12ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Le lapin vaut effectivement plus car il est à la première place du podium.
-Si on regarde bien, la tête des aigles dépasse quand même celle du lapin. Dans la logique de Dieu, c’est souvent ce qui est en-dessous, qui est petit, faible, pauvre ou caché, qui vaut plus que le reste.
Questions
– Le mot hébreu tsippôr désigne de façon générale les petits oiseaux (voir ce mot). Il est traduit par moineau ou passereau. Cet oiseau est fidèle à son nid construit sans doute sur le mur du Temple. On en vend deux pour un sou. Mais cet oiseau est aussi effronté, piaillard, querelleur… et dans ce cas, l’être humain peut lui ressembler. Mais même dans ce cas, il ne passe pas inaperçu aux yeux de Dieu qui s’intéresse à eux. Certaines personnes ont beaucoup de défauts apparents et il y a beaucoup de personnes qui ne les supportent pas. Dieu, lui, les regarde avec intérêt.
–Quelles sont les personnes qui me sont difficiles à supporter ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui m’aide à les traiter avec humanité ?

Solennité de la Sainte Trinité

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-Ce personnage a une pile de repassage à faire. En lisant la bulle qui encourage, on pourrait croire que c’est son mari qui l’encourage… mais non, ce n’est qu’un perroquet. Peu importe, c’est le fruit qui est important, c’est le fait que ça lui redonne du courage.
Questions
-Le courage n’est pas seulement d’avoir du cran pour faire une action exceptionnelle. Repasser du linge est une action répétitive, monotone, et quelques fois, la pile est haute. Une fois le linge repassé, la corbeille se remplit aussi vite pour recommencer le lendemain. Et là, oui, il faut du courage. Encourager, c’est redonner du courage. Ca ne change rien au travail à accomplir, mais ça permet de l’aborder différemment. L’encouragement est sans doute lié à la reconnaissance. Si quelqu’un reconnaît mon travail (de repassage ou tout autre travail), ça permet de sentir que je ne fais pas ce travail pour moi mais pour les autres. Le courage ne s’acquiert pas par la menace ni la violence mais par le fait que quelqu’un compte sur moi et qu’il croit en moi.
Saint Paul encourage beaucoup les églises naissantes et les chrétiens dans ses lettres. Dieu encourage sans cesse car il croit en nous. Ou plus exactement, il sait que nous sommes capables de choses immenses si on compte sur lui car rien ne lui est impossible. Quand Dieu encourage, il suscite en même temps notre foi…
Et la perfection, c’est d’abord cela ; s’appuyer sur Lui et croire qu’il peut tout réaliser en moi et par moi.

7ème Dimanche de Pâques

Détails
 
« J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche ; habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. »
-La maison du Seigneur, c’est cette petite habitation, avec une grande porte et une fenêtre. Elle a une surface de plafond plus grande que la surface du sol. Au Ciel, il y a de l’espace.
-Pour entrer dans cette maison, il y a un paillasson. On ne peut pas franchir l’entrée sans être pur. C’est Jésus lui-même qui viendra nous purifier. Il commence déjà ici-bas, par l’action de l’Esprit-Saint, avec qui il nous faut collaborer de notre pleine volonté.
-Dans la maison, on voit une lueur. C’est celle de Dieu ; Lumière dans les ténèbres.
-La maison est en plein désert. Il n’y a rien d’autre autour à part deux plantes qui touchent le mur de la maison, signe de la Création qui amène à Dieu (et qui vient de Lui).
-Le lapin a l’air gêné de demander une telle chose, comme s’il ne s’en sentait pas digne. D’après la réponse qui vient de l’intérieur de la maison, il n’est pas le premier à demander.
 
Questions
 
-Est-ce qu’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie fait partie d’un désir que j’ai ?
-Est-ce la seule chose que je cherche ? Oui ? Non ? Pourquoi ?

Dimanche des Rameaux

Détails
-Le lapin gris, bien habillé (classiquement, couleurs neutres) veut se fondre dans la masse.
Le lapin bleu, lui, a tout pour qu’on le remarque ; des lunettes roses, une casquette rouge, il crie en couleurs vives, histoire qu’on le voie bien. Il n’a pas l’air d’avoir une vie modèle, puisqu’il vient de vider une bouteille, que ses dents montrent que sa nourriture n’est pas équilibrée, et le voici qui compromet l’autre par des paroles pas très flatteuses.
Questions
-Le lapin gris l’ignore par le geste (il tourne le dos et fait un serment de sa main droite) ainsi que par sa parole (je ne connais pas cet homme)
-Combien de fois est-ce que je ressemble au lapin gris lorsque la discussion s’engage sur le Christ, l’Eglise, le pape… dans un terrain hostile ?
-Je n’aime pas qu’on m’ignore. Me suis-je déjà posé la question des sentiments du Christ quand j’agis comme ça envers lui, alors qu’il est parfait et personne ne peut avoir quelque chose à lui reprocher ?

5ème Dimanche de Carême

Détails

-Ce lapin emberlificoté est Lazare dans son tombeau que Jésus vient de ressusciter. Il est embaumé et se prend les bandelettes dans une branche qui pousse dans le tombeau.

-Ce dessin pourrait être une représentation du purgatoire. Le purgatoire est un état (pas un lieu) où on a fait le choix de Dieu à la mort… seulement, on n’est pas assez prêt pour le voir tout de suite, lui, la Sainteté absolue (sur le dessin, c’est la lueur à droite)

-Le lapin est tendu vers l’avant, oreilles comprises (la lueur, c’est la Résurrection), son désir de voir Dieu est là, et il sera exaucé après ce temps de purification. Il a l’air bien impatient.

-Il y a encore des choses qui le retiennent (les bandelettes) qui sont surtout des non-pardons ou la prise de conscience de tout ce qu’il aura fait de mal durant son existence terrestre. Ici, c’est un petit rien qui empêche le lapin d’aller plus loin, toujours est-il que ce petit rien est bien là…

Questions

-Jésus demande qu’on le délie, mais ne le fait pas lui-même. Je suis capable de lier ou délier une personne. Sans doute aurai-je à demander pardon à ceux que j’ai blessés, réparant ainsi un affront, et je serai alors l’instrument qui déliera  et libèrera l’autre.

-Pourquoi ne pas commencer aujourd’hui ? Ca sera ça de moins à faire plus tard, et je pourrai alors foncer vers la Lumière sans être retenu par quoi que ce soit.

7ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-Le lapin bleu a un grand désir, il veut devenir saint. Il va dans un magasin d’auréoles (le dessin ne dit pas si elles sont payantes ou gratuites).

-Les auréoles sont diverses ; elles ont la forme de ce qu’elles représentent (un cœur pour l’amour, une colombe pour la paix, un sourire pour la joie, une toute petite pour l’humilité, une à 5 anneaux pour l’olympique (histoire de dire que la sainteté est universelle et que son acquisition n’est pas évidente).

-Et puis il y en a une « d’occasion », un peu tordue, dont l’état n’est pas si neuf que ça. Elle signifie qu’il ne faut pas se contenter de peu. Souhaiter une petite auréole un peu tordue, c’est ne pas se croire digne de l’amour de Dieu. C’est encore mettre une limite à son amour immense qui veut « infiniment plus que nous n’osions demander ou imaginer » (St Paul)

Questions

-Qui d’entre nous souhaite voir réussir son enfant ? Avoir mille et un projets pour lui ?

La réussite totale que Dieu a en vue pour nous, c’est que nous soyons unis en lui d’une manière définitive. Ainsi, nous serons saints. La sainteté, ce n’est pas d’être parfaits, mais de   participer à la perfection qu’est Dieu. C’est se recevoir de Lui.

-Si nous souhaitons la réussite de nos proches, croyons-nous vraiment que Dieu peut « réussir » avec nous ?

-Le lapin-Dieu (avec sa cravate jaune) nous demande « laquelle désirez-vous ? » parce que ce n’est pas lui qui va nous en imposer une. Et moi, quel est mon désir ?

-Est-ce que je vais penser à entrer dans son magasin chaque jour de cette semaine ?

6ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
 
-Ce lapin indécis est juché sur un socle naturel qui ressemble à un gros tronc avec peu de feuilles, comme une souche qui est empêchée de se développer.
-Il est seul à devoir prendre sa décision.
-Dans son corps, tout est contradictoire ;
-Son corps est tourné vers la gauche et sa tête vers la droite.
-Il a un bras devant et un derrière.
-Une oreille tournée vers le haut et une autre vers le bas (= il entend deux conseils différents et lui, il est au milieu).
 
Questions
 
-Dire « Oui », et dire « Non » et le plus beau cadeau que Dieu a donné à chaque être humain. Ca veut dire que chaque être a la capacité de penser par lui-même, et de devenir lui-même.
-Est-ce que j’use de cette grâce comme d’un pouvoir sur les autres ?
-Est-ce que je suis un(e) éternel(le) indécis(e) ? 
-Est-ce que j’attends que la réponse vienne de l’extérieur ?
-Dire oui ou non permet à l’autre de se situer vis-à-vis de moi car il sait ce que je pense. Sans cette parole de ma part, la relation peut-elle être vraie ?

5ème dimanche du Temps Ordinaire

Détails

  • Ce lapin passe d’un paysage neutre (il n’y a rien derrière lui) à la lisière d’une forêt menaçante de plus en plus sombre. Il y a 13 paires d’yeux fixés sur lui.
  • L’attitude du lapin est toute « molle », hésitante. Les oreilles en accordéon, le corps penché en arrière, comme si tout résistait en lui. Ses yeux regardent ailleurs.
  • Le ciel devient gris, le chemin s’assombrit.
  • Une seule chose paraît solide et tenir ferme, sur ce dessin, c’est le panneau « MISSION », bien droit, en couleurs, planté au milieu du chemin (en général, ils sont plantés en bordure)

Questions

  • Quand on lit les lettres de Saint Paul, on est plutôt frappé par sa vivacité, sa solidité, ses propos directs et incisifs. Et là, il nous déclare qu’il est craintif et tremblant. C’est à ce moment-là que Dieu peut prendre toute la place. Ce que nous considérons comme une faiblesse (le dessin l’exprime bien, le lapin paraît le « maillon faible » face à ces animaux tapis) est en réalité une grande force aux yeux de Dieu, lui qui est passé par ce même chemin. La force de ce lapin vient du fait qu’il est envoyé (panneau « mission »). S’il est envoyé, c’est par quelqu’un. Si ce quelqu’un est Dieu, forcément, il est dans le coin. A quoi cela lui servirait-il d’envoyer si c’était en pure perte ?
  • Ai-je conscience que ma faiblesse est une occasion de laisser passer Dieu devant moi, à travers moi ?
  • Si j’en ai conscience, comment est-ce que je vis ce genre de situation dans mon quotidien ?