Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 avril 2015, Divine Miséricorde

«  La paix soit avec vous  !  »

Une notion difficile à cerner pour de nombreuses familles en ces temps. Partout, des hommes et des familles sont tourmentés par divers maux qui les conduisent à un enfermement, à une peur. De temps à autre, nous nous recroquevillons dans nos maisons, nos communautés et parfois dans nos convictions … Ce dimanche est celui de la paix du Seigneur, un dimanche dit de « miséricorde ». Occasion propice de découvrir notre misère et celle des autres. En d’autres termes, découvrir nos peurs, les zones de notre existence, de notre conscience qui sont troublées. C’est au cœur de ces traumatismes, de nos peurs que le Christ Ressuscité s’invite pour nous dire « la paix soit avec vous ». Réveillez vous  ! Que faites-vous  ? Sortez de là  ! De vos tombeaux  ! C’est la résurrection  !

La miséricorde est un don ineffable pour celui ou celle qui la reçoit. C’est un cœur qui se penche sur la misère de l’autre. D’emblée, cette misère n’est pas seulement matérielle. Nous la retrouvons sur le plan spirituel, social, affectif et familial. Chacun peut faire son examen de conscience et découvrir ses misères ou ses pauvretés. En Jésus-Christ Ressuscité, nous avons enfin l’assurance d’une paix. Elle est présente dans le monde à travers les envoyés du Christ qui nous communiquent cette paix par les différents sacrements. Dans l’Évangile de ce jour, il s’agit particulièrement du sacrement de réconciliation. Quelle importance accordons-nous encore à ce sacrement qui célèbre la miséricorde de Dieu  ? Il est vrai que tout ceci requière un peu de foi. D’où l’assertion qui est faite dans l’Évangile  : «  Heureux ceux qui croient sans avoir vu  » (Jn 20, 29). Puisse Le Seigneur augmenter en nous la foi …

2ème Dimanche de Pâques

1ère lecture : « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants
avait un seul cœur et une seule âme ;
et personne ne disait
que ses biens lui appartenaient en propre,
mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance
que les Apôtres rendaient témoignage
de la résurrection du Seigneur Jésus,
et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,
car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons
les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente
pour le déposer aux pieds des Apôtres ;
puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.

Psaume : 117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24

R/Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !


Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,
mais sans me livrer à la mort.


La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

2ème lecture : « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.

 

Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?


C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.

Evangile : « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »


Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »


Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »


Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

2ème Dimanche de Pâques

Jn 20,19

 

Détails :

-Les disciples se sont enfermés. Ils vérifient que chacune des entrées sont bien gardées.  Ils sont sur le qui-vive. (beau terme, le « qui-vive » pour un dimanche de résurrection)

-Il y a plusieurs verrous possibles : Celui de gauche, deux poutres, comme une croix, qu’on peut dégager assez rapidement. Celui du milieu est un verrou définitif. Si on regarde bien, le loquet ne peut être déplacé ni à gauche, ni à droite à cause des murs. La porte ne s’ouvrira plus jamais. Et il y a la porte de droite qui est bloquée par un tas de fourbi qu’on a pu trouver à l’intérieur de sa maison ; un matelas, un balai, un frigo, une table (et un seau d’eau pour le gag)

-Et puis, voilà que Jésus se tient au milieu d’eux. Il est là mais personne ne le voit. L’important n’est pas de savoir comment il est entré mais de savoir qu’il est là. Il a dit lui-même « je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Il n’a pas cessé de tenir sa promesse.

-Et enfin, il y a Thomas qui reste dehors. Dans l’Evangile, on sait qu’il n’était pas là quand Jésus est apparu la première fois à ses disciples. L’important, c’est ce qui se passe à l’intérieur de la maison, dans ton intérieur à toi. C’est là que la rencontre avec Jésus peut se faire.

 

Questions 

-La peur me fait me barricader et craindre l’extérieur, alors que mes ressources sont intérieures.

E-E Schmitt écrit : « Tout ce que les hommes ont construit prend source, le plus souvent, dans la peur de l’autre. La force du christianisme, c’est de dénoncer cette peur et d’oser affirmer que les rapports humains pourraient se fondre dans l’amour ».

En quoi est-ce vrai pour moi ? En suis-je conscient(e) ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Résurrection du Seigneur, 5 avril 2015

Le premier jour de la semaine …

C’est par ces mots que débute l’Évangile de ce jour de Pâques : « Le premier jour … ». Ils nous rappellent le récit de la création dans le livre de la Genèse : «(…) Que la lumière soit ! Et la lumière fut.(…), il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour » (Gn 1, 3-5). C’est une nouvelle création qu’inaugure la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau naît à partir de son retour à la vie. Nous sommes passés de la mort spirituelle à la vie spirituelle. Nous sommes rachetés par la mort et la Résurrection de Jésus-Christ.

Pourquoi avoir encore peur de ce que notre Maître a vaincu ? De la mort, ennemie de la vie ? Elle n’a plus aucun pouvoir. D’où notre joie pascale. Nous croyons que le Seigneur a vaincu la mort pour nous donner la vie des enfants de Dieu. Quelle merveille ! Oserons-nous encore nous mettre à la suite des idoles ? Des fausses divinités ? Pourquoi ne pas mettre toute notre confiance en lui ? Chers amis en Jésus-Christ, laissons nos cœurs rejoindre la joie de Marie et celle de tous les disciples de Jésus pour chanter ALLELUIA !!! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Nous sommes désormais le peuple de la Nouvelle Alliance. La création nouvelle dont le premier jour est la Résurrection de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Permettons à Dieu de redonner vie à tout ce qui porte encore en nous des marques de la mort. Une seule chose : savoir remettre entre ses mains très saintes et toute s puissantes nos esprits et lui ferra le reste.
Joyeuse Pâques à tous, à chacun et à chacune d’entre vous !!!

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du Jeudi Saint, Cène du Seigneur, 2 avril 2015

Le lavement des pieds

Le Triduum Pascal, les trois jours qui résument la vie, la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, débute avec le lavement des pieds. C’est par cet Évangile que nous entrons en plein mystère de Pâques. Faudrait-il encore le rappeler, « pâques » signifie « passage ». Il est donc question de réaliser notre propre « pâques » avec la grâce de Dieu. Comment ? Telle est la grande question. Célébrer notre « pâques » avec Jésus c’est commencer par passer du statut du « Maître » à celui de « Serviteur ». Dans l’Évangile de ce soir, Jésus dit :

« Vous m’appelez « Maître » et « Seigneur », et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous » (Jn 13, 13-15).

Nous avons ici un « passage » à faire ; nous qui aimons bien les statuts de « Maître ». Jésus invite tous ses disciples à faire comme lui. Apprendre à s’abaisser aux pieds des autres pour leur redonner une certaine dignité. Nos pieds sont souvent salis chaque fois que nous empruntons d’autres chemins contraires à la charité et à l’humilité C’est un devoir de se laver mutuellement les pieds.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du dimanche des Rameaux et de la Passion, 29 mars 2015

Rameaux et Passion

Un dimanche pas comme les autres. Nous débutons aujourd’hui la semaine dite « sainte ». Elle l’est en raison des événements qui fondent notre foi chrétienne. Ne l’oublions jamais, nous sommes les disciples du crucifié ; les disciples de Jésus-Christ. Entré et accueilli triomphalement à Jérusalem, il sera raillé, moqué et rejeté par la même population. Quelle belle leçon de vie ! Quelle aventure ! Comment accepter de nous mettre à la suite d’un homme qui est toujours considéré dans notre société contemporaine comme un « un gêneur », « un importun », etc … Bref, quelqu’un qui dérange …

La Passion de notre Seigneur est une lumière pour tout chrétien qui souhaite donner sa vie au service de ses frères et sœurs, au service de Dieu. La passion est un don total de sa vie pour ceux qu’on aime. Jésus est mort par amour pour l’humanité afin qu’elle soit sauvée. La Semaine sainte est un temps de prise de conscience du prix de notre salut. Heureux serons-nous d’y entrer pleinement et de prier pour tous les humains. Ayons à cœur de prier pour notre Église, qu’elle demeure un lieu privilégié de transmission de la foi qui découle de la mort et de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Seigneur, aide-nous à ne pas nous laisser flatter par les « rameaux » des temps modernes sans se soucier des « passions » qui peuvent advenir. Apprends-nous à savoir passer des Rameaux à ta Sainte Passion.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 22 mars 2015, 5° dimanche de Carême

Servir et Suivre

Deux verbes d’action soumis à notre méditation. Quelles implications avec notre vie de disciples du Christ ? Il dit : « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ». Le plus souvent, nous voulons bien servir Dieu à travers nos différents engagements. Malheureusement, nous sommes aussitôt confrontés aux motivations profondes qui ne peuvent pas toujours être en conformité avec la volonté de Dieu. Que faire en ce moment ? Continuer à servir pour sa propre gloire ou pour celle de Dieu ?

Bien-aimés dans la foi, servir Dieu c’est suivre le Chemin, la Vérité et la Vie. En d’autres termes, c’est suivre Jésus. Mettre nos pas sur les siens, passer par le même chemin que lui. il est la voie qui mène au Père. C’est en suivant judicieusement le chemin de l’amour, de l’unité et de la paix que nous arriverons à mieux le servir. Car, nous ne pouvons pas prétendre le servir tout en nous détournant du chemin de sa passion qui nous conduit vers Pâques. Avec courage, suivons les pas du Maître et laissons nous guider par sa Parole. Cela peut paraître déconcertant au point de perdre sa dignité, sa liberté, etc. Toutefois, comme il nous le dit en ce cinquième dimanche de carême, « qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle ».
Finalement, servir ses frères et sœurs comme le Christ, c’est suivre la voix du Père qui glorifie sans cesse ceux et celles qui font sa volonté. Puisse le Père être glorifié dans nos services quotidiens ; non seulement avec des paroles mais avec des actes concrets.

Dimanche des Rameaux et Passion du Christ

Procession des Rameaux

Evangile : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mc 11, 1-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
Jésus envoie deux de ses disciples
et leur dit :
« Allez au village qui est en face de vous.
Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
Si l’on vous dit :
‘Que faites-vous là ?’,
répondez :
‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »
Ils partirent,
trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.
Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,
et on les laissa faire.
Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

Messe de la Passion

1ère lecture : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Troisième chant du Serviteur du Seigneur) (Is 50, 4-7)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume : 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

R/Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ?

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

2ème lecture : « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,

et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père.

Evangile : Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc

Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
X = Jésus ; 
= Lecteur ; D = Disciples et amis ; = Foule ; = Autres personnages.

 

L. La fête de la Pâque et des pains sans levain
allait avoir lieu deux jours après.
Les grands prêtres et les scribes
cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,
pour le faire mourir.
Car ils se disaient :
A. « Pas en pleine fête,
pour éviter des troubles dans le peuple. »

          L. Jésus se trouvait à Béthanie,
dans la maison de Simon le lépreux.
Pendant qu’il était à table,
une femme entra,
avec un flacon d’albâtre
contenant un parfum très pur et de grande valeur.
Brisant le flacon,
elle lui versa le parfum sur la tête.
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :
A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu, en effet, le vendre
pour plus de trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données aux pauvres. »
L. Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus leur dit :
X  « Laissez-la !
Pourquoi la tourmenter ?
Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
et, quand vous le voulez,
vous pouvez leur faire du bien ;
mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis :
partout où l’Évangile sera proclamé
– dans le monde entier –,
on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

          L. Judas Iscariote,
l’un des Douze,
alla trouver les grands prêtres
pour leur livrer Jésus.
À cette nouvelle, ils se réjouirent
et promirent de lui donner de l’argent.
Et Judas cherchait comment le livrer
au moment favorable.

          Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
X  « Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
‘Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

          Le soir venu,
Jésus arrive avec les Douze.
Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,
Jésus déclara :
X  « Amen, je vous le dis :
l’un de vous, qui mange avec moi,
va me livrer. »
L. Ils devinrent tout tristes
et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :
D. « Serait-ce moi ? »
L. Il leur dit :
X  « C’est l’un des Douze,
celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.
Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
L. Pendant le repas,
Jésus, ayant  pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit,
le leur donna,
et dit :
X  « Prenez,
ceci est mon corps. »
L. Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
X  « Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,

dans le royaume de Dieu. »

          L. Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.
Jésus leur dit :
X  « Vous allez tous être exposés à tomber,
car il est écrit :
Je frapperai le berger, 
et les brebis seront dispersées.
Mais, une fois ressuscité,
je vous précéderai en Galilée. »
L. Pierre lui dit alors :
D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. »
L. Jésus lui répond :
X  « Amen, je te le dis :
toi, aujourd’hui, cette nuit même,
avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
L. Mais lui reprenait de plus belle :
D. « Même si je dois mourir avec toi,
je ne te renierai pas. »
L. Et tous en disaient autant.

          Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples :
X  « Asseyez-vous ici,
pendant que je vais prier. »
L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et commence à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit :
X  « Mon âme est triste à mourir.
Restez ici et veillez. »
L. Allant un peu plus loin,
il tombait à terre et priait
pour que, s’il était possible,
cette heure s’éloigne de lui.
Il disait :
X  « 
Abba… 
Père, tout est possible pour toi.
Éloigne de moi cette coupe.
Cependant, non pas ce que moi, je veux,
mais ce que toi, tu veux ! »
L. Puis il revient
et trouve les disciples endormis.
Il dit à Pierre :
X  « Simon, tu dors !
Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
Veillez et priez,
pour ne pas entrer en tentation ;
l’esprit est ardent,
mais la chair est faible. »
L. De nouveau, il s’éloigna et pria,
en répétant les mêmes paroles.
Et de nouveau, il vint près des disciples
qu’il trouva endormis,
car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.
Et eux ne savaient que lui répondre.
Une troisième fois, il revient
et leur dit :
X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.
C’est fait ; l’heure est venue :
voici que le Fils de l’homme
est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons !
Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

          L. Jésus parlait encore
quand Judas, l’un des Douze, arriva
et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,
envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :
D. « Celui que j’embrasserai,
c’est lui :
arrêtez-le,
et emmenez-le sous bonne garde. »
L. À peine arrivé,
Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :
D. « Rabbi ! »
L. Et il l’embrassa.
Les autres mirent la main sur lui
et l’arrêtèrent.
Or un de ceux qui étaient là
tira son épée,
frappa le serviteur du grand prêtre
et lui trancha l’oreille.
Alors Jésus leur déclara :
X  « Suis-je donc un bandit,
pour que vous soyez venus vous saisir de moi,
avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple
en train d’enseigner,
et vous ne m’avez pas arrêté.
Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait Jésus ;
il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.
On essaya de l’arrêter.
Mais lui, lâchant le drap,
s’enfuit tout nu.

          Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.
Ils se rassemblèrent tous,
les grands prêtres, les anciens et les scribes.
Pierre avait suivi Jésus à distance,
jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,
et là, assis avec les gardes,
il se chauffait près du feu.
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême
cherchaient un témoignage contre Jésus
pour le faire mettre à mort,
et ils n’en trouvaient pas.
De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,
et ces témoignages ne concordaient pas.
Quelques-uns se levèrent
pour porter contre lui ce faux témoignage :
A. « Nous l’avons entendu dire :
‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,
et en trois jours j’en rebâtirai un autre
qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »
L. Et même sur ce point,
leurs témoignages n’étaient pas concordants.
Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,
interrogea Jésus :
A. « Tu ne réponds rien ?
Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.
Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :
A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »
L. Jésus lui dit :
X  « Je le suis.
Et vous verrez le Fils de l’homme
siéger à la droite du Tout-Puissant,
et venir parmi les nuées du ciel. »
L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :
A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous avez entendu le blasphème.
Qu’en pensez-vous ? »
L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,
couvrirent son visage d’un voile,
et le giflèrent, en disant :
F. « Fais le prophète ! »
L. Et les gardes lui donnèrent des coups.

          Comme Pierre était en bas, dans la cour,
arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.
Elle voit Pierre qui se chauffe,
le dévisage et lui dit :
A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »
L. Pierre le nia :
D. « Je ne sais pas,
je ne comprends pas de quoi tu parles. »
L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.
Alors un coq chanta.
La servante, ayant vu Pierre,
se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :
A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »
L. De nouveau, Pierre le niait.
Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :
F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !
D’ailleurs, tu es Galiléen. »
L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :
D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »
L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.
Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
Et il fondit en larmes.

L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté Jésus,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus répondit :
X  « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais Jésus ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller Jésus,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

          Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

          Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
Jésus cria d’une voix forte :
X  « 
Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X  « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

          L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,
et parmi elles, Marie Madeleine,
Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,
et encore beaucoup d’autres,
qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà il se faisait tard ;
or, comme c’était le jour de la Préparation,
qui précède le sabbat,
Joseph d’Arimathie intervint.
C’était un homme influent, membre du Conseil,
et il attendait lui aussi le règne de Dieu.
Il eut l’audace d’aller chez Pilate
pour demander le corps de Jésus.
Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;
il fit appeler le centurion,
et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
Sur le rapport du centurion,
il permit à Joseph de prendre le corps.
Alors Joseph acheta un linceul,
il descendit Jésus de la croix,
l’enveloppa dans le linceul
et le déposa dans un tombeau
qui était creusé dans le roc.
Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.

          Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,
observaient l’endroit où on l’avait mis.

Dimanche des Rameaux

Mc 14,13

 

Détails :

 

-Décor : une ville déserte  à part un passant qui invective.

-Un lapin, chargé comme un mulet, qui va tout droit, et ça monte, en plus …

-Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, Cana est le lieu où Jésus a changé l’eau en vin. Si le lapin propose au porteur de cruche ce petit détour, c’est que ce serait tout bénéfice pour lui…

 

Questions   

 

-On va dire que le lapin à la cruche est le C « chrétien avancé dans la foi » et que celui qui est derrière est le N comme « néophyte » (Nouveau-né dans la foi).

-le C est bien devant, il porte lourd, il est presque arrivé en haut, il tire la langue… Dur !

-le N est en bas, guilleret, il voit les choses du bon côté, il suit l’autre mais lui propose un autre chemin. Peut-être N a-t-il raison ? S’il a tort sur la recherche de la facilité, il a raison sur l’attitude intérieure à avoir et sur sa confiance en Dieu.

-Et moi, est-ce que j’écoute celui qui est « plus bas que moi ». Est-ce que « les pauvres sont mes maîtres » ? Est-ce que je me laisse interpeller par eux ? Est-ce que je me réfugie dans mes certitudes sans bouger d’un pouce ?

-Pour être bien concret, quand ai-je écouté un plus petit que moi dans l’ échelle sociale, familiale, professionnelle, et ai-je tenu compte de son avis la dernière fois

5ème Dimanche de carême

Jn 12,31

 

Détails :

 -Le lapin de gauche est Jésus, qui a le pouvoir de jeter le démon (le lapin rouge, à droite) hors du monde.

-On peut remarquer qu’il y a de la lumière partout, sauf autour du démon. L’enfer n’est pas un lieu, mais un état. L’enfer est là où j’ai des zones d’ombre, là où je m’enferme sur mes ténèbres.

Le démon embarque ses propres ténèbres. Les ténèbres fuient devant la Lumière qu’est le Christ.

-l’ « aller simple » montre que c’est quelque chose de définitif.

 

Questions

-Quelles sont mes zones de ténèbres ? Il y a celles dont je suis conscient, et celles qu’on me renvoie à la figure. Est-ce que j’accorde plus de crédit à ce que je pense de moi, ou bien à ce que les autres me renvoient de moi ? Pourquoi ?