24ème Dimanche du Temps Ordinaire

-Ce lapin a une croix téléguidée sur une voiture de course. C’est plus pratique à porter…

-Il est assis confortablement dans une chaise longue.

-La croix est devant la voix de Jésus, pas derrière. Le lapin n’est pas en train de « suivre » Jésus. Il fait les trucs à sa sauce.

-Il évalue sa croix en y mettant un chiffre (le 1) ce qui signifie « je suis le meilleur, ma croix est la plus lourde, nananèèère ! »

-Mais il n’est pas dupe de son petit manège vu la tête qu’il fait lorsqu’il est démasqué.

Questions

-Prendre sa croix, ce n’est pas la choisir. C’est accepter celle qu’on a. (accepter tel défaut, telle situation (vieillesse, dépendance des autres, situation familiale, maritale, célibat non choisi, chômage, handicap…)

-Une croix choisie sur mesure, ce n’est pas une croix.

-Est-ce que j’attends un rappel à l’ordre du Seigneur pour marcher à sa suite, ou est-ce que je bidouille mon petit confort personnel ou ma petite foi personnelle (faite de bric et de broc) tant que personne ne me dit rien ?

23ème Dimanche du Temps Ordinaire

-Un peu surpris, ce lapin… Surpris de la promesse de Dieu qui paraît être de la science-fiction…

-Il était tranquille, dans le désert, sur son dromadaire. Il n’y avait pas de relief dans sa vie. Horizon plat.

-Soudain, le pays torride se change en lac (j’en connais un qui va surfer en dromadaire !)

-Et voici cocotte qui galope pour échapper à l’eau, sous la bride du lapin qui a peur alors que cocotte a fait ses réserves dans sa bosse. Pas besoin d’eau.

-Et évidemment, le lapin doit trouver un coupable à cet imprévu. Le premier qui lui vient : la météo…

Questions

-Jésus est la source. Source de vie, source du don, source de l’amour, source de la liberté. Quand je cherche ma source ailleurs, forcément, j’éprouve un grand vide après un moment intense de vie, d’amour, de don, de liberté, puisque hors de Dieu, ça ne dure qu’un instant.

-Et je vais même fuir Dieu, en pensant que c’est lui qui m’empêche de vivre, d’aimer, de donner, d’être libre. Est-ce que je pense que Dieu réduit ma vie, ma liberté… ? Si j’imagine Dieu ainsi, le Dieu que j’imagine n’est pas le Dieu des chrétiens.

 

13ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails :

 

-Le lapin sourit en pensant à ce qu’il serait sans la vie; un tas d’os, de peau, de muscles et de graisse. Certes, c’est déjà un sujet passionnant, complexe, mais il manque l’ essentiel…

-A gauche, le petit ver pense la même chose, à part que lui, il est un peu moins élaboré.

-Dans l’ordre de grandeur, une herbe l’est moins qu’un ver, un ver moins qu’un lapin, un lapin moins qu’un homme. Et Dieu est encore au-dessus de tout

 

Questions

 

-Si on reprend la parole du livre de la sagesse, on voit le but de Dieu ; créer pour une subsistance, créer pour durer.

-Il y a une formule qui ne me satisfait pas, concernant les avis de décès : « Il a plu au Seigneur de rappeler à lui X ou Y » Comme si le Seigneur se complaisait à cela, lui qui a fait les choses et les personnes pour qu’elles subsistent. Il est vrai qu’on retrouvera un jour ce qui nous ont quittés pour une fête éternelle, mais bon, le Seigneur ne joue pas avec nous comme il joue avec des marionnettes. Une autre parole de la Bible dit que si le Seigneur patiente, c’est pour que nous ayons le temps de nous convertir. Bref, il nous cueille quand nous sommes mûrs, pas quand nous sommes verts ni gâtés.

-Et moi, est-ce que je tisse des relations pour qu’elles subsistent ? est-ce que je construis pour que ça subsiste ou bien suis-je dans les relations jetables ? Les projets jetables ? L’amour jetable ?

Solennité de St Jean Baptiste

C-Solennité St JBLapinbleu401C-Lc1 80

Détails :

-Dans le coin du bac à sable, au fond à droite, il y a la représentation des grottes de Qumrân où le prophète a sans doute vécu.

-A gauche, c’est Zacharie, le père du prophète Jean-Baptiste. De son doigt, il désigne le Ciel, comme s’il le prenait à témoin.

-A droite, dans son bac à sable, c’est le « petit » Jean-Baptiste, vêtu d’un pagne en poils de chameau. Il est en train de verser de l’eau sur un personnage en sable, qui représente le Christ.

-Il est plus grand de taille que son petit personnage en sable, mais il est à genoux devant lui (pour faire référence à une autre parole de St Jean Baptiste : « il faut qu’Il grandisse et que je diminue »)

-L’eau qui coule de la coquille est en forme de colombe, comme l’Esprit qui repose sur le Christ.

GRUNEWALD-CRUCIFIXION-COLMAR

 -Le doigt de la main gauche de St Jean-Baptiste désigne le personnage comme l’ « Agneau de Dieu ». Il a la même position que sur le retable d’Issenheim, de Matthias Grünewald. (Pour ceux qui veulent approfondir, l’explication du retable est ici.)

Questions

-Et moi, mon doigt, désigne t-il le Ciel ? Désigne t-il le Christ ? Désigne t-il le mal ?

-Quelle est la direction que je voudrais montrer ? Quel est l’objectif de ma vie, celui que je ne lâcherai pas ? Celui que je montre aux autres pour trouver le Bonheur ?

11ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails :

-Un lapin avance, avec une démarche incertaine. Il tâtonne.

-La lumière est derrière lui. Il avance vers le noir. C’est ce que ressentent les personnes qui ne croient pas en Dieu ; à quoi ça sert d’avancer, si c’est pour aller dans le noir ? dans le mur ? dans le néant ?

-Le verset Biblique est en jaune-lumière. Ceux qui ont la chance d’avoir la foi, même s’ils ne voient pas, ont moins peur de l’avenir puisqu’ils savent que Jésus ne les laissera pas tomber.

-Les mains et les oreilles du lapin sont tendues vers l’avant. Il a la foi.

Questions

Croire, qu’est-ce que ça veut dire ?

Le « You Cat » (catéchisme donné par Benoît XVI aux jeunes des JMJ à Madrid) nous dit au numéro 22 que c’est « chercher une relation personnelle avec Dieu et croire à tout ce que Dieu montre de lui-même ».

Au début de la foi, il y a un ébranlement : l’homme sent que le monde visible n’est pas le tout de son existence. Il trouve peu à peu la confiance pour s’adresser à lui et entrer en relation avec Lui.

Croire, c’est donner son accord à Jésus et miser toute sa vie sur lui.

-Où en suis-je, de ma foi, d’après cette définition ?

Dimanche du St Sacrement

Détails :

 

-Un lapin reconnaissant. Il porte 8 cadeaux.

-Le 8èmejour est aussi le premier de la semaine ; le « Jour du Seigneur ». Celui qui Lui est plus particulièrement consacré.

-L’angle de vue pourrait être celui de Dieu, beaucoup plus proche que ce qu’imagine le lapin (qui regarde ailleurs, et assez loin.)

-Ce lapin reconnaît que Dieu est à l’origine de beaucoup de choses dans sa vie, puisqu’il a encore 3671 autres cadeaux à chercher.

-On peut enfin remarquer que les cadeaux du dessus sont des fruits et des fleurs, c’est à dire, ce qui vient de Dieu, ce qu’on ne peut pas construire de nous-mêmes.

 

Questions

 

-Dans chaque messe, on bénit le Seigneur qui nous donne ce « pain,fruit de la terre et du travail des hommes » qui deviendra réellementle corps du Christ une fois que l’ Esprit-Saint l’aura sanctifié.

C’est assez énorme, ce mélange entre ce qui vient de la terre, qui est travaillé par l’homme (parce que le pain ne pousse pas tel quel). Dieu se sert de ces deux éléments (la nature et notre travail) pour en faire le Temple de sa présence quand c’est consacré par son Esprit.

-Dieu a voulu notre travail, notre collaboration.

-Est-ce que mon travail pour lui est greffé sur quelque chose qu’il m’a donné ? Que la nature m’a donné, ou est-ce qu’il se suffit à lui-même ?

-Suis-je reconnaissant(e) de ce qui vient de lui ? Est-ce que le jour du Seigneur, je pense plus à Lui demander quelque chose qu’à Lui dire MERCI ? (idem pour les autres jours…)

-Dans mon esprit, est-ce que je lui « donne », ou est-ce que je lui « rends » ?

 

Dimanche de la Sainte Trinité

Détails

 

-On remarque une voiture qui roule à fond la caisse. Elle se prépare à dépasser.

-Le conducteur est invisible (la voiture n’est pas télécommandée)

-On ne voir pas le décor, ça va trop vite.

-Le lapin bleu est presque blanc de trouille. Il a les pattes sur la boîte à gants (sur l’air bag ?) pour se cramponner comme il peut.

 

Questions

 

-Interprétation ; cette voiture, c’est ta vie. Il y trois manières de la conduire :

-C’ est toi qui prends le volant. Tu décides de tout et Dieu n’a plus qu’à te suivre.

-C’est toi qui prends le volant et Dieu est assis à côté avec la carte. Il te dit où aller, tu l’écoutes , mais c’ est toi qui conduis, à ta vitesse.

-C’est Dieu qui prend le volant, et tu te laisses guider en tout.

Bref, la conduite de Dieu peut être folle pour toi (folle ne veut pas forcément dire qu’il va trop vite, mais qu’il passe par des endroits quelques fois curieux)

Mais « la folie de Dieu est plus sage que les hommes ». Il connaît ton mode d’emploi et il te mène là où tu deviendras le plus toi-même.

 

7ème Dimanche du Temps Pascal

Détails :

-Ces lunettes représentent le Dieu-Trinité.

Le verre de gauche, c’est le Père qu’on ne voit pas mais qui est Lumière.

Le verre de droite, c’est le Fils, Jésus, qui nous révèle le Père. Quand on regarde Jésus, on voit le Père. Il nous montre le Père avec sa main.

Ce qui lie le Père au Fils, c’est le Saint Esprit (la barre du centre où il est écrit Spirit)

-Sur la branche de gauche, on lit (difficilement) « FIDES ». C’est la foi qui nous révèle notre Dieu en trois en trois personnes. Autrement que par la foi et la Révélation, il est possible de trouver Dieu avec son intelligence, mais impossible d’arriver à la conclusion que Dieu est en trois personnes.

Questions (là, il faut choisir laquelle travailler car il y en a trop)

-Dans l’Evangile de Jean, au chapitre 14, Jésus dit « qui me voit, voit le Père ». Est-ce que je pourrais dire « qui me voit, voit le Christ » ? La suite du verset me montre que si je demeure dans l’amour, on pourrait voir Dieu en moi. Comment est-ce que je me situe vis-à-vis des personnes que j’aime le moins ? Qui sont-elles ? Pourquoi me répugnent-elles ? Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place ? Comment les accueillerait-il ? Est-ce que j’ai définitivement rejeté une personne ? Pourquoi ?

-Ai-je déjà été interpelé par quelqu’un qui aimait en vérité au point de donner de son temps, de son argent, de ses compétences, sans rien attendre en retour ? Ai-je moi-même vécu cela ? Ai-je été conscient que cette voix intérieure qui me poussait à agir ainsi venait de plus loin que moi (sans doute de Dieu) ?

Pâques

Détails :

 

-Les deux disciples arrivent au tombeau. Jean arrive le premier, et attend dehors. Pierre entre.

-Pierre demeure perplexe, Jean entre à son tour, il CROIT en ne voyant… RIEN.

-Dans ce dessin, Pierre scrute le suaire, avec ses lunettes, pour essayer de trouver une explication rationnelle à la chose. Il cherche quelque chose. Peut-être ne sait-il même pas ce qu’il cherche ?

-Jean, lui, semble avoi compris. Compris les Paroles du Christ qui résonnent en lui à présent « Et le troisième jour, il ressuscitera »

-Jean regarde deux endroits ; le mur et la sortie. Vers quoi est-ce que je regarde ?

 

Questions

 

-Dans lequel de ces deux personnages est-ce que je me retrouve actuellement ?

-Quelques fois, on cherche Dieu en voulant se le représenter à notre manière.

-Eh non, Jésus surprend ! La preuve, il a même fait son lit avant de partir… Et ça on ne l’a pas vu (si ? tu l’avais remarqué ?)

Dimanche des Rameaux

Détails :

 

-Décor : une ville déserte  à part un passant qui invective.

-Un lapin, chargé comme un mulet, qui va tout droit, et ça monte, en plus …

-Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, Cana est le lieu où Jésus a changé l’eau en vin. Si le lapin propose au porteur de cruche ce petit détour, c’est que ce serait tout bénéfice pour lui…

 

Questions   

 

-On va dire que le lapin à la cruche est le « chrétien avancé dans la foi » (C) et que celui qui est derrière est le N comme « néophyte » (N = Nouveau-né dans la foi).

-le C est bien devant, il porte lourd, il est presque arrivé en haut, il tire la langue… Dur !

-le N est en bas, guilleret, il voit les choses du bon côté, il suit l’autre mais lui propose un autre chemin. Peut-être N a-t-il raison ? S’il a tort sur la recherche de la facilité, il a raison sur l’attitude intérieure à avoir et sur sa confiance en Dieu.

-Et moi, est-ce que j’écoute celui qui est « plus bas que moi ». Est-ce que « les pauvres sont mes maîtres » ? Est-ce que je me laisse interpeller par eux ? Est-ce que je me réfugie dans mes certitudes sans bouger d’un pouce ?

-Pour être bien concret, quand ai-je écouté un plus petit que moi dans l’ échelle sociale, familiale, professionnelle, et ai-je tenu compte de son avis la dernière fois ?

Et si l’homme tombe avec sa cruche, il risque de dire:

« Viens, essuie-moi ! »