D’où viennent les psaumes?

D’où viennent les psaumes ?

Les 150 psaumes ont été écrits (et chantés) tout d’abord en hébreu (entre -1500 et -1000). Ils sont communs aux Juifs et aux Chrétiens. Jésus priait avec les psaumes.

Ces psaumes ont été traduits en grec. On appelle cette traduction la « septante » et le symbole utilisé est LXX (comme 70 en chiffres romains).

Dans cette traduction, les psaumes 9 et 10 ont été regroupés en un seul psaume. Du coup, tout a été décalé après. Les psaumes hébreux 9 et 10 sont devenus le psaume 9 en grec. Le psaume 11 en hébreu est devenu le psaume 10 en grec.

Etc…

Numérotation hébraïque

Numérotation grecque / latine

Ps 1 à 8

Ps 1 à 8

Ps 9–10

Ps 9

Ps 11 à 113

Ps 10 à 112

Ps 114–115

Ps 113

Ps 116

Ps 114–115

Ps 117 à 146

Ps 116 à 145

Ps 147

Ps 146–147

Ps 148 à 150

Ps 148 à 150

Il y a 150 psaumes dans le recueil de la Bible hébraïque, appelé « livre des louanges ». Leur séparation n’était pas apparente dans les anciens manuscrits hébreux, il n’y avait pas de titres, tout était écrit à la suite.

Quand ces psaumes ont été traduits, il y a eu alors des différences de coupe entre les psaumes, ce qui a entraîné des numérotations différentes (seuls les 8 premiers psaumes et les 3 derniers portent les mêmes numéros d’ordre dans l’hébreu et dans les traductions. Quand il y a deux numéros, le premier est celui de la traduction grecque (la LXX) et le deuxième le même psaume avec le numéro en hébreu

Les psaumes étaient le livre de prière fréquemment utilisé par les juifs. Mais au IIIè siècle avant Jésus-Christ, la puissance qui les dominait était les Grecs. Le psautier a alors été traduit en Grec autour de 270 av JC. On raconte que 72 anciens (6 de chaque tribus d’Israël) on traduit le texte séparément, et au moment de comparer leur traduction, ils se sont aperçus qu’ils avaient exactement la même. Flavius Josèphe, un historien de l’antiquité, a trouvé cet événement un peu exagéré, il a lui-même rapporté l’événement en mentionnant 70 traducteurs, d’où le nom actuel de la « Septante » qui est la traduction en Grec. Le symbole de la septante est  LXX, comme 70 en chiffres romains. Cette vieille traduction existe toujours à Alexandrie.

Ce texte grec a lui-même été traduit en latin dont les premières parurent en Afrique et sans doute en Italie, au IIème siècle ap JC

En 383, saint Jérôme traduit les psaumes en latin, à partir de cette version grecque. Cette traduction s’appelle la Vulgate ou le « psautier romain ». C’est une traduction rapide dans laquelle il laisse subsister de grosses erreurs.

Un peu avant 390, il entreprend une deuxième traduction, beaucoup plus critique, qui a donné le « psautier gallican » parce qu’on l’utilisait dans les églises de Gaule.

Enfin, vers 390, saint Jérôme fait une troisième traduction, mais cette fois directement sur l’hébreu; d’où son nom : « psautier traduit d’après l’hébreu ». C’est l’ouvrage de référence pour présenter les psaumes en français.

 

ps: j’ai piqué l’article à Coolus 🙂 Merci à lui

Le Lapin bleu

Il me parait impossible de commencer cette rubrique sans présenter le Lapin Bleu, son auteur, et leur petit dernier.

Coolus, moins connu sous le nom de Frère Jean-Baptiste Fady, est membre de la Croix Glorieuse depuis 1993 et a été ordonné prêtre en 2002.

 

 

Fan de bande dessinée, le Seigneur a trouvé judicieux de mettre son talent à l’œuvre pour proclamer son Évangile.

C’est dans cet esprit qu’est né, il y a quelques années, le Lapin Bleu.

L’aventure semble être née pour le besoin, lors de rassemblement de jeunes, de faire quelque chose de simple, sympathique, original et porteur de la Parole de Dieu: ainsi naquit le Lapin Bleu. On pouvait alors le trouver sous diverses formes: autocollants, T-shirt, flying,… .

Puis est née l’idée d’un blog à visiter de toute urgence: http://lapinbleu.over-blog.net/.

De ce blog a germé l’idée farfelue d’une bande dessinée : « Le Lapin Bleu mène l’enquête : quel paroissien es-tu? », EDB, 2006, puis d’une seconde: »Le Lapin Bleu mène l’enquête: être chrétien, un art de vivre », EDB, 2009.

A travers ce lapin, c’est de chacun d’entre nous dont il est question.

Vous pourrez suivre ses aventures et ses confrontations face à l’Evangile sur la page « parole de Dieu » du blog.

 

Pour Noël, il vient de sortir son dernier opus, récompensé au festival de la BD d’Angoulème: « Nuit blanche à Bethléem », EDB, 2010.

 

 

Si vous aimez le Lapin Bleu, alors, c’est pour vous. Sinon, c’est pour vous aussi.

Dans un esprit toujours aussi loufoque et évangélisateur, l’auteur nous amène à revivre la nuit de la nativité comme on ne la vit que trop peu: en se questionnant tout en s’amusant.

Comme à son habitude, chaque personnage et chaque évènement a un sens. Je vous conseille donc, pour une compréhension pleine de cette oeuvre, de ne pas hésiter à la lire tout en ayant un oeil sur le blog explicatif: http://nuitblancheabethleem.over-blog.com/.

Bonne lecture!!!

La Bible: une jolie « Bibliothèque »

On nous dit souvent: « Dieu n’existe pas. La preuve, il ne dit rien, ne fait rien… »

Il ne dit rien…

Peut-on en être si sûr ???

Ne devrait-on pas plutôt dire : « je ne l’entends pas ? », voire, pour être plus exact : « je ne l’écoute pas ! ».

J’ai bien peur qu’au contraire, Dieu soit bien bavard. Encore faut-il l’écouter…

 

Alors, je me pose une question : si quelqu’un nous écrit une lettre et qu’on ne l’ouvre pas, peut-on dire : « il ne m’a rien dit » ?

Et si quelqu’un m’envoie un mail et que je le mette dans la corbeille, puis-je dire : « il ne m’a rien dit  » ?

Et si quelqu’un m’envoie « une tonne » de courrier et que je le range au fond d’un placard, puis-je dire : « il ne m’a rien dit » ?

 

Alors, pourquoi le dire de Dieu ?

Dieu nous a envoyé déjà une tonne de lettre… il suffit de les lire. Elles sont dans une « jolie bibliothèque » que nous avons trop souvent caché au fond d’un tiroir : notre Bible.

 

Là, je devine poindre une nouvelle question : « ah, mais non, il y a trop d’information dans ce bouquin, je ne sais pas par où commencer… ». Voilà que tout à coup, Dieu est devenu trop bavard, tellement bavard que du coup, autant ne pas lire les mails qu’il m’a envoyés à travers ses prophètes, les évangélistes, les apôtres,… .

 

Alors, comme j’ai un peu pitié de Dieu, je vous propose de vous faire faire un petit tour de votre bonne vieille « bibliothèque » que vous venez de dépoussiérer à l’instant.

 

La Bible peut être considéré comme une « petite bibliothèque », remplie de divers petits ouvrages qui sont classés dans un ordre bien défini (eh oui, elle est organisée !).

 

Elle est constituée de deux grandes parties :

–          à votre gauche : l’Ancien Testament (avant Jésus-Christ)

–          à votre droite : le Nouveau Testament (à partir de Jésus-Christ)

 

Jusque là, vous suivez ?

 

Attaquons la partie gauche, soit l’Ancien Testament.

Si vous regardez bien, elle est constituée de 4 « étagères » :

 

–          Le Pentateuque avec :

  • La Genèse
  • L’Exode
  • Le Lévitique
  • Les Nombres
  • Le Deutéronome

 

–          les livres historiques avec :

  • le livre de Josué
  • le livre des Juges
  • le livre de Ruth
  • les livres de Samuel
  • les livres des Rois
  • les livres des Chroniques
  • le livre d’Esdras
  • le livre de Néhémie
  • le livre de Tobie
  • le livre de Judith
  • le livre d’Esther
  • les livres des Maccabées

 

–          les livres Sapientiaux avec :

  • le livre de Job
  • le livre des Psaumes
  • le livre des Proverbes
  • le livre de l’Ecclésiaste (ou de Qohélet)
  • le livre des Cantiques des cantiques
  • le livre de la Sagesse
  • le livre de l’Ecclésiastique (ou de Sirac le sage)

 

–          les livres prophétiques (ou des prophètes) avec :

  • le livre d’Isaïe
  • le livre de Jérémie
  • le livre des Lamentations
  • le livre de Baruch
  • le livre d’Ezéchiel
  • le livre de Daniel
  • le livre d’Osée
  • le livre de Joël
  • le livre d’Amos
  • le livre d’Abdias
  • le livre de Jonas
  • le livre de Michée
  • le livre de Nahum
  • le livre d’Habaquq
  • le livre de Sophonie
  • le livre d’Aggée
  • le livre de Zacharie
  • le livre de Malachie

 

Et avec ça, vous trouvez encore que Dieu n’a rien dit ???

 

Soyons plus explicite.

Comme vous l’avez remarqué, ces 4 « étagères » sont composées de livres de style différent (un peu comme si vous aviez une étagère avec des romans, une autre avec des livres d’histoire, une autre avec des encyclopédies, etc…).

Vous savez qu’on ne lit pas un livre d’histoire comme on lit un roman policier (le premier se veut une recherche de faits ayant existés, le second est le fruit d’une imagination débordante d’un auteur).

C’est pareil pour les livres bibliques. On ne lit pas un livre de l’étagère des sapientiaux comme on lit un livre qui se trouve dans le compartiment des livres historiques…

 

 

Regardons maintenant dans la colonne de droite, donc le Nouveau Testament.

 

Nous découvrons 3 « étagères » :

 

–          les Évangiles :

  • de saint Matthieu
  • de saint Marc
  • de saint Luc
  • de saint Jean
  • les actes des apôtres (et oui, ça vous étonne de me trouver là, non ?)

 

–          les épîtres de saint Paul (ou son courrier qu’il a envoyé à différentes communautés chrétiennes (ou à un de ses disciples), nous sommes donc tout à fait concernés dans la mesure ou nous sommes sensés former une communauté chrétienne, nous aussi) :

  • aux Romains
  • deux lettres aux Corinthiens
  • aux Galates
  • aux Ephésiens
  • aux Philippiens
  • aux Colossiens
  • 2 lettres aux Thessaloniciens
  • 2 lettres à Thimothée
  • à Tite
  • à Philémon
  • aux Hébreux

 

–          les épîtres catholiques (écris par les apôtres) :

  • de saint Jacques
  • de saint Pierre (il en a écrit deux)
  • de saint Jean (lui en a écrit trois)
  • de saint Jude
  • l’Apocalypse (écrit par saint Jean)

 

Là encore, vous imaginez bien qu’on ne lit pas un livre de l’Evangile comme on lit un épître.

 

Mais alors, comment est-ce que je peux lire la Sainte Bible ? Je n’ai pas forcément le temps de tout lire. Et lire toute la bibliothèque d’une traite, ça parait aussi simple que de gravir l’Himalaya !

Alors, par quoi ou comment dois-je commencer ???

 

Je me permets de vous faire 3 propositions (qui ne sont pas exhaustives).

 

La plus simple et celle que je vous conseille le plus : méditer les lectures du jour que nous propose la liturgie (on peut les trouver sur le site de l’AELF, ou sur votre missel).

La liturgie n’est pas folle, au contraire. Elle est d’une logique spirituelle imparable. Elle nous propose une évolution dans la lecture de la Sainte Bible qui est très intéressante. Et elle varie entre lectures de l’ancien testament et du nouveau testament tout en faisant toujours le lien avec un des évangiles.

Un conseil : ne lisez pas les textes et puis, hop, on passe à autre chose. Prenez le temps de lire dans le calme. Si une phrase (ou  un passage) vous touche de manière particulière, soulignez là, surlignez là, et gardez là précieusement tout au long de la journée. Très souvent, vous verrez que vous aurez deux phrases qui vous toucheront, une de la première lecture et une de l’évangile : elles se complètent et se répondent.

Il ne vous reste plus qu’à « manduquer » la parole.

Manduquer la parole, c’est comme mâcher la nourriture. C’est la garder longtemps dans son esprit, dans son cœur, et découvrir durant toute la journée toute sa saveur, et petit à petit, découvrir des saveurs nouvelles, qu’on ne voyait pas au début de la journée.

 

Sinon, vous pouvez vous attaquer à un livre, au choix, parce qu’il vous parle ou qu’on vous l’a conseillé, puis à un autre.

Un conseil : demandez à votre curé, il saura quoi vous conseiller (et puis, il est aussi là pour ça, non ?).

Pour ce type de lecture, n’hésitez pas à adopter la « technique » précédente, mais aussi à aller plus loin dans la lecture. Qui a écrit ce livre ? Quand ? Pourquoi ? Quels écrits peuvent m’aider dans ma lecture, me donner de nouvelles pistes de réflexion ? Je vous conseille particulièrement de vous aider de livre explicatif pour les livres tels que celui de la Genèse, de Job, du Cantique des cantiques, de l’apocalypse.

 

Enfin, vous avez la méthode dite « charismatique » qui a ses qualités mais aussi ses limites.

Ça consiste à prier et à ouvrir la Bible « au hasard » en demandant au Seigneur une parole personnelle.

Le danger à noter : prendre la Bible pour un « horoscope », en cherchant des signes à tout va.

 

Voilà, j’ai parfois été long, parfois été succins, mais j’espère vous avoir donné l’envie d’ouvrir votre Sainte Bibliothèque et voir ce que Dieu a à vous dire.

Mais ne dites plus jamais : « Dieu ? On ne l’entend pas ! Il ne parle pas » mais, plus honnêtement : « Dieu ? Je ne prends pas le temps de l’écouter. Il parle trop et je n’ai pas trop envie qu’Il se mêle de mes affaires… »

 

Le bigot

Pourquoi adorer le Saint-Sacrement???

Pourquoi adorer le Saint-Sacrement ?

 

Dans de plus en plus d’église, de communautés, dans le discours de notre Saint Père le pape Benoit XVI, on voit apparaître ou se renforcer la pratique de l’adoration du Saint-Sacrement.

 

Aux JMJ de Madrid, il a même été proposé à tous les jeunes (plusieurs centaines de milliers de jeunes !) un temps d’adoration. D’après les « spectateurs journalistes » présents, une majorité s’est dite impressionnée par la qualité du silence de ces milliers de jeunes ce soir là.

 

Mais j’entends parfois des questions contradictoires.

 


 

L’adoration ? C’est une histoire de tradi !

 

Il est vrai qu’après la réforme de Vatican II et l’ajout de l’influence du mouvement de Mai 68, des « traditions liturgiques » ont été supprimées ou abandonnées dans nos églises. Parmi celles-ci, dans bien des lieux, on a mis l’adoration dans le même sac que la « messe dos au peuple », les habits du célébrant « en carton », le langage « incompréhensible du latin », etc…

 

Ceux qui ont gardé l’ancien rite ont, simplement, conservé aussi la pratique de l’adoration.

 

Pourtant, relisez le Concile Vatican II ou le Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC) : jamais, ô grand jamais, l’Eglise ne demande d’arrêter  cette pratique spirituelle, bien au contraire.

 

Je cite :

– CEC § 1178 : « La liturgie des heures, qui est comme un prolongement  de la célébration eucharistique, n’exclut pas mais appelle de manière complémentaire les diverses dévotions du Peuple de Dieu, particulièrement l’adoration et le culte du Saint-Sacrement »

 

– Mysterium Fidei § 56 : « L’Eglise Catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est dû au sacrement de l’Eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession. »

 

Peut-être a-t-on jeté le bébé avec l’eau du bain ?

 

Et puis, je ne peux m’empêcher de penser à des personnes illustres par leur sainteté qui avaient (ou qui ont) un besoin vital de vivre ce temps de l’adoration Eucharistique, et qu’on peut difficilement ranger sous l’étiquette de « tradi ».

 

J’en cite quelques uns en vrac :

 

St Vincent de Paul : qui passait ses nuits devant le Saint-Sacrement, lieu où il se « régénérait » spirituellement et qui avait dit cette phrase magnifiquement essentielle (j’en garde le sens mais je n’assure rien sur la forme exacte : il n’y avait pas de mp3 à l’époque !) : « Quand tu es en adoration devant le Saint-Sacrement  et qu’un pauvre frappe à ta porte : ferme la porte du tabernacle et ouvre au pauvre pour accueillir le Seigneur qui est en lui ».

 

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus qui passait plus d’une heure par jour à ce rendez-vous « nuptial » (pour reprendre l’expression de Ste Thérèse d’Avila)

 

Mère Térésa de Calcutta : elle passait au minimum 1 heure par jour devant le Saint Sacrement. C’était pour elle, semble-t-il, un besoin.

 

Et je pourrai en citer tant et tant d’autres qui vivent une spiritualité intense (ou une ouverture du cœur profonde, c’est synonyme) grâce à ce temps essentiel devant Dieu : Père Daniel Ange (fondateur de Jeunesse-Lumière), Père Thomas Philippe (co-fondateur de l’Arche de Jean Vanier), Père Nicolas Buttet (fondateur de la communauté Eucharistein), etc…

 

 

Oui mais, devant le Saint-Sacrement, il ne s’y passe rien !

 

C’est vrai ! C’est indéniable. On ne peut pas dire qu’il s’y passe beaucoup de choses … selon nos sens corporels que sont l’ouïe, la vue, le goût, l’odeur, le toucher.

A part le silence et le craquellement de la chaise de la mamie qui s’endort à côté de moi (et qui a le mérite d’être là : Dieu veille sur ceux qui dorment avec Lui), le Saint-Sacrement immobile devant moi (et là, je n’ai pas de zappette), le goût de ma salive si j’ai faim, l’odeur du bois de ma chaise ou du tapis selon que je sois dans une église ou dans une chapelle à ce moment là, la dureté du bois du banc sur lequel je m’appuie si je suis à genoux ou la douceur de mon pull si j’ai les bras croisés… Rien ! Il ne se passe rien !

 

Ou plutôt, Tout ! Il s’y passe Tout !

 

Ça me fait penser au prophète Elie sur le mont Horeb. Il a rendez-vous avec Dieu : vient l’ouragan, puis le tremblement de terre, puis le feu, mais Dieu n’est dans aucun d’eux. Et Dieu vint dans une brise légère.

 

L’amour ne se construit pas dans le bruit, le mouvement, l’excitation, mais dans le silence.

 

Je me permets de faire un parallèle avec la vie de couple (ça vaut ce que ça vaut, mais je pense que c’est justifié. Il y a un lien très fort entre l’amour qu’on porte à l’autre et l’amour qu’on porte à Dieu).

 

Qu’est ce qui est le plus fécond dans un couple ?

Les temps où l’on s’active, où on bouge, gesticule, fait du sport ?

Où bien ces temps silencieux où on est ensemble, posément, calmement ? Ces temps de simple discussion où on se met au diapason, dans l’écoute mutuelle ? Ces temps de silence où, ensemble, on se regarde et s’enrichit du regard de l’autre sur soi ?

 

L’amour se construit et nous construit.

 

Nous avons besoin de ces temps  où on contemple Dieu et où on se laisse contempler par Lui. Ces temps où on se regarde dans un lien filial de Père à Fils (Fille) :

– « qui me voit, voit celui qui m’a envoyé » Jean 12,45

– « Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! Aussi n’es-tu plus esclave, mais fils […]. » Galates 4,6-7

 

 

Pour finir, j’aimerai citer le CEC § 2096 et 2097 (livre que vous avez tous chez vous, bien sûr):

 

 

 

L’adoration :

 

§ 2096 : De la vertu de religion, l’adoration est l’acte premier. Adorer Dieu, c’est Le reconnaître comme Dieu, comme le Créateur et Sauveur, le Seigneur et le Maître de tout ce qui existe, l’Amour infini et miséricordieux. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est à Lui seul que tu rendras un culte » ( Luc 4,8) dit Jésus, citant le Deutéronome (Dt 6,13).

 

§ 2097 : Adorer Dieu, c’est, dans le respect et la soumission absolue reconnaître le « néant de la créature » qui n’est que par Dieu. Adorer Dieu, c’est comme Marie, dans le Magnificat, Le louer, L’exalter et s’humilier soi-même, en confessant avec gratitude qu’Il a fait de grandes choses et que saint est son nom. L’adoration du Dieu unique libère l’homme du repliement sur soi-même, de l’esclavage du péché et de l’idolâtrie du monde.

 

 

Bonne adoration !!!

 

 

Le bigot