabas pour être gracié à sa place.

Quel que soit celui que tu es, Jésus t’aime, il n’a que l’amour comme clé de lecture pour juger l’homme. Dans l’évangile de Matthieu que nous sommes entrain d’approfondir justement, deux images fortes illustrent cela :

  • L’image du repas : « se trouvant à table avec les Douze ». Jésus choisit de révéler le traître pendant un repas. 
  • L’’image de la bouchée : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi », voilà la deuxième image pour présenter Judas aux autres.

Ces deux images manifestent l’amour, la communion et l’intimité.

Cela va sans dire, le drame de la passion mort et résurrection de Jésus est le symbole de l’amour même de Dieu.


Rien ne saurait ébranler Jésus dans sa marche vers sa Pâque. Il se sert de nos infidélités, de nos reniements, de nos lâchetés, de nos abandons pour faire triompher l’amour sur la terre des hommes.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA