28ème Dimanche du Temps Ordinaire

Le lapin de droite représente le lépreux guéri qui revient vers Jésus en marchant arrière.

Il fait un « moonwalk », une figure de danse inventée par Etienne Ducroux et rendue populaire par Cab Calloway et Michael Jackson. Cette figure donne l’impression d’avancer, alors qu’on est physiquement  est en train de reculer.

Revenir sur ses pas n’est pas forcément revenir en arrière. Les disciples d’Emmaüs, lorsqu’ils reconnaissent Jésus ressuscité, reviennent sur leurs pas, mais avec un cœur nouveau. C’est également le cas pour le lépreux guéri ; il a changé. En revenant en arrière, il est en train d’avancer ; il fait la route inverse avec un cœur nouveau. Il glorifie Dieu « à pleine voix ». Le psaume 141,2 dit « A pleine voix, je crie vers le Seigneur ! A pleine voix, je supplie le Seigneur ». Et au verset 5 : « A pleine voix je crie vers le Seigneur ; il me répond de sa montagne sainte ».

Et moi, est-ce que je mets la même intensité dans la demande que dans la louange ?

Ai-je déjà fait un chemin de retour avec un cœur nouveau ? A quelle occasion ?

26ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-Ce dessin est repris d’une icône de la Résurrection. Sur l’icône, Jésus est représenté par le lapin à droite : on le reconnaît aux plaies (lumineuses maintenant) laissées par les clous de sa Passion, ainsi qu’à la croix dessinée dans son auréole.
-Sur la vraie icône, il sort vainqueur du séjour des morts et il tient la main d’Adam symbole de l’humanité pour le tirer à la vie. Ici, Adam refuse la Vie et s’enfonce dans les ténèbres.
-Ce qui ressemble à des caisses sont en réalité des tombeaux.
-Sous les pieds de Jésus, ce sont les portes du séjour des morts qui sont cassées On note qu’elles ont un forme de croix…  C’est par sa croix que Jésus a tué la mort.

Questions

-Un riche est en proie aux tourments du séjour des morts. Ce riche demande à Abraham à ce que quelqu’un de chez les morts aille prévenir ses 5 frères vivants de changer de vie pour ne pas qu’ils finissent comme lui. Réponse d’Abraham : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus ».
On le constate bien ; Quelqu’un (et pas n’importe qui ; Jésus !) est ressuscité d’entre les morts, et beaucoup n’en sont pas convaincus.
-Et moi, qu’est-ce qui m’amène à reconnaître la vérité d’une proposition ou d’un fait ? (c’est la définition de « convaincre »).
-Me faut-il des preuves pour tout ? Y a-t’il des personnes qui sont plus convaincantes que d’autres avec moi ? Lesquelles et pourquoi ?
-Sur quoi repose ma conviction ? Qu’est-ce qui pourrait la faire tomber d’un coup ?
-Je trouve curieux le fait que quelque chose qui touche à la foi soit si facilement en question et que bien d’autres choses (dans une discussion, à la télé, sur les réseaux sociaux) sont si vite gobées sans esprit critique ni vérification. Comment me suis-je situé dans pareil cas la dernière fois ?

25ème Dimanche du Temps Ordinaire

-Dieu ou l’argent ? L’argent ou Dieu ?

-Dieu et l’argent sont représentés par la même couleur ; le jaune (les pièces pour l’argent et la lueur en haut à droite pour Dieu). Entre ces deux couleurs, laquelle est-ce que je choisis ?

-Au milieu, il y a une machine à sous. Elle est bien voyante au niveau de sa place centrale et de sa couleur. En regardant de plus près, on voit que les trois chiffres sont 666 (le chiffre de la bête, du diable) et que la manette de côté est une corne.

Ceux qui sont à gauche de l’image choisissent l’argent, et celui qui est à droite choisit Dieu.

-Les trois lapins gris sont des êtres bestiaux. Ils n’ont rien d’humain ; ils se jettent littéralement sur l’argent. Leur unité apparente risque de se transformer bientôt en comparaison et en rivalité.

-Le lapin bleu, lui, renverse l’idole. Il lui tourne le dos, et le fait avec le pied. Il est  tourné vers Dieu. Si on enlève tout décor, il est en train de courir.

-Le lapin bleu est seul, les autres sont trois. C’est toujours plus facile d’être entraîné vers l’instinct, la passion, et on s’y entraîne mutuellement. Et c’est plus difficile de marcher à contre courant. On se retrouve bien souvent seul(e).  

-Le sol est penché ; quand on se tourne vers la bestialité, on descend. Quand on se tourne vers Dieu (et l’humanité), on s’élève.

 

Questions

 

-Tant que ce dessin est général, superficiel, il ne me dérange pas.

-Mais si je fais le compte de l’argent que j’ai dans la poche en ce jour, ou cette semaine, je peux me poser les questions suivantes : Vais-je l’utiliser pour ce dont j’ai « besoin » ? ce dont j’ai « envie » ? 

Est-ce pour moi ? Est-ce pour quelqu’un qui est plus dans le besoin que moi ? Est-ce pour Dieu ou pour construire son Royaume ?

-Ai-je déjà été dans le besoin dans ma vie ? A quel moment ? Comment ai-je survécu ? 

24ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-Image rigolote. Ceux qui la trouvent blasphématoire ou de mauvais goût, lisez la suite pour comprendre…

-L’Evangile raconte l’histoire de la brebis (la brebis, c’est moi, toi…) qui s’égare, et de Jésus qui se déplace lui-même pour aller la chercher. Le verset dessiné ici, c’est la suite de l’histoire.

-Si le lapin représente Jésus et la brebis me représente, moi, Jésus pourrait-il me mener droit au précipice ? La réponse est dans les couleurs.

-Le berger me mène aux verts pâturages au Ciel. Il marche sur le vert en direction du bleu. Pour moi, le bleu fait peur parce qu’il n’y a plus de chemin palpable (il suffit de regarder l’expression du mouton). Pour Jésus, il sait où il va. Alors n’entendons pas la tonte (le dépouillement) comme quelque chose de négatif…

Questions

-Sur ce dessin, on constate aussi que les 4 pattes du mouton sont en forme de 4 cœurs. On constate aussi que les gouttes de sueur (ou d’effroi) du mouton sont aussi au nombre de 4.

-L’interprétation signifie que quand nous nous éloignons de Dieu, Il vient nous chercher sur nos chemins de traverse et nous prend tout entier, avec nos angoisses et notre bonté.

-Certains pensent, à tort, que pour que Dieu s’intéresse à eux, il faudrait d’abord faire toute les bêtises possibles, et ça le ferait se déplacer. Si je « ne sens » rien, ça ne veut pas dire que Dieu est absent pour autant. Peut-être suis-je déjà sur ses épaules ?  Est-ce que j’appelle au téléphone la personne que j’aime à chaque fois que je pense à elle/lui pour le lui dire ? La nuit, c’est pas top.

On peut penser à quelqu’un sans l’appeler.

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Dans la parabole de l’évangile du jour, un homme tombe aux mains de brigands. L’aide qu’on lui apporte ne vient pas du prêtre ni du lévite, mais de l’étranger.
-Sur le dessin, celui qui est censé sauver de la noyade, c’est le prêtre, chargé de veiller sur ceux que Dieu lui confie. Ila l’air très occupé mais par aux priorités.
-Sa réaction face à celui qui se noie, c’est d’abord le jugement (il est miraud ou daltonien ?), puis le rappel de la règle (drapeau rouge = interdit de se baigner) et enfin, de se défausser de toute responsabilité en rejetant le travail sur l’autre maître-nageur. Bref, on se demande pourquoi il est là, à ce poste, en fait, s’il ne l’assume pas.
Questions
-Ce dessin s’adresse plus particulièrement aux prêtres (pasteurs, évêques, etc…) pour aider à reprendre conscience de la priorité du ministère : aider les personnes à avoir une vie transformée par le Christ, et donc leur faciliter cela. Dans mon emploi du temps, quelle est la place consacrée à cette priorité ?
-Pour ceux qui ne sont pas prêtres (…), posons-nous la même question sur notre devoir d’état (de parents, de médecin…) et des priorités.
-Sauver quelqu’un, est-ce le faire selon les règles de l’art ou selon l’urgence du moment ? A quel moment les règles de l’art (procédures, structures, protocoles…) deviennent-elles un empêchement et un obstacle aux priorités ?

14ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-La moisson est le commencement d’un cycle nouveau : quelque chose se finit pour ouvrir à autre chose. Pour les chrétiens, il y a un rapport avec la mort et la résurrection.

-Sur le dessin, là où la mort a moissonné, le sol est sec et stérile.

-Dans ce verset, la moisson est liée à un appel « Priez pour que le maître envoie des ouvriers ». Ici, il n’est pas question d’aller moissonner, mais de demander au Maître d’envoyer lui-même des ouvriers. C’est lui qui choisit.

-Dieu appelle des humains, donc par définition, des gens imparfaits et faillibles.

-Etre appelé par Dieu, c’est être dans une position de formation continue de conversion. Sur le dessin, mise-t-on sur la moissonneuse-batteuse sophistiquée, dernier cri, performante, ou sur son conducteur ? L’appel n’est pas un privilège qui mettrait au-dessus du panier, mais une mission qui exige de ressembler au Christ jour après jour. Celui qui l’oublie va dans le mur ou la tiédeur. Les motivations de l’appelé doivent être celles de Dieu. Le permis de conduire n’est pas un certificat délivré un jour, mais un acte de volonté à poser chaque jour pour ressembler au Christ.

-Ceux qui ont été appelés par Dieu n’ont-ils pas été portés par de nombreuses personnes qui ont prié pour eux ?

Questions

-Un appel de Dieu nécessite une réponse libre de l’Homme. Dans la Bible, il y a trois types de réponses : la confiance d’Abraham qui « partit comme le Seigneur le lui avait dit » (Gn 12,4),  la crainte ou le doute de soi du prophète Jérémie « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » (Jr 1,6), et le refus du jeune homme riche qui « s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Mt 19,22).

-Et moi, a quel appel (petit ou grand) ai-je répondu ? Ou en suis-je aujourd’hui du don de moi-même ?

Fête du St Sacrement

 
-Le lapin bleu représente l’un des apôtres de Jésus. Jésus prend deux poissons et lui demande de les distribuer à une foule de 5000 personnes.
-Il n’a pas d’autres solutions que d’obéir. Mais obéir ne nous dispense pas de penser ou de réfléchir…Il a déjà un poisson dans la main, prêt à le partager, et logiquement, il n’en reste plus qu’un autre dans le panier.
-Il ne voit pas que, du fond de son panier, sort une multitude de poissons. Il est rivé à son idée.
-Normalement, s’il y a multiplication de poissons, ce sont les MÊMES poissons. J’ai forcé le trait en dessinant une grande variété de poissons, pour signifier que Dieu donne à chacun ce qu’il lui faut et que les besoins ne sont pas les mêmes.
 
Questions
 
-Ai-je déjà vécu une situation où le Seigneur me demande quelque chose de fou ou d’impossible humainement, quelque chose qui dépasse mes capacités ? Quelque chose que je n’aurais jamais osé ? Comment y ai-je répondu ? Positivement ou négativement ?
-Si c’est positivement, comment cela s’est-il passé ? Quelle a été ma part ? Qu’est-ce qu’il a pris en charge lui-même ? Comment ai-je modifié mon point de vue ?

Pentecôte

Détails
-Le lapin ne conduit pas, c’est Dieu qui conduit la voiture de sa vie. Ca ne veut pas dire qu’il est prédestiné et qu’il le conduit là où il veut. Pour moi, ça veut dire que la vie avec lui me mène plus loin dans la mesure où je le laisse conduire ma vie, toute ma vie, pas seulement un petit morceau. Sur cette image, la voiture s’apprête à dépasser. Dépasser quoi ? Dépasser ma capacité. Quand Dieu prend les choses en main, il est plus ambitieux que je le suis pour moi-même.
-La voiture va vite, et pour autant, le décor n’est pas flou. Si on regarde le trait blanc, sur le sol, il est net. Pourquoi ? Parce que quand l’Esprit de Dieu me conduit, il vit au temps présent. Le marquage au sol est ce temps présent qu’il ne faut pas rater car le rendez-vous avec Dieu est maintenant.
-Le lapin n’a pas l’air tranquille. Quand on s’abandonne en Dieu, il y a toujours un moment où on veut reprendre ses billes, avoir le dessus. C’est ce moment-là qu’il va lui falloir dépasser maintenant, dans ce temps présent.

Question

-Et moi, en quoi ça me parle, tout ça ? Un témoignage à donner ?