5ème Dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)

Lecture du livre de Job
Job prit la parole et dit :
« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,
il fait des journées de manœuvre.
Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,
comme le manœuvre qui attend sa paye,
depuis des mois je n’ai en partage que le néant,
je ne compte que des nuits de souffrance.
À peine couché, je me dis :
“Quand pourrai-je me lever ?”
Le soir n’en finit pas :
je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.
Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,
ils s’achèvent faute de fil.
Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,
mes yeux ne verront plus le bonheur. »

 

Psaume : 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7

R/ Bénissons le Seigneur
qui guérit nos blessures !

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange :
il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n’a mesuré son intelligence.

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

 

2ème lecture : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères,
annoncer l’Évangile,
ce n’est pas là pour moi un motif de fierté,
c’est une nécessité qui s’impose à moi.
Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
Certes, si je le fais de moi-même,
je mérite une récompense.
Mais je ne le fais pas de moi-même,
c’est une mission qui m’est confiée.
Alors quel est mon mérite ?
C’est d’annoncer l’Évangile
sans rechercher aucun avantage matériel,
et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.
Oui, libre à l’égard de tous,
je me suis fait l’esclave de tous
afin d’en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j’ai été faible,
pour gagner les faibles.
Je me suis fait tout à tous
pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,
pour y avoir part, moi aussi.

 

Evangile : « Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Alléluia. Alléluia. Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails et questions:

 

-Il nous arrive de chercher le Seigneur… en fermant les yeux… Si on regarde les attitudes des lapins, elles reflètent notre manière de chercher le Seigneur. De gauche à droite ;

-On marche en avant et on regarde en arrière. Refus de lâcher le passé.

-On crie vers Dieu mais on ferme les yeux pour ne pas voir en face ce qu’il demanderait…

-On est face à lui, avec une loupe à décortiquer les détails et on oublie l’essentiel (Lui)

-On est près de Lui (lapin du milieu) et on regarde ailleurs (distraction dans la prière)

-On est perdu dans les broussailles à se débattre. Qu’allons-nous le chercher dans les

broussailles ? (refus de sortir de nos empêtrements et entêtement)

-On cherche sous les pierres. C’est lourd, à soulever, toutes ces pierres ! (épuisement à

chercher dans de mauvais chemins ; occultisme, pseudo-révélations, faiseurs de miracles…)

-On le cherche dans le dialogue « Tu ne l’aurais pas vu, toi ? » et l’autre, avec la tête, fait signe que « non » (refus de témoigner des merveilles que Dieu a faites dans nos vies, et qui pourraient faire avancer l’autre)

 

-Et aussi, la croix est bien visible, mais on préfère chercher le Seigneur dans la gloire… Non ?

Le Mot du Père Yves Maurice Zambo

La pêche…

La pêche, comme vous le savez, est une activité qui nécessite beaucoup de patience. Elle consiste à fournir quelques efforts et à se doter d’un minimum de moyens et de techniques pour parvenir à ses fins. Ce n’est pas en aventurier que l’on s’engage à aller à la pêche. Pour cela, une petite initiation est toujours requise. S’appuyant sur leurs expériences antérieures, Jésus rejoint André et Simon au bord de la la mer et se propose de leur apprendre une pêche beaucoup plus importante. Quelle humilité ! Oui, il faut avoir le courage d’accepter d’apprendre de nouvelles techniques et surtout de changer ses champs d’intérêts. Savoir passer des poissons aux hommes. C’est la mission que Jésus voudrait assigner à tous ceux qui veulent se mettre à sa suite : devenir des pêcheurs d’hommes.  Comment comprenons-nous cela ? Avons-nous réellement le désir d’aller à cette partie de pêche ? Pour commencer, quel est notre lieu de pêche ? S’agit-il d’un ruisseau, d’un lac, d’ une rivière ou d’une mer ? Voyez-vous, selon ces différents lieux de pêche, nous devons adapter notre technique et notre matériel. L’amour doit être notre technique et la Parole de Dieu notre Matériel de base. En fait, Jésus est le premier pêcheur d’hommes. C’est lui qui va pêcher des « pêcheurs de poissons ». Nous pouvons lui faire confiance. Il souhaite vivement de faire de nous des « pécheurs d’hommes ». Ayons la patience qui caractérise tout pêcheur de poissons et laissons venir à nous tous les hommes qui cherchent à entrer dans « le filet du Seigneur », l’Église…

Par le Père Yves-Maurice Zambo

4ème Dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes paroles » (Dt 18, 15-20)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
« Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu
fera se lever un prophète comme moi,
et vous l’écouterez.
C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu,
au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu,
je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir !”
Et le Seigneur me dit alors :
“Ils ont bien fait de dire cela.
Je ferai se lever au milieu de leurs frères
un prophète comme toi ;
je mettrai dans sa bouche mes paroles,
et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles
que ce prophète prononcera en mon nom,
moi-même je lui en demanderai compte.


Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom
une parole que je ne lui aurais pas prescrite,
ou qui parlerait au nom d’autres dieux,
ce prophète-là mourra.” »

Psaume : 94 (95), 1-2, 6-7abc, 7d-9

R/Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

2ème lecture : La femme qui reste vierge a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée » (1 Co 7, 32-35)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
j’aimerais vous voir libres de tout souci.
Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur,
il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde,
il cherche comment plaire à sa femme,
et il se trouve divisé.
La femme sans mari,
ou celle qui reste vierge,
a le souci des affaires du Seigneur,
afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit.
Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde,
elle cherche comment plaire à son mari.
C’est dans votre intérêt que je dis cela ;
ce n’est pas pour vous tendre un piège,
mais pour vous proposer ce qui est bien,
afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

Evangile : « Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Alléluia. Alléluia. Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

4ème Dimanche du Temps Ordinaire

Dt 18,15

Détails

-Ce lapin sur scène est un prophète. Il parle au nom de Dieu, il « monte sur la hauteur », il proclame (de toutes ses forces car on voit sa langue vraiment déployée). Curieusement, il n’a pas de micro mais sa parole est répercutée dans les baffles (ce qui signifie que c’est Dieu qui se charge d’amplifier la petite part de l’action qu’il nous demande d’accomplir.

-En bas, il y a un curé qui est là avec sa Bible, pour annoncer la Bonne Nouvelle mais sans grand succès, visiblement.

-Celui qui parle au curé lui reproche de ne pas être audible. Il faut trois critères pour être audible :

1. se faire entendre (si je parle tout doucement, on ne risque pas de m’entendre)

2. se faire comprendre (j’adapte le message à qui je parle. Je n’adapte pas le contenu

du message, mais la manière de le dire, le vocabulaire…)

3. vivre soi-même ce qu’on dit.

 

Questions

 

-Qu’est-ce que je reprocherais aux curés dans leur manière de faire ? Qu’est-ce que j’attendrai d’eux ? Que devraient-ils changer pour que je m’y retrouve davantage et que je progresse davantage ?

-Et moi, de quelle manière est-ce que je peux dire une parole de Vie ? Avec qui suis-je plus à l’aise de parler ? Peut-être est-ce dans ce lieu ou vers ces personnes que Dieu m’appelle ?

-Dans la lettre apostolique aux consacrés le pape François  dit  « Le prophète reçoit de Dieu la capacité de scruter l’histoire dans laquelle il vit, et d’interpréter les événements : il est comme une sentinelle qui veille durant la nuit et sait quand arrive l’aurore. Il connait Dieu et il connait les hommes et les femmes, ses frères et sœurs. Il est capable de discernement et aussi de dénoncer le mal du péché et les injustices, parce qu’il est libre ; il ne doit répondre à d’autre maître que Dieu, il n’a pas d’autres intérêts que ceux de Dieu. Le prophète se tient habituellement du côté des pauvres et des sans défense, parce que Dieu lui-même est de leur côté. »

-En quoi cela me parle t-il ? En quoi suis-je prophète ? Comment ?

 

3ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 1,17

 

Détails 

 -La religion de la crainte, c’est de faire les choses par obligation, sans forcément y mettre le cœur. J’adhère à quelque chose, mais au fond, pourquoi est-ce que j’y adhère ? Ca me donne une place ? Un idéal ? Un but ? Si je ne le fais pas, que va t-il m’arriver ?

Le lapin de la religion de la crainte est blême. Il n’a pas de couleur franche. Il fait les choses quitte à en perdre sa couleur, sa personnalité. Il avance parce qu’il est poussé.

-La religion de l’amour, ce n’est plus tant de suivre des commandements que de suivre une personne vivante ; le Christ. Et à partir du moment où l’on suit le Christ, il devient logique de suivre les commandements aussi mais on le fera avec tout son cœur, sans juger celui qui ne le fait pas comme moi. Le lapin de la religion de l’amour a une vraie couleur ; la sienne. Il est motivé et a le regard fixé sur l’amour de Dieu.

Le lapin de la religion de la crainte et celui e la religion de l’amour ont le même discours « OK OK ». Sauf que l’un des deux y croit et l’autre non.

Dieu est attirant lorsqu’on se sent aimé par lui. Ne suis-je pas attiré par une personne parce que je sens de l’amour, de la bonté en elle ?

 

Questions :

 

-Et moi, où en suis-je ? Qu’est-ce que ce dessin me révèle de moi-même, de l’autre, de Dieu ?

-Et lorsque je cherche à ramener l’autre à Dieu, est-ce avec la force ou avec l’amour ?

 

Dans la religion de la crainte, attnetion à ne pas se mettre à la place de Dieu en disant à l’autre ce qu’il faut faire.

Dans la religion de l’amour, ce serait Dieu lui-même qui éduquerait progressivement.

 

3ème Dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jon 3, 1-5.10)

Lecture du livre de Jonas

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive,
selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :
il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine
en proclamant :
« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.
Ils annoncèrent un jeûne,
et tous, du plus grand au plus petit,
se vêtirent de toile à sac.

En voyant leur réaction,
et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,
Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume : 24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9

R/ Seigneur, enseigne-moi tes chemins.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi,Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

2ème lecture : « Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 29-31)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
je dois vous le dire : le temps est limité.
Dès lors,
que ceux qui ont une femme
soient comme s’ils n’avaient pas de femme,
ceux qui pleurent,
comme s’ils ne pleuraient pas,
ceux qui ont de la joie,
comme s’ils n’en avaient pas,
ceux qui font des achats,
comme s’ils ne possédaient rien,
ceux qui profitent de ce monde,
comme s’ils n’en profitaient pas vraiment.
Car il passe,
ce monde tel que nous le voyons.

Evangile : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20)

Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Après l’arrestation de Jean le Baptiste,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »


Passant le long de la mer de Galilée,
Jésus vit Simon et André, le frère de Simon,
en train de jeter les filets dans la mer,
car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit :
« Venez à ma suite.
Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets,
ils le suivirent.


Jésus avança un peu
et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela.
Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,
ils partirent à sa suite.

Mot du Père Yves-Maurice Zambo

Où demeures-tu ?

Cela peut paraître invraisemblable, aujourd’hui, nous sommes plus ou moins identifiés par rapport à notre résidence, à notre quartier, etc. Il n’est donc pas surprenant et anodin de demander ou de fournir une adresse ; surtout en ces périodes difficiles que traverse notre société. Il s’avère ainsi nécessaire de savoir où habitent les uns et les autres. C’est le cas des disciples de Jean qui veulent savoir où habite Jésus : « Rabbi – où demeures-tu ? » Cette question est toujours d’actualité. Elle est tellement pertinente au regard de toutes les implications qui peuvent en découler.
Nous croyons que Jésus Christ est vrai homme et vrai Dieu. En ces identités, l’essentiel pour nous n’est pas de rechercher sa maison ou son château sur la terre, mais d’être avec lui, de l’écouter et de devenir ses disciples. Au fait, Dieu a -t-il une maison ? une demeure ? Ce sont là quelques interrogations qui fusent dans nos esprits et qui méritent des réponses concrètes. Réponses qui peuvent nous aider à bâtir une nouvelle relation entre les religions qui, à ce que je sache, ne sont que des liens pour aller à sa rencontre, à la demeure de Dieu, du Maître. Saurons-nous répondre à son invitation : « venez et vous verrez » . Venir, c’est avoir le courage d’abandonner nos maîtres d’hier, pour voir, avec notre cœur, la présence de Dieu dans le monde. L’ayant trouvé, notre devoir consiste à l’annoncer en premier aux membres de nos familles, comme André le fit pour Simon et, en suite, à tous les humains.

Père Yves-Maurice Zambo

Editorial du Vigneron n°7

Baptisés ou chrétiens ?

Bien -aimés en Jésus-Christ,
Nous célébrons aujourd’hui la baptême de notre Seigneur. Une occasion propice de nous rappeler notre propre baptême. Au moment où Jésus se faisait baptiser par Jean, des cieux, une voix se fit entendre : «  Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » A travers notre baptême qui nous a introduit dans la grande famille des enfants de Dieu appelée aussi Église, nous sommes devenus frères et sœurs de Jésus. La problématique actuelle est de savoir est-ce que notre baptême a fait de nous des autres christs, des chrétiens ? Où en sommes-nous ? Quelle signification donnons-nous actuellement au baptême ? Est-il devenu uniquement une occasion de faire un grand repas familial, un moment convivial en été avec des amis, etc. ? Non.
Je crois qu’il est beaucoup plus…. Le baptême est d’abord le premier sacrement d’initiation à la foi chrétienne. En d’autres termes, il constitue la porte d’entrée dans l’Église. Nous naissons dans la vie spirituelle et devons grandir au fil des ans. Il n’est donc pas question de demeurer éternellement nourrisson. Alors, où en sommes-nous ? baptisés ou chrétiens ? Je nous exhorte à être des baptisés et des chrétiens au sein d’un monde qui perd de plus en plus ses repères fondamentaux tels que le respect de sa vie et celle d’autrui, la famille, la société, Dieu… Puisse chaque baptisé devenir chrétien, signe d’amour et de présence de Jésus dans le monde, en qui Le Père trouve sa joie.

Père Yves-Maurice Zambo

2ème Dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1 S 3, 3b-10.19)

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo,
où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :
« Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Éli répondit :
« Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. »
L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Éli répondit :
« Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,
et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.


De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Celui-ci
se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit :
« Va te recoucher,
et s’il t’appelle, tu diras :
“Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” »
Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là
et il appela comme les autres fois :
« Samuel ! Samuel ! »
Et Samuel répondit :
« Parle, ton serviteur écoute. »


Samuel grandit.
Le Seigneur était avec lui,
et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.

Psaume : 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd

R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.


Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.


« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »


Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

2ème lecture : « Vos corps sont les membres du Christ » (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
le corps n’est pas pour la débauche,
il est pour le Seigneur,
et le Seigneur est pour le corps ;
et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur
et nous ressuscitera nous aussi.
Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.
Celui qui s’unit au Seigneur
ne fait avec lui qu’un seul esprit.
Fuyez la débauche.
Tous les péchés que l’homme peut commettre
sont extérieurs à son corps ;
mais l’homme qui se livre à la débauche
commet un péché contre son propre corps.


Ne le savez-vous pas ?
Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint,
lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ;
vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,
car vous avez été achetés à grand prix.
Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

Evangile : « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)

Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie : par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :
« Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,
et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
« Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
où demeures-tu ? »
Il leur dit :
« Venez, et vous verrez. »
Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait,
et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).


André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples
qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :
« Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus.
Jésus posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ;
tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.