Solennité de la SAINTE TRINITE

HOMELIE DU 7 JUIN 2020

Père Chris GOMA

Aujourd’hui nous sommes le dimanche de la Sainte-Trinité, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre de l’Exode (34, 4b-6.8-9)
  • Cantique (Daniel 3), avec comme refrain : « A toi, louange et gloire éternellement ! »
  • Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (13, 11-13)
  • Évangile de saint Jean (3, 16-18)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur.  Nous célébrons ce dimanche la solennité de la Sainte Trinité. La fin de la deuxième lecture de Saint Paul aux Corinthiens corrobore assurément avec ce mystère : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ». Cela nous rappelle la salutation du prêtre au début de chaque Eucharistie. Le mot Trinité, qui est une formulation théologique qui n’est pas dans la Bible, mais la réalité qu’elle renferme l’est : « Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ». 

C’est depuis 1233 qu’a été officialisée la célébration de cette solennité et le fait de la célébrer juste après la Pentecôte tient sans doute de ce qu’elle synthétise l’œuvre des trois personnes divines, tandis que le Temps Pascal a mis en valeur l’action de chaque personne. Le thème majeur qui parcoure les lectures de ce jour c’est l’Amour. Les textes nous font pénétrer dans ce mystère.

Dans la première lecture du livre de l’Exode, Dieu se manifeste à Moïse en prière. La Nuée est le signe de sa présence. Il se révèle, c’est-à-dire se dévoile et proclame son nom : YAYH : « … Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». C’est Dieu « Père » qui a créé l’homme et tout l’univers par amour. Il est proche de nous, ce n’est pas un Dieu abstrait et lointain. Moïse le reconnaît comme tel.

Dans l’Evangile, Jean présente cet amour incommensurable du Père qui se manifeste par le Don généreux de son Fils Unique pour sauver l’humanité. Si Dieu est Père, Jésus est le Sauveur et l’Esprit Saint le Sanctificateur. C’est donc Paul, dans la deuxième lettre aux Corinthiens, à travers sa formule trinitaire dont l’Eglise a héritée dans sa liturgie eucharistique, met en lumière que le Saint Esprit est le baiser infini du Père et du Fils. Autrement dit, Jésus nous a mérité la grâce de la Rédemption dont l’amour du Père est la source. L’Esprit Saint nous y fait communier. Cette intercommunication, cette communion des trois personnes divines est une invitation à vivre dans l’amour et la communion entre nous.

Peuple de Dieu ! dans la solennité de la Sainte Trinité, demandons à Dieu la grâce de bannir dans notre Communauté et dans notre monde les divisions, les scissions et les égoïsmes. Dans un moment où nous sommes appelés à la distanciation sociale et aux gestes barrières, que ce ne soit pas pour nous des occasions d’exacerber les peurs, les égoïsmes et les individualismes.

Gloire au Père qui a fait le plan d’Amour !

Au Christ Qui l’a réalisé

Et à l’Esprit Saint qui le communique.

                          DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

votre Frère,

Abbé Chris Brunel GOMA

Solennité de la PENTECÔTE


Aujourd’hui nous sommes le dimanche de la Pentecôte, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Actes des Apôtres (2, 1-11)
  • Psaume 103, avec comme refrain : « Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! »
  • Lecture de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (12 , 3b-7. 12-13)
  • Séquence
  • Évangile de saint Jean (20, 19-23)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur. Avec la solennité de la Pentecôte nous reprenons officiellement les célébrations eucharistiques dans nos deux secteurs pastoraux. Quel symbolisme puisqu’elle correspond à la mise route de l’.Église ! C’est-à-dire Eglise dans le sens fort du mot latin  : « ecclesia », assemblée des fidèles du Christ disséminés à travers le monde. Jésus envoie son Esprit Saint sur ses disciples pour les disposer à la mission.

Dans la première lecture (AC 2, 1-11) nous est décrit de manière solennelle l’événement de la Pentecôte chrétienne. Prenant le contre-pied de la tour de Babel, le confinement des apôtres au Cénacle va sonner l’angélus de l’unité et de la diversité.

Nous lisons : « Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble ». Respectant la consigne du Seigneur Jésus de ne pas quitter Jérusalem, le collège des apôtres élargi à quelques femmes, dont la Vierge Marie, est l’archétype d’un groupe de prière. L’accent, dans ce texte, est expressément mis sur leur communauté en prière. C’est donc à partir de ce noyau de base que va être semé et essaimé le grain de l’Evangile dans le monde, sous la mouvance du Saint Esprit. Quoi de plus éclairant que cette union et cette unité de ces hommes et ces femmes de foi, pour dessiner l’Eglise.

Peuple de Dieu, il faut savoir qu’à l’origine, la Pentecôte est une fête agricole juive, c’est-à-dire la commémoration du don de la loi au Sinaï, la Pentecôte chrétienne sera la fête du don de l’Esprit Dieu qui descend toujours pour secourir les hommes.

Rappelez-vous depuis ce cri divin devant Adam égaré : « Adam, où es-tu ? » (Gn 9,9) jusqu’à son intervention : « A Babel où le Seigneur descendit, pour voir la tour que bâtissaient les fils d’Adam » (Gn 11,5), Dieu n’a eu de cesse de rechercher l’homme enlisé dans les sables mouvants du monde. Tous ces moments historiques de ces descentes amorcées depuis le choix de Moïse par Yahvé, jusqu’à l’incarnation du Christ qui promet l’envoi du Saint Esprit, ont toujours été motivés par une quête inextinguible de Dieu pour l’homme.

La survenue de l’Église par Jésus Christ, s’inscrit dans cette optique du Salut. Envoyé par son Père dans le monde pour révéler la vérité et la vie, il est le chemin entre Dieu et les hommes, entre le Ciel et la terre. Le choix des apôtres par Jésus assure la continuité de l’œuvre salvifique. Cependant, pour mener à bien leur mission, ils doivent être soutenus par la force d’en haut. 

En reprenant la Bible, on peut lire des métaphores multiples et variées désignant l’Esprit Saint : (le vent, le souffle, l’eau, l’huile, l’éclair, la nuée, le feu, le tremblement de terre et comme aujourd’hui, les langues de feu ). La systématisation catéchétique dénombre les charismes en dons et fruits de l’Esprit.

Les dons de l’Esprit sont des dispositions permanentes qui insufflent la docilité à l’homme pour qu’il marche selon les impulsions de l’Esprit Saint. Ils sont sept : Sagesse, Intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu. Tandis que les fruits de l’Esprit sont des perfections formées par le Saint Esprit dans l’homme sous la forme de prémices de la Gloire de Dieu, on en dénombre 10 : Charité, Joie, Paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, Chasteté.

Chers Frères et Sœurs, il est important de savoir que toutes ces grâces mises au service de l’humain pour sa divinisation dépendent de sa disposition à les accueillir et à en vivre.

C’est notre prière pour chacun de vous,

pour vous les pionniers de la reprise,

vos familles et ceux de nos frères qui sont en communion avec nous :

« Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! »

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA

Solennité de la Sainte Trinité

Détails
-Ce personnage a une pile de repassage à faire. En lisant la bulle qui encourage, on pourrait croire que c’est son mari qui l’encourage… mais non, ce n’est qu’un perroquet. Peu importe, c’est le fruit qui est important, c’est le fait que ça lui redonne du courage.
Questions
-Le courage n’est pas seulement d’avoir du cran pour faire une action exceptionnelle. Repasser du linge est une action répétitive, monotone, et quelques fois, la pile est haute. Une fois le linge repassé, la corbeille se remplit aussi vite pour recommencer le lendemain. Et là, oui, il faut du courage. Encourager, c’est redonner du courage. Ca ne change rien au travail à accomplir, mais ça permet de l’aborder différemment. L’encouragement est sans doute lié à la reconnaissance. Si quelqu’un reconnaît mon travail (de repassage ou tout autre travail), ça permet de sentir que je ne fais pas ce travail pour moi mais pour les autres. Le courage ne s’acquiert pas par la menace ni la violence mais par le fait que quelqu’un compte sur moi et qu’il croit en moi.
Saint Paul encourage beaucoup les églises naissantes et les chrétiens dans ses lettres. Dieu encourage sans cesse car il croit en nous. Ou plus exactement, il sait que nous sommes capables de choses immenses si on compte sur lui car rien ne lui est impossible. Quand Dieu encourage, il suscite en même temps notre foi…
Et la perfection, c’est d’abord cela ; s’appuyer sur Lui et croire qu’il peut tout réaliser en moi et par moi.

Solennité de la Sainte Trinité

PREMIÈRE LECTURE

« Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï
comme le Seigneur le lui avait ordonné.
Il emportait les deux tables de pierre.
    Le Seigneur descendit dans la nuée
et vint se placer là, auprès de Moïse.
Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.
    Il passa devant Moïse et proclama :
« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,
Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »
    Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.
    Il dit :
« S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,
daigne marcher au milieu de nous.
Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;
mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,
et tu feras de nous ton héritage. »

    – Parole du Seigneur.

CANTIQUE

(Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/

DEUXIÈME LECTURE

« La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
soyez dans la joie,
cherchez la perfection,
encouragez-vous,
soyez d’accord entre vous,
vivez en paix,
et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.
    Saluez-vous les uns les autres
par un baiser de paix.
Tous les fidèles vous saluent.

    Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,
l’amour de Dieu
et la communion du Saint-Esprit
soient avec vous tous.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)

Alléluia. Alléluia. 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (cf. Ap 1, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

REPRISE DE LA CELEBRATION DES MESSES

Message du Père Chris GOMA du 24 Mai 2020

Pourquoi et Comment ?

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, vous êtes nombreux à vous demander quand nous allons pouvoir recommencer à fréquenter les églises et communier au corps et au sang du Christ. La décision a été prise depuis hier et nous peaufinons la logistique qui va avec. Dans le courant de la semaine prochaine nous aurons les indications nécessaires sur l’option prise pour reprendre nos Eucharisties à la Pentecôte.

Dès la sortie du confinement, l’EAP s’était retrouvée pour essayer d’anticiper sur l’éventuel retour. Nous nous sommes mis au travail et les décisions de l’État et du Diocèse qui venaient de sortir ont un peu corroboré dans le sens déjà amorcé. Aucun mérite de notre part, c’était juste une affaire de bon sens.

Avant d’entamer cette nouvelle ère, j’ai envie de vous dire que :

« pour reprendre, il faut comprendre et comprendre c’est apprendre »

Cette pandémie nous a tous contraints au confinement. Une expérience inédite faite d’ombres et de lumières. L’un de vous, au tout début, m’avait confié qu’il avait fait de cette période une retraite. 

Je vous convie maintenant, dans la mesure du possible,  à faire le bilan en famille, en fraternité pour définir les nouveaux sillons sur lesquels nous pouvons ensemencer cette nouvelle vie. Ce qui est sûr :

« rien ne saurait être comme avant »

Pour vous aider dans ce travail de relecture, cette épitaphe, que j’ai lue au cimetière de Listrac pendant mon service dans le confinement, peut nous aider et nous pouvons aussi en faire un nouveau projet : 

« J’ai aimé, je me suis donné, j’ai simplement servi »

Méditer sur le temps écoulé pour mieux emprunter les chemins nouveaux.

Rien de ce que nous faisons et vivons ne peut avoir d’intensité sans être habité par l’amour, le don de nous-mêmes et le service des autres. C’est la manière positive de vivre cette crise du Covid19 avec ses nombreuses restrictions qui semblent apparemment brider le naturel et obstruer l’humanité.

Qu’il s’agisse du confinement, des mesures barrières et de la distanciation sociale, toutes ces prescriptions, si elles ne sont pas bien comprises, vont galvaniser en nous les peurs des autres, les suspicions mutuelles et les individualismes.

La question à nous poser : « Sommes-nous assignés à toutes ces mesures pour nous protéger de quoi ? du virus ou des autres ? » 

Notre combat actuel n’est pas fratricide, mais sanitaire. La frontière est certes faible. Avec les meilleures intentions du monde on peut se tromper d’ennemi. Les mesures sanitaires prises contre le Covid19 n’ont pas de raison de nous vider de notre humanité : Le monde de demain ne sera plus comme avant, mais le monde de demain restera humain et fraternel.

C’est cela, notre espérance et nous voulons la partager avec tous. C’est ce que la foi chrétienne me donne à vous témoigner aujourd’hui.

D’ailleurs dans le confinement, nous avons découvert beaucoup de vertus familiales, telles la connaissance mutuelle, le service du Frère et l’approfondissement de la foi à travers la prière, l’engagement des Pater Familia (pères de famille) pour la liturgie familiale…

L’amour nous pousse à penser aux autres et à nous, en appliquant ainsi ces mesures de protection. L’engagement pour les autres, (je pense à tout le personnel soignant, les prêtres, les chauffeurs de camion du ravitaillement en biens nécessaires, ces vendeurs en grandes surfaces), aujourd’hui ces chrétiens, pionniers de la reprise, qui travaillent effectivement pour la relance ne font pas d’eux des héros, ni des immunisés contre le Covid19, ni des imprudents. Ce sont simplement des frères et des sœurs qui sont au service de Dieu et des leurs.

L’humanité ne peut pas s’arrêter parce que tout le monde a peur de tout le monde. Personne n’est à l’abri, aucun lieu n’est sans risque. Seulement c’est pourquoi, à la faveur de la reprise, nous respecterons et accompagnerons chacun d’entre vous dans son rythme. L’idéal pour nous est de ne perdre aucun d’entre nous.

Mon Confrère, le Père François a vécu à fond sa période de confinement. J’ai eu très mal au cœur de ne pas pouvoir lui rendre visite, parce que je voulais et le protéger et me protéger. Il est de mon devoir, même maintenant, de continuer à l‘accompagner dans cette nouvelle vie de manière prudente et généreuse.

« J’ai aimé, je me suis donné, j’ai simplement servi »

C’est dans cette trame que nous allons baliser ces chemins du retour.
L’EAP et moi-même, avons décidé d’une reprise en douceur, en faisant des choix parfois onéreux. Nous voulons relancer les messes à partir du week-end de la Pentecôte.
Au moment où je vous parle, nous attendons que le gouvernement statue sur le nombre de chrétiens à accueillir. D’ores et déjà nous vous encourageons, dans la mesure du possible, à vous inscrire auprès des équipes qui vont animer cette reprise avec sa panoplie de mesures.

Pour commencer, nous avons choisi quelques chapelles avec des messes fixes le week-end :

  • Samedi : une semaine sur deux, sera célébrée la messe à 18 h à Arsac ou à Castelnau
  • Dimanche : de façon fixe :
    • 9 H 30 à Sainte-Hélène
    • 11 H 00 à Margaux
    • 18 H 00 à Castelnau.

Les inscriptions se feront auprès du Curé ou de la Secrétaire, ou par Internet sur le site de la Conférence Épiscopale ; cette semaine autour de mercredi, le Chargé de la Liturgie vous donnera de plus amples informations.

Chers Frères et Sœurs, Peuple de Dieu ! Comme j’ai envie de vous redire :

« J’aime, je me donne et je sers simplement »

Voilà mon nouveau projet, voilà ma nouvelle vocation.

Que l’Esprit Saint, qui nous sera donné à la Pentecôte, impulse nos énergies pour la mission : Confinement, gestes barrières, distanciation sociale, ne sont pas là pour occulter la fraternité chrétienne, mais pour nous aider à nous protéger de l’ennemi commun et connu, le Covid 19 :

Aidons-nous en accompagnant nos Frères et sœurs dans la reprise 

Aidons-nous en admettant une nouvelle manière de penser 

et de vivre l’Eglise aujourd’hui.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA  

7ème Dimanche de Pâques

Détails
 
« J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche ; habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. »
-La maison du Seigneur, c’est cette petite habitation, avec une grande porte et une fenêtre. Elle a une surface de plafond plus grande que la surface du sol. Au Ciel, il y a de l’espace.
-Pour entrer dans cette maison, il y a un paillasson. On ne peut pas franchir l’entrée sans être pur. C’est Jésus lui-même qui viendra nous purifier. Il commence déjà ici-bas, par l’action de l’Esprit-Saint, avec qui il nous faut collaborer de notre pleine volonté.
-Dans la maison, on voit une lueur. C’est celle de Dieu ; Lumière dans les ténèbres.
-La maison est en plein désert. Il n’y a rien d’autre autour à part deux plantes qui touchent le mur de la maison, signe de la Création qui amène à Dieu (et qui vient de Lui).
-Le lapin a l’air gêné de demander une telle chose, comme s’il ne s’en sentait pas digne. D’après la réponse qui vient de l’intérieur de la maison, il n’est pas le premier à demander.
 
Questions
 
-Est-ce qu’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie fait partie d’un désir que j’ai ?
-Est-ce la seule chose que je cherche ? Oui ? Non ? Pourquoi ?

7ème Dimanche de Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 12-14)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
    retournèrent à Jérusalem
depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,
– la distance de marche ne dépasse pas
ce qui est permis le jour du sabbat.
    À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute
où ils se tenaient habituellement ;
c’était Pierre, Jean, Jacques et André,
Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,
Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
    Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,
avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,
et avec ses frères.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 26 (27), 1, 4, 7-8)

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
ou Alléluia !
 (Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

DEUXIÈME LECTURE

« Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous » (1 P 4, 13-16)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
    dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous,
afin d’être dans la joie et l’allégresse
quand sa gloire se révélera.
    Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,
heureux êtes-vous,
parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu,
repose sur vous.
    Que personne d’entre vous, en effet,
n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur,
ou comme agitateur.
    Mais si c’est comme chrétien,
qu’il n’ait pas de honte,
et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)

Alléluia. Alléluia. 
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (cf. Jn 14, 18 ; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
        Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

    Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

HOMELIE DU 21 MAI 2020

Ascension du Seigneur

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Aujourd’hui nous sommes le Jeudi 21 Mai 2020, et nous fêtons la Solennité de l’Ascension du Seigneur, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Actes des Apôtres (1, 1-11)
  • Psaume 46, avec comme refrain : « Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur aux éclats du cor ! »
  • Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (1, 17-23)
  • Évangile de saint Matthieu (28, 16-20)

Qu’avez-vous à regarder le ciel ?

Ce que nous fêtons au juste, c’est moins un départ qu’une autre présence de Jésus. Ne nous dit-il pas, au moment de nous quitter visiblement : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20) ? Il est donc là, mais autrement et même plus intensément. Glorieux, agissant dans son Esprit qui nous le communique.

Quand un père de famille, un chef de groupe partent pour préparer une bonne place où passer les vacances, ce n’est pas un adieu. Ce départ réjouit même le cœur qui, déjà, rêve de beaux jours. Ainsi le Christ dit-il : Je m’en vais vous préparer une place, mais je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous soyez aussi (Jn 14, 3).

Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père (Jn 14, 28). Oui, seul l’amour peut vraiment vaincre cette indifférence pour le ciel.

Quant au danger de trahir la terre, il n’est pas grand lorsque les anges secouent les apôtres : Qu’avez-vous à rester là et regarder ainsi le ciel ? (Ac 1,11). Et Jésus, en ce jour, nous donne du travail plus que nous n’en pouvons faire : allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle, chassez les démons, guérissez les malades… (Mc 16,15-18). Comment concilier le désir du ciel et nos responsabilités terrestres ? En prenant conscience que nous sommes en route. Je m’intéresse à tout ce qui fait cette route : j’y soutiens le faible qui marche avec moi… Mais je ne m’assieds pas sur le chemin pour y faire ma demeure.

A y regarder de près, nous célébrons à nouveau la fête de Pâques : le passage de la vie terrestre du Christ à sa vie glorieuse. Il est définitivement retiré aux apôtres. La présence exaltante des quarante jours fait désormais place à la présence patiente dans la seule foi.

Qu’est-ce à dire pour notre vie spirituelle ?

Qu’il ne faut pas creuser un fossé imaginaire entre l’Eglise terrestre et la céleste. Les deux sont étroitement unies : je suis en communion avec les saints tout comme le Christ est présent à notre monde. 

Première lecture : Ac 1,1-11

Nous lisons le commencement du livre des Actes des Apôtres, un ouvrage de Luc qui fait suite à son premier livre, son évangile. L’écrit est adressé à un certain Théophile, littéralement : « celui qui aime Dieu », dont on ne sait s’il est un personnage vrai ou un nom fictif désignant le lecteur pieux.

Après un bref résumé de son premier livre, résumé qu’il centre sur Jésus le ressuscité apparaissant aux Apôtres pendant quarante jours, Luc parle d’un repas que Jésus prenait avec eux. Les évangiles rapportent plusieurs repas du Christ avec ses Apôtres après sa résurrection, repas d’une densité toute particulière. Avec celui de la Cène, ils sont à l’origine de ces repas où les premiers chrétiens « rompaient le pain », et qui sont les premières liturgies chrétiennes.

Jésus donne aux Apôtres ses dernières instructions, l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre l’Esprit qu’il va leur envoyer. Cet événement est décrit comme un baptême : vous serez baptisés (mot à mot : plongés) dans l’Esprit Saint.

Les Apôtres lui demandaient : Est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? Sont-ils encore bloqués par une royauté temporelle de suprématie juive ? Il semble plutôt que perce ici la croyance des chrétiens primitifs en une venue très prochaine du Seigneur triomphal, et que la phrase : il ne vous appartient pas d’en connaître les délais – veut dissiper. Jésus veut orienter la jeune Eglise vers une mission dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre, mission qui prendra un certain temps.

Luc décrit alors l’Ascension – il est le seul à le faire. Mais la description est une méditation théologique.

Jésus s’élève et disparaît dans une nuée. Être élevé : l’expression est théologique, elle exprime le triomphe du Christ. Paul, dans la deuxième lecture de ce jour, approfondira cet aspect. La nuée (pas un nuage) rappelle la présence réelle de Yahvé sur l’arche d’alliance, mais une présence que l’on ne peut capter ! Jésus reste parmi nous dans la sainte nuée de l’Evangile, des sacrements, de la foi.

Enfin deux hommes, des messagers célestes en vêtements blancs, reflets de la gloire de Dieu, invitent les Apôtres à ne pas regarder le ciel, mais à œuvrer pour le Royaume jusqu’à ce que Jésus vienne triomphalement de la même manière.

Le Christ, dans son humanité glorifiée, est auprès du Père et, en même temps, il demeure en nous. Je m’en vais et je viens vers vous (Jn 14,28). Par son départ il vient. Autrement. Et déjà nous pouvons résumer l’enseignement spirituel de ce récit :

Jésus n’est pas mort et puis c’est fini. Jésus est ressuscité en gloire, ainsi il est élevé, près du Père. Jésus élevé ne s’est pas distancé de nous. Dans son Esprit, il est présent d’une manière plus intense encore qu’au temps de son séjour en Palestine : Le voici présent dans son Eglise qui nous donne sa Parole, ses sacrements, la foi. Le départ visible du Christ est pour nous un appel à continuer son œuvre. Pas d’évasion, soyons ses témoins, ici et maintenant. Un jour le Christ viendra et nous fera participer pleinement à sa gloire et à son intimité avec le Père. 

Deuxième lecture : Ep 1,17-23

En une accumulation de titres et de prérogatives christologiques, Paul nous donne ici ce que Luc, dans la première lecture, avait désigné sous le bref : « Ils le virent s’élever ».

Pour le voir ainsi, pour le découvrir et le connaître vraiment, il faut la foi, une foi vive que Paul demande en une intense prière : Que le Père vous donne un esprit de sagesse, qu’il ouvre votre cœur à sa lumière.

Paul parle de force, de pouvoir, de vigueur qui entourent cette Ascension. Une véritable mise en œuvre. Une nouvelle création, faite par le Père quand il a ressuscité le Christ et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux (pour Paul, résurrection et ascension, c’est tout un). L’expression “Assis à la droite du Père” fait allusion à la coutume des rois d’associer l’héritier au gouvernement du royaume en le faisant asseoir à leur droite sur le trône, le trône d’où ils exerçaient, avec le plus de force, leur activité. Le Christ est donc établi, non dans un repos confortable, mais dans une activité intense qui s’étend à toutes les puissances et tous les êtres qui nous dominent, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. Christ est donc le chef de l’univers, du cosmos. Dieu lui a tout soumis.

Mais cette vision grandiose ne nous écrase pas, car nous sommes appelés à participer à cette glorification du Christ, à la gloire sans prix de l’héritage. Nous y avons droit, nous sommes héritiers, puisque fils et filles du Père.

Et puis, ce Christ élevé si haut au-dessus de tout, il reste près de nous comme tête de l’Eglise qui est son corps. Notre communauté est unie intiment à Jésus comme le corps l’est à sa tête, inséparablement. Comme il nous est proche ! L’Eglise – concrètement notre communauté – est l’accomplissement total du Christ, plus exactement sa plénitude, le lieu privilégié où il agit. 

Nous participons à la force, au pouvoir, à la vigueur du Christ de gloire.

Évangile : Mt 28,16-20

Les onze disciples (le douzième, Judas, s’était pendu) s’en allèrent en Galilée. A la montagne, celle des béatitudes où Jésus avait exposé son discours-programme, la montagne symbolique de la nouvelle Alliance, le nouveau Sinaï, là même où avait commencé le ministère de Jésus, là aussi commence celui de l’Eglise.

Quand ils virent Jésus glorieux, la divinité transparaissant dans tout son être, ils se prosternèrent, en signe d’adoration.

Mais certains eurent des doutes. Ils n’arrivent pas encore à croire à l’inouï. La petite phrase se perd ensuite dans l’ensemble du récit, mais elle suffit pour nous rappeler que la foi est lente, ardue. Quand l’un nage dans la mystique, l’autre patauge dans les difficultés de croire.

Jésus s’approcha d’eux. Il se fait si proche qu’il va leur communiquer quelque chose de lui-même. Le moment est solennel, indiqué par le il leur adressa la parole, littéralement “il parla en disant”. Quelque chose d’important se passe. Et, de fait, Jésus donne à ses disciples son testament spirituel. En trois vagues :

  • Il affirme son pouvoir : tout pouvoir m’a été donné. Depuis sa résurrection, Jésus a une nouvelle “fonction”. Le Père lui a confié le gouvernement du monde. Un pouvoir total. Sur tout : au ciel et sur la terre. Plus loin, il sera encore question de toutes les nations, de tous les jours. Jésus est, par sa résurrection, le Pantocrator, le chef de tout.

– Puis il délègue ses pouvoirs à son Église. Allez donc ! De toutes les nations (et non plus seulement du peuple juif) faites des disciples : préparez-les à la foi ; baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. On reconnaît facilement la formule avec laquelle on baptisait dès les temps apostoliques. Apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés, à vivre la foi intégralement.

  • Enfin Jésus leur promet sa constante assistance. Je vous quitte des yeux du corps, mais je suis avec vous tous les jours, non seulement avec vous, mes onze Apôtres, mais avec ceux qui vous suivront, avec l’Eglise d’aujourd’hui, avec l’Eglise de demain, jusqu’à la fin du monde.

L’évangile de Matthieu finit avec ces paroles. Pas un mot de l’Ascension. Ce qui intéresse l’évangéliste, c’est de savoir que la mission de Jésus est continuée. Ce qui lui importe, c’est de dire que le Christ, absent de corps, est présent dans son Église, invisiblement. Ce qu’il nous faut célébrer – et donc vivre – c’est notre propre envoi. 

« Pourquoi restez-vous là regarder vers le ciel ? » (Première lecture)

Allons, mettons-nous en route ! 

AMEN.!

Votre Frère 

Miguel Angel OLAVERRI

Évêque du Diocèse de Pointe Noire

CONGO BRAZZAVILLE

HOMELIE DU 17 MAI 2020

Père Chris GOMA

Célébration du 6ème dimanche de Pâques

Aujourd’hui nous sommes le Dimanche 17 Mai, Sixième Dimanche de Pâques, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Actes des Apôtres (8, 5-8.14-17)
  • Psaume 65, avec comme refrain : « Terre entière acclame Dieu, chante le Seigneur ! »
  • Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre (3, 15-18)
  • Évangile de saint Jean (14, 15-21)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Paroissiens et Paroissiennes des secteurs pastoraux Castelnau et Margaux, le passage de l’évangile que la liturgie soumet à notre méditation en ce sixième dimanche de Pâques fait suite à celui de dimanche dernier. Il est un extrait du chapitre 14 de l‘évangile de saint Jean, lui-même faisant partie d’un ensemble plus vaste : le grand discours d’adieu prononcé par Jésus devant ses apôtres à la fin du dernier repas qu’il partageât avec eux ; alors qu’il sentait sa mort prochaine .
Jésus fit une série de promesses, dont la plus importante est celle de la venue proche du Saint-Esprit. C’est ainsi que l’on peut lire l’extrait de ce jour : « si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous » (Jn 14, 15-17).

Avec cette promesse d’un autre Paraclet, du grec « parakletos », c’est-à-dire « Défenseur », Jésus veut rassurer ses disciples sur sa capacité à assurer la continuité de sa mission sur la terre, même sans sa présence physique. Son absence sera comblée par une présence invisible mais tout aussi efficace et rassurante que la sienne. Ce sera celle de l’Esprit Saint, troisième personne de la Trinité.
Peuple de Dieu, Jésus le nomme Défenseur, Avocat, Bouclier, parce que sa tache sera de défendre ses disciples contre les assauts du Malin, avec la même intensité que lui-même. D’où l’expression « Autre Paraclet ». C’est ainsi qu’il nous faut aussi comprendre l’expression de l’évangile : « …Je ne vous laisserai pas orphelins… » (Jn 14, 18).

Dans la bible l’orphelin fait partie des catégories sociales les plus vulnérables à côté de la veuve et l’étranger. En s’exprimant ainsi le Maître dit en filagramme la nouvelle famille qu’il s’apprête à fonder par sa mort et sa résurrection ; à savoir l’Eglise, ne sera pas livrée au bon vouloir des forces visibles et invisibles qui ne manqueront pas de contrecarrer son action dans le monde. 

Oui, Chers Frères et Sœurs, l’Eglise sera en proie à la tribulation, mais elle ne pourra pas être écrasée grâce à cette Force en elle qui combattra pour elle et à cette Présence forte qui la protègera.

En effet, si depuis plus de deux millénaires l’Église tient bon, en dépit des multiples épreuves rencontrées au cours de son histoire, c’est grâce à la Force de l’Esprit Saint. Sans l’Esprit Saint, l’Eglise serait peut-être une grande O.N.G., un grand mouvement social qui n’aurait pas survécu jusqu’à ce jour.

Toutefois, cette présence de l’Esprit Saint dans l’Église ne peut s’exercer que grâce à un engagement de ses membres à prolonger l’action du Maître. C’est le sens de l’appel que Jésus fait à ses disciples : « garder ses commandements » (Jn 14, 15-16) en devenant chacun comme un alter Christus (autre Christ), en pratiquant ce qu’ils ont appris du Maître.

Cette fidélité est à comprendre comme un attachement à des valeurs qui doivent devenir manifestes dans toutes les circonstances, fussent-elles difficiles !
C’est dans ce contexte que l’apôtre Pierre appelle à : « …être prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous… » (P. 3, 15 deuxième lecture).

Oui, le chrétien doit à tout instant, par ses gestes et par ses paroles, manifester que c’est l’Esprit Saint qui le guide et l’inspire pour faire ce qui est juste et bon.

Puisse cet Esprit Saint continuer à assumer son rôle de Défenseur de l’Église, particulièrement en ce temps où les chrétiens sont sevrés d’Eucharistie,

Qu’Il assiste nos Pasteurs dans leur tâche de gouvernance

Et chaque membre dans son témoignage de vie.

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

6ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint » (Ac 8, 5-8.14-17)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
    Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ.
    Les foules, d’un même cœur,
s’attachaient à ce que disait Philippe,
car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,
ou même les voyaient.
    Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,
qui sortaient en poussant de grands cris.
Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
    Et il y eut dans cette ville une grande joie.

    Les Apôtres, restés à Jérusalem,
apprirent que la Samarie
avait accueilli la parole de Dieu.
Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.
    À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains
afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;
    en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux :
ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
    Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains,
et ils reçurent l’Esprit Saint.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
ou : Alléluia !
 (Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

DEUXIÈME LECTURE

« Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a reçu la vie » (1 P 3, 15-18)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
honorez dans vos cœurs
la sainteté du Seigneur, le Christ.
Soyez prêts à tout moment à présenter une défense
devant quiconque vous demande de rendre raison
de l’espérance qui est en vous ;
    mais faites-le avec douceur et respect.
Ayez une conscience droite,
afin que vos adversaires soient pris de honte
sur le point même où ils disent du mal de vous
pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.
    Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien,
si c’était la volonté de Dieu,
plutôt qu’en faisant le mal.
    Car le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair ;
mais vivifié dans l’Esprit.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)

Alléluia. Alléluia. 
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
    Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
    l’Esprit de vérité,
lui que le monde ne peut recevoir,
car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
vous, vous le connaissez,
car il demeure auprès de vous,
et il sera en vous.
    Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
    D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
    En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
    Celui qui reçoit mes commandements et les garde,
c’est celui-là qui m’aime ;
et celui qui m’aime
sera aimé de mon Père ;
moi aussi, je l’aimerai,
et je me manifesterai à lui. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.