Le mot du Père Yves Maurice Zambo

Es-tu venu pour nous perdre ?

Bien-aimés en Christ,
Il y a des questions qui restent toujours d’actualité dans nos communautés. Cette question peut nous aider à comprendre l’état d’esprit qu’avaient certains contemporains de Jésus. En réalité, Jésus n’est pas venu pour les perdre mais plutôt les sauver, les guérir de tous leurs maux et surtout chasser tout esprit impur qui empêche l’homme à s’épanouir dans la maison de Dieu. Comment être surpris d’entendre encore ce genre de questions dans nos paroisses aujourd’hui ? Surtout lorsque nous sommes face à des initiatives nouvelles, à un langage nouveau … Je sais qu’il n’est pas évident d’écouter l’appel du Christ et de continuer à vivre comme jadis. Son message est plein d’autorité et nous intime des changements conséquents. C’est ce que nous rappelle le Pape François.

Forts de cette joie d’annoncer l’évangile du Christ avec autorité, nous avons, par la grâce de notre baptême , à libérer nos frères de leurs tourments Laissons nous toucher par le Christ lui-même.
Que parmi vous, je ne sois pas venu pour vous perdre, mais au contraire, avec la grâce de Dieu, vous conduire, à la suite de mes prédécesseurs, vers le salut en Jésus-Christ notre Sauveur.

Père Yves Maurice Zambo

Le Mot du Père Yves Maurice Zambo

La pêche…

La pêche, comme vous le savez, est une activité qui nécessite beaucoup de patience. Elle consiste à fournir quelques efforts et à se doter d’un minimum de moyens et de techniques pour parvenir à ses fins. Ce n’est pas en aventurier que l’on s’engage à aller à la pêche. Pour cela, une petite initiation est toujours requise. S’appuyant sur leurs expériences antérieures, Jésus rejoint André et Simon au bord de la la mer et se propose de leur apprendre une pêche beaucoup plus importante. Quelle humilité ! Oui, il faut avoir le courage d’accepter d’apprendre de nouvelles techniques et surtout de changer ses champs d’intérêts. Savoir passer des poissons aux hommes. C’est la mission que Jésus voudrait assigner à tous ceux qui veulent se mettre à sa suite : devenir des pêcheurs d’hommes.  Comment comprenons-nous cela ? Avons-nous réellement le désir d’aller à cette partie de pêche ? Pour commencer, quel est notre lieu de pêche ? S’agit-il d’un ruisseau, d’un lac, d’ une rivière ou d’une mer ? Voyez-vous, selon ces différents lieux de pêche, nous devons adapter notre technique et notre matériel. L’amour doit être notre technique et la Parole de Dieu notre Matériel de base. En fait, Jésus est le premier pêcheur d’hommes. C’est lui qui va pêcher des « pêcheurs de poissons ». Nous pouvons lui faire confiance. Il souhaite vivement de faire de nous des « pécheurs d’hommes ». Ayons la patience qui caractérise tout pêcheur de poissons et laissons venir à nous tous les hommes qui cherchent à entrer dans « le filet du Seigneur », l’Église…

Par le Père Yves-Maurice Zambo

Mot du Père Yves-Maurice Zambo

Où demeures-tu ?

Cela peut paraître invraisemblable, aujourd’hui, nous sommes plus ou moins identifiés par rapport à notre résidence, à notre quartier, etc. Il n’est donc pas surprenant et anodin de demander ou de fournir une adresse ; surtout en ces périodes difficiles que traverse notre société. Il s’avère ainsi nécessaire de savoir où habitent les uns et les autres. C’est le cas des disciples de Jean qui veulent savoir où habite Jésus : « Rabbi – où demeures-tu ? » Cette question est toujours d’actualité. Elle est tellement pertinente au regard de toutes les implications qui peuvent en découler.
Nous croyons que Jésus Christ est vrai homme et vrai Dieu. En ces identités, l’essentiel pour nous n’est pas de rechercher sa maison ou son château sur la terre, mais d’être avec lui, de l’écouter et de devenir ses disciples. Au fait, Dieu a -t-il une maison ? une demeure ? Ce sont là quelques interrogations qui fusent dans nos esprits et qui méritent des réponses concrètes. Réponses qui peuvent nous aider à bâtir une nouvelle relation entre les religions qui, à ce que je sache, ne sont que des liens pour aller à sa rencontre, à la demeure de Dieu, du Maître. Saurons-nous répondre à son invitation : « venez et vous verrez » . Venir, c’est avoir le courage d’abandonner nos maîtres d’hier, pour voir, avec notre cœur, la présence de Dieu dans le monde. L’ayant trouvé, notre devoir consiste à l’annoncer en premier aux membres de nos familles, comme André le fit pour Simon et, en suite, à tous les humains.

Père Yves-Maurice Zambo

Editorial du Vigneron n°7

Baptisés ou chrétiens ?

Bien -aimés en Jésus-Christ,
Nous célébrons aujourd’hui la baptême de notre Seigneur. Une occasion propice de nous rappeler notre propre baptême. Au moment où Jésus se faisait baptiser par Jean, des cieux, une voix se fit entendre : «  Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » A travers notre baptême qui nous a introduit dans la grande famille des enfants de Dieu appelée aussi Église, nous sommes devenus frères et sœurs de Jésus. La problématique actuelle est de savoir est-ce que notre baptême a fait de nous des autres christs, des chrétiens ? Où en sommes-nous ? Quelle signification donnons-nous actuellement au baptême ? Est-il devenu uniquement une occasion de faire un grand repas familial, un moment convivial en été avec des amis, etc. ? Non.
Je crois qu’il est beaucoup plus…. Le baptême est d’abord le premier sacrement d’initiation à la foi chrétienne. En d’autres termes, il constitue la porte d’entrée dans l’Église. Nous naissons dans la vie spirituelle et devons grandir au fil des ans. Il n’est donc pas question de demeurer éternellement nourrisson. Alors, où en sommes-nous ? baptisés ou chrétiens ? Je nous exhorte à être des baptisés et des chrétiens au sein d’un monde qui perd de plus en plus ses repères fondamentaux tels que le respect de sa vie et celle d’autrui, la famille, la société, Dieu… Puisse chaque baptisé devenir chrétien, signe d’amour et de présence de Jésus dans le monde, en qui Le Père trouve sa joie.

Père Yves-Maurice Zambo

… Un autre chemin

L’Epiphanie du Seigneur, quelle merveille !
Frères et sœurs en Jésus -Christ, nous célébrons aujourd’hui la manifestation extérieure, solennelle, universelle de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ. Le symbolisme des trois mages illustre non seulement le fait que quelques rois reconnaissent en Jésus le Roi des rois, mais aussi que Jésus, la véritable Lumière, attire à lui tous les hommes sans exception. Il n’est pas seulement le Messie des chrétiens. Il est Dieu et Fils de Dieu. Il ne fait acception d’aucune de ses créatures. Que vous soyez bergers ou rois mages, vous êtes tous invités à venir l’adorer. Chacun apportant les présents selon ses disponibilités et selon ses capacités. Toutefois, ne jamais oublier que le meilleur présent qu’il attend de nous est notre cœur et notre vie. C’est là qu’il veut être reconnu comme le « messie » et le « Roi ». Seulement, comme vous aurez à le lire ce dimanche dans l’Évangile, il y a ceux qui ont peur de sa venue. Comme Hérode et ses partisans, ils tremblent devant un enfant, devant Dieu qui vient vers nous sous un visage inoffensif. Ne cherchons pas à le tuer. Ne soyons pas, non plus, complices par notre attitude et nos lâchetés. Au contraire, comme les mages, sachons nous détourner de tout mal en prenant « un autre chemin ».
Puisse cette nouvelle année 2015 être pour chacun et chacune de vous un nouveau chemin d’amour, de fraternité et de solidarité avec tous ceux et toutes celles qui vous sont chers.

Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Cette question est posée plusieurs fois à Jean dans l’évangile de ce troisième dimanche de l’Avent. « Qui es-tu » renvoie à l’opinion que les autres se font de nous et mérite des explications. Alors, qui sommes-nous face aux autres ? Qui sommes-nous face à nous-même ? Qui sommes-nous face à Dieu ?
Comme Jean, relevons d’emblée que nous ne sommes pas le Christ ; pas non plus la Lumière. Jésus seul est le Christ et la Lumière. Nous ne sommes que des « témoins » du Christ, des témoins de la Lumière au sein d’un monde plongé de plus en plus dans les ténèbres de la précarité, de la méchanceté et de l’incrédulité. C’est à nous que revient la noble tâche d’être des témoins de La Lumière qui éclaire tout homme en ce monde : Jésus-Christ.
Bien aimés en Christ, laissons nous mouvoir par cette dynamique du témoignage de l’évangile pour devenir les « témoins d’un monde nouveau ».
Puisse la couleur liturgique de ce dimanche, dit de la joie, nous stimuler à être des témoins de joie autour de nous et en nous-mêmes. Que le ROSE de ce jour nous incite à être des témoins de l’Amour de Dieu pour chaque humain quel qu’il soit.

Alors, qui es-tu ? Qui êtes-vous ? Qui sommes-nous ?

Préparer le chemin …

YMZ Bénédiction Crèche 2014Préparer le chemin …

C’est l’une des expressions qui nous plonge davantage dans le temps de l’Avent. Nous attendons un grand événement dans quelques semaines : la venue du Messie. Pour cela, il nous faut être à jour et réunir tous les éléments qui peuvent favoriser un bel échange avec celui qui vient parmi nous.
Préparer le chemin chemin du Seigneur c’est enlever tous les détritus qui jonchent notre cœur et empêche Dieu de faire en nous sa demeure. C’est aussi laisser une place à l’inconnu dans notre vie. Sommes-nous encore disposés à prendre du temps pour l’étranger ? C’est le Christ qui s’invite chez nous à Noël. Préparons nous, certes matériellement, mais aussi et surtout spirituellement.

Je vous ai proposé une méthode qui, j’espère, nous aidera ensemble à attendre la venue de Jésus : la bénédiction des crèches dans les familles. C’est un moment de prière avec votre famille afin que vous réalisiez que Dieu a envoyé son fils naître au sein de chaque famille.
Puisse la famille retrouver son statut « d’église domestique » dans notre secteur pastoral.

Parole du Père Zambo du 1er Dimanche de l’Avent

Joyeux temps de l’Avent !

Je suis ravi de vous savoir en possession de notre premier numéro d’hebdomadaire que j’ai baptisé « Le Vigneron ».

Il s’inscrit dans le projet pastoral que je me suis proposé de réaliser au milieu de vous : travailler ensemble pour la gloire de Dieu et le salut de chacun.

Comme vous le savez, depuis le 1er septembre dernier, Mgr Jean-Pierre RICARD m’a confié la charge pastorale de votre Secteur.

Je lui suis très reconnaissant pour cette marque de confiance. Je tiens tout d’abord à rendre grâce à Dieu pour le don de la foi qu’il m’a donné et qui m’a conduit jusqu’à vous.

De ma forêt natale du Cameroun, je me retrouve au milieu des vignes du Médoc. Heureusement que je ne suis pas dépaysé… Oui, c’est le Maître, Le Vigneron Suprême qui nous invite à travailler à sa Vigne qu’on appelle « Église ».

Puisse ce temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse de la venue de notre Seigneur, qui marque le début d’une nouvelle année liturgique, apporter à chacun et à chacune de vous beaucoup d’espérance et de joie dans vos familles et vos communautés respectives.

Veillons et prions que son jour advienne.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

Père Yves Maurice Zambo