Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Dimanche 19 juillet2015, 16ème dimanche du temps ordinaire, Année B

Venez à l’écart

Aller à l’écart et s’octroyer un petit temps de repos est christique et loyal. En ce temps estival, nombreux ceux qui se sont retirés de leurs trains de vie habituels. Ce qui est tout à fait louable et juste. Toutefois, sauront-ils trouver un véritable repos loin de Dieu ? Telle est la grande interrogation des vacances. Être en vacance ne signifie pas rester oisif mais plutôt changer d’activité ; le repos véritable, pour nous chrétiens, est auprès de Jésus et avec le Christ.

Les vacances peuvent aussi être un moment propice de rassembler toutes nos idées dispersées comme les brebis dont parlent le prophète Jérémie Chacun de nous a donc, en premier, la lourde charge d’être tout d’abord son « propre pasteur » : pasteur de son corps, pasteur de son âme, bref pasteur de sa vie sous le regard bienveillant de Dieu. Malheur à ceux et celles qui conduisent leurs vie à une perdition. Il est nécessaire et important de prendre d’abord soin de soi avant de pouvoir mieux prendre soin des autres.

Puisse ce temps estival nous rapprocher davantage de nous-mêmes, des autres et de Dieu. Que ceux qui n’ont pas des moyens d’aller en vacances trouvent en Jésus eucharistique, le repos dans l’adoration et la paix intérieure.
Bon repos à tous auprès le Christ !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 juillet 2015, 15° dimanche du temps ordinaire

La Mission

C’est une réalité qui est encore mal comprise. Alors que notre Mère Église nous rappelle sans cesse que « la mission » est une affaire de tous et de chacun, d’aucuns continuent à la restreindre uniquement aux évêques, prêtres, religieux et religieuses. Bien qu’ils soient les premiers acteurs, ils invitent tous les baptisés à l’unique moisson du Seigneur qui a besoin de nombreux ouvriers. Chacun est capable de donner le meilleur de soi-même. Pour cela, il n’est pas nécessaire d’être des « spécialistes », quoique la mission ait besoin de toutes nos compétences, mais d’abord des hommes et des femmes disponibles et désintéressés. Des personnes qui n’ont pour unique sécurité que leur « bâton » sur lequel elles peuvent s’appuyer et qui les rassure contre tous les dangers de la route. D’après vous, quel serait ce « bâton » ? Pour moi, ce « bâton » n’est autre chose que « la Très Sainte Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ » qui est le soutien et l’espérance de toute mission.
Puisse ce « bâton » nous protéger contre tous les « loups » que nous rencontrons sur nos chemins missionnaires. Que la Sainte Croix du Christ soit avec nous jours et nuits pour ne pas nous laisser détourner par tout ce qui est éphémère.
Oh Jésus ! Notre « bâton » ! Soutiens et protège tous ceux et celles qui acceptent d’aller vers les autres en ton nom. Nous te recommandons en particuliers tous les Laïcs qui sont des missionnaires dans leurs paroisses. Qu’au sein du monde, de leurs tâches ordinaires, avec ta grâce, ils accomplissent des œuvres extraordinaires. Merci Seigneur.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 5 juillet 2015, 14° dimanche du temps ordinaire

Un prophète …

Un prophète est une personne qui parle au nom de Dieu. Elle est porteuse d’un message et n’est pas toujours la bienvenue, même chez les siens. Cette mission prophétique se poursuit, aujourd’hui dans le monde, à travers tous les baptisés. Il n’est pas exclu que Dieu suscite encore au milieu de nous des hommes et des femmes, parfois non baptisés, qui continuent à nous parler de lui. Ainsi admis, nous comprenons que quelques soient leurs origines, leurs langues et même leurs races, ils ont en commun la même mission : celle de rappeler aux humains la volonté de Dieu pour leur temps et de leur montrer la présence de Dieu au milieu d’eux. Un prophète n’agit pas en son propre nom et ne saurait devenir le justicier de Dieu. Il n’a aucune force coercitive que la véracité de son message. Un prophète interprète aussi les signes des temps.

Comme vous pouvez le constater dans la première lecture de ce dimanche, il ne faut pas toujours s’attendre à un bon accueil. Il en va de même dans l’Evangile ; même Jésus-Christ n’a pas réussi à se faire écouter dans son propre village. Il s’est résolu à ne faire seulement que quelques miracles. Il ne faut donc pas se leurrer qu’on peut se faire accueillir et écouter par tous. Somme toute, il nous incombe le grand et illustre devoir de répondre à notre vocation prophétique. N’ayons donc pas peur de parler et d’agir au nom de Dieu.

Seigneur, fais de nous un peuple de prophètes pour notre temps. Ne nous laisse pas entrer en tentation de découragements, de mutisme et du relativisme.

14ème Dimanche du temps ordinaire

Ez 2,2

 

Pour aller plus loin

Détails :

-Le lapin est en position verticale (debout), même s’il ne touche pas le sol.

-Le lit a un système pneumatique (regarde la marque du lit) « pneuma » = « souffle » en grec. Le souffle, c’est l’Esprit.

-Il est trois heures (il est temps de se lever !). Trois heures, c’est l’heure de la mort du Christ, l’heure où il remet l’Esprit. L’heure où il entre dans le sommeil de la mort pour nous mettre debout.

-L’Esprit-Saint donne vie, fait ressusciter, « REMET DEBOUT », position de l’ Homme vivant.

-Le lapin est surpris, il a un œil endormi et un autre réveillé en sursaut (tu m’étonnes…)

-Cela dit, s’il a choisi ce lit pour dormir, c’est qu’il se doutait un peu de la suite logique…

 

Questions

-Dieu appelle le prophète Ezéchiel pour être son porte-parole. Peut-être que cela m’arrive aussi, d’être le porte-parole de Dieu pour un ami, dans mon travail, avec un inconnu… Quelques fois, on stresse alors qu’on est encore « couché ». Si l’Esprit nous met debout, c’est qu’il peut aussi agir après. Sur le dessin, l’espace est libre devant le lapin, il n’y a pas d’obstacle (heureusement pour lui, d’ailleurs…)

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 28 juin 2015, 13° dimanche du temps ordinaire

« Thalita koum » !

Si vous saviez mon vœux le plus cher : que chacun entende au fond de son cœur cet appel de Jésus «Thalita koum» ! Cette expression signifie comme vous le lirez dans l’Évangile « jeune fille, je te le dis, lève-toi ! ». Oui, il est vital de laisser résonner en nous cette invitation. Le Christ va à la rencontre de chaque personne, quelque soit son âge pour la sortir de sa « mort ».

Mort physique, sociale ou spirituelle, Jésus vient à nous et ne se dérobe pas des demandes des uns et des autres. Il entend les sollicitations que nous formulons pour ceux et celles qui nous sont chers. Le Christ n’est pas sourd d’oreille comme d’aucuns prétendent l’imaginer. Notre Maître se laisse toucher par des malades, des pécheurs, afin qu’ils obtiennent la guérison de leurs maux. Il sait aussi aller à la rencontre des mourants pour les toucher.

Les questions que suscitent les textes de ce dimanche pourraient être prises sur trois angles.

Premièrement, que disons-nous à Dieu dans nos prières ? Comment intercédons-nous pour les autres, nos familiers malades ? Ne faudrait-il pas ouvrir notre prière personnelle ou collective aux besoins aux autres ?

Deuxièmement, sommes-nous conscients des maux qui minent notre existence depuis quelques années ? Comme cette femme qui souffrait d’hémorragie depuis douze ans, nous perdons certainement notre « sang », élément vital de notre foi depuis quelques années déjà ; quelle démarche entreprenons-nous pour retrouver la santé de notre âme ou/et de notre corps ? N’est-il pas le temps de faire une démarche de foi sincère et véritable ?

Troisièmement, sommes-nous conscients que Jésus continue à toucher tous ceux qui souffrent aujourd’hui ? Jésus est vivant dans le monde à travers son Église. Il agit et nous touche à travers les différents sacrements. Laissons-nous approcher par les sacrements de guérison que sont la « réconciliation » et le « sacrement des malades ».
Puisse Jésus nous guérir de toutes nos maladies et que nous nous levions pour marcher et vivre en sa présence.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 21 juin 2015, 12° dimanche du temps ordinaire

Une violente tempête

Ce phénomène ne nous est pas étrange. Nous avons encore les souvenirs de la tempête de 1999… De nombreuses familles de notre secteur pastoral avaient perdu des forêts, des récoltes et des maisons et d’autres biens. C’est à peine que quelques unes commencent à se relever.
Aujourd’hui, Saint Marc nous rapporte la grande frayeur que ressentirent les disciples dans la barque au moment qu’ils furent avec le Christ. Ces frayeurs ne sont pas finies. Nous les vivons plus ou moins à tous les niveaux. La barque, symbole de l’Église, appelée à voguer dans les océans du monde en tumulte, traverse des tempêtes de toutes sortes. Marqués par de nombreuses frayeurs, les chrétiens, disciples du Christ, doivent rester confiants face aux tempêtes familiales, conjugales, professionnelles, politiques, économiques, etc …
Notons aussi que la barque peut représenter chacune de nos vies. Vu sous cet angle, Jésus, dans nos barques ou dans nos vies, attend que nous l’interpellions. Il ne souhaite pas s’imposer dans nos vies. Au contraire, dans une liberté totale, chacun peut réveiller le Seigneur qui fait chemin avec nous. Il est prêt à se réveiller si nous le lui demandons. Alors, laisserons-nous des tempêtes, aussi violentes-soient-elles, nous effrayer sans faire appel à Lui ? Nous avons besoin de reconnaître la sainte présence de l’Emmanuel, Dieu avec nous, au milieu des océans de la vie qui n’est pas toujours facile à traverser.

Seigneur réveille toi et agis !

Cela ne te fait rien ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 14 juin 2015, 11° dimanche du temps ordinaire

Frères, vous avez appris comment le Royaume des cieux, dans toute sa grandeur, est comparé à une graine de moutarde… Est-ce là tout ce que les croyants espèrent ? Est-ce là tout ce que les fidèles attendent ? … Est-ce là « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme » ? Est-ce là ce que promet l’apôtre Paul et qui est tenu en réserve dans le mystère inexprimable du salut, pour ceux qui aiment ? (1Co 2,9) Ne nous laissons pas déconcerter par les paroles du Seigneur. Si, en effet, « la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme, et si la folie de Dieu est plus sage que l’homme » (1Co 1,25), cette toute petite chose, qui est le bien de Dieu, est plus splendide que toute l’immensité du monde.
Puissions-nous seulement semer dans notre cœur cette graine de moutarde, de sorte qu’elle devienne le grand arbre de la connaissance (Gn 2,9), s’élevant de toute sa hauteur pour élever notre pensée jusqu’au ciel, et déployant toutes les branches de l’intelligence…
Le Christ est le Royaume. A la manière d’une graine de moutarde, il a été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et est devenu l’arbre de la croix qui couvre la terre entière. Après qu’il eut été broyé par la Passion, son fruit a produit assez de saveur pour donner son bon goût et son arôme à tous les êtres vivants qui le touchent. Car, tant que la graine de moutarde demeure intacte, ses vertus restent cachées, mais elles déploient toute leur puissance quand la graine est broyée. De même le Christ a-t-il voulu que son corps soit broyé pour que sa force ne reste pas cachée… Le Christ est roi, car il est le principe de toute autorité. Le Christ est le Royaume, car en lui réside toute la gloire de son royaume.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 98, 1-2 ; CCL 24A, 602 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 225 rev.)

11ème Dimanche du Temps Ordinaire

2 Co 5,7

 

Détails :

-Un lapin avance, avec une démarche incertaine. Il tâtonne.

-La lumière est derrière lui. Il avance vers le noir. C’est ce que ressentent les personnes qui ne croient pas en Dieu ; à quoi ça sert d’avancer, si c’est pour aller dans le noir ? dans le mur ? dans le néant ?

-Le verset Biblique est en jaune-lumière. Ceux qui ont la chance d’avoir la foi, même s’ils ne voient pas, ont moins peur de l’avenir puisqu’ils savent que Jésus ne les laissera pas tomber.

-Les mains et les oreilles du lapin sont tendues vers l’avant. Il a la foi.

 

Questions

Croire, qu’est-ce que ça veut dire ?

Le « You Cat » (catéchisme donné par Benoît XVI aux jeunes des JMJ à Madrid) nous dit au numéro 22 que c’est « chercher une relation personnelle avec Dieu et croire à tout ce que Dieu montre de lui-même ».

Au début de la foi, il y a un ébranlement : l’homme sent que le monde visible n’est pas le tout de son existence. Il trouve peu à peu la confiance pour s’adresser à lui et entrer en relation avec Lui.

Croire, c’est donner son accord à Jésus et miser toute sa vie sur lui.

-Où en suis-je, de ma foi, d’après cette définition ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 7 juin 2015, Fête du Saint Sacrement

Le sang de l’Alliance

L’un des éléments vitaux de notre survie est, comme vous le savez, le sang. Le sang nourrit le corps et aide notre cerveau à rester en vie. En d’autres termes, il est essentiellement vital d’avoir une quantité suffisante de sang. Ce n’est pas pour rien que le « don du sang » est fortement recommandé pour pouvoir sauver quelques vies. Notons aussi que le « sang », dans de nombreuses cultures, a souvent été utilisé pour des pratiques expiratoires tel que nous le lisons dans la première lecture. Il a souvent servi de lien avec le monde transcendantal ; Par des sacrifices d’animaux, voire des humains, d’aucuns ont souvent voulu exprimer leur religiosité. Vue sous ces angles, la question du « sang » peut susciter des interrogations qui demeurent parfois non élucidées.

Pour nous chrétiens, le « sang » de Jésus Christ n’est pas assimilable en aucun autre sang. Non seulement qu’il est celui d’un humain, le sang du Christ est le sacrifice parfait offert à Dieu par lui-même pour le pardon de nos péchés. C’est lui qui nous purifie et nous réconcilie avec le Père : il est le le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle. Laissons-nous réconcilier avec Dieu à travers nos célébrations eucharistiques où Jésus renouvelle sans cesse son amour pour chaque humain.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 31 mai 2015, Sainte Trinité

Allez !

Jésus ne cesse pas d’envoyer ses disciples. Aujourd’hui encore, il voudrait des hommes et des femmes qui iront porter la Bonne Nouvelle à leurs semblables. Chacun, avec la grâce qui lui est propre et reconnue par l’Église, pour baptiser, enseigner et surtout en faire des disciples pour le Christ. Qui voudrait bien répondre à cet appel ? Certes, il ne s’agit pas nécessairement d’entrer dans les ordres pour évangéliser. Cette mission incombe à tous les baptisés. Tous, nous sommes envoyés par le Ressuscité pour le rendre présent dans nos familles, dans nos cités, ainsi que dans le monde entier.

Je voudrais nous proposer d’en parler autour de nous pour que nous soyons tous des « envoyés ». Le baptême fait de nous des missionnaires, ceux qui partent au nom de Jésus-Christ. Portons dans notre prière ceux qui souhaitent répondre à cet appel : les séminaristes, les religieuses, les laïcs.

Prions pour notre Église afin qu’elle demeure fidèle à sa mission évangélisatrice. Puisse le Seigneur soutenir l’effort et le courage de ceux qui enseignent fidèlement ses préceptes à leurs frères et sœurs à travers des multiples catéchèses. Que l’unique Dieu, en trois personnes, la Sainte Trinité, nous fortifie et nous garde unis dans l’exercice de la même mission en communion avec les autres.