Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 25 décembre 2016, Dimanche de Noël, Année A

La Vraie Lumière
 C’est Jésus !
Au moment où nos villes et maisons sont illuminées, qu’elles changent la physionomie morose de l’hiver, nos cœurs, malheureusement restent obscurs à causes de nombreux soucis. Il est là, le Divin Enfant qui vient nous donner la joie de l’espérance chrétienne. Il est le Verbe qui s’est fait chair afin que toute chair soit habitée par la Puissance du Verbe de Dieu. En d’autres termes, Jésus est la Vraie Lumière qui vient naître au sein de nos ténèbres afin que nos ténèbres deviennent Lumière.
Toutefois, pour bénéficier des effets de sa clarté, de sa présence dans le monde, nous devons accepter de l’accueillir. Le monde et tout ce qu’il contient appartient à Dieu. Malheureusement, nombreux sont ceux-là qui combattent le règne du Fils de Dieu : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. »
Ils mettent leur joie sur des « guirlandes » qui s’éteignent tout en refusant d’accueillir la Véritable lumière : Jésus-Christ.
Puisse ce Temps de Noël être pour nous chrétiens un temps de paix, d’unité et de vivre ensemble sous la Lumière du Christ.
Joyeux Noël à Tous, à Chacune et à Chacun de Vous !!!

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 4 décembre 2016, 2° Dimanche de l’Avent, Année A

La Conversion
Toujours d’actualité, la conversion est cette disposition spirituelle de chaque baptisé à rechercher la perfection :
« soyez (…) parfaits comme votre Père céleste est parfait »(Mt 5, 48).
Étymologiquement, « conversion » signifie « changer de direction », « se retourner », « faire demi-tour »…
La conversion suppose des actions concrètes.
Pendant ce temps de l’Avent, nous avons une occasion idoine pour faire du « ménage » dans nos vies afin d’accueillir le Messie. Il s’agit de se comporter comme lorsqu’on attend un invité de marque chez soi.
A ce que je sache, on prend soin de bien arranger sa maison afin que le convive se sente bien.
Oui, Jésus vient à notre rencontre, comment entendons-nous l’accueillir ?
Est-ce seulement avec des guirlandes, des jouets pour les enfants et petits-enfants ?
Je crois que c’est en balayant nos cœurs de toutes les pensées négatives qui les jonchent que l’Emmanuel viendra y demeurer.
Puisse ce merveilleux temps de l’Avent nous conduire jour après jour vers les chemins de fraternité et de solidarité.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 20 novembre 2016, 34° et dernier Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Un Roi Spécial
Sans chevaux ni épée, notre Roi est le Christ !
Un Roi d’amour et plein de Miséricorde.
Oui, c’est de lui que vient toute grâce nécessaire pour notre croissance spirituelle.
C’est en lui que tout baptisé doit trouver un modèle par excellence.
Jésus-Christ notre Roi.
Contrairement aux rois que nous avons connus ou bien que nous connaissons, il a pour trône la Croix, pour couronne des épines, à la place des vêtements somptueux, il est dépouillé, dénudé …
Jésus, notre Roi, promet le Paradis au Larron repenti. Avec tout cela, comment ne pas nous mettre à la suite d’un pareil Roi ?
Oui, Jésus, Tu es un Roi très spécial. Qui ne fait acception de personne. Juifs ou païens, tu te fais proche de tous.
Véritablement, Tu es le Roi de l’univers.
Apprends-nous à te connaître.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 13 novembre 2016, 33° Dimanche du Temps Ordinaire, Année A

La Persévérance
 C’est grâce à elle que nous garderons notre vie, dit Jésus. Il faut le reconnaître, de plus en plus, les disciples se découragent. Sur le chemin de la fidélité, ils sont peu nombreux à cause des persécutions de toutes sortes. Est-ce pour autant qu’il faille abdiquer au combat spirituel ? Non.
C’est un devoir pour tous les fidèles de rester vigilants face aux faux prophètes et aux agents de division. Je sais que s’affirmer comme chrétien aujourd’hui est devenu un défi majeur. Il vaudrait mieux ne pas l’être pour d’aucuns pour être bien admis dans certains milieux. Des prêtres sont assassinés, égorgés … les fidèles massacrés … avec tout cela, des esprits fragiles peuvent abandonner la foi. Non.
Nous avons à persévérer, à tenir bon et surtout à être prêts à témoigner du Christ partout. Nous avons la vie éternelle comme récompense ultime. Pourquoi s’attacher à ce qui est éphémère par rapport au salut qui nous est promis en Jésus-Christ ?
Puisse chacun de nous persévérer davantage à toutes les valeurs chrétiennes sans se laisser emballer dans les considérations mondaines.
Malgré toutes sortes de vicissitudes, que la foi, l’espérance et la charité nous soutiennent. Seigneur prends pitié de nous.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 6 novembre 2016, 32° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Mariage et célibat …

 Nous voici confrontés à deux notions qui suscitent tant de polémiques : le mariage et le célibat. La première, donc le mariage, continue à diviser les opinions dans notre société dite « moderne ». Notre objectif n’est pas de réveiller les vieux démons qui dorment en chacun de nous, mais plutôt d’essayer de comprendre l’évangile de ce dimanche. Notons que Jésus répond à un groupe d’individus qui ne croient pas en la résurrection, les sadducéens. Comme pour un grand nombre de nos contemporains, l’unique vie est réduite à manger, boire, se vêtir, se marier, etc … , car demain, nous mourrons … Et après ? Plus rien. C’est à tous ceux là que Jésus répond en faisant comprendre que n’appréhender notre existence qu’aux seules réalités contingentes n’est que terrestre. Alors, il ouvre notre intelligence aux réalités éternelles, la résurrection, la vie éternelle.

  C’est en rapport avec le monde à venir que le célibat trouve un sens dans notre foi. Il n’est pas question de supériorité d’un état de vie par rapport à un autre. Au contraire, ils s’éclairent mutuellement. Le mariage nous fait entrevoir l’alliance scellée entre Dieu et les Hommes, tandis que le célibat nous prépare déjà au monde à venir. Relevons aussi que nous ne pouvons pas faire abstraction de la valeur du mariage, surtout que le Christ l’a honoré à Cana en y prenant solennellement part avec sa Mère et ses disciples. Le plus important est de savoir que mariés ou célibataires, nous appartenons tous au Seigneur.  Que le mariage soit pour les mariés un entraînement permanent qui les conduit sans cesse à une union intime avec Dieu. Une véritable alliance avec son Créateur qui passe par une union avec son conjoint. De même, que le célibat en vue du Royaume, proposé par l’Église à ses fils et filles,  nous aide à prendre conscience du monde à venir …

 A la résurrection dit Jésus,  ils seront semblables aux anges. Nul n’aura besoin de prendre une femme ou un mari. Ne serait-il pas une occasion de redécouvrir en profondeur la vocation du mariage pour notre société en crise ? Pourquoi le mariage ? Est-il une invention de l’homme ou un projet de Dieu ? Quelle est notre conception du mariage ? Quel approche avons-nous du célibat ? Le célibat des prêtres ?
Que Dieu soutiennent les mariés et les célibataires … car sans lui, nous ne pouvons rien faire !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 30 octobre 2016, 31° dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Zachée et le sycomore

 Comme vous le savez, on désigne par « sycomore » des espèces d’arbres de la familles des figuiers et, par extension, des érables, en raison de leurs feuillages qui s’apparentent. En fonction de leurs tailles, ils sont plus ou moins accessibles pour grimper.

Dans l’évangile du jour, à coté de Jésus, nous avons Zachée comme personnage central.  Au sujet de ce Zachée, il nous est rapporté, en plus de sa fonction et de son pouvoir d’achat, un élément essentiel de son physique : «  homme de petite taille. » Homme riche mais de petite taille… qu’est ce que cela peut bien signifier pour nous ? La taille n’est pas proportionnelle à sa richesse. Ou encore, avoir beaucoup d’argent n’exempte pas de chercher Jésus. Zachée est conscient de ses limites physiques et prend les moyens pour  voir Jésus. Pour cela, il monte sur un « sycomore », autre élément essentiel de l’évangile qui fait le lien entre Jésus et Zachée. Que dire du « sycomore » dans ce contexte ? Il est le moyen dont ce sert Zachée qui pourrait bien renvoyer à tout ce qui nous aide à voir Jésus que nous cherchons tant. Le sycomore pourrait être l’image de l’Église qui nous porte et nous fait voir le Christ qui vient à notre rencontre ; Oui, le sycomore représente aussi toutes les personnes qui acceptent de nous porter, de nous accompagner sur les chemins de la Vérité et de la Vie.

Maintenant, la grande question est de savoir  si nous sommes conscients de nos limites surtout spirituelles.  Avons-nous repéré autour de nous « un sycomore » qui peut nous aider à voir Jésus, à sortir de nos multiples complexes ? En plus, pour ceux qui sont autour de moi, les « Zachée » d’aujourd’hui, suis-je à même d’être pour eux  un « sycomore » ? Comment reconnaître leurs efforts et les encourager, comme Jésus à Jéricho, à descendre très vite nous rejoindre dans nos églises ?

Seigneur, nous sommes tous des Zachée, après avoir vu nos petits efforts de monter sur des « sycomores », invite nous à descendre  prendre place avec toi à la table eucharistique.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 30° Dimanche du Temps Ordinaire, 23 octobre 2016, Année C

Le Pharisien et le Publicain
 Bien-aimés en Christ,
Grande est ma joie de vous offrir cette semaine notre centième numéro du « Vigneron ». Il faut le reconnaître, nous sommes passés par des chemins difficiles, jonchés d’embûches et parfois des découragements. Dieu merci, vous nous avez soutenu et espérons vous offrir le numéro 500 dans quelques années.
Dans le souci de retrouver l’esprit fondateur de cet hebdomadaire, je voudrais vous inviter à comprendre l’essentiel des textes de ce dimanche. « le Pharisien et le Publicain » est le titre que j’ai choisi. Il  illustre les clivages qui arrivent souvent, et  malheureusement, dans nos communautés chrétiennes. D’un côté, des pharisiens, ceux qui observent scrupuleusement la Loi de Moïse et se prétendent supérieurs aux autres, et de l’autre côté, les Publicains qui ont une mauvaise connaissance religieuse et parfois même aucune. Ces deux figures nous sont présentées pour extirper de nos vies chrétiennes les préjugés négatifs sur les autres membres de la communauté. Quelque soit notre pratique religieuse, nous devons respecter celle des autres et former ensemble l’unique corps du Christ qui est l’Église. En fait, qui sommes-nous véritablement ?
Puisse chacun de nous faire des efforts supplémentaires pour s’abaisser et se laisser élever par Notre unique Seigneur Jésus-Christ.
« Qui s’élève sera abaissé ;
 qui s’abaisse sera élevé ».
Père Yves Maurice ZAMBO

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 11 septembre 2016, 24° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Où es-tu mon trésor  ? Tu me manques  !
Voilà la question que se pose mon Dieu et ton Dieu aujourd’hui.
Les lectures de ce 24ème Dimanche nous font voir combien Dieu attend notre retour au bercail et Il est prêt à tout pardonner, Il est prêt à laisser tomber toutes nos dettes envers Lui.
N’est-ce pas Lui qui renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple à la nuque raide  ?  (Ex 32, 7-14).
Par trois paraboles racontées l’une après l’autre aux pharisiens et aux scribes (Lc 15,  1-32) , à moi et à toi aujourd’hui, Jésus nous montre combien il y a de la joie à retrouver ce qui était perdu. Avec le péché, nous sommes souvent dans la perdition ou dans l’errance loin de Dieu. Que veux-tu retrouver aujourd’hui  ? Figures-toi combien ça te manque et quelle serait ta joie de retrouver ce qui te manque  ! A fortiori la joie de Dieu quand Il retrouve la personne créée à son image.
Dans la première parabole de la brebis perdue, Dieu en abandonne 99 (qui n’ont pas besoin d’assistance particulière) pour aller chercher celle qui est perdue. Suis-je la brebis égarée ou une des 99 qui n’ont pas besoin d’assistance particulière  ?
Κύριε ἐλέησον = Kyrie eleison = Seigneur, prends pitié  !
Dans la parabole de la pièce perdue, Jésus conclut en affirmant qu’il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. Suis-un de ces pécheurs convertis ou suis-je encore dans l’errance  ?
Kyrie eleison  !
Dans la parabole de l’enfant prodigue ou du père miséricordieux, le premier enfant, sous prétexte de la liberté, prend la décision de se perdre. Le deuxième enfant, sensé rester fidèle, ne digère pas le retour de son frère  ? Le père cherche la cohabitation dans sa maison. Suis-je le premier enfant ou le second  ? Est-ce que je digère le retour de l’autre dans la famille chrétienne  ?
Kyrie eleison !
J’irais vers mon Père et lui dirais …
Sainte Marie mère de Dieu, apprends-nous à prier.

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 04 septembre 2016, 23° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? (Sg 9, 13-18)
Dans la prière du Pater Noster (Notre Père), nous disons chaque fois : « fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra » (Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel). C’est quelle volonté ? Et sur quelle terre ?
L’auteur du livre de de la Sagesse de ce 23ème Dimanche ne mâche pas les mots pour parler de notre condition mortelle : « Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. » Et pourtant, Dieu a voulu l’homme un peu moindre que Lui, le couronnant de tout honneur et de toute puissance (Ps8). Le revers de cette médaille c’est que l’homme, dans sa liberté, peut s’en servir pour son autodestruction physique et/ou spirituelle. Et bonjour les dégâts, le dégoût et le découragement ! Jésus nous invite à préférer son Dieu immortel, pour éviter que notre condition mortelle ne bascule au désespoir avec ses corollaires : abattement, anéantissement, accablement, lassitude, … C’est pour insister quand il nous dit encore : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Jésus nous répète d’une autre façon l’enseignement sur les béatitudes : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. » (Mt 5,3). Attention au feu rouge ici ! Il n’y a aucun mérite à être pauvre. La pauvreté ne garantit pas la spiritualité, non plus le salut ! Ce que Jésus enseigne, par contre, c’est de ne pas se fier à ses richesses. Quelle est la volonté de Dieu sur ma richesse aujourd’hui ? Par richesse entendons tout ce qui est matérialité, beauté et décor y compris.
Par rapport à ce qui est matérialité, suis-je au-dessus ou au-dessous, dominant ou dominé ?

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 28 août 2016, 22° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Les lectures de ce Dimanche sont vraiment faciles à comprendre, deux mots seulement pour tout résumer  : abaisser et élever.

Voyez-moi comme c’est simple à retenir.
1ère lecture  : « Il faut t’abaisser  : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3,  17-18.20.28-29).
Refrain du Psaume : Béni soit le Seigneur  : il élève les humbles (Ps 67 (68),  4-5ac,  6-7ab,  10-11).
2ème lecture  : « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12,  18-19.22-24a.
Evangile :  « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14,  1.7-14)

Jésus nous donne en effet ce conseil plein de sagesse dans l’évangile de ce Dimanche  : «  Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire  :  «  Cède-lui ta place  »  ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.   Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira  : «  Mon ami, avance plus haut  », et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé  ; qui s’abaisse sera élevé.  »

Nous sommes invités aux noces de l’Agneau au Ciel, mais ça se vit déjà sur terre. Jésus nous a dit, ailleurs, dans les saintes écritures  : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé (Jn 15, 9-17) en aimant l’autre comme nous nous aimons. Sachant que nous sommes faibles et que nous n’arrivons pas à correspondre à ce que nous dit Jésus en matière d’amour désintéressé, nous devrions commencer chaque conversation en reconnaissant que nous sommes P.P.P (petits-pauvres-pécheurs).
Comme ça, nous nous éviterons d’envier les places des autres pour éviter le désagrément d’entendre chuchoter gentiment dans nos oreilles  : «  mon ami, cède la place à l’autre  », et plutôt attendre respectueusement nous entendre dire  : «  mon ami, avance plus haut  ».
Si telle est la condition de salut, qui sera sauvé  ?
Qui ne veut pas doubler les autres et rouler dans sa priorité  ?