7ème Dimanche du Temps Pascal

1 Jn 4,12

 

Détails :

-Ces lunettes représentent le Dieu-Trinité.

Le verre de gauche, c’est le Père qu’on ne voit pas mais qui est Lumière.

Le verre de droite, c’est le Fils, Jésus, qui nous révèle le Père. Quand on regarde Jésus, on voit le Père. Il nous montre le Père avec sa main.

Ce qui lie le Père au Fils, c’est le Saint Esprit (la barre du centre où il est écrit Spirit)

-Sur la branche de gauche, on lit (difficilement) « FIDES ». C’est la foi qui nous révèle notre Dieu en trois en trois personnes. Autrement que par la foi et la Révélation, il est possible de trouver Dieu avec son intelligence, mais impossible d’arriver à la conclusion que Dieu est en trois personnes.

Questions (là, il faut choisir laquelle travailler car il y en a trop)

-Dans l’Evangile de Jean, au chapitre 14, Jésus dit « qui me voit, voit le Père ». Est-ce que je pourrais dire « qui me voit, voit le Christ » ? La suite du verset me montre que si je demeure dans l’amour, on pourrait voir Dieu en moi. Comment est-ce que je me situe vis-à-vis des personnes que j’aime le moins ? Qui sont-elles ? Pourquoi me répugnent-elles ? Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place ? Comment les accueillerait-il ? Est-ce que j’ai définitivement rejeté une personne ? Pourquoi ?

-Ai-je déjà été interpelé par quelqu’un qui aimait en vérité au point de donner de son temps, de son argent, de ses compétences, sans rien attendre en retour ? Ai-je moi-même vécu cela ? Ai-je été conscient que cette voix intérieure qui me poussait à agir ainsi venait de plus loin que moi (sans doute de Dieu) ?

Ascension

Mc 16,20

 

Détails :

 

Beaucoup d’inattendu en une seule image. De gauche à droite ;

-Un démon expulsé d’un lapin (visiblement surpris d’avoir ce genre de truc à l’intérieur de lui)

-Le lapin qui annonce la Bonne Nouvelle, sur fond de soleil levant. Il suffit qu’il parle pour que le Seigneur agisse.

-Au premier plan, à droite, le sourd qui se met à entendre.

-Derrière lui, en ombre chinoise, le boiteux qui bondit en lançant sa béquille.

-Et tout à droite, le mort qui ressuscite et sort de son tombeau en bondissant lui aussi.

-Le décor est simple, il n’y a rien d’autre que la nature, on ne perçoit aucune « œuvre humaine ».

-L’homme est comme rendu à sa vocation première ; il vient de Dieu et il est fait pour Lui. Les seuls « instruments » (béquille pour le boiteux, corne pour le sourd et bandelettes pour le mort) sont maintenant inutiles.

 

Questions

 

-Dans l’ordre de la foi, on peut faire des choses pour Dieu, ou faire les choses de Dieu. Les deux sont bien, mais la deuxième est meilleure. Si on compte sur soi, on pourra accomplir de belles choses qui seront peut-être très bien, mais si on compte sur Dieu, ce sera encore meilleur, même si le résultat n’est pas toujours perceptible à nos yeux. Qu’est-ce que je préfère, au fond de moi ? Comment le mettre en œuvre cette semaine ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 17 mai 2015, 7° dimanche de Pâques

La prière de Jésus

Prier c’est s’adresser à Dieu avec un cœur confiant et rassuré. Confiant de se savoir écouté et rassuré parce qu’il nous exauce toujours. Jésus parle à son Père comme pour faire le bilan de sa mission. Il fait le compte-rendu tout en demandant au père d’assurer lui-même la continuité de l’œuvre qui lui appartient. Le Christ est conscient que les disciples pourront être tentés par un esprit de division et de séduction à cause des biens éphémères. Pour cela, il demande au Père la grâce de l’unité de ses disciples. Cette unité qui a du mal à s’établir dans nos relations mutuelles. De plus en plus, au lieu de rechercher les voies de fraternité et d’harmonie familiales, sociales et ecclésiales, certains s’évertuent à créer et à susciter des chemins divergents. Quel témoignage pour nos communautés que Jésus a confié au Père afin de les garder du Mauvais !
Plus que par le passé, la prière de Jésus doit trouver un écho dans chacune de nos vies, de nos communautés ecclésiales. C’est urgent de rechercher des occasions qui nous rassemblent et renforcent notre unité. Unité en premier avec nous-même, avec tous ceux qui font partie de notre secteur pastoral, avec les autres secteurs pastoraux de notre diocèse, unité avec les autres communautés chrétiennes non-catholiques, unité avec les autres croyants et unité avec tout le genre humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 10 mai 2015, 6° dimanche de Pâques

Des « Serviteurs » aux « Amis »…

Quel cheminement ! Y a-t-il une différence ? D’emblée, nous avons la tonalité de ce dimanche qui est marqué par l’amour du Seigneur pour chacun de ses disciples et l’invitation à faire autant les uns pour les autres : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Parlant de l’état de « serviteurs » à celui des « amis », Jésus fait une distinction considérable : « Le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ». Or, comme vous l’avez lu dans l’Évangile, le Christ nous a déjà tout dit de lui. Il n’est qu’Amour et aime chacun de nous. Il veut que nous soyons des « demeures » d’amour, de fraternité, de sincérité et d’amitié. C’est à ce titre seulement que nous pouvons devenir ses « amis ».

Alors, la grande question est de savoir à quel niveau nous situons-nous actuellement. Disciple ou ami(e) ? Puisse sa Mère, la Très sainte Vierge Marie, nous aider en ce mois de mai, savoir évoluer de l’état des disciples à celui des amis de Jésus-Christ.
Notre Dame de Fatima, Priez pour nous.

6ème Dimanche du Temps Pascal

Ac 10,44

 

Détails :

Ce verset est tiré d’une histoire que j’aime beaucoup. Un centurion qui ne connaît pas Dieu (il s’appelle Corneille) a une apparition et Dieu lui demande d’aller chercher à Joppé, dans une maison précise, un certain Pierre. Il ne le connaît pas, il ne sait pas pourquoi mais il envoie des hommes le chercher. Le même jour, Pierre a une vision d’une grande nappe remplie d’animaux qui descend du ciel. Dieu lui demande de manger ces animaux. Pierre refuse car il dit qu’ « ils sont impurs ». Cette vision le travaille et c’est à ce moment-là que les hommes envoyés par Corneille arrivent. Pierre les suit, puis arrivé là-bas, il se met à parler de Jésus. En plein milieu de son discours, l’Esprit-Saint s’empare de tous ceux qui écoutent (c’est le dessin de la semaine). On voit Pierre à droite, le premier surpris.

Corneille est représenté à gauche. Quand l’Esprit Saint fond sur lui, il devient habité par l’Esprit (il a la forme d’une colombe, symbole de l’Esprit-Saint. Il a l’air heureux, il est dans la lumière, il est prêt à se déployer et à voler de ses propres ailes.

Les trois rayons montrent que Dieu Père, Fils et Esprit-Saint est à l’œuvre (partout où il y a l’Esprit Saint, il y a le Père et le Fils) et les douze étoiles montrent que la mission des douze est de transmettre la Parole de Dieu pour que l’Esprit-Saint fasse le reste.

Questions

-Et moi, suis-je conscient(e) de la puissance de la Parole de Dieu ? Quand cette Bonne Nouvelle est proclamée et vécue dans ma vie, l’Esprit-Saint peut agir par mon intermédiaire.

-Suis-je disponible comme Corneille ? Est-ce que je me laisse bousculer dans ma prière comme Pierre au point de changer ma façon de voir ? A quel moment ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 3 mai 2015, 5° dimanche de Pâques

La Vigne et les Sarments

Ai-je besoin de vous dire davantage ce dimanche ? Je ne crois pas. l’Évangile selon saint Jean est explicite et nous invite à revoir notre attachement au Christ. C’est lui la vraie vigne. Le Père est le vigneron. Bien que nous soyons, dans notre Médoc, en grande partie des viticulteurs et professionnels des grands crus, nous avons toujours besoin de nous laisser instruire par la Parole de Dieu.
S’inspirant de notre vie quotidienne, il nous parle des réalités d’en haut en nous rappelant que nous ne sommes que des sarments. C’est de lui et en lui que nous recevons la sève de vie. Toute coupure avec le Christ entraîne un dessèchement qui peut nous conduire au Feu. N’est-ce pas celui de l’Enfer ? Car il dit: « Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent » (Jn 15, 6). Par contre, « tout sarment qui porte du fruit, (le Père) le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. (Jn 15, 2).

Fort de cette parole de vie, je nous exhorte à rester attachés au Seigneur et à son Église pour porter davantage des fruits d’amour, de paix et de tolérance.

5ème Dimanche du Temps Pascal

Jn 15,2

 

Détails :

-Le cep, c’est moi. Il y a des endroits où je porte du fruit dans ma vie, et des endroits où je suis plutôt stérile.

-Jésus vient émonder ma vie, c’est-à-dire qu’il vient visiter les endroits où je ne porte pas de fruit. Quelques fois, c’est une coupe franche dans ma vie où il y a tellement de parasites que la terre s’use pour rien. Quels sont ces domaines où je me perds ?

-Le pied de vigne demande à Jésus de ne pas regarder les zônes sombres ou stériles de son existence pour voir ce qui marche bien. « Regarde à droite ! » veut dire « regarde ce qui va bien dans ma vie ! » « regarde là où je suis performant dans ma foi ». Alors que Jésus le voit déjà.

Questions

-Comme un maître attentionné, il désire que toute ma vie porte du fruit. Il désire que la lumière soit mise partout. Peut-être est-ce dans les zônes les plus sombres de ma vie que Jésus veut venir ? Peut-être, à l’avenir, porterai-je plus de fruits dans mes branches actuellement stériles que dans les autres ?

-Quels sont mes lieux de combat actuels ? Qu’est-ce qui n’est pas encore évangélisé dans ma vie ? Quel est l’endroit où une petite voix me dit que cette partie de ma vie n’est pas top et ne peut pas être en accord avec ce que Jésus me demande ? Est-ce que je crois que ce lieu-là peut être un lieu où jaillira la vie, les fleurs, puis les fruits si Jésus le visite ?

Aujourd’hui, il y a même un autre dessin illustrant la première lecture qui est dans un article en-dessous.

4ème Dimanche du temps pascal

ps 117 , 8

Détails :

 

-Le lapin commercial essaye de vendre une moto en carton en présentant une vraie. Ses arguments sont mirobolants ;

-« Le plein gratuit » (pour une moto en carton, logique…), Pneus neufs (idem), prix sacrifié (1499 €, pour du carton, un peu cher, enfin il y a la clé avec, quand-même), Soldes, hyper-maniable (on la porte avec une main, si si…)

-L’autre lapin a l’air sceptique, il est tenté… Va-t-il craquer ?

 

Questions

 

-La parole du dessin n’est pas pour dire qu’il ne faut pas faire confiance aux hommes. Elle nous dit que la confiance en Dieu ne trompe jamais (mais que ça ne nous empêche pas de faire confiance aux autres aussi).

-Certains voudraient s’arranger leur propre religion, bien confortable, avec ce qu’on prend et ce qu’on laisse… Jésus n’a pas choisi le trône, le château, la limousine et la princesse. C’est revêtu du vêtement de faiblesse qu’il est venu. Quelques fois, on revendique de faire des trucs spéciaux pour attirer les jeunes. Attention à ne pas les « tromper sur la marchandise » si on les prépare pas à la réalité de la vie, exigente. Etre inventif est une très bonne chose, mais arriver à ce que le jeune s’accroche au Christ véritablement et lui reste fidèle quand tout sera sec, en est une autre.  Est-ce que je prépare les autres à cela ?

Editorial du Père Yves Maurice Zambo, 26 avril 2015, 4° dimanche de Pâques

Un seul troupeau,
un seul pasteur

Jésus, le bon pasteur, le vrai berger de son troupeau, de son Église. A sa suite, nous devenons un seul troupeau conduit jour après jours au royaume du Père. C’est lui qu’il nous faut écouter et ne pas nous laisser distraire par d’autres faux bergers et pasteurs.

Un bon pasteur, à l’image du Christ est celui qui sait nourrir ses brebis et les défendre contre toutes sortes de dangers. Il est celui sur qui repose la survie et la sécurité du troupeau.

Sans nous leurrer, nous voyons comment ces différents termes sont de plus en plus éloignés de nos schèmes de pensées. Je veux parler des termes « troupeau », « pasteur » ou « berger ». Ils ont pris au cours du temps des sens péjoratifs au point que nous en sommes presque à un rejet de tout esprit de « rassemblement », un refus plus ou moins voilé de se faire « guider », bref, un refus de toute forme d’autorité. C’est le défi majeur que doit relever notre génération sujette à de multiples mutations. Comment œuvrer jour après jour à rassembler avec le Christ pour constituer un seul troupeau ? Comment admettre que certains, au nom du Christ et de l’Église puissent assumer la charge sublime et parfois ingrate de « pasteur » ou de « berger » ? Tant de problématiques édifiantes pour adhérer à cette assertion du Christ : « Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent (…) ». La première question est de savoir est-ce que nous nous connaissons réellement ? Comme vous pouvez le constater, Jésus n’affirme pas seulement être « pasteur », mais « le bon pasteur ». Il ne faut pas confondre : «un bon pasteur » et « un pasteur bon ». De même qu’il y a une différence entre « un bon père » et « un père bon ». « Un bon père » est celui qui ne cède pas toujours à toutes les caprices de ses enfants mais qui a un objectif à atteindre pour le bien de ceux-ci. Tandis qu’un «  père bon » veut les satisfaire sans restriction et parfois au détriment de leur avenir. Je suis bien conscient qu’il n’est plus facile aujourd’hui d’être de bons pasteurs, des bons parents, des bons fonctionnaires, etc …

Toutefois, avec la grâce de Dieu, nous pouvons y parvenir.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 19 avril 2015, 3ème dimanche de Pâques

Les témoins

Un témoin est une personne qui a vécu un événement et qui a la capacité de le relater à d’autres. Les témoins ont ainsi la lourde charge de dire la vérité et rien que la vérité. Comme vous le savez, tout faux témoignage est passible d’une condamnation. S’il est ainsi sur le plan pénal, qu’en est-il sur le plan spirituel ? Notons pour commencer que parmi les dix paroles de Dieu appelées communément les « dix commandements de Dieu », il y le huitième qui énonce bel et bien que « tu ne mentiras pas et ne ferras pas de faux témoignage » (Ex 20, 16). Le témoin n’a pas à se dérober de sa noble mission qui consiste à dire la vérité à ceux et celles qui l’ignorent. Le plus souvent, nous leur faisons confiance. Malheur à toute personne qui dirait un mensonge et ferait un faux témoignage. C’est notre devoir de dire la vérité et rien que la vérité. Or, cette « Vérité » n’est autre que le Christ. C’est lui, Jésus, qui dit dans l’Évangile de Saint Jean qu’il est le chemin, la vérité et la vie ( Jn 14, 6).

Comment être aujourd’hui les témoins du Christ ? N’est-ce pas en racontant ce que nous avons vécu avec lui ? Et si nous ne le connaissons pas, ne sommes nous pas en train de devenir des gros menteurs ? Nous parlons des réalités que nous ignorons nous-mêmes. J’estime qu’il est impérieux de faire soi-même une expérience avec son Seigneur avant de le proposer aux autres. C’est urgent de devenir enfin des merveilleux témoins du Christ Ressuscité. Il dit à la finale de l’Évangile proposé ce dimanche : « A vous d’en être les témoins » (Lc 24, 48). Témoins de quoi ? De qui ? Témoins de la Résurrection, Témoins de Jésus-Christ. ALLELUIA !!!