Assomption de la Vierge Marie

HOMELIE DU 15 AOUT 2020

Père Chris GOMA

Aujourd’hui nous fêtons l’Assomption de la Vierge Marie, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture de l’Apocalypse de Saint-Jean (11. 19a ; 12, 6a.10ab)
  • Psaume 44, avec comme refrain : « Debout à la droite du Seigneur, se tient la reine, toute parée d’or ! »
  • Lecture de la première lettre saint Paul aux Corinthiens  (15, 20-27a)
  • Évangile de saint Luc (1, 39-56)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, plusieurs mentions, aussi bien dans la prière, que dans les Ecritures, attestent la symbolique de cette Fête de l’Assomption de la Vierge Marie !

Déjà dans la prière d’ouverture, communément appelée La collecte, nous lisons ceci : « Toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps Marie, la Vierge immaculée, mère de Ton Fils ».

La préface de ce jour énonce : « Aujourd’hui, la Vierge Marie, la mère de Dieu, est élevée dans la gloire du ciel, parfaite image de l’Eglise à venir, aurore de l’Eglise triomphante. Elle guide et soutient l’Espérance de ton peuple encore en marche ».

La première lecture, pour sa part, décrit la vision de l’apôtre Jean en ces termes : « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles », préfiguration de la Vierge Marie en Gloire dans le ciel.

Et devant toutes ces évocations, Cher Frères et Sœurs dans le Seigneur, on peut se poser les bonnes questions :

  • D’où la Vierge Marie détient elle cette grâce de nous précéder au ciel ?
  • Quel est au juste le mérite de Marie ?
  • En quoi ce mérite nous interpelle-t-il  ?

Dans le récit de la visitation de Marie à Elisabeth que nous avons lu dans l’évangile, l’ébauche d’une réponse semble nous être donnée. En effet, après avoir reçu l’ange qui lui demande de faire la volonté du Père, en acceptant de devenir « la digne demeure de son fils », Marie va visiter sa cousine Elisabeth, dont il a été du reste fait mention lors de l’Annonciation. Elle a aussi reçu une faveur de Dieu en concevant un fils.
Les deux cousines se rencontrent. Cette rencontre est ponctuée par l’effusion de l’Esprit Saint, et Elisabeth prophétise : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ».

Oui, Marie est appelée par Elisabeth, sous l’onction du Saint-Esprit, mère de son Seigneur. Ce n’est pas n’importe quelle créature, c’est celle qui a fait la volonté du Père. D’ailleurs, mue par le Saint-Esprit, Elisabeth poursuivra dans cet évangile sa prophétie : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

Voici donc tracé le mérite de Marie. Le seul et grand mérite de Marie, c’est sa foi, c’est sa disponibilité à coopérer à l’œuvre de Dieu. Marie a intégré à sa propre trajectoire spirituelle, la volonté de Dieu, en acceptant de devenir la mère du Sauveur. Elle a laissé éclater son cœur aux dimensions du monde.

Foi, disponibilité et service, voilà ce que la figure de Marie, que nous méditons en cette fête de l’Assomption, a à nous enseigner en notre temp. Marie est la première, sur le chemin de la foi. Son Oui est le premier où se greffent tous les « oui » à la volonté du Seigneur. Le Oui de Marie est fondateur d’une aube nouvelle que le Seigneur avait prévu pour son peuple.

Bien aimés dans le Seigneur, Aujourd’hui, à la suite de Marie, pouvons-nous demander au Seigneur la grâce de la disponibilité au service de Dieu ?

Puissions-nous trouver dans nos vies, compartimentées de plusieurs engagements, la place, fusse-t-elle infime à la volonté de notre Dieu ?

Que Marie, la première sur le chemin de la foi,

Augmente la foi aussi bien dans nos vies

Que dans nos familles !

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA