5ème Dimanche de carême

Jn 12,31

 

Détails :

 -Le lapin de gauche est Jésus, qui a le pouvoir de jeter le démon (le lapin rouge, à droite) hors du monde.

-On peut remarquer qu’il y a de la lumière partout, sauf autour du démon. L’enfer n’est pas un lieu, mais un état. L’enfer est là où j’ai des zones d’ombre, là où je m’enferme sur mes ténèbres.

Le démon embarque ses propres ténèbres. Les ténèbres fuient devant la Lumière qu’est le Christ.

-l’ « aller simple » montre que c’est quelque chose de définitif.

 

Questions

-Quelles sont mes zones de ténèbres ? Il y a celles dont je suis conscient, et celles qu’on me renvoie à la figure. Est-ce que j’accorde plus de crédit à ce que je pense de moi, ou bien à ce que les autres me renvoient de moi ? Pourquoi ?

4ème Dimanche de carême

Eph 2,8-9

 

Détails

 

-Un lapin qui déplace une montagne, brouette après brouette. C’est fatiguant !

-Dans sa brouette, il y a des gros cailloux –taillés (effort supplémentaire)- avec écrit dessus « mérite », « BA » (pour les non-initiés, BA signifie « Bonne Action », LA bonne action que le chrétien se doit de faire durant sa journée (comme s’il n’y en avait qu’une à faire)

-Il vient de se rendre compte qu’il est sauvé par grâce, gratuitement, alors qu’il a déjà bien sué.

 

Questions

 

-Et moi, quelle est mon attitude vis-à-vis du don gratuit de Dieu ? Est-ce que je compte plus sur mes forces, mes mérites, ou sur Dieu ?

-A la fin de ma vie, après avoir beaucoup travaillé pour le Seigneur, et usé mes forces pour lui et les autres, serai-je jaloux si Dieu étend ses grâces à ceux qui n’ont pas travaillé autant que moi ?

-Est- ce que le fait d’être sauvé gratuitement par Jésus me dispense de tout effort ?

3ème Dimanche de carême

Ex 20,3

 

Détails

-les « dieux » nous éloignent de Dieu lui-même. Je n’aurais pas besoin de donner d’autre piste de réflexion, mais seulement une question. Qu’est-ce qui m’éloigne de Dieu ?

-Sur ce dessin, si on regarde bien, le bureau du lapin est complètement vide (excepté la présence de l’ordinateur). Une seule chose peut m’éloigner de Dieu. Une seule chose peut m’en éloigner vraiment, si tout mon cœur est donné à cette chose. Quand je dis « chose », je peux aussi englober les « personnes ».

-Ce lapin est aveuglé, car il ne « voit pas » qu’il a d’autres dieux. Son regard bizarre montre qui est incapable de regarder ailleurs, comme s’il était hypnotisé.

Questions

-Quand j’ai fait ce dessin, il n’existait pas encore les tablettes, les téléphones n’avaient pas encore pris la place qu’ils ont.

-Une idole est quelque chose dont je ne peux pas me passer. De qui, de quoi ne puis-je pas me passer pendant une semaine ? Est-ce que je suis donc dépendant de cette chose ? En gros, il faut le dire, elle me manipule puisque je ne sais pas m’en passer. Une idole n’est pas forcément extérieure, elle peut être en moi.

-On parle de liberté, partout en France, mais comment quelqu’un peut-il vraiment parler de liberté s’il est enchaîné par quelque chose, même une toute petite, même une seule (comme cet ordinateur sur ce bureau vide) ?

-La question, aujourd’hui, n’est pas tant de se culpabiliser que de se dire « A côté de quoi est-ce que je passe ? », « Qu’est-ce que je risque de rater en étant focalisé sur une chose ou une personne ? »

2ème Dimanche de Carême

Rm 8,31

Détails

 -C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.

-De l’autre côté, il y a Dieu, qui a le dernier mot. Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.

 

Questions

-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?

-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous y sommes, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Je n’en dis pas plus, il y a tant à méditer là-dessus.

1er Dimanche de carême

1 P 3,21

 

Détails :

-Lorsque nous sommes baptisés, Dieu s’engage envers nous. Nous devenons des « enfants de Dieu » ; ses enfants ! Tous ceux qui ont des enfants savent qu’on ne peut pas « faire » des enfants s’engager à les nourrir ensuite, les loger, les faire grandir…

-Sur ce dessin, Dieu s’engage, il a déjà signé. Il demande un retour au baptisé.

-Le baptême n’est pas un tampon qui donne droit aux sacrements (la communion, la confirmation, la confession, le mariage…), c’est d’abord un don. Dieu donne sa vie pour moi. Dieu s’engage pour moi (regarde sur le dessin, à l’endroit où il faut signer, que vois-tu ? Qu’il y a une croix sur le capuchon du stylo. C’est l’engagement de Dieu. Il s’engage à m’aimer même si je le renie, à m’aimer même si je le trahis, à m’aimer jusqu’à mourir, et même mourir sur une croix.

-Le lapin essaie de se défausser. « on ne lui avait pas dit » qu’il y a un retour d’engagement. Peut-être n’ai-je pas demandé à être baptisé(e) ? Peut-être que maintenant, je sens que je me suis fait(e) avoir et que je dois m’engager de façon obligée ? Si c’est le cas, il vaudrait mieux d’abord que je comprenne ce qu’est vraiment le baptême, tout ce dont j’ai reçu. Après, je risque d’être plutôt content d’avoir été baptisé(e)…

 

Questions

-Le lapin accuse l’autre « on ne me l’a pas dit ». C’est souvent plus simple de dire cela. Ca déresponsabilise. C’est comme si on disait « ce n’est pas de ma faute », et hop, problème règlé. Quand je m’engage à quelque chose, est-ce que je réfléchis aux conséquences ?

Si ça ne tourne pas comme je l’avais prévu, est-ce que je me défausse sur quelqu’un, est-ce que j’abandonne en charcahnt ailleurs, ou est-ce que j’assume ?

Trouve un exemple en quoi tu t’es défaussé(e) et un autre exemple en quoi tu as assumé la responsabilité de ton choix.

6ème Dimanche du Temps Ordinaire

1 Co 10,31

 

Détails et questions:

 -Il n’y a pas grand-chose à voir, sinon, deux détails ; l’angle de vue et les couleurs.

L’angle de vue utilisé est la « plongée » ; on regarde les choses de haut. Ca renforce la supériorité de celui qui regarde ou la petitesse de ce qu’on regarde. Comment est-ce que je considère les personnes, les tâches matérielles les moins valorisantes ? Du haut de mon piédestal ?

Les couleurs ; tout est terne (en niveaux de gris) sauf le lapin, ses gants, son débouche-évier, son tablier… Cela manifeste que dans notre vie, les mêmes événements, les mêmes personnes, les mêmes paysages… peuvent être ternes ou passionnants, suivant le regard que l’on porte sur eux.

Faire tout pour la gloire de Dieu… Le secret réside dans « l’Esprit dans lequel je fais les choses ».

Est-ce que je fais parce que de toutes façons, il faut faire ?

Ou bien est-ce que j’essaye de mettre un sens à ce que je fais ? Une âme ? Un but ? d’anticiper le Règne de Dieu ?

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails et questions:

 

-Il nous arrive de chercher le Seigneur… en fermant les yeux… Si on regarde les attitudes des lapins, elles reflètent notre manière de chercher le Seigneur. De gauche à droite ;

-On marche en avant et on regarde en arrière. Refus de lâcher le passé.

-On crie vers Dieu mais on ferme les yeux pour ne pas voir en face ce qu’il demanderait…

-On est face à lui, avec une loupe à décortiquer les détails et on oublie l’essentiel (Lui)

-On est près de Lui (lapin du milieu) et on regarde ailleurs (distraction dans la prière)

-On est perdu dans les broussailles à se débattre. Qu’allons-nous le chercher dans les

broussailles ? (refus de sortir de nos empêtrements et entêtement)

-On cherche sous les pierres. C’est lourd, à soulever, toutes ces pierres ! (épuisement à

chercher dans de mauvais chemins ; occultisme, pseudo-révélations, faiseurs de miracles…)

-On le cherche dans le dialogue « Tu ne l’aurais pas vu, toi ? » et l’autre, avec la tête, fait signe que « non » (refus de témoigner des merveilles que Dieu a faites dans nos vies, et qui pourraient faire avancer l’autre)

 

-Et aussi, la croix est bien visible, mais on préfère chercher le Seigneur dans la gloire… Non ?

4ème Dimanche du Temps Ordinaire

Dt 18,15

Détails

-Ce lapin sur scène est un prophète. Il parle au nom de Dieu, il « monte sur la hauteur », il proclame (de toutes ses forces car on voit sa langue vraiment déployée). Curieusement, il n’a pas de micro mais sa parole est répercutée dans les baffles (ce qui signifie que c’est Dieu qui se charge d’amplifier la petite part de l’action qu’il nous demande d’accomplir.

-En bas, il y a un curé qui est là avec sa Bible, pour annoncer la Bonne Nouvelle mais sans grand succès, visiblement.

-Celui qui parle au curé lui reproche de ne pas être audible. Il faut trois critères pour être audible :

1. se faire entendre (si je parle tout doucement, on ne risque pas de m’entendre)

2. se faire comprendre (j’adapte le message à qui je parle. Je n’adapte pas le contenu

du message, mais la manière de le dire, le vocabulaire…)

3. vivre soi-même ce qu’on dit.

 

Questions

 

-Qu’est-ce que je reprocherais aux curés dans leur manière de faire ? Qu’est-ce que j’attendrai d’eux ? Que devraient-ils changer pour que je m’y retrouve davantage et que je progresse davantage ?

-Et moi, de quelle manière est-ce que je peux dire une parole de Vie ? Avec qui suis-je plus à l’aise de parler ? Peut-être est-ce dans ce lieu ou vers ces personnes que Dieu m’appelle ?

-Dans la lettre apostolique aux consacrés le pape François  dit  « Le prophète reçoit de Dieu la capacité de scruter l’histoire dans laquelle il vit, et d’interpréter les événements : il est comme une sentinelle qui veille durant la nuit et sait quand arrive l’aurore. Il connait Dieu et il connait les hommes et les femmes, ses frères et sœurs. Il est capable de discernement et aussi de dénoncer le mal du péché et les injustices, parce qu’il est libre ; il ne doit répondre à d’autre maître que Dieu, il n’a pas d’autres intérêts que ceux de Dieu. Le prophète se tient habituellement du côté des pauvres et des sans défense, parce que Dieu lui-même est de leur côté. »

-En quoi cela me parle t-il ? En quoi suis-je prophète ? Comment ?

 

3ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 1,17

 

Détails 

 -La religion de la crainte, c’est de faire les choses par obligation, sans forcément y mettre le cœur. J’adhère à quelque chose, mais au fond, pourquoi est-ce que j’y adhère ? Ca me donne une place ? Un idéal ? Un but ? Si je ne le fais pas, que va t-il m’arriver ?

Le lapin de la religion de la crainte est blême. Il n’a pas de couleur franche. Il fait les choses quitte à en perdre sa couleur, sa personnalité. Il avance parce qu’il est poussé.

-La religion de l’amour, ce n’est plus tant de suivre des commandements que de suivre une personne vivante ; le Christ. Et à partir du moment où l’on suit le Christ, il devient logique de suivre les commandements aussi mais on le fera avec tout son cœur, sans juger celui qui ne le fait pas comme moi. Le lapin de la religion de l’amour a une vraie couleur ; la sienne. Il est motivé et a le regard fixé sur l’amour de Dieu.

Le lapin de la religion de la crainte et celui e la religion de l’amour ont le même discours « OK OK ». Sauf que l’un des deux y croit et l’autre non.

Dieu est attirant lorsqu’on se sent aimé par lui. Ne suis-je pas attiré par une personne parce que je sens de l’amour, de la bonté en elle ?

 

Questions :

 

-Et moi, où en suis-je ? Qu’est-ce que ce dessin me révèle de moi-même, de l’autre, de Dieu ?

-Et lorsque je cherche à ramener l’autre à Dieu, est-ce avec la force ou avec l’amour ?

 

Dans la religion de la crainte, attnetion à ne pas se mettre à la place de Dieu en disant à l’autre ce qu’il faut faire.

Dans la religion de l’amour, ce serait Dieu lui-même qui éduquerait progressivement.

 

2ème Dimanche du Temps Ordinaire

Jn 1,39

 

Détails

 

-Jean et André demandant à Jésus où il demeure. De leur regard, ils cherchent plutôt en-haut.

-Jésus leur répond en leur montrant sa demeure ; le cœur de l’Homme. Pour trouver Jésus, il faut descendre dans le cœur de l’être humain, bien profond.

-Il y a une échelle qui montre que le chemin est long. Il va falloir descendre chacun des échelons. Si on regarde bien l’échelle, plus on descend, plus elle est resserrée. C’est le chemin de la vie spirituelle qui s’affine de plus en plus.

-Connaître le cœur de l’homme ne se fait pas d’un coup. La confiance se crée dans le temps.

-Ce qui couvrait le trou en forme de coeur était une pierre, qui est roulée. C’est une image de l Résurrection. Quand Jésus est présent au cœur de l’homme, il y a la Vie dans les ténèbres.

-Jésus dit aux deux apôtres de s’équiper avant de descendre : « Venez et voyez ». Pour venir, il faut des chaussures, et pour voir, il faut des lunettes.

Questions

-Être en marche et regarder, n’est-ce pas l’attitude de celui qui cherche Dieu constamment ?

-Avant d’envoyer ses disciples, Jésus les invite à aller chez lui, le connaître. Il les invite à descendre.

-Et moi, en quoi cette image me parle t-elle aujourd’hui ?

 

-Qu’est-ce qu’elle me révèle de Dieu ? des autres ? de moi ?