2ème Dimanche du Temps Ordinaire

Jn 1,39

 

Détails

 

-Jean et André demandant à Jésus où il demeure. De leur regard, ils cherchent plutôt en-haut.

-Jésus leur répond en leur montrant sa demeure ; le cœur de l’Homme. Pour trouver Jésus, il faut descendre dans le cœur de l’être humain, bien profond.

-Il y a une échelle qui montre que le chemin est long. Il va falloir descendre chacun des échelons. Si on regarde bien l’échelle, plus on descend, plus elle est resserrée. C’est le chemin de la vie spirituelle qui s’affine de plus en plus.

-Connaître le cœur de l’homme ne se fait pas d’un coup. La confiance se crée dans le temps.

-Ce qui couvrait le trou en forme de coeur était une pierre, qui est roulée. C’est une image de l Résurrection. Quand Jésus est présent au cœur de l’homme, il y a la Vie dans les ténèbres.

-Jésus dit aux deux apôtres de s’équiper avant de descendre : « Venez et voyez ». Pour venir, il faut des chaussures, et pour voir, il faut des lunettes.

Questions

-Être en marche et regarder, n’est-ce pas l’attitude de celui qui cherche Dieu constamment ?

-Avant d’envoyer ses disciples, Jésus les invite à aller chez lui, le connaître. Il les invite à descendre.

-Et moi, en quoi cette image me parle t-elle aujourd’hui ?

 

-Qu’est-ce qu’elle me révèle de Dieu ? des autres ? de moi ?

Baptême de Notre Seigneur Jésus Christ

1ère lecture : « Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,
vous vous régalerez de viandes savoureuses !
Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.
Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,
pour les peuples, un guide et un chef.
Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;
une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,
à cause du Seigneur ton Dieu,
à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;
invoquez-le tant qu’il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.

– Parole du Seigneur.

cantique : (Is 12, 2, 4bcd, 5-6)

Voici le Dieu qui me sauve :

j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

2ème lecture : « L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.
Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.
En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
l’Esprit, l’eau et le sang,
et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;
or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,
puisque le témoignage de Dieu,
c’est celui qu’il rend à son Fils.

– Parole du Seigneur.

Evangile : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)

Alléluia. Alléluia.

Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde. »
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jean le Baptiste proclamait :
« Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

En ces jours-là,
Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau,
il vit les cieux se déchirer
et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux :
« Tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Baptême de Notre Seigneur Jésus-Christ

Is 55,8

 

Détails

 

-Il n’y a pas de détail susceptible d’aider à la méditation sinon que le lapin est au sommet du sapin. Visiblement, il a raté son but. Il aurait du passer au-dessus ou à côté du sapin, mais non…

 

Questions

 

-Normalement, plus je prends du recul, plus je vais loin.

-Est-ce que je prends le temps de relire ma journée ? De réfléchir à mon comportement, mes paroles, mes attitudes, pour ne pas en être esclave lorsque la même situation se présente un autre jour ?

-En quoi le chemin du Seigneur n’est pas forcément celui auquel je pense ?

-En quoi Dieu a-t-il surpris ceux qui vivaient dans son temps.?

-Qu’attendait-on de lui ? Comment y a-t-il répondu ?

-Et moi, qu’est-ce que j’attends de lui ? S’il ne m’exauce pas, comment est-ce que je réagis ?

… Un autre chemin

L’Epiphanie du Seigneur, quelle merveille !
Frères et sœurs en Jésus -Christ, nous célébrons aujourd’hui la manifestation extérieure, solennelle, universelle de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ. Le symbolisme des trois mages illustre non seulement le fait que quelques rois reconnaissent en Jésus le Roi des rois, mais aussi que Jésus, la véritable Lumière, attire à lui tous les hommes sans exception. Il n’est pas seulement le Messie des chrétiens. Il est Dieu et Fils de Dieu. Il ne fait acception d’aucune de ses créatures. Que vous soyez bergers ou rois mages, vous êtes tous invités à venir l’adorer. Chacun apportant les présents selon ses disponibilités et selon ses capacités. Toutefois, ne jamais oublier que le meilleur présent qu’il attend de nous est notre cœur et notre vie. C’est là qu’il veut être reconnu comme le « messie » et le « Roi ». Seulement, comme vous aurez à le lire ce dimanche dans l’Évangile, il y a ceux qui ont peur de sa venue. Comme Hérode et ses partisans, ils tremblent devant un enfant, devant Dieu qui vient vers nous sous un visage inoffensif. Ne cherchons pas à le tuer. Ne soyons pas, non plus, complices par notre attitude et nos lâchetés. Au contraire, comme les mages, sachons nous détourner de tout mal en prenant « un autre chemin ».
Puisse cette nouvelle année 2015 être pour chacun et chacune de vous un nouveau chemin d’amour, de fraternité et de solidarité avec tous ceux et toutes celles qui vous sont chers.

Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Cette question est posée plusieurs fois à Jean dans l’évangile de ce troisième dimanche de l’Avent. « Qui es-tu » renvoie à l’opinion que les autres se font de nous et mérite des explications. Alors, qui sommes-nous face aux autres ? Qui sommes-nous face à nous-même ? Qui sommes-nous face à Dieu ?
Comme Jean, relevons d’emblée que nous ne sommes pas le Christ ; pas non plus la Lumière. Jésus seul est le Christ et la Lumière. Nous ne sommes que des « témoins » du Christ, des témoins de la Lumière au sein d’un monde plongé de plus en plus dans les ténèbres de la précarité, de la méchanceté et de l’incrédulité. C’est à nous que revient la noble tâche d’être des témoins de La Lumière qui éclaire tout homme en ce monde : Jésus-Christ.
Bien aimés en Christ, laissons nous mouvoir par cette dynamique du témoignage de l’évangile pour devenir les « témoins d’un monde nouveau ».
Puisse la couleur liturgique de ce dimanche, dit de la joie, nous stimuler à être des témoins de joie autour de nous et en nous-mêmes. Que le ROSE de ce jour nous incite à être des témoins de l’Amour de Dieu pour chaque humain quel qu’il soit.

Alors, qui es-tu ? Qui êtes-vous ? Qui sommes-nous ?

Préparer le chemin …

YMZ Bénédiction Crèche 2014Préparer le chemin …

C’est l’une des expressions qui nous plonge davantage dans le temps de l’Avent. Nous attendons un grand événement dans quelques semaines : la venue du Messie. Pour cela, il nous faut être à jour et réunir tous les éléments qui peuvent favoriser un bel échange avec celui qui vient parmi nous.
Préparer le chemin chemin du Seigneur c’est enlever tous les détritus qui jonchent notre cœur et empêche Dieu de faire en nous sa demeure. C’est aussi laisser une place à l’inconnu dans notre vie. Sommes-nous encore disposés à prendre du temps pour l’étranger ? C’est le Christ qui s’invite chez nous à Noël. Préparons nous, certes matériellement, mais aussi et surtout spirituellement.

Je vous ai proposé une méthode qui, j’espère, nous aidera ensemble à attendre la venue de Jésus : la bénédiction des crèches dans les familles. C’est un moment de prière avec votre famille afin que vous réalisiez que Dieu a envoyé son fils naître au sein de chaque famille.
Puisse la famille retrouver son statut « d’église domestique » dans notre secteur pastoral.

Parole du Père Zambo du 1er Dimanche de l’Avent

Joyeux temps de l’Avent !

Je suis ravi de vous savoir en possession de notre premier numéro d’hebdomadaire que j’ai baptisé « Le Vigneron ».

Il s’inscrit dans le projet pastoral que je me suis proposé de réaliser au milieu de vous : travailler ensemble pour la gloire de Dieu et le salut de chacun.

Comme vous le savez, depuis le 1er septembre dernier, Mgr Jean-Pierre RICARD m’a confié la charge pastorale de votre Secteur.

Je lui suis très reconnaissant pour cette marque de confiance. Je tiens tout d’abord à rendre grâce à Dieu pour le don de la foi qu’il m’a donné et qui m’a conduit jusqu’à vous.

De ma forêt natale du Cameroun, je me retrouve au milieu des vignes du Médoc. Heureusement que je ne suis pas dépaysé… Oui, c’est le Maître, Le Vigneron Suprême qui nous invite à travailler à sa Vigne qu’on appelle « Église ».

Puisse ce temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse de la venue de notre Seigneur, qui marque le début d’une nouvelle année liturgique, apporter à chacun et à chacune de vous beaucoup d’espérance et de joie dans vos familles et vos communautés respectives.

Veillons et prions que son jour advienne.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

Père Yves Maurice Zambo

Le Lapin bleu

Il me parait impossible de commencer cette rubrique sans présenter le Lapin Bleu, son auteur, et leur petit dernier.

Coolus, moins connu sous le nom de Frère Jean-Baptiste Fady, est membre de la Croix Glorieuse depuis 1993 et a été ordonné prêtre en 2002.

 

 

Fan de bande dessinée, le Seigneur a trouvé judicieux de mettre son talent à l’œuvre pour proclamer son Évangile.

C’est dans cet esprit qu’est né, il y a quelques années, le Lapin Bleu.

L’aventure semble être née pour le besoin, lors de rassemblement de jeunes, de faire quelque chose de simple, sympathique, original et porteur de la Parole de Dieu: ainsi naquit le Lapin Bleu. On pouvait alors le trouver sous diverses formes: autocollants, T-shirt, flying,… .

Puis est née l’idée d’un blog à visiter de toute urgence: http://lapinbleu.over-blog.net/.

De ce blog a germé l’idée farfelue d’une bande dessinée : « Le Lapin Bleu mène l’enquête : quel paroissien es-tu? », EDB, 2006, puis d’une seconde: »Le Lapin Bleu mène l’enquête: être chrétien, un art de vivre », EDB, 2009.

A travers ce lapin, c’est de chacun d’entre nous dont il est question.

Vous pourrez suivre ses aventures et ses confrontations face à l’Evangile sur la page « parole de Dieu » du blog.

 

Pour Noël, il vient de sortir son dernier opus, récompensé au festival de la BD d’Angoulème: « Nuit blanche à Bethléem », EDB, 2010.

 

 

Si vous aimez le Lapin Bleu, alors, c’est pour vous. Sinon, c’est pour vous aussi.

Dans un esprit toujours aussi loufoque et évangélisateur, l’auteur nous amène à revivre la nuit de la nativité comme on ne la vit que trop peu: en se questionnant tout en s’amusant.

Comme à son habitude, chaque personnage et chaque évènement a un sens. Je vous conseille donc, pour une compréhension pleine de cette oeuvre, de ne pas hésiter à la lire tout en ayant un oeil sur le blog explicatif: http://nuitblancheabethleem.over-blog.com/.

Bonne lecture!!!

La Bible: une jolie « Bibliothèque »

On nous dit souvent: « Dieu n’existe pas. La preuve, il ne dit rien, ne fait rien… »

Il ne dit rien…

Peut-on en être si sûr ???

Ne devrait-on pas plutôt dire : « je ne l’entends pas ? », voire, pour être plus exact : « je ne l’écoute pas ! ».

J’ai bien peur qu’au contraire, Dieu soit bien bavard. Encore faut-il l’écouter…

 

Alors, je me pose une question : si quelqu’un nous écrit une lettre et qu’on ne l’ouvre pas, peut-on dire : « il ne m’a rien dit » ?

Et si quelqu’un m’envoie un mail et que je le mette dans la corbeille, puis-je dire : « il ne m’a rien dit  » ?

Et si quelqu’un m’envoie « une tonne » de courrier et que je le range au fond d’un placard, puis-je dire : « il ne m’a rien dit » ?

 

Alors, pourquoi le dire de Dieu ?

Dieu nous a envoyé déjà une tonne de lettre… il suffit de les lire. Elles sont dans une « jolie bibliothèque » que nous avons trop souvent caché au fond d’un tiroir : notre Bible.

 

Là, je devine poindre une nouvelle question : « ah, mais non, il y a trop d’information dans ce bouquin, je ne sais pas par où commencer… ». Voilà que tout à coup, Dieu est devenu trop bavard, tellement bavard que du coup, autant ne pas lire les mails qu’il m’a envoyés à travers ses prophètes, les évangélistes, les apôtres,… .

 

Alors, comme j’ai un peu pitié de Dieu, je vous propose de vous faire faire un petit tour de votre bonne vieille « bibliothèque » que vous venez de dépoussiérer à l’instant.

 

La Bible peut être considéré comme une « petite bibliothèque », remplie de divers petits ouvrages qui sont classés dans un ordre bien défini (eh oui, elle est organisée !).

 

Elle est constituée de deux grandes parties :

–          à votre gauche : l’Ancien Testament (avant Jésus-Christ)

–          à votre droite : le Nouveau Testament (à partir de Jésus-Christ)

 

Jusque là, vous suivez ?

 

Attaquons la partie gauche, soit l’Ancien Testament.

Si vous regardez bien, elle est constituée de 4 « étagères » :

 

–          Le Pentateuque avec :

  • La Genèse
  • L’Exode
  • Le Lévitique
  • Les Nombres
  • Le Deutéronome

 

–          les livres historiques avec :

  • le livre de Josué
  • le livre des Juges
  • le livre de Ruth
  • les livres de Samuel
  • les livres des Rois
  • les livres des Chroniques
  • le livre d’Esdras
  • le livre de Néhémie
  • le livre de Tobie
  • le livre de Judith
  • le livre d’Esther
  • les livres des Maccabées

 

–          les livres Sapientiaux avec :

  • le livre de Job
  • le livre des Psaumes
  • le livre des Proverbes
  • le livre de l’Ecclésiaste (ou de Qohélet)
  • le livre des Cantiques des cantiques
  • le livre de la Sagesse
  • le livre de l’Ecclésiastique (ou de Sirac le sage)

 

–          les livres prophétiques (ou des prophètes) avec :

  • le livre d’Isaïe
  • le livre de Jérémie
  • le livre des Lamentations
  • le livre de Baruch
  • le livre d’Ezéchiel
  • le livre de Daniel
  • le livre d’Osée
  • le livre de Joël
  • le livre d’Amos
  • le livre d’Abdias
  • le livre de Jonas
  • le livre de Michée
  • le livre de Nahum
  • le livre d’Habaquq
  • le livre de Sophonie
  • le livre d’Aggée
  • le livre de Zacharie
  • le livre de Malachie

 

Et avec ça, vous trouvez encore que Dieu n’a rien dit ???

 

Soyons plus explicite.

Comme vous l’avez remarqué, ces 4 « étagères » sont composées de livres de style différent (un peu comme si vous aviez une étagère avec des romans, une autre avec des livres d’histoire, une autre avec des encyclopédies, etc…).

Vous savez qu’on ne lit pas un livre d’histoire comme on lit un roman policier (le premier se veut une recherche de faits ayant existés, le second est le fruit d’une imagination débordante d’un auteur).

C’est pareil pour les livres bibliques. On ne lit pas un livre de l’étagère des sapientiaux comme on lit un livre qui se trouve dans le compartiment des livres historiques…

 

 

Regardons maintenant dans la colonne de droite, donc le Nouveau Testament.

 

Nous découvrons 3 « étagères » :

 

–          les Évangiles :

  • de saint Matthieu
  • de saint Marc
  • de saint Luc
  • de saint Jean
  • les actes des apôtres (et oui, ça vous étonne de me trouver là, non ?)

 

–          les épîtres de saint Paul (ou son courrier qu’il a envoyé à différentes communautés chrétiennes (ou à un de ses disciples), nous sommes donc tout à fait concernés dans la mesure ou nous sommes sensés former une communauté chrétienne, nous aussi) :

  • aux Romains
  • deux lettres aux Corinthiens
  • aux Galates
  • aux Ephésiens
  • aux Philippiens
  • aux Colossiens
  • 2 lettres aux Thessaloniciens
  • 2 lettres à Thimothée
  • à Tite
  • à Philémon
  • aux Hébreux

 

–          les épîtres catholiques (écris par les apôtres) :

  • de saint Jacques
  • de saint Pierre (il en a écrit deux)
  • de saint Jean (lui en a écrit trois)
  • de saint Jude
  • l’Apocalypse (écrit par saint Jean)

 

Là encore, vous imaginez bien qu’on ne lit pas un livre de l’Evangile comme on lit un épître.

 

Mais alors, comment est-ce que je peux lire la Sainte Bible ? Je n’ai pas forcément le temps de tout lire. Et lire toute la bibliothèque d’une traite, ça parait aussi simple que de gravir l’Himalaya !

Alors, par quoi ou comment dois-je commencer ???

 

Je me permets de vous faire 3 propositions (qui ne sont pas exhaustives).

 

La plus simple et celle que je vous conseille le plus : méditer les lectures du jour que nous propose la liturgie (on peut les trouver sur le site de l’AELF, ou sur votre missel).

La liturgie n’est pas folle, au contraire. Elle est d’une logique spirituelle imparable. Elle nous propose une évolution dans la lecture de la Sainte Bible qui est très intéressante. Et elle varie entre lectures de l’ancien testament et du nouveau testament tout en faisant toujours le lien avec un des évangiles.

Un conseil : ne lisez pas les textes et puis, hop, on passe à autre chose. Prenez le temps de lire dans le calme. Si une phrase (ou  un passage) vous touche de manière particulière, soulignez là, surlignez là, et gardez là précieusement tout au long de la journée. Très souvent, vous verrez que vous aurez deux phrases qui vous toucheront, une de la première lecture et une de l’évangile : elles se complètent et se répondent.

Il ne vous reste plus qu’à « manduquer » la parole.

Manduquer la parole, c’est comme mâcher la nourriture. C’est la garder longtemps dans son esprit, dans son cœur, et découvrir durant toute la journée toute sa saveur, et petit à petit, découvrir des saveurs nouvelles, qu’on ne voyait pas au début de la journée.

 

Sinon, vous pouvez vous attaquer à un livre, au choix, parce qu’il vous parle ou qu’on vous l’a conseillé, puis à un autre.

Un conseil : demandez à votre curé, il saura quoi vous conseiller (et puis, il est aussi là pour ça, non ?).

Pour ce type de lecture, n’hésitez pas à adopter la « technique » précédente, mais aussi à aller plus loin dans la lecture. Qui a écrit ce livre ? Quand ? Pourquoi ? Quels écrits peuvent m’aider dans ma lecture, me donner de nouvelles pistes de réflexion ? Je vous conseille particulièrement de vous aider de livre explicatif pour les livres tels que celui de la Genèse, de Job, du Cantique des cantiques, de l’apocalypse.

 

Enfin, vous avez la méthode dite « charismatique » qui a ses qualités mais aussi ses limites.

Ça consiste à prier et à ouvrir la Bible « au hasard » en demandant au Seigneur une parole personnelle.

Le danger à noter : prendre la Bible pour un « horoscope », en cherchant des signes à tout va.

 

Voilà, j’ai parfois été long, parfois été succins, mais j’espère vous avoir donné l’envie d’ouvrir votre Sainte Bibliothèque et voir ce que Dieu a à vous dire.

Mais ne dites plus jamais : « Dieu ? On ne l’entend pas ! Il ne parle pas » mais, plus honnêtement : « Dieu ? Je ne prends pas le temps de l’écouter. Il parle trop et je n’ai pas trop envie qu’Il se mêle de mes affaires… »

 

Le bigot