27ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Les lapins ouvriers construisent une maison et trouvent une pierre en marbre de forme spéciale. On trouve cette forme sur certaines croix, à l’extrémité des branches, elle symbolise la résurrection, comme une excroissance, un bourgeon qui va fleurir.
La pierre ne ressemble pas à leur construction, elle n’est pas carrée, elle n’est pas de la même matière… Bref, n’étant pas comme les autres, elle gène.
-En regardant le trou sous le bâtiment, il est de la même forme que la pierre qui aurait eu sa place juste ici. Et si les lapins continuent à construire des étages, la maison s’écroulera au-dessus du trou.
Questions
-Est-ce que je crois que ce qui ne ressemble à rien, ce qui n’est pas comme le reste, gêne ?
-Si la pierre en marbre (qui représente Jésus) est différente de « ma » construction, a-t-elle une place dans la fondation, le fondement de ma vie ? Laquelle ?
-Cette pierre est symbole de résurrection. Dans ma vie blessée, j’ai besoin de résurrection. Si je jette Dieu, qui va m’aider à ressusciter ?

25ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Sur ce dessin, le lapin gris regarde une situation à travers le trou d’une serrure. Il ne voit donc pas l’ensemble alors que Dieu (le lapin bleu sur l’échelle) le voit, lui.
-La clenche et la serrure de la porte se trouvent à une place inhabituelle : sur le haut de la porte. Ca montre que le lapin gris regarde les choses et les gens de haut, avec supériorité.
-Nous, qui regardons ce dessin, ne voyons pas ce qu’il y a derrière le mur. Nous ne pouvons donc pas nous mettre à la place de Dieu.
Questions :
-Dans la première lecture, Dieu dit à Isaïe « Mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins ». Dans l’évangile, avec la parabole des ouvriers dans la vigne qui travaillent différemment et qui sont payés de la même manière, Jésus prouve que ses pensées ne sont pas les nôtres car il a un regard bon pour chacun.
-Saint Augustin, dans sa Règle, traite « chacun selon ses besoins ». Ca veut dire que le moine qui avait besoin de manger deux fois plus (en raison de sa santé ou de sa corpulence), on lui mettait deux fois plus de ration que les autres. Ca veut dire qu’il valait mieux travailler sa jalousie avant d’entrer dans son monastère.
-Et moi, est-ce que j’essaie de comprendre les pensées de Dieu ? ou bien est-ce que je regarde les choses par ma lorgnette ?

Parole du Père Yves Maurice ZAMBO, mois de septembre 2017, Année A

La Rentrée

Période pleine de dynamisme et parfois remplie d’angoisse. Oui, de dynamisme parce qu’on porte de nombreux projets qu’on souhaite voir réaliser à la fin de l’année. Soyons modestes pour reconnaître qu’il y a des fruits que nous ne récolterons jamais de notre vivant ou pendant notre séjour. Toutefois, il faut quand même les débuter : c’est cela aussi la Mission. Qui, parmi nous, ne voudrait pas finir une année avec succès ? Joie d’avoir mener jusqu’au bout ses objectifs, ses projets, etc. C’est là le défi de toute « rentrée ». Qu’elle soit scolaire, parlementaire, pastorale ou autre, il convient de respecter avec précision notre feuille de route. Nous aussi, comme communauté en marche, nous devons nous fixer des objectifs très clairs à atteindre d’ici à la fin de l’année. Voici déjà un an que nous sommes dans un projet qui n’est certainement pas encore bien élucidé et porté par tous les acteurs.
Il est question de construire ensemble une Église fraternelle des disciples missionnaires. Je pense qu’en cette deuxième année de rentrée pastorale, nous avons à conjuguer nos énergies, sous le regard de Dieu, pour mener à bien la mission que le Seigneur nous a confiée à travers notre Pasteur, Son Éminence Cardinal RICARD Jean-Pierre.
Nos secteurs pastoraux, Castelnau de Médoc et Margaux, sont appelés à travailler ensemble. Pour cela, je voudrais saisir cette opportunité pour remercier toutes les personnes qui œuvrent dans ce sens depuis septembre dernier. Oui, il m ‘a été demandé d’inventer des formes de collaboration entre les fidèles et le travail d’ensemble. C’est dans cet esprit qu’il me paraît opportun d’envisager des Conseils communs tout en respectant la comptabilité de chaque secteur. Il faut le reconnaître, ce n’est pas en une année que tout cela peut être fait. Avec une mission de six années, je voudrais croire que ce qui a commencé à être fait l’année dernière va se poursuivre en s’améliorant. Aussi, j’encourage chacun à me suggérer des propositions dans cette perspective.

Oui, dans l’esprit des « visitations » initiées par le Synode diocésain, il est heureux de redécouvrir le sens de l’accueil et du partage. Savoir accueillir et se laisser accueillir. Je sais que, pour certaines personnes, ce n’est pas évident, surtout après avoir perdu le sens du « manque ». Elles aiment bien donner mais ne souhaitent jamais recevoir. Ne l’oublions jamais, notre Église est essentiellement missionnaire. Elle est un lieu du donner et du recevoir. On reçoit ce qu’on a pas et on donne ce que nous avons reçu. Toute communauté chrétienne ou Église qui vivrait renfermée sur elle-même deviendrait facilement une secte et par conséquent serait vouée à disparaître. Aussi, ces dernières paroles du Seigneur à ses disciples définissent bien notre mission : « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Mt 28, 19-20).
Mes frères et sœurs en Jésus-Christ, je vous souhaite vivement, du fond de mon cœur, une très bonne année pastorale 2017/2018. Que chacun de vous trouve ou retrouve sa place dans l’Église du Seigneur ; qu’en achevant le Synode diocésain en janvier prochain, chacun puisse renouveler sa façon d’être disciple missionnaire. Notre Église a besoin d’hommes, de femmes, de jeunes et de pasteurs qui portent les soucis de notre temps : des « fous à cause du Christ » (1 Co 4, 10), des chrétiens qui vont aller vers les périphéries de l’église pour accueillir ceux qui y sont. Vivons pleinement la fin de notre synode diocésain comme une mise à jour du logiciel de notre charité pastorale et évangélique, un « aggiornamento » comme le Saint Pape Jean XXIII qualifiait le Concile Vatican II.

Puisse l’Esprit Saint, Esprit de force, Esprit d’amour du Seigneur nous éclairer pour que chacun assume au mieux sa charge dans l’Église du Seigneur. Je me recommande à vos prières afin que le Seigneur me donne la sagesse de conduire son Peuple avec douceur et fermeté. En fin, qu’il augmente notre Foi, notre Espérance et surtout notre Charité.
Que Dieu vous bénisse et vous comble de joie !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Août 2017, Année A

L’Assomption …

Ce mois d’août est ponctué par la célébration de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie. Solennité qui nous invite à méditer sur cette figure particulière de notre foi. N’oublions jamais que Jésus-Christ, notre Seigneur, est né de la Vierge Marie. Cette jeune femme humble, accordée en mariage à Joseph. Vaquant à ses tâches de mère attentive, servante du Seigneur dans une discrétion ineffable, Marie est élevée au ciel par la grâce de Dieu. Elle est le visage de l’Église, corps mystique du Christ, qui est appelée à être pour toujours avec son Seigneur dans la félicité céleste.
Comme vous le savez, il n’y a pas à confondre « l’Assomption » et « l’Ascension ». Ascension signifie « montée ».
Prenons par exemple le cas de l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ ; cela signifie la montée de Jésus-Christ au ciel. En d’autres termes, c’est lui, Jésus-Christ, parce qu’il est Dieu né de Dieu, qui a la capacité de s’élever aux cieux. Quant à l’Assomption, qui signifie « élévation », le sujet bénéficie d’une aide qui lui est apportée par une autre personne. S’agissant de Marie, il s’agit d’une élévation qui lui est accordée par Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. Elle est invitée, avec son corps et son âme, à contempler et à jouir des biens éternels. Quelle destinée ! Quel merveilleux parcours !
Frères et sœurs en Jésus-Christ, Marie, fille de Joachim et de Anne, est élevée au ciel pour nous montrer le chemin à suivre. Toute sa vie est un bel enseignement de sainteté. L’humble servante du Seigneur est, en ce mois, élevée dans la gloire de son divin Fils. Alors, quelques interrogations se présentent au regard de nos façons d’agir ou de penser. Au fait, ne sommes-nous pas chrétiens, sœurs et frères de Jésus-Christ ? Par le baptême, nous avons revêtu le Christ et sommes devenus enfants de Dieu. Pourquoi continuer à vivre sur la Terre comme si le Ciel n’existait pas ? Comment célébrer et comprendre l’Assomption de la très Sainte Vierge Marie et chercher chaque jour à rabaisser les autres ? Que faisons-nous pour élever les autres dans leur dignité ? Je pense qu’il nous faut apprendre davantage à nous abaisser afin de nous laisser élever par d’autres et par Dieu. A voir la tendance actuelle des événements, d’aucuns prétendent s’élever en s’appuyant sur les autres au risque de les étouffer et de les écraser. Non, la Très Sainte Vierge n’a jamais écrasé personne pour être élevée au ciel.
Il est de notre devoir de prier Marie toujours afin qu’elle soit notre modèle et notre guide. N’ayons pas peur de prier aussi pour ceux qui écrasent les autres pour s’élever dans la société, dans nos familles et même, de plus en plus, dans nos paroisses.
Le Seigneur dit :
« Si quelqu’un parmi vous veut être le premier, le plus grand, qu’il soit le dernier de tous et l’esclave de tous ».
Ô Vierge Très sainte, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre Mort …

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-Le lapin avance en semant des graines sous le regard sceptique du pingouin.

-Dans ce dessin, rien ne pourrait empêcher les graines de pousser sinon l’accueil de la terre elle-même.

-Il y a aussi un périscope. On ne sait pas trop ce qu’il fait là. C’est l’espérance, dans les milieux les plus glacés, qui regarde dans la direction où va le lapin.

-Le lapin porte une serviette. Sur son épaule (et non pas sur les oreilles qu’il a gelées). C’est la douceur, la chaleur et la force de l’Esprit-Saint. Avec les épaules, on peut porter des choses lourdes, voilà pourquoi quand on fait le signe de la croix, on se signe l’épaule quand on évoque le Saint Esprit.

-Les graines sont rouges, la serviette est jaune ; les couleurs sont visibles. Ce sont les seules couleurs chaudes du dessin. L’Esprit que Dieu a mis en nous est le seul qui puisse nous faire vivre, comme une source de chaleur dans un milieu gelé.

 

Questions

-Dans ce dessin, rien ne pourrait empêcher les graines de pousser sinon la terre elle-même. On peut enlever la chaleur du soleil de la parabole, les oiseaux, les ronces… Si la terre n’est pas accueillante, rien ne pousse. Les graines rebondissent car elles sont repoussées par le sol inhospitalier.

-Pour que la grâce de Dieu repose en nous, il faut un minimum déblayer le terrain. Plus on déblaie, plus il y a de la place pour accueillir.

-Qu’est-ce que je vais déblayer cette semaine ?

Parole du mois du Père Yves Maurice ZAMBO – Juillet 2017 – Année A

Le Temps

Souvent, je m’interroge sur le devenir de notre Être, Homme ou Femme, sur notre identité de chrétien(ne). Nous avons tous une destinée dans le plan de Dieu. Comme la plus part d’entre vous, je ne sais ni quand ni comment. L’unique vérité à laquelle je crois est que Dieu agit en tout temps et en tout lieu. Il est Maître du temps imparti à chacun et à chaque chose.
Il n’y a pas un temps qui dure tout le temps.
Sachons profiter du temps qui nous est donné. Toutefois, remises entre les mains de l’Éternel, nos vies, chaque jour, croissent pour répondre au dessein bienveillant de Dieu. Oui, il n’est rien qui subsiste qui échappe à la logique du temps. Tout être, sous le regard de Dieu, trouve son accomplissement dans le temps. Cette réalisation de son existence doit puiser son énergie en Jésus-Christ. Il est vrai que les premiers philosophes ont essayé de comprendre le cosmos à travers les quatre éléments que sont l’eau, la terre, l’air et le feu. Je crois que notre être est le résumé parfait de ces quatre éléments. Aussi, voudrais-je m’efforcer de comprendre comment le Créateur a pris le temps de « fabriquer » l’Homme. De la glaise, il crée l’Être humain et insuffle son Esprit. C’est alors qu’il devient un être vivant. Dieu qui sait prendre du temps. Le temps d’asseoir les luminaires, de séparer les eaux de la terre, de constituer toute faunes et flores afin d’y introduire l’Homme et la Femme. Bref, je constate en lisant les premières pages de la Bible qu’il faut du temps. Quelle belle leçon de pédagogie ! Quelle patience de Dieu ! Le Temps. C’est cette logique qui est respectée dans la transmission de toute vie. Citons par exemple le temps qu’il faut au cultivateur pour récolter ou vendanger. Le temps requis à une femme pour pouvoir enfanter, etc.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous semblons ne plus avoir du temps. Notre génération est devenue très impatiente. Nous ne savons plus semer, biner, sarcler, arroser et enfin récolter. C’est la nouvelle mentalité de vouloir Tout, tout de suite. Nous sommes devenus très difficiles et très exigeants. Ne sommes-nous pas les fils et filles du Très haut ? Pourquoi vouloir semer et récolter le jour même ? Peuple de Dieu, je sais que nous savons trouver du temps pour ce qui nous plaît, ce qui nous arrange … Difficilement pour tout ce qui nous dérange. Encore moins pour ceux qui nous dérangent … Je nous invite à méditer les deux premiers chapitres du Livre de la Genèse afin que nous redécouvrions que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.
N’ayons pas peur du temps qu’il nous faut pour améliorer nos vies parfois insipides.
Avec la grâce de Dieu, je suis persuadé que le temps est à mettre à profit.
Prenons le temps de nous rapprocher les uns les autres au nom de notre Foi.
Le temps d’aimer et surtout de nous perfectionner en amour fraternel et en sainteté.

7ème Dimanche de Pâques

Détails
 
« J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche ; habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. »
-La maison du Seigneur, c’est cette petite habitation, avec une grande porte et une fenêtre. Elle a une surface de plafond plus grande que la surface du sol. Au Ciel, il y a de l’espace.
-Pour entrer dans cette maison, il y a un paillasson. On ne peut pas franchir l’entrée sans être pur. C’est Jésus lui-même qui viendra nous purifier. Il commence déjà ici-bas, par l’action de l’Esprit-Saint, avec qui il nous faut collaborer de notre pleine volonté.
-Dans la maison, on voit une lueur. C’est celle de Dieu ; Lumière dans les ténèbres.
-La maison est en plein désert. Il n’y a rien d’autre autour à part deux plantes qui touchent le mur de la maison, signe de la Création qui amène à Dieu (et qui vient de Lui).
-Le lapin a l’air gêné de demander une telle chose, comme s’il ne s’en sentait pas digne. D’après la réponse qui vient de l’intérieur de la maison, il n’est pas le premier à demander.
Questions
 
-Est-ce qu’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie fait partie d’un désir que j’ai ?
-Est-ce la seule chose que je cherche ? Oui ? Non ? Pourquoi ?