Ascension

Mc 16,20

 

Détails :

 

Beaucoup d’inattendu en une seule image. De gauche à droite ;

-Un démon expulsé d’un lapin (visiblement surpris d’avoir ce genre de truc à l’intérieur de lui)

-Le lapin qui annonce la Bonne Nouvelle, sur fond de soleil levant. Il suffit qu’il parle pour que le Seigneur agisse.

-Au premier plan, à droite, le sourd qui se met à entendre.

-Derrière lui, en ombre chinoise, le boiteux qui bondit en lançant sa béquille.

-Et tout à droite, le mort qui ressuscite et sort de son tombeau en bondissant lui aussi.

-Le décor est simple, il n’y a rien d’autre que la nature, on ne perçoit aucune « œuvre humaine ».

-L’homme est comme rendu à sa vocation première ; il vient de Dieu et il est fait pour Lui. Les seuls « instruments » (béquille pour le boiteux, corne pour le sourd et bandelettes pour le mort) sont maintenant inutiles.

 

Questions

 

-Dans l’ordre de la foi, on peut faire des choses pour Dieu, ou faire les choses de Dieu. Les deux sont bien, mais la deuxième est meilleure. Si on compte sur soi, on pourra accomplir de belles choses qui seront peut-être très bien, mais si on compte sur Dieu, ce sera encore meilleur, même si le résultat n’est pas toujours perceptible à nos yeux. Qu’est-ce que je préfère, au fond de moi ? Comment le mettre en œuvre cette semaine ?

6ème Dimanche du Temps Pascal

Ac 10,44

 

Détails :

Ce verset est tiré d’une histoire que j’aime beaucoup. Un centurion qui ne connaît pas Dieu (il s’appelle Corneille) a une apparition et Dieu lui demande d’aller chercher à Joppé, dans une maison précise, un certain Pierre. Il ne le connaît pas, il ne sait pas pourquoi mais il envoie des hommes le chercher. Le même jour, Pierre a une vision d’une grande nappe remplie d’animaux qui descend du ciel. Dieu lui demande de manger ces animaux. Pierre refuse car il dit qu’ « ils sont impurs ». Cette vision le travaille et c’est à ce moment-là que les hommes envoyés par Corneille arrivent. Pierre les suit, puis arrivé là-bas, il se met à parler de Jésus. En plein milieu de son discours, l’Esprit-Saint s’empare de tous ceux qui écoutent (c’est le dessin de la semaine). On voit Pierre à droite, le premier surpris.

Corneille est représenté à gauche. Quand l’Esprit Saint fond sur lui, il devient habité par l’Esprit (il a la forme d’une colombe, symbole de l’Esprit-Saint. Il a l’air heureux, il est dans la lumière, il est prêt à se déployer et à voler de ses propres ailes.

Les trois rayons montrent que Dieu Père, Fils et Esprit-Saint est à l’œuvre (partout où il y a l’Esprit Saint, il y a le Père et le Fils) et les douze étoiles montrent que la mission des douze est de transmettre la Parole de Dieu pour que l’Esprit-Saint fasse le reste.

Questions

-Et moi, suis-je conscient(e) de la puissance de la Parole de Dieu ? Quand cette Bonne Nouvelle est proclamée et vécue dans ma vie, l’Esprit-Saint peut agir par mon intermédiaire.

-Suis-je disponible comme Corneille ? Est-ce que je me laisse bousculer dans ma prière comme Pierre au point de changer ma façon de voir ? A quel moment ?

5ème Dimanche du Temps Pascal

Jn 15,2

 

Détails :

-Le cep, c’est moi. Il y a des endroits où je porte du fruit dans ma vie, et des endroits où je suis plutôt stérile.

-Jésus vient émonder ma vie, c’est-à-dire qu’il vient visiter les endroits où je ne porte pas de fruit. Quelques fois, c’est une coupe franche dans ma vie où il y a tellement de parasites que la terre s’use pour rien. Quels sont ces domaines où je me perds ?

-Le pied de vigne demande à Jésus de ne pas regarder les zônes sombres ou stériles de son existence pour voir ce qui marche bien. « Regarde à droite ! » veut dire « regarde ce qui va bien dans ma vie ! » « regarde là où je suis performant dans ma foi ». Alors que Jésus le voit déjà.

Questions

-Comme un maître attentionné, il désire que toute ma vie porte du fruit. Il désire que la lumière soit mise partout. Peut-être est-ce dans les zônes les plus sombres de ma vie que Jésus veut venir ? Peut-être, à l’avenir, porterai-je plus de fruits dans mes branches actuellement stériles que dans les autres ?

-Quels sont mes lieux de combat actuels ? Qu’est-ce qui n’est pas encore évangélisé dans ma vie ? Quel est l’endroit où une petite voix me dit que cette partie de ma vie n’est pas top et ne peut pas être en accord avec ce que Jésus me demande ? Est-ce que je crois que ce lieu-là peut être un lieu où jaillira la vie, les fleurs, puis les fruits si Jésus le visite ?

Aujourd’hui, il y a même un autre dessin illustrant la première lecture qui est dans un article en-dessous.

4ème Dimanche du temps pascal

ps 117 , 8

Détails :

 

-Le lapin commercial essaye de vendre une moto en carton en présentant une vraie. Ses arguments sont mirobolants ;

-« Le plein gratuit » (pour une moto en carton, logique…), Pneus neufs (idem), prix sacrifié (1499 €, pour du carton, un peu cher, enfin il y a la clé avec, quand-même), Soldes, hyper-maniable (on la porte avec une main, si si…)

-L’autre lapin a l’air sceptique, il est tenté… Va-t-il craquer ?

 

Questions

 

-La parole du dessin n’est pas pour dire qu’il ne faut pas faire confiance aux hommes. Elle nous dit que la confiance en Dieu ne trompe jamais (mais que ça ne nous empêche pas de faire confiance aux autres aussi).

-Certains voudraient s’arranger leur propre religion, bien confortable, avec ce qu’on prend et ce qu’on laisse… Jésus n’a pas choisi le trône, le château, la limousine et la princesse. C’est revêtu du vêtement de faiblesse qu’il est venu. Quelques fois, on revendique de faire des trucs spéciaux pour attirer les jeunes. Attention à ne pas les « tromper sur la marchandise » si on les prépare pas à la réalité de la vie, exigente. Etre inventif est une très bonne chose, mais arriver à ce que le jeune s’accroche au Christ véritablement et lui reste fidèle quand tout sera sec, en est une autre.  Est-ce que je prépare les autres à cela ?

2ème Dimanche de Pâques

Jn 20,19

 

Détails :

-Les disciples se sont enfermés. Ils vérifient que chacune des entrées sont bien gardées.  Ils sont sur le qui-vive. (beau terme, le « qui-vive » pour un dimanche de résurrection)

-Il y a plusieurs verrous possibles : Celui de gauche, deux poutres, comme une croix, qu’on peut dégager assez rapidement. Celui du milieu est un verrou définitif. Si on regarde bien, le loquet ne peut être déplacé ni à gauche, ni à droite à cause des murs. La porte ne s’ouvrira plus jamais. Et il y a la porte de droite qui est bloquée par un tas de fourbi qu’on a pu trouver à l’intérieur de sa maison ; un matelas, un balai, un frigo, une table (et un seau d’eau pour le gag)

-Et puis, voilà que Jésus se tient au milieu d’eux. Il est là mais personne ne le voit. L’important n’est pas de savoir comment il est entré mais de savoir qu’il est là. Il a dit lui-même « je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Il n’a pas cessé de tenir sa promesse.

-Et enfin, il y a Thomas qui reste dehors. Dans l’Evangile, on sait qu’il n’était pas là quand Jésus est apparu la première fois à ses disciples. L’important, c’est ce qui se passe à l’intérieur de la maison, dans ton intérieur à toi. C’est là que la rencontre avec Jésus peut se faire.

 

Questions 

-La peur me fait me barricader et craindre l’extérieur, alors que mes ressources sont intérieures.

E-E Schmitt écrit : « Tout ce que les hommes ont construit prend source, le plus souvent, dans la peur de l’autre. La force du christianisme, c’est de dénoncer cette peur et d’oser affirmer que les rapports humains pourraient se fondre dans l’amour ».

En quoi est-ce vrai pour moi ? En suis-je conscient(e) ?

Dimanche des Rameaux

Mc 14,13

 

Détails :

 

-Décor : une ville déserte  à part un passant qui invective.

-Un lapin, chargé comme un mulet, qui va tout droit, et ça monte, en plus …

-Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, Cana est le lieu où Jésus a changé l’eau en vin. Si le lapin propose au porteur de cruche ce petit détour, c’est que ce serait tout bénéfice pour lui…

 

Questions   

 

-On va dire que le lapin à la cruche est le C « chrétien avancé dans la foi » et que celui qui est derrière est le N comme « néophyte » (Nouveau-né dans la foi).

-le C est bien devant, il porte lourd, il est presque arrivé en haut, il tire la langue… Dur !

-le N est en bas, guilleret, il voit les choses du bon côté, il suit l’autre mais lui propose un autre chemin. Peut-être N a-t-il raison ? S’il a tort sur la recherche de la facilité, il a raison sur l’attitude intérieure à avoir et sur sa confiance en Dieu.

-Et moi, est-ce que j’écoute celui qui est « plus bas que moi ». Est-ce que « les pauvres sont mes maîtres » ? Est-ce que je me laisse interpeller par eux ? Est-ce que je me réfugie dans mes certitudes sans bouger d’un pouce ?

-Pour être bien concret, quand ai-je écouté un plus petit que moi dans l’ échelle sociale, familiale, professionnelle, et ai-je tenu compte de son avis la dernière fois

5ème Dimanche de carême

Jn 12,31

 

Détails :

 -Le lapin de gauche est Jésus, qui a le pouvoir de jeter le démon (le lapin rouge, à droite) hors du monde.

-On peut remarquer qu’il y a de la lumière partout, sauf autour du démon. L’enfer n’est pas un lieu, mais un état. L’enfer est là où j’ai des zones d’ombre, là où je m’enferme sur mes ténèbres.

Le démon embarque ses propres ténèbres. Les ténèbres fuient devant la Lumière qu’est le Christ.

-l’ « aller simple » montre que c’est quelque chose de définitif.

 

Questions

-Quelles sont mes zones de ténèbres ? Il y a celles dont je suis conscient, et celles qu’on me renvoie à la figure. Est-ce que j’accorde plus de crédit à ce que je pense de moi, ou bien à ce que les autres me renvoient de moi ? Pourquoi ?

4ème Dimanche de carême

Eph 2,8-9

 

Détails

 

-Un lapin qui déplace une montagne, brouette après brouette. C’est fatiguant !

-Dans sa brouette, il y a des gros cailloux –taillés (effort supplémentaire)- avec écrit dessus « mérite », « BA » (pour les non-initiés, BA signifie « Bonne Action », LA bonne action que le chrétien se doit de faire durant sa journée (comme s’il n’y en avait qu’une à faire)

-Il vient de se rendre compte qu’il est sauvé par grâce, gratuitement, alors qu’il a déjà bien sué.

 

Questions

 

-Et moi, quelle est mon attitude vis-à-vis du don gratuit de Dieu ? Est-ce que je compte plus sur mes forces, mes mérites, ou sur Dieu ?

-A la fin de ma vie, après avoir beaucoup travaillé pour le Seigneur, et usé mes forces pour lui et les autres, serai-je jaloux si Dieu étend ses grâces à ceux qui n’ont pas travaillé autant que moi ?

-Est- ce que le fait d’être sauvé gratuitement par Jésus me dispense de tout effort ?

3ème Dimanche de carême

Ex 20,3

 

Détails

-les « dieux » nous éloignent de Dieu lui-même. Je n’aurais pas besoin de donner d’autre piste de réflexion, mais seulement une question. Qu’est-ce qui m’éloigne de Dieu ?

-Sur ce dessin, si on regarde bien, le bureau du lapin est complètement vide (excepté la présence de l’ordinateur). Une seule chose peut m’éloigner de Dieu. Une seule chose peut m’en éloigner vraiment, si tout mon cœur est donné à cette chose. Quand je dis « chose », je peux aussi englober les « personnes ».

-Ce lapin est aveuglé, car il ne « voit pas » qu’il a d’autres dieux. Son regard bizarre montre qui est incapable de regarder ailleurs, comme s’il était hypnotisé.

Questions

-Quand j’ai fait ce dessin, il n’existait pas encore les tablettes, les téléphones n’avaient pas encore pris la place qu’ils ont.

-Une idole est quelque chose dont je ne peux pas me passer. De qui, de quoi ne puis-je pas me passer pendant une semaine ? Est-ce que je suis donc dépendant de cette chose ? En gros, il faut le dire, elle me manipule puisque je ne sais pas m’en passer. Une idole n’est pas forcément extérieure, elle peut être en moi.

-On parle de liberté, partout en France, mais comment quelqu’un peut-il vraiment parler de liberté s’il est enchaîné par quelque chose, même une toute petite, même une seule (comme cet ordinateur sur ce bureau vide) ?

-La question, aujourd’hui, n’est pas tant de se culpabiliser que de se dire « A côté de quoi est-ce que je passe ? », « Qu’est-ce que je risque de rater en étant focalisé sur une chose ou une personne ? »

2ème Dimanche de Carême

Rm 8,31

Détails

 -C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.

-De l’autre côté, il y a Dieu, qui a le dernier mot. Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.

 

Questions

-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?

-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous y sommes, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Je n’en dis pas plus, il y a tant à méditer là-dessus.