Mot d’au revoir du Père Didier Salle

 Dimanche 16 septembre 2018

 

Mes Frères, mes sœurs dans le Christ,

 

Tout au revoir, je vous l’avoue, que je sois concerné ou pas, a toujours été un moment difficile pour moi. Mais je laisse mes sentiments trouver refuge et sens dans les paroles de sagesse de L’ecclésiaste à ce moment même où je dis au revoir : ‘Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel…Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps…c’est un don de Dieu. Je le sais : tout ce que Dieu fait, à jamais, demeurera. À cela, il n’y a rien à ajouter, rien à retrancher’

 

Même si tout au revoir est difficile pour moi, j’accueille ce moment comme une grâce ; une grâce qui me fait accepter avec une reconnaissance et une sincère gratitude tout ce que j’ai vécu et acquis en expérience et amitié parmi vous.

 

Tout d’abord, je dis merci à Dieu pour le don du sacerdoce : je suis fier d’être prêtre. A Yahvé soit la gloire à jamais.

 

Ensuite je me tourne vers le curé, le Père Yves Maurice. C’est avec peine que je le quitte, vu comment nous avons vécu ensemble dans la simplicité et dans la fraternité pendant 23 jours avant son départ en vacances au Cameroun. Merci de tout cœur d’avoir été un frère, un grand frère pour moi. Merci pour tout !

 

Aux membres de l’équipe avec qui nous nous retrouvions tous les mardis à la maison paroissiale :

A celle que le Père Curé a demandé de m’aider pour mes déplacements,

A celle qui m’a accompagné dans la pastorale auprès des malades et des personnes âgées,

A celle qui m’a accompagné dans la pastorale d’accompagnement des familles en deuil,

Je vous dis merci de tout cœur.

Vous avez été des anges sur mon chemin. Croyez-moi, j’ai beaucoup appris et acquis de vous. Merci pour votre abnégation, votre détermination. Dieu vous bénisse.

 

Aux sacristains et Sacristines de toutes les Eglises des deux secteurs pastoraux : Castelnau et Margaux, aux chargés de la liturgie (chants, musiques, lecteurs, sans oublier les servants de messe), merci de votre don de soi, merci de m’avoir aidé dans toutes les célébrations à conduire les âmes à Dieu. Vous êtes des échelles pour les âmes pour monter vers Dieu. Dieu vous bénisse.

 

A l’association Saint Vincent de Paul qui m’a invité à sa conférence mensuelle la semaine dernière, je dis merci pour ce que nous avons vécu cet après-midi ensemble. Merci pour ce que vous faite aux démunis. Ce bien, vous le faite au Christ.

 

Et vous frères et sœurs des deux secteurs pastoraux de Castelnau et Margaux, je pars convaincu que j’étais respecté et considéré. Mais en toute sincérité, je me demande ce que j’ai fait de spécial ou ce que j’ai de spécial pour mériter ce respect et cette considération :

Merci de m’avoir ouvert grandes les portes de vos maisons,

Merci de m’avoir invité à partager votre table,

Merci de m’avoir fait découvrir Bordeaux, le Médoc et même d’autres endroits hors de la Gironde.

Je reprends les paroles du Christ pour vous en signe de reconnaissance : ‘Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense.’

 

Que Dieu vous bénisse et vous le rende au centuple. Aucun verre d’eau que vous m’avez offert ne restera sans récompense. Merci pour tout ! Merci pour les mots d’encouragement, votre attention, votre affection envers ma petite personne.

 

Je vous demande humblement de bien vouloir traduire ma reconnaissance au Cardinal Mgr Jean-Pierre Ricard, au Père Gerard FAURE, au Père Curé Yves Maurice pour m’avoir accueilli dans l’archidiocèse de Bordeaux et Bazas, dans le Médoc et dans ces deux secteurs.

 

A mon retour, je dirai à mon Evêque, Mgr Thomas KABORE, à son Vicaire General, le Père Roger OUEDRAOGO, à mon vicaire, le Père Constant OUEDRAOGO, à mes parents et à mes amis, je leur dirai tout le bien que vous m’avez fait.

 

Je suis sûr que tout n’a pas été parfait dans mes manières de faire les choses, dans mes attitudes, dans mes réponses à vos attentes. J’ai à coup sûr heurté des gens : je vous demande pardon. Quand a moi, je pars sans avoir une dent contre qui que soit.

 

Frères et sœurs, priez pour moi pour un fécond ministère dans la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Tougouri au Burkina Faso dans laquelle j’ai été nommé curé. Demain, je reprends l’avion pour l’Afrique, pour mon Burkina Faso (le pays des hommes intègres – c’est la signification de Burkina Faso). Je vous y invite, je vous accueillerai les bras ouverts, car je vous aime tous et toutes. Croyez-moi. Je vous promets de continuer de prier pour vous. Ces visages que j’ai rencontrés, je ne peux pas les oublier.

 

Je rends grâce à Dieu pour tout ! A vous chers fidèles, bien aimés dans le Christ, merci pour tout et au revoir.

 

Abbé Didier SALLE
E mail: salledidier@yahoo.fr
Tel:(+226)70402850/78126222
Curé de la Paroisse Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus de Tougouri.
P.O BOX 169 KAYA
Diocèse de Kaya
BURKINA FASO

Nouvelle version du PATER, novembre 2017.

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi

à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du Mal.

Parole du Père Yves Maurice ZAMBO, mois de septembre 2017, Année A

La Rentrée

Période pleine de dynamisme et parfois remplie d’angoisse. Oui, de dynamisme parce qu’on porte de nombreux projets qu’on souhaite voir réaliser à la fin de l’année. Soyons modestes pour reconnaître qu’il y a des fruits que nous ne récolterons jamais de notre vivant ou pendant notre séjour. Toutefois, il faut quand même les débuter : c’est cela aussi la Mission. Qui, parmi nous, ne voudrait pas finir une année avec succès ? Joie d’avoir mener jusqu’au bout ses objectifs, ses projets, etc. C’est là le défi de toute « rentrée ». Qu’elle soit scolaire, parlementaire, pastorale ou autre, il convient de respecter avec précision notre feuille de route. Nous aussi, comme communauté en marche, nous devons nous fixer des objectifs très clairs à atteindre d’ici à la fin de l’année. Voici déjà un an que nous sommes dans un projet qui n’est certainement pas encore bien élucidé et porté par tous les acteurs.
Il est question de construire ensemble une Église fraternelle des disciples missionnaires. Je pense qu’en cette deuxième année de rentrée pastorale, nous avons à conjuguer nos énergies, sous le regard de Dieu, pour mener à bien la mission que le Seigneur nous a confiée à travers notre Pasteur, Son Éminence Cardinal RICARD Jean-Pierre.
Nos secteurs pastoraux, Castelnau de Médoc et Margaux, sont appelés à travailler ensemble. Pour cela, je voudrais saisir cette opportunité pour remercier toutes les personnes qui œuvrent dans ce sens depuis septembre dernier. Oui, il m ‘a été demandé d’inventer des formes de collaboration entre les fidèles et le travail d’ensemble. C’est dans cet esprit qu’il me paraît opportun d’envisager des Conseils communs tout en respectant la comptabilité de chaque secteur. Il faut le reconnaître, ce n’est pas en une année que tout cela peut être fait. Avec une mission de six années, je voudrais croire que ce qui a commencé à être fait l’année dernière va se poursuivre en s’améliorant. Aussi, j’encourage chacun à me suggérer des propositions dans cette perspective.

Oui, dans l’esprit des « visitations » initiées par le Synode diocésain, il est heureux de redécouvrir le sens de l’accueil et du partage. Savoir accueillir et se laisser accueillir. Je sais que, pour certaines personnes, ce n’est pas évident, surtout après avoir perdu le sens du « manque ». Elles aiment bien donner mais ne souhaitent jamais recevoir. Ne l’oublions jamais, notre Église est essentiellement missionnaire. Elle est un lieu du donner et du recevoir. On reçoit ce qu’on a pas et on donne ce que nous avons reçu. Toute communauté chrétienne ou Église qui vivrait renfermée sur elle-même deviendrait facilement une secte et par conséquent serait vouée à disparaître. Aussi, ces dernières paroles du Seigneur à ses disciples définissent bien notre mission : « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Mt 28, 19-20).
Mes frères et sœurs en Jésus-Christ, je vous souhaite vivement, du fond de mon cœur, une très bonne année pastorale 2017/2018. Que chacun de vous trouve ou retrouve sa place dans l’Église du Seigneur ; qu’en achevant le Synode diocésain en janvier prochain, chacun puisse renouveler sa façon d’être disciple missionnaire. Notre Église a besoin d’hommes, de femmes, de jeunes et de pasteurs qui portent les soucis de notre temps : des « fous à cause du Christ » (1 Co 4, 10), des chrétiens qui vont aller vers les périphéries de l’église pour accueillir ceux qui y sont. Vivons pleinement la fin de notre synode diocésain comme une mise à jour du logiciel de notre charité pastorale et évangélique, un « aggiornamento » comme le Saint Pape Jean XXIII qualifiait le Concile Vatican II.

Puisse l’Esprit Saint, Esprit de force, Esprit d’amour du Seigneur nous éclairer pour que chacun assume au mieux sa charge dans l’Église du Seigneur. Je me recommande à vos prières afin que le Seigneur me donne la sagesse de conduire son Peuple avec douceur et fermeté. En fin, qu’il augmente notre Foi, notre Espérance et surtout notre Charité.
Que Dieu vous bénisse et vous comble de joie !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Août 2017, Année A

L’Assomption …

Ce mois d’août est ponctué par la célébration de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie. Solennité qui nous invite à méditer sur cette figure particulière de notre foi. N’oublions jamais que Jésus-Christ, notre Seigneur, est né de la Vierge Marie. Cette jeune femme humble, accordée en mariage à Joseph. Vaquant à ses tâches de mère attentive, servante du Seigneur dans une discrétion ineffable, Marie est élevée au ciel par la grâce de Dieu. Elle est le visage de l’Église, corps mystique du Christ, qui est appelée à être pour toujours avec son Seigneur dans la félicité céleste.
Comme vous le savez, il n’y a pas à confondre « l’Assomption » et « l’Ascension ». Ascension signifie « montée ».
Prenons par exemple le cas de l’Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ ; cela signifie la montée de Jésus-Christ au ciel. En d’autres termes, c’est lui, Jésus-Christ, parce qu’il est Dieu né de Dieu, qui a la capacité de s’élever aux cieux. Quant à l’Assomption, qui signifie « élévation », le sujet bénéficie d’une aide qui lui est apportée par une autre personne. S’agissant de Marie, il s’agit d’une élévation qui lui est accordée par Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. Elle est invitée, avec son corps et son âme, à contempler et à jouir des biens éternels. Quelle destinée ! Quel merveilleux parcours !
Frères et sœurs en Jésus-Christ, Marie, fille de Joachim et de Anne, est élevée au ciel pour nous montrer le chemin à suivre. Toute sa vie est un bel enseignement de sainteté. L’humble servante du Seigneur est, en ce mois, élevée dans la gloire de son divin Fils. Alors, quelques interrogations se présentent au regard de nos façons d’agir ou de penser. Au fait, ne sommes-nous pas chrétiens, sœurs et frères de Jésus-Christ ? Par le baptême, nous avons revêtu le Christ et sommes devenus enfants de Dieu. Pourquoi continuer à vivre sur la Terre comme si le Ciel n’existait pas ? Comment célébrer et comprendre l’Assomption de la très Sainte Vierge Marie et chercher chaque jour à rabaisser les autres ? Que faisons-nous pour élever les autres dans leur dignité ? Je pense qu’il nous faut apprendre davantage à nous abaisser afin de nous laisser élever par d’autres et par Dieu. A voir la tendance actuelle des événements, d’aucuns prétendent s’élever en s’appuyant sur les autres au risque de les étouffer et de les écraser. Non, la Très Sainte Vierge n’a jamais écrasé personne pour être élevée au ciel.
Il est de notre devoir de prier Marie toujours afin qu’elle soit notre modèle et notre guide. N’ayons pas peur de prier aussi pour ceux qui écrasent les autres pour s’élever dans la société, dans nos familles et même, de plus en plus, dans nos paroisses.
Le Seigneur dit :
« Si quelqu’un parmi vous veut être le premier, le plus grand, qu’il soit le dernier de tous et l’esclave de tous ».
Ô Vierge Très sainte, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre Mort …

Parole du mois du Père Yves Maurice ZAMBO – Juillet 2017 – Année A

Le Temps

Souvent, je m’interroge sur le devenir de notre Être, Homme ou Femme, sur notre identité de chrétien(ne). Nous avons tous une destinée dans le plan de Dieu. Comme la plus part d’entre vous, je ne sais ni quand ni comment. L’unique vérité à laquelle je crois est que Dieu agit en tout temps et en tout lieu. Il est Maître du temps imparti à chacun et à chaque chose.
Il n’y a pas un temps qui dure tout le temps.
Sachons profiter du temps qui nous est donné. Toutefois, remises entre les mains de l’Éternel, nos vies, chaque jour, croissent pour répondre au dessein bienveillant de Dieu. Oui, il n’est rien qui subsiste qui échappe à la logique du temps. Tout être, sous le regard de Dieu, trouve son accomplissement dans le temps. Cette réalisation de son existence doit puiser son énergie en Jésus-Christ. Il est vrai que les premiers philosophes ont essayé de comprendre le cosmos à travers les quatre éléments que sont l’eau, la terre, l’air et le feu. Je crois que notre être est le résumé parfait de ces quatre éléments. Aussi, voudrais-je m’efforcer de comprendre comment le Créateur a pris le temps de « fabriquer » l’Homme. De la glaise, il crée l’Être humain et insuffle son Esprit. C’est alors qu’il devient un être vivant. Dieu qui sait prendre du temps. Le temps d’asseoir les luminaires, de séparer les eaux de la terre, de constituer toute faunes et flores afin d’y introduire l’Homme et la Femme. Bref, je constate en lisant les premières pages de la Bible qu’il faut du temps. Quelle belle leçon de pédagogie ! Quelle patience de Dieu ! Le Temps. C’est cette logique qui est respectée dans la transmission de toute vie. Citons par exemple le temps qu’il faut au cultivateur pour récolter ou vendanger. Le temps requis à une femme pour pouvoir enfanter, etc.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous semblons ne plus avoir du temps. Notre génération est devenue très impatiente. Nous ne savons plus semer, biner, sarcler, arroser et enfin récolter. C’est la nouvelle mentalité de vouloir Tout, tout de suite. Nous sommes devenus très difficiles et très exigeants. Ne sommes-nous pas les fils et filles du Très haut ? Pourquoi vouloir semer et récolter le jour même ? Peuple de Dieu, je sais que nous savons trouver du temps pour ce qui nous plaît, ce qui nous arrange … Difficilement pour tout ce qui nous dérange. Encore moins pour ceux qui nous dérangent … Je nous invite à méditer les deux premiers chapitres du Livre de la Genèse afin que nous redécouvrions que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.
N’ayons pas peur du temps qu’il nous faut pour améliorer nos vies parfois insipides.
Avec la grâce de Dieu, je suis persuadé que le temps est à mettre à profit.
Prenons le temps de nous rapprocher les uns les autres au nom de notre Foi.
Le temps d’aimer et surtout de nous perfectionner en amour fraternel et en sainteté.

Parole du mois de juin 2017, Vigneron 128, Année A, Père Yves Maurice ZAMBO

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens, chapitre 3, 8-17

08   [ … ] Maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche.
09   Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,
10   et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
11   Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.
12   Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
13   Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.
14   Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.
15   Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.
16   Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
17   Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Mai 2017, Année A

Suggestion et amélioration
 Dans le souci d’améliorer la communication dans nos deux secteurs pastoraux, j’ai choisi de transformer notre bulletin hebdomadaire en mensuel. Il pourra, je l’espère, vous donner une stabilité d’informations relatives aux célébrations eucharistiques tant dominicales qu’en semaine.  Cet outil de communication a vocation à pallier également à la grande difficulté qu’éprouvent certains de nos paroissiens à consulter notre site internet.
« Le Vigneron » est bel et bien une invitation à porter la Bonne Nouvelle dans les cœurs des hommes et des femmes. Pour cela, le Seigneur nous convie tous à sa Vigne qu’est l’Église C’est un devoir de chrétiens de prier le Maître d’envoyer des ouvriers à sa vigne. Nul ne saurait émonder ni vendanger la Vigne du Seigneur tout seul. Il est donc impératif d’apprendre à travailler ensemble et de façon concertée. Sous la houlette de votre pasteur que je suis, avec les suggestions positives de chacun d’entre vous, nous pourrons améliorer notre témoignage commun.
 Notons  que nous sommes  au mois de mai. Pour nous catholiques, c’est un temps favorable de renouer nos liens avec notre Mère Marie. A travers la prière du chapelet, le chrétien reste attaché à la sainte Vierge qui intercède sans cesse pour nous. Le 13, ce sera la célébration du centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima. Une occasion de nous unir à l’Église universelle qui, par l’autorité du Saint Père François, va accueillir deux nouveaux saints : François et Jacintha. Ils seront canonisés à Fatima (Portugal) au cours de son futur voyage. Puisse cette année renforcer également nos liens avec toute la communauté franco-portugaise présente dans le secteur de Castelnau.
Nous ne pouvons, non plus, oublier de parler de Lourdes. Avec un pèlerinage organisé dans le Diocèse du 13 au 14 mai, je souhaite que les deux secteurs vivent un moment merveilleux auprès de Notre dame.
 Vous avez appris mon grand souhait de voir nos églises paroissiales ouvertes tous les jours ; une invitation est lancée pour qu’un grand nombre s’implique dans les différentes tâches que chacun de nous peut assumer dans la communauté. N’hésitez pas à me suggérer des idées nouvelles qui peuvent enrichir notre pastorale.
A tous et à chacun, je souhaite un excellent temps de Pâques.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 2° Dimanche de Pâques, 23 avril 2017, Année A

De l’incrédulité à la foi
 Au lendemain des célébrations de  la Résurrection de Notre Seigneur sur nos deux secteurs pastoraux, je suis particulièrement émerveillé par la grande ferveur qui a animé de nombreux fidèles. Dans la joie de Pâques, chacun de nous est invité à vivre son propre passage de la fermeture à   l’ouverture du tombeau, des pleurs à la joie, de la haine à l’amour, de la mort à la vie… de l’incrédulité à la foi. C’est, animé par l’esprit de la résurrection, que je souhaite à chaque fidèle de nos deux secteurs, Castelnau et Margaux, de sortir de nos tombeaux. Le moment est venu de nous laisser renouveler par la grâce de la Résurrection.
A quoi nous sert-il de célébrer chaque année la solennité de Pâques si nous refusons de faire des passages dans nos vies ? N’oublions pas que « pâques » signifie « passage ». Je pense qu’il est impératif pour chacun de nous de se laisser conduire par l’esprit de Dieu. Dieu seul est capable de redonner vie à nos communautés, à nos familles qui gisent dans l’ombre de l’incrédulité, du manque de charité et d’abnégation de soi. Lui seul peut nous transformer en disciple-missionnaires. Aussi, voudrais-je que nous devenions tous des « Missionnaires de la Sainte Résurrection de notre divin Maître ». N’ayons pas peur de faire ce saut de qualité qui consiste à passer de l’incrédulité à la foi, comme fit l’Apôtre Thomas.  Soyons des vrais Thomas qui professent la foi véritable : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Soyons des témoins joyeux de la Sainte résurrection !