Homélie de la fête de Notre Dame du Rosaire

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

La météo spirituelle des textes liturgique de ce dimanche affiche une température mariale. Cela va sans dire, le mois dans lequel nous sommes, le mois d’octobre, semble l’insinuer. Aujourd’hui, nous fêtons, selon la tradition de ce bourg et selon la paroisse, la messe anticipée du très saint Rosaire
Dans la lecture des Actes des apôtres, on nous présente Marie, partenaire, accompagnante de cette frange des disciples du Seigneur, orphelins de leur maître, prémices de ce que sera l’Église le jour de la Pentecôte. Ce n’est pas une présence accidentelle, mais bien plus la manifestation de sa fidélité à l’œuvre de son fils. Et cette fidélité est déjà présente en Marie depuis le jour de l’annonciation.

Dans l’Evangile nous est relaté le récit de l’annonciation de la Vierge Marie. Et nous allons prêter notre attention sur une qualité importante de la Vierge,Marie, à savoir sa disponibilité, sa foi.
Si l’on peut dire, d’une manière prosaïque, que le mérite de Marie ne se situe pas dans le fait de porter une grossesse et de donner la vie à un homme. Cela va sans dire, c’était une jeune fille, nous l’avons entendu dans l’Evangile, et elle était accordée en mariage à un homme de la maison de David appelé Joseph. Cela veut dire que, lorsque Dieu s’invite dans la vie de Marie, cette dernière n’était pas libre, mais engagée, occupée dans une relation amoureuse. Va-t-on dire que Dieu vient semer le désordre ? Pas sûr :il vient solliciter sa liberté, il la convie à faire la place, à lâcher prise devant la volonté souveraine de Dieu. Marie est appelée à éclater son cœur à la dimension universelle, être la mère du Seigneur de l’univers. Nous avons entendu : « tu vas concevoir et enfanter un fils ». Un projet, chers frères et sœurs,  qui tranche d’emblée avec son intérêt particulier, son projet matrimonial avec Joseph et qui embrasse l’intérêt général, à savoir : la maternité universelle. Cela n’a été possible que parce que Marie a manifesté sa foi et s’est rendue disponible : « voici la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole ».
L’attitude de Marie a quelque chose d’important à nous enseigner. Dans nos sociétés marchandes, la gratuité, le bénévolat, la disposition pour les autres se trouvent raréfiés. 

Dans nos vies compartimentées, remplies et saturées d’engagements professionnels, de problèmes de famille, des loisirs et de vacances, puissions-nous demander à Dieu, par Marie, la grâce de lire ce panneau de signalisation : »CEDEZ LE PASSAGE A DIEU » ? Savons-nous trouver du temps pour la prière, la méditation de la Parole, le ressourcement spirituel à travers les retraites, l’engagement dans un service paroissial ? Surtout en ce début d’année pastorale : l’accompagnement des malades, l’aumônerie, le catéchuménat, le service des obsèques, la liturgie, et j’en passe ??

Dans les programmes de nos enfants et petits enfants empêtrés de loisirs, de danse et de sport, savons nous faire la place pour une proposition de la foi, à l’aumônerie et au catéchuménat ?

On ne peut faire la place, sans perdre quelque chose de nous-même, sans sacrifier notre égo, sans sacrifier notre intérêt particulier, sans s’effacer. C’est la question à se poser , à nous qui sommes déjà engagés dans l’Église : sommes-nous capables, comme Marie, dans la réalisation de notre mission Ecclésiale de savoir  nous effacer, éclater nos cœurs et nos vies à la dimension du monde, à la dimension d’un grand nombre dans la gratuité et la simplicité ? Ne sommes-nous pas malheureusement prisonniers de nous-mêmes, de nos intérêts personnels et particuliers ? La figure de Marie, aujourd’hui,  purifie et sanctifie l’horizon de notre don et de notre Service à la suite du Christ.
Dieu nous aime ! Il compte sur nous ! Il veut nous aider à faire la place, à lâcher prise, à l’accueillir dans la gratuité, l’effacement, la foi et la simplicité. Tout pour la Gloire de Dieu et le salut de nos frères.

Homélie du 26ème Dimanche du Temps Ordinaire

DIMANCHE DE RENTREE PASTORALE à Arsac

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

Les textes de la  liturgie que nous méditons aujourd’hui continuent sur la même thématique que ceux  de dimanche passé où il était question de la justice sociale, où il était question d’une pédagogie sur la richesse et l’argent. Comme dimanche dernier, nous retrouvons cette véhémence du prophète Amos vis à vis des riches de son temps, vis à vis des injustices sociales.


Le style que Amos prend est un style emphatique qui décrit l’écart croissant entre les riches et les pauvres. Le bien être est mesuré à l’aune de l’avoir, de la possession matérielle et nous voyons, dans les paroles d’Amos des accentuations particulières aux  réalités de nos pays du vin  lorsqu’il parle par exemple, comme nous l’avons entendu, de « boire le vin à même les amphores » ; je dirai : boire le vin à pleine carafe, à pleine barrique. Tout cela nous renseignait, plus ou moins, sur la manière dont les  contemporains de Amos étaient comblés et vivaient bien.


Pourtant la question que chacun de nous, entendant cette parole, peut se poser : 

  • Est-ce donc un procès contre les riches qui est fait dans ce texte ?
  • L’aspiration au bien-être, l’aspiration au bonheur n’est-elle pas l’horizon de toute vie ?

Amos, Chers Frères et Sœurs, ne veut certes pas blâmer la condition du Riche. Il met pourtant en garde contre la richesse qui produit des inégalités sociales, la richesse  qui fait accentuer l’indifférence, l’égoïsme, vis-à-vis des autres. La richesse qui nous cantonne à la sphère du terrestre et dans le monde de la consommation. Celle qui nous aveugle et nous bâillonne face à la  misère de notre humanité : son reproche au Riche est bien clair, nous l’avons entendu dans la première lecture : « qu’ils ne se retournent guère sur les désastres d’Israël ».


Combien sommes-nous encore, qui vivons en autarcie, prisonniers de nos avoirs, prisonniers de nos richesses ? 

Combien sommes-nous qui continuons à nous baigner dans ce que le Pape François appelait  à juste titre « la mondialisation de l’indifférence » . ? Nous qui sommes encore anesthésiés et avons les yeux bandés face aux appels incessants et pressants de la misère de notre monde et de notre environnement ?

Dans ce texte d’Amos, nous trouvons un dénominateur commun avec l’Evangile de ce jour. Le récit de Lazare nous secoue et nous atteint à l’effet sensationnaliste qui émeut quand nous entendons que: « c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher les plaies de Lazare». Les chiens accompliraient, comme on pourrait le dire, un acte chrétien et un acte profondément humain, ce sont les chiens qui ont prêté leur attention à Lazare qui gisait devant la porte du Riche, peut-on dire mieux, :ce sont les chiens qui ont prêté le plus d’attention à ce pauvre ?

La différence est tout à fait claire dans l’évangile ; l’homme riche avait même perdu son identité, vautré dans sa richesse, il était identifié par sa condition, c’est à dire qu’il était le riche, seul Lazare portait un nom  ; là aussi, ce qui est mis en valeur, c’est l’indifférence, l’autisme, la surdité spirituelle et l’aveuglement devant le pauvre Lazare qui gisait bien devant sa porte.

Peuple de Dieu ! Au début de cette année pastorale, ne ressemblons pas au Riche de la parabole, en bandant nos yeux face aux appels et aux besoins pastoraux qui réclament de notre part : engagement, investissement. Nous avons besoin de tout le monde, catéchumènes, catéchistes, responsables de l’aumônerie, choristes, liturgie,,,, Dieu nous appelle, Dieu nous interpelle à nous engager de plus en plus au service de nos communautés

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, la situation d’inégalité entre Lazare et le Riche s’est poursuivie jusqu’à la mort.  Nous avons entendu que le Riche était enterré et le pauvre  reçu dans le sein d’Abraham, le Père de la foi. La justice de Dieu a rectifié la situation. C’est aussi pour nous montrer, Chers Frères et Sœurs, que notre vie a un sens, notre vie est tournée vers l’horizon de Dieu.  Combien, dans notre monde actuel, devront se contenter d’être enterrés à leur mort sans vouloir recevoir la consolation du Père Céleste ?


La vraie richesse est celle d’arriver à voir Dieu.


Saint-Augustin le disait bien « tu nous as fait Seigneur et notre cœur est sans cesse inquiet tant qu’il ne repose en toi » et ce qui nous manque à tous, c’est ce que Saint-Augustin dira aussi plus loin « passe par l’homme et tu arriveras à Dieu ».

Nous sommes tous détenteurs de quelques richesses spirituelles qui s’appellent dons et charismes pour le service de Dieu et de son Église, demandons, chers Frères et Sœurs au début de cette année pastorale,  la grâce du partage, la grâce du service. Que Dieu fasse tomber de nous la chape du replis sur nous- mêmes, du replis sur nos égos, sur nos acquis séculaires. Qu’Il nous donne la grâce de relever la tête pour voir les « Lazare » des temps modernes qui vont nous aider à trouver Dieu.

Discours du Père Goma lors de sa messe d’installation

Monseigneur Bertrand LACOMBE, Évêque Auxiliaire  de Bordeaux

Père Jean-Christophe SLAIYERE, Vicaire Général des Terres de Gironde

Père GRONDONA, Doyen de l’ensemble pastoral du Médoc

Vous tous, chers confrères Prêtres, présents parmi nous

Chères autorités civiles, militaires en vos rangs, grades et qualités,

Chers invités et peuple de Dieu, présents sur les deux secteurs pastoraux de CASTELNAU et MARGAUX.

Que la grâce et la paix vous soit données de la part de Notre Seigneur Jésus Christ !

C’est avec gratitude que je bénis le Seigneur Dieu, pour ce moment de grâce qu’il a rendu possible.

Mes remerciements vont aussi à l’endroit des autorités ecclésiales de Gironde, à leur tête, j’ai cité le Cardinal Jean-Pierre RICARD, Archevêque de Bordeaux, pour la confiance dévolue à ma personne en me choisissant comme Curé,

Mes remerciements vont auprès de Monseigneur Bertrand LACOMBE qui a bien voulu m’installer à mon nouvel office, à tous les confrères prêtres, présents ici,  qui vont travailler avec moi, pendant ces années. En particulier, je veux remercier mon prédécesseur, Le Père Yves-Maurice ZAMBO, pour la patience, les sacrifices et la bonne volonté. Je n’oublie pas tout le peuple de Dieu disséminé à travers ces secteurs pastoraux de Castelnau et de Margaux. Tous ceux qui ont travaillé pour rendre possible cette fête, l’équipe de l’EAP, le Conseil Économique, la chorale, les enfants de chœur, et j’en passe….

En accueillant officiellement ma nouvelle charge pastorale, un seul désir parcourt tout mon être, c’est celui de servir ! Servir comme le Pape François l’avait dit aux membres du Renouveau Charismatique réunis à Rome à la Pentecôte : « Servir veut dire donner, donner et se donner » donner et se donner à ce diocèse qui m’a formé, donner et se donner au peuple de Dieu qui m’est confié comme prêtre et comme curé.
Et dans cette tâche noble, je vais emprunter les mots du prophète Isaïe 54, V2 « Élargis l’espace de ta tente » Élargis l’espace de ma tentepour que tout ce peuple se retrouve dans son pasteur, pour que, comme le dit le Pape François « le pasteur sente enfin l’odeur de ses brebis », élargis l’espace de ma tente pour que tous les chrétiens de nos deux secteurs, dans leur diversité et dans leur particularité, soient pris en compte.

D’ailleurs, dans cette perspective, l’évangile de ce jour scande littéralement à ce rythme. Le cœur de Dieu, qui peut sauver l’homme, et tout l’homme,  ce cœur qui court à la recherche de la  brebis perdue. Je veux être, avec la grâce de Dieu et votre prière, ce pasteur qui va accorder du prix à toutes ses brebis. Qui veut les garder toutes dans la Bergerie. C’est une tâche que j’imagine ardue puisque les « égos » peuvent parler plus fort que la volonté de Dieu, qui nous rappellera continuellement à l’unité, à la communion et à la cohérence

Dans cette tâche de pasteur, je saurai compter sur les élus locaux, les maires et leur entourage proche, les responsables des associations. Puisque chacun de nous est un interlocuteur privilégié dans cette mission sur « l’homme », je leur dit toute ma disponibilité.
A vous tous invités, amis et parents, je veux compter sur vos prières et vos conseils pour continuer cette œuvre Je la partagerai avec mon confrère, le Père François KABONZO ; je me mettrai résolument à l’école de sa sagesse et de son expérience.
Pour terminer, une seule prière, je la tiens du Père Alfred, le Père Abbé de l’abbaye de Rielvault : « lorsque le mérite se tait, la fonction parle ».

Message de Monseigneur Lacombe

Du festif et du ludique pour grands et petits, de l’info et des échanges, des conférences et du spectacle, du partage et de la prière, une grand-messe à la cathédrale… C’est l’occasion pour toutes les familles girondines de se retrouver mais aussi de prendre du temps pour elles.
Le festival vous propose une grande variété d’initiatives à piocher et à choisir selon vos envies et vos besoins, que vous soyez seul, en couple ou en famille, sur un, deux ou trois jours.
Le festival des familles, pensez-y pour vous, pour vos proches, pour vos amis !
En cette période de rentrée, ma prière vous accompagne, à très bientôt,
 + Bertrand Lacombe, évêque auxiliaire de Bordeaux

Lettre du Cardinal Jean-Pierre Ricard


Chers amis,


Notre synode diocésain nous invite, dans ses conclusions, à vivre la fraternité de façon renouvelée. Une grande application a été suggérée : la constitution de petits groupes fraternels, des Fraternités Chrétiennes. Tous les fidèles de notre diocèse qui le souhaitent sont appelés à se rassembler en Fraternité.


Avec cette lettre, j’ai donc la joie de vous faire parvenir la Charte des Fraternités Chrétiennes, que je vous invite à susciter au sein de toutes nos communautés ecclésiales. Dans la dynamique de notre rencontre diocésaine du 29 septembre 2018, cette Charte a été élaborée par une petite équipe qui a recherché les expériences en ce domaine, dans notre diocèse comme à l’extérieur. Après avoir sollicité l’avis du Conseil épiscopal, je l’ai entérinée. Des fiches « Recommandations » sont également disponibles sur le site du diocèse (bordeaux.catholique.fr), pour aider à la mise en oeuvre et au fonctionnement de Fraternités. Tous ces documents expliquent ce qu’est une Fraternité, ses objectifs et ce que chacun est appelé à y vivre, tant sur le plan de la vie chrétienne que de l’évangélisation.


Je mets une grande espérance pour notre diocèse dans l’émergence de ces Fraternités Chrétiennes. En effet, la fraternité caractérise la vie chrétienne. Elle est une grâce, un don de Dieu, et la condition ordinaire de la vie chrétienne, comme nous le dit le Christ : « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 35). C’est pourquoi Jean-Paul II affirmait : « Le fidèle doit vivre en un partage continuel avec les autres, dans un sens très vif de fraternité, dans la joie d’une égale dignité et dans l’intention de faire fructifier avec les autres l’immense trésor reçu en héritage » (La vocation et la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde, n° 18-20). Le Pape François rappelle aussi pourquoi la fraternité est essentielle à la vie chrétienne, en demandant que l’on crée des lieux fraternels dans les communautés : « Nous avons besoin de créer […] des lieux où ressourcer sa foi en Jésus crucifié et ressuscité, où partager ses questions les plus profondes et les préoccupations quotidiennes, où faire en profondeur et avec des critères évangéliques le discernement sur sa propre existence et expérience, afin d’orienter vers le bien et le beau ses choix individuels et sociaux » (La joie de l’Evangile, n° 78).


La fraternité est également une nécessité pour l’annonce de l’Evangile. Il faut nous souvenir de cette prière de Jésus : « Père, qu’ils soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). « La communion et la mission sont profondément unies entre elles, elles […] s’impliquent mutuellement, au point que la communion représente la source et tout à la fois le fruit de la mission : la communion est missionnaire et la mission est pour la communion » (Jean-Paul II, Les fidèles laïcs du Christ, n° 32).


Nous savons aussi qu’une des étapes du processus d’évangélisation est l’entrée de celui qui est en chemin dans un premier groupe de croyants. C’est pourquoi le Synode souligne l’importance de la constitution des Fraternités Chrétiennes, car chacune d’entre elles peut être un de ces groupes de croyants. Par leur intermédiaire, l’Eglise se fait proche, en particulier des personnes qui en sont aux périphéries ou à la frange. Beaucoup d’entre elles n’osent pas s’approcher de nos communautés, entrer dans une église ou rencontrer un prêtre. La plupart d’entre elles n’entrent pas aisément dans la liturgie eucharistique, simplement parce qu’elles n’en comprennent pas les rites, ou ne savent pas prier, ou n’ont jamais été familiarisées avec l’Ecriture Sainte… Pourtant, certaines seraient prêtes à une démarche moins engageante. Les Fraternités peuvent alors être une porte d’entrée pour des débutants dans la foi ou pour ceux qui recherchent Dieu : ils peuvent y trouver un premier lieu d’accueil et d’intégration ecclésiale, une antichambre à la communauté paroissiale, où, grâce à des témoignages et à des partages simples, ils pourront entrer peu à peu dans la prière et la liturgie eucharistique. Les Fraternités peuvent ainsi être une clé du renouvellement des secteurs paroissiaux et de l’évangélisation, grâce à la charité fraternelle et au partage de la foi. Car c’est d’abord au plus près du terrain, par les relations de voisinage et par l’amitié que commence l’annonce de l’Evangile.


Certain que vous saurez tous vous lancer avec enthousiasme dans cette belle aventure des Fraternités Chrétiennes, je vous assure, chers amis, de ma confiance et de ma communion fraternelle.



+ Jean-Pierre cardinal RICARD
Archevêque de Bordeaux
Évêque de Bazas

Le mot du curé

Mai 2019

Bien aimés du Seigneur, c’est en rendant grâce au Seigneur pour tous ses bienfaits que je m’adresse à vous dans ce numéro pour la dernière fois. Vous imaginez, certainement, l’émotion qui m’étreint en ce moment. Oui, comme votre pasteur depuis le 14 septembre 2011 pour le Secteur Pastoral de Castelnau de médoc et, le 25 septembre 2016 pour le Secteur pastoral de Margaux, nous avons appris mutuellement à marcher en Église.

Comme vous l’aviez constaté, le travail en Église requiert de nombreuses concessions. Je sais comment il n’a pas toujours été facile de s’apprivoiser. Toutefois,avec la grâce de Dieu, nous y sommes arrivés. Pour cela, je vous remercie sincèrement. Après des beaux moments vécus ensemble, voici de nouveaux défis qui se présentent à nous. Vous, comme moi, allons vivre une nouvelle année pastorale dès septembre prochain. Laissons nous conduire par l’Esprit Saint . Que ces différents rendez-vous avec l’histoire nous mettent sans cesse dans l’Amour du Seigneur. En accueillant une nouvelle équipe sacerdotale, c’est le Christ qui s’invite une fois de plus chez vous. Préparez son chemin et que soient bénis ceux qui viennent en son nom.

Quant à moi, c’est plein de gratitude à l’endroit de notre Seigneur Jésus-Christ que j’ai accepté la mission de notre Archevêque, le Cardinal Jean-Pierre Ricard d’aller servir le peuple de Dieu qui est dans le Secteur Pastoral de La Réole – Monségur .

Permettez moi de vous remercier individuellement et communautairement pour tous les gestes fraternels et humains que vous m’aviez témoignés. Un merci particulier au Père Thomas qui a travaillé avec moi dans la loyauté et la fraternité sacerdotale. Je lui souhaite un ministère comme Curé de Langon et Podensac. Merci pour tout ce que j’ai découvert et appris auprès de vous et avec vous. Aucune œuvre humaine ne pouvant être parfaite, je vous demande pardon pour tous mes manquements et vos quelconques insatisfactions. Puisse notre Seigneur nous aider à grandir dans une charité incommensurable pour tout homme et pour toute femme dans son Église et au delà. Je vous souhaite de vivre dans la paix entre vous et de rester sans cesse en communion avec vos pasteurs.

Je vous aime et vous bénis.

Père Yves-Maurice Zambo

Mot d’au revoir du Père Didier Salle

 Dimanche 16 septembre 2018

 

Mes Frères, mes sœurs dans le Christ,

 

Tout au revoir, je vous l’avoue, que je sois concerné ou pas, a toujours été un moment difficile pour moi. Mais je laisse mes sentiments trouver refuge et sens dans les paroles de sagesse de L’ecclésiaste à ce moment même où je dis au revoir : ‘Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel…Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps…c’est un don de Dieu. Je le sais : tout ce que Dieu fait, à jamais, demeurera. À cela, il n’y a rien à ajouter, rien à retrancher’

 

Même si tout au revoir est difficile pour moi, j’accueille ce moment comme une grâce ; une grâce qui me fait accepter avec une reconnaissance et une sincère gratitude tout ce que j’ai vécu et acquis en expérience et amitié parmi vous.

 

Tout d’abord, je dis merci à Dieu pour le don du sacerdoce : je suis fier d’être prêtre. A Yahvé soit la gloire à jamais.

 

Ensuite je me tourne vers le curé, le Père Yves Maurice. C’est avec peine que je le quitte, vu comment nous avons vécu ensemble dans la simplicité et dans la fraternité pendant 23 jours avant son départ en vacances au Cameroun. Merci de tout cœur d’avoir été un frère, un grand frère pour moi. Merci pour tout !

 

Aux membres de l’équipe avec qui nous nous retrouvions tous les mardis à la maison paroissiale :

A celle que le Père Curé a demandé de m’aider pour mes déplacements,

A celle qui m’a accompagné dans la pastorale auprès des malades et des personnes âgées,

A celle qui m’a accompagné dans la pastorale d’accompagnement des familles en deuil,

Je vous dis merci de tout cœur.

Vous avez été des anges sur mon chemin. Croyez-moi, j’ai beaucoup appris et acquis de vous. Merci pour votre abnégation, votre détermination. Dieu vous bénisse.

 

Aux sacristains et Sacristines de toutes les Eglises des deux secteurs pastoraux : Castelnau et Margaux, aux chargés de la liturgie (chants, musiques, lecteurs, sans oublier les servants de messe), merci de votre don de soi, merci de m’avoir aidé dans toutes les célébrations à conduire les âmes à Dieu. Vous êtes des échelles pour les âmes pour monter vers Dieu. Dieu vous bénisse.

 

A l’association Saint Vincent de Paul qui m’a invité à sa conférence mensuelle la semaine dernière, je dis merci pour ce que nous avons vécu cet après-midi ensemble. Merci pour ce que vous faite aux démunis. Ce bien, vous le faite au Christ.

 

Et vous frères et sœurs des deux secteurs pastoraux de Castelnau et Margaux, je pars convaincu que j’étais respecté et considéré. Mais en toute sincérité, je me demande ce que j’ai fait de spécial ou ce que j’ai de spécial pour mériter ce respect et cette considération :

Merci de m’avoir ouvert grandes les portes de vos maisons,

Merci de m’avoir invité à partager votre table,

Merci de m’avoir fait découvrir Bordeaux, le Médoc et même d’autres endroits hors de la Gironde.

Je reprends les paroles du Christ pour vous en signe de reconnaissance : ‘Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense.’

 

Que Dieu vous bénisse et vous le rende au centuple. Aucun verre d’eau que vous m’avez offert ne restera sans récompense. Merci pour tout ! Merci pour les mots d’encouragement, votre attention, votre affection envers ma petite personne.

 

Je vous demande humblement de bien vouloir traduire ma reconnaissance au Cardinal Mgr Jean-Pierre Ricard, au Père Gerard FAURE, au Père Curé Yves Maurice pour m’avoir accueilli dans l’archidiocèse de Bordeaux et Bazas, dans le Médoc et dans ces deux secteurs.

 

A mon retour, je dirai à mon Evêque, Mgr Thomas KABORE, à son Vicaire General, le Père Roger OUEDRAOGO, à mon vicaire, le Père Constant OUEDRAOGO, à mes parents et à mes amis, je leur dirai tout le bien que vous m’avez fait.

 

Je suis sûr que tout n’a pas été parfait dans mes manières de faire les choses, dans mes attitudes, dans mes réponses à vos attentes. J’ai à coup sûr heurté des gens : je vous demande pardon. Quand a moi, je pars sans avoir une dent contre qui que soit.

 

Frères et sœurs, priez pour moi pour un fécond ministère dans la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tougouri au Burkina Faso dans laquelle j’ai été nommé curé. Demain, je reprends l’avion pour l’Afrique, pour mon Burkina Faso (le pays des hommes intègres – c’est la signification de Burkina Faso). Je vous y invite, je vous accueillerai les bras ouverts, car je vous aime tous et toutes. Croyez-moi. Je vous promets de continuer de prier pour vous. Ces visages que j’ai rencontrés, je ne peux pas les oublier.

 

Je rends grâce à Dieu pour tout ! A vous chers fidèles, bien aimés dans le Christ, merci pour tout et au revoir.

 

Abbé Didier SALLE
E mail: salledidier@yahoo.fr
Tel:(+226)70402850/78126222
Curé de la Paroisse Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus de Tougouri.
P.O BOX 169 KAYA
Diocèse de Kaya
BURKINA FASO