Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Cette question est posée plusieurs fois à Jean dans l’évangile de ce troisième dimanche de l’Avent. « Qui es-tu » renvoie à l’opinion que les autres se font de nous et mérite des explications. Alors, qui sommes-nous face aux autres ? Qui sommes-nous face à nous-même ? Qui sommes-nous face à Dieu ?
Comme Jean, relevons d’emblée que nous ne sommes pas le Christ ; pas non plus la Lumière. Jésus seul est le Christ et la Lumière. Nous ne sommes que des « témoins » du Christ, des témoins de la Lumière au sein d’un monde plongé de plus en plus dans les ténèbres de la précarité, de la méchanceté et de l’incrédulité. C’est à nous que revient la noble tâche d’être des témoins de La Lumière qui éclaire tout homme en ce monde : Jésus-Christ.
Bien aimés en Christ, laissons nous mouvoir par cette dynamique du témoignage de l’évangile pour devenir les « témoins d’un monde nouveau ».
Puisse la couleur liturgique de ce dimanche, dit de la joie, nous stimuler à être des témoins de joie autour de nous et en nous-mêmes. Que le ROSE de ce jour nous incite à être des témoins de l’Amour de Dieu pour chaque humain quel qu’il soit.

Alors, qui es-tu ? Qui êtes-vous ? Qui sommes-nous ?

Préparer le chemin …

YMZ Bénédiction Crèche 2014Préparer le chemin …

C’est l’une des expressions qui nous plonge davantage dans le temps de l’Avent. Nous attendons un grand événement dans quelques semaines : la venue du Messie. Pour cela, il nous faut être à jour et réunir tous les éléments qui peuvent favoriser un bel échange avec celui qui vient parmi nous.
Préparer le chemin chemin du Seigneur c’est enlever tous les détritus qui jonchent notre cœur et empêche Dieu de faire en nous sa demeure. C’est aussi laisser une place à l’inconnu dans notre vie. Sommes-nous encore disposés à prendre du temps pour l’étranger ? C’est le Christ qui s’invite chez nous à Noël. Préparons nous, certes matériellement, mais aussi et surtout spirituellement.

Je vous ai proposé une méthode qui, j’espère, nous aidera ensemble à attendre la venue de Jésus : la bénédiction des crèches dans les familles. C’est un moment de prière avec votre famille afin que vous réalisiez que Dieu a envoyé son fils naître au sein de chaque famille.
Puisse la famille retrouver son statut « d’église domestique » dans notre secteur pastoral.

Parole du Père Zambo du 1er Dimanche de l’Avent

Joyeux temps de l’Avent !

Je suis ravi de vous savoir en possession de notre premier numéro d’hebdomadaire que j’ai baptisé « Le Vigneron ».

Il s’inscrit dans le projet pastoral que je me suis proposé de réaliser au milieu de vous : travailler ensemble pour la gloire de Dieu et le salut de chacun.

Comme vous le savez, depuis le 1er septembre dernier, Mgr Jean-Pierre RICARD m’a confié la charge pastorale de votre Secteur.

Je lui suis très reconnaissant pour cette marque de confiance. Je tiens tout d’abord à rendre grâce à Dieu pour le don de la foi qu’il m’a donné et qui m’a conduit jusqu’à vous.

De ma forêt natale du Cameroun, je me retrouve au milieu des vignes du Médoc. Heureusement que je ne suis pas dépaysé… Oui, c’est le Maître, Le Vigneron Suprême qui nous invite à travailler à sa Vigne qu’on appelle « Église ».

Puisse ce temps de l’Avent, temps d’attente joyeuse de la venue de notre Seigneur, qui marque le début d’une nouvelle année liturgique, apporter à chacun et à chacune de vous beaucoup d’espérance et de joie dans vos familles et vos communautés respectives.

Veillons et prions que son jour advienne.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

Père Yves Maurice Zambo

Le Lapin bleu

Il me parait impossible de commencer cette rubrique sans présenter le Lapin Bleu, son auteur, et leur petit dernier.

Coolus, moins connu sous le nom de Frère Jean-Baptiste Fady, est membre de la Croix Glorieuse depuis 1993 et a été ordonné prêtre en 2002.

 

 

Fan de bande dessinée, le Seigneur a trouvé judicieux de mettre son talent à l’œuvre pour proclamer son Évangile.

C’est dans cet esprit qu’est né, il y a quelques années, le Lapin Bleu.

L’aventure semble être née pour le besoin, lors de rassemblement de jeunes, de faire quelque chose de simple, sympathique, original et porteur de la Parole de Dieu: ainsi naquit le Lapin Bleu. On pouvait alors le trouver sous diverses formes: autocollants, T-shirt, flying,… .

Puis est née l’idée d’un blog à visiter de toute urgence: http://lapinbleu.over-blog.net/.

De ce blog a germé l’idée farfelue d’une bande dessinée : « Le Lapin Bleu mène l’enquête : quel paroissien es-tu? », EDB, 2006, puis d’une seconde: »Le Lapin Bleu mène l’enquête: être chrétien, un art de vivre », EDB, 2009.

A travers ce lapin, c’est de chacun d’entre nous dont il est question.

Vous pourrez suivre ses aventures et ses confrontations face à l’Evangile sur la page « parole de Dieu » du blog.

 

Pour Noël, il vient de sortir son dernier opus, récompensé au festival de la BD d’Angoulème: « Nuit blanche à Bethléem », EDB, 2010.

 

 

Si vous aimez le Lapin Bleu, alors, c’est pour vous. Sinon, c’est pour vous aussi.

Dans un esprit toujours aussi loufoque et évangélisateur, l’auteur nous amène à revivre la nuit de la nativité comme on ne la vit que trop peu: en se questionnant tout en s’amusant.

Comme à son habitude, chaque personnage et chaque évènement a un sens. Je vous conseille donc, pour une compréhension pleine de cette oeuvre, de ne pas hésiter à la lire tout en ayant un oeil sur le blog explicatif: http://nuitblancheabethleem.over-blog.com/.

Bonne lecture!!!

La Bible: une jolie « Bibliothèque »

On nous dit souvent: « Dieu n’existe pas. La preuve, il ne dit rien, ne fait rien… »

Il ne dit rien…

Peut-on en être si sûr ???

Ne devrait-on pas plutôt dire : « je ne l’entends pas ? », voire, pour être plus exact : « je ne l’écoute pas ! ».

J’ai bien peur qu’au contraire, Dieu soit bien bavard. Encore faut-il l’écouter…

 

Alors, je me pose une question : si quelqu’un nous écrit une lettre et qu’on ne l’ouvre pas, peut-on dire : « il ne m’a rien dit » ?

Et si quelqu’un m’envoie un mail et que je le mette dans la corbeille, puis-je dire : « il ne m’a rien dit  » ?

Et si quelqu’un m’envoie « une tonne » de courrier et que je le range au fond d’un placard, puis-je dire : « il ne m’a rien dit » ?

 

Alors, pourquoi le dire de Dieu ?

Dieu nous a envoyé déjà une tonne de lettre… il suffit de les lire. Elles sont dans une « jolie bibliothèque » que nous avons trop souvent caché au fond d’un tiroir : notre Bible.

 

Là, je devine poindre une nouvelle question : « ah, mais non, il y a trop d’information dans ce bouquin, je ne sais pas par où commencer… ». Voilà que tout à coup, Dieu est devenu trop bavard, tellement bavard que du coup, autant ne pas lire les mails qu’il m’a envoyés à travers ses prophètes, les évangélistes, les apôtres,… .

 

Alors, comme j’ai un peu pitié de Dieu, je vous propose de vous faire faire un petit tour de votre bonne vieille « bibliothèque » que vous venez de dépoussiérer à l’instant.

 

La Bible peut être considéré comme une « petite bibliothèque », remplie de divers petits ouvrages qui sont classés dans un ordre bien défini (eh oui, elle est organisée !).

 

Elle est constituée de deux grandes parties :

–          à votre gauche : l’Ancien Testament (avant Jésus-Christ)

–          à votre droite : le Nouveau Testament (à partir de Jésus-Christ)

 

Jusque là, vous suivez ?

 

Attaquons la partie gauche, soit l’Ancien Testament.

Si vous regardez bien, elle est constituée de 4 « étagères » :

 

–          Le Pentateuque avec :

  • La Genèse
  • L’Exode
  • Le Lévitique
  • Les Nombres
  • Le Deutéronome

 

–          les livres historiques avec :

  • le livre de Josué
  • le livre des Juges
  • le livre de Ruth
  • les livres de Samuel
  • les livres des Rois
  • les livres des Chroniques
  • le livre d’Esdras
  • le livre de Néhémie
  • le livre de Tobie
  • le livre de Judith
  • le livre d’Esther
  • les livres des Maccabées

 

–          les livres Sapientiaux avec :

  • le livre de Job
  • le livre des Psaumes
  • le livre des Proverbes
  • le livre de l’Ecclésiaste (ou de Qohélet)
  • le livre des Cantiques des cantiques
  • le livre de la Sagesse
  • le livre de l’Ecclésiastique (ou de Sirac le sage)

 

–          les livres prophétiques (ou des prophètes) avec :

  • le livre d’Isaïe
  • le livre de Jérémie
  • le livre des Lamentations
  • le livre de Baruch
  • le livre d’Ezéchiel
  • le livre de Daniel
  • le livre d’Osée
  • le livre de Joël
  • le livre d’Amos
  • le livre d’Abdias
  • le livre de Jonas
  • le livre de Michée
  • le livre de Nahum
  • le livre d’Habaquq
  • le livre de Sophonie
  • le livre d’Aggée
  • le livre de Zacharie
  • le livre de Malachie

 

Et avec ça, vous trouvez encore que Dieu n’a rien dit ???

 

Soyons plus explicite.

Comme vous l’avez remarqué, ces 4 « étagères » sont composées de livres de style différent (un peu comme si vous aviez une étagère avec des romans, une autre avec des livres d’histoire, une autre avec des encyclopédies, etc…).

Vous savez qu’on ne lit pas un livre d’histoire comme on lit un roman policier (le premier se veut une recherche de faits ayant existés, le second est le fruit d’une imagination débordante d’un auteur).

C’est pareil pour les livres bibliques. On ne lit pas un livre de l’étagère des sapientiaux comme on lit un livre qui se trouve dans le compartiment des livres historiques…

 

 

Regardons maintenant dans la colonne de droite, donc le Nouveau Testament.

 

Nous découvrons 3 « étagères » :

 

–          les Évangiles :

  • de saint Matthieu
  • de saint Marc
  • de saint Luc
  • de saint Jean
  • les actes des apôtres (et oui, ça vous étonne de me trouver là, non ?)

 

–          les épîtres de saint Paul (ou son courrier qu’il a envoyé à différentes communautés chrétiennes (ou à un de ses disciples), nous sommes donc tout à fait concernés dans la mesure ou nous sommes sensés former une communauté chrétienne, nous aussi) :

  • aux Romains
  • deux lettres aux Corinthiens
  • aux Galates
  • aux Ephésiens
  • aux Philippiens
  • aux Colossiens
  • 2 lettres aux Thessaloniciens
  • 2 lettres à Thimothée
  • à Tite
  • à Philémon
  • aux Hébreux

 

–          les épîtres catholiques (écris par les apôtres) :

  • de saint Jacques
  • de saint Pierre (il en a écrit deux)
  • de saint Jean (lui en a écrit trois)
  • de saint Jude
  • l’Apocalypse (écrit par saint Jean)

 

Là encore, vous imaginez bien qu’on ne lit pas un livre de l’Evangile comme on lit un épître.

 

Mais alors, comment est-ce que je peux lire la Sainte Bible ? Je n’ai pas forcément le temps de tout lire. Et lire toute la bibliothèque d’une traite, ça parait aussi simple que de gravir l’Himalaya !

Alors, par quoi ou comment dois-je commencer ???

 

Je me permets de vous faire 3 propositions (qui ne sont pas exhaustives).

 

La plus simple et celle que je vous conseille le plus : méditer les lectures du jour que nous propose la liturgie (on peut les trouver sur le site de l’AELF, ou sur votre missel).

La liturgie n’est pas folle, au contraire. Elle est d’une logique spirituelle imparable. Elle nous propose une évolution dans la lecture de la Sainte Bible qui est très intéressante. Et elle varie entre lectures de l’ancien testament et du nouveau testament tout en faisant toujours le lien avec un des évangiles.

Un conseil : ne lisez pas les textes et puis, hop, on passe à autre chose. Prenez le temps de lire dans le calme. Si une phrase (ou  un passage) vous touche de manière particulière, soulignez là, surlignez là, et gardez là précieusement tout au long de la journée. Très souvent, vous verrez que vous aurez deux phrases qui vous toucheront, une de la première lecture et une de l’évangile : elles se complètent et se répondent.

Il ne vous reste plus qu’à « manduquer » la parole.

Manduquer la parole, c’est comme mâcher la nourriture. C’est la garder longtemps dans son esprit, dans son cœur, et découvrir durant toute la journée toute sa saveur, et petit à petit, découvrir des saveurs nouvelles, qu’on ne voyait pas au début de la journée.

 

Sinon, vous pouvez vous attaquer à un livre, au choix, parce qu’il vous parle ou qu’on vous l’a conseillé, puis à un autre.

Un conseil : demandez à votre curé, il saura quoi vous conseiller (et puis, il est aussi là pour ça, non ?).

Pour ce type de lecture, n’hésitez pas à adopter la « technique » précédente, mais aussi à aller plus loin dans la lecture. Qui a écrit ce livre ? Quand ? Pourquoi ? Quels écrits peuvent m’aider dans ma lecture, me donner de nouvelles pistes de réflexion ? Je vous conseille particulièrement de vous aider de livre explicatif pour les livres tels que celui de la Genèse, de Job, du Cantique des cantiques, de l’apocalypse.

 

Enfin, vous avez la méthode dite « charismatique » qui a ses qualités mais aussi ses limites.

Ça consiste à prier et à ouvrir la Bible « au hasard » en demandant au Seigneur une parole personnelle.

Le danger à noter : prendre la Bible pour un « horoscope », en cherchant des signes à tout va.

 

Voilà, j’ai parfois été long, parfois été succins, mais j’espère vous avoir donné l’envie d’ouvrir votre Sainte Bibliothèque et voir ce que Dieu a à vous dire.

Mais ne dites plus jamais : « Dieu ? On ne l’entend pas ! Il ne parle pas » mais, plus honnêtement : « Dieu ? Je ne prends pas le temps de l’écouter. Il parle trop et je n’ai pas trop envie qu’Il se mêle de mes affaires… »

 

Le bigot

Pourquoi adorer le Saint-Sacrement???

Pourquoi adorer le Saint-Sacrement ?

 

Dans de plus en plus d’église, de communautés, dans le discours de notre Saint Père le pape Benoit XVI, on voit apparaître ou se renforcer la pratique de l’adoration du Saint-Sacrement.

 

Aux JMJ de Madrid, il a même été proposé à tous les jeunes (plusieurs centaines de milliers de jeunes !) un temps d’adoration. D’après les « spectateurs journalistes » présents, une majorité s’est dite impressionnée par la qualité du silence de ces milliers de jeunes ce soir là.

 

Mais j’entends parfois des questions contradictoires.

 


 

L’adoration ? C’est une histoire de tradi !

 

Il est vrai qu’après la réforme de Vatican II et l’ajout de l’influence du mouvement de Mai 68, des « traditions liturgiques » ont été supprimées ou abandonnées dans nos églises. Parmi celles-ci, dans bien des lieux, on a mis l’adoration dans le même sac que la « messe dos au peuple », les habits du célébrant « en carton », le langage « incompréhensible du latin », etc…

 

Ceux qui ont gardé l’ancien rite ont, simplement, conservé aussi la pratique de l’adoration.

 

Pourtant, relisez le Concile Vatican II ou le Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC) : jamais, ô grand jamais, l’Eglise ne demande d’arrêter  cette pratique spirituelle, bien au contraire.

 

Je cite :

– CEC § 1178 : « La liturgie des heures, qui est comme un prolongement  de la célébration eucharistique, n’exclut pas mais appelle de manière complémentaire les diverses dévotions du Peuple de Dieu, particulièrement l’adoration et le culte du Saint-Sacrement »

 

– Mysterium Fidei § 56 : « L’Eglise Catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est dû au sacrement de l’Eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession. »

 

Peut-être a-t-on jeté le bébé avec l’eau du bain ?

 

Et puis, je ne peux m’empêcher de penser à des personnes illustres par leur sainteté qui avaient (ou qui ont) un besoin vital de vivre ce temps de l’adoration Eucharistique, et qu’on peut difficilement ranger sous l’étiquette de « tradi ».

 

J’en cite quelques uns en vrac :

 

St Vincent de Paul : qui passait ses nuits devant le Saint-Sacrement, lieu où il se « régénérait » spirituellement et qui avait dit cette phrase magnifiquement essentielle (j’en garde le sens mais je n’assure rien sur la forme exacte : il n’y avait pas de mp3 à l’époque !) : « Quand tu es en adoration devant le Saint-Sacrement  et qu’un pauvre frappe à ta porte : ferme la porte du tabernacle et ouvre au pauvre pour accueillir le Seigneur qui est en lui ».

 

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus qui passait plus d’une heure par jour à ce rendez-vous « nuptial » (pour reprendre l’expression de Ste Thérèse d’Avila)

 

Mère Térésa de Calcutta : elle passait au minimum 1 heure par jour devant le Saint Sacrement. C’était pour elle, semble-t-il, un besoin.

 

Et je pourrai en citer tant et tant d’autres qui vivent une spiritualité intense (ou une ouverture du cœur profonde, c’est synonyme) grâce à ce temps essentiel devant Dieu : Père Daniel Ange (fondateur de Jeunesse-Lumière), Père Thomas Philippe (co-fondateur de l’Arche de Jean Vanier), Père Nicolas Buttet (fondateur de la communauté Eucharistein), etc…

 

 

Oui mais, devant le Saint-Sacrement, il ne s’y passe rien !

 

C’est vrai ! C’est indéniable. On ne peut pas dire qu’il s’y passe beaucoup de choses … selon nos sens corporels que sont l’ouïe, la vue, le goût, l’odeur, le toucher.

A part le silence et le craquellement de la chaise de la mamie qui s’endort à côté de moi (et qui a le mérite d’être là : Dieu veille sur ceux qui dorment avec Lui), le Saint-Sacrement immobile devant moi (et là, je n’ai pas de zappette), le goût de ma salive si j’ai faim, l’odeur du bois de ma chaise ou du tapis selon que je sois dans une église ou dans une chapelle à ce moment là, la dureté du bois du banc sur lequel je m’appuie si je suis à genoux ou la douceur de mon pull si j’ai les bras croisés… Rien ! Il ne se passe rien !

 

Ou plutôt, Tout ! Il s’y passe Tout !

 

Ça me fait penser au prophète Elie sur le mont Horeb. Il a rendez-vous avec Dieu : vient l’ouragan, puis le tremblement de terre, puis le feu, mais Dieu n’est dans aucun d’eux. Et Dieu vint dans une brise légère.

 

L’amour ne se construit pas dans le bruit, le mouvement, l’excitation, mais dans le silence.

 

Je me permets de faire un parallèle avec la vie de couple (ça vaut ce que ça vaut, mais je pense que c’est justifié. Il y a un lien très fort entre l’amour qu’on porte à l’autre et l’amour qu’on porte à Dieu).

 

Qu’est ce qui est le plus fécond dans un couple ?

Les temps où l’on s’active, où on bouge, gesticule, fait du sport ?

Où bien ces temps silencieux où on est ensemble, posément, calmement ? Ces temps de simple discussion où on se met au diapason, dans l’écoute mutuelle ? Ces temps de silence où, ensemble, on se regarde et s’enrichit du regard de l’autre sur soi ?

 

L’amour se construit et nous construit.

 

Nous avons besoin de ces temps  où on contemple Dieu et où on se laisse contempler par Lui. Ces temps où on se regarde dans un lien filial de Père à Fils (Fille) :

– « qui me voit, voit celui qui m’a envoyé » Jean 12,45

– « Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! Aussi n’es-tu plus esclave, mais fils […]. » Galates 4,6-7

 

 

Pour finir, j’aimerai citer le CEC § 2096 et 2097 (livre que vous avez tous chez vous, bien sûr):

 

 

 

L’adoration :

 

§ 2096 : De la vertu de religion, l’adoration est l’acte premier. Adorer Dieu, c’est Le reconnaître comme Dieu, comme le Créateur et Sauveur, le Seigneur et le Maître de tout ce qui existe, l’Amour infini et miséricordieux. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est à Lui seul que tu rendras un culte » ( Luc 4,8) dit Jésus, citant le Deutéronome (Dt 6,13).

 

§ 2097 : Adorer Dieu, c’est, dans le respect et la soumission absolue reconnaître le « néant de la créature » qui n’est que par Dieu. Adorer Dieu, c’est comme Marie, dans le Magnificat, Le louer, L’exalter et s’humilier soi-même, en confessant avec gratitude qu’Il a fait de grandes choses et que saint est son nom. L’adoration du Dieu unique libère l’homme du repliement sur soi-même, de l’esclavage du péché et de l’idolâtrie du monde.

 

 

Bonne adoration !!!

 

 

Le bigot

 

Investiture du Père Yves Maurice Zambo comme curé du secteur de Castelnau de Médoc

Mot d’accueil lu par Mr François Laurenty, au nom de toute l’église locale:

 

Maurice et Christiane VERMARE

Accueil Yves Maurice ZAMBO le 14 Septembre LISTRAC Saint MARTIN

BONJOUR à TOUS

Bonjour, et merci aux maires et adjoints présents et représentés dans l’assistance nombreuse de tout le Médoc que l’on dit déchristianisé.

Bonjour aussi au représentant de l’évêque : le Père Gérard FAURE, ex-médocain lui aussi

Bonjour à tous les gens de Cestas-Léognan qui sont venus accompagner celui qui a été leur pasteur pendant si peu de temps et qu’ils voient partir avec regret .

Bonjour enfin à tous les Camerounais qui sont venus en soutien amical et familial à celui qui va être accueilli et « installé » ce jour officiellement

Enfin bonjour et bienvenue à vous, Père Yves Maurice ZAMBO, qui allez devoir nous guider et évangéliser le Secteur Pastoral de Castelnau que je ne vais pas vous présenter ; car cela a déjà été fait ces deux dernières semaines lors de vos déplacements et célébrations faites à Avensan, Moulis ou Brach Castelnau et Sainte Hélène ou Salaunes et aujourd’hui à Listrac, ainsi que les visites aux « chefs des villages »que sont les maires que vous avez déjà faites.

Que vous dire si ce n’est que si les missionnaires français ont évangélisé le Cameroun, votre pays natal, les siècles derniers ; maintenant c’est à votre tour de venir en Médoc nous évangéliser au titre de FIDEI DONUM, nous vous en remercions.

Et cela va nous changer des polonais, on voyage dans le Médoc !!!

La vendange étant proche, j’ai voulu pour symboliser la mission, vous offrir un bayot et un sécateur outils de récolte bien connus et utilisés dans la région. Mais à LILLE, où j »étais ce matin, il n’y en avait pas et la braderie était déjà passée, mais Évelyne y a pensé. Ne chante t-on pas : « Un grand champ à moissonner, une vigne à vendanger » !!!!

Tout ce préambule pour ne pas oublier que vous êtes un pasteur, soucieux de ses brebis et priant, que je voudrais remercier personnellement.  Dimanche dernier, quand vous avez su que mon frère PASCAL était parti rejoindre Celui qu’il avait cherché toute sa vie d’adulte, spontanément, vous avez dit la messe pour lui et l’avez annoncé clairement, cela m’a spécialement touché, merci .

Père YVES MAURICE, quand Évelyne m’a appelé hier pour me demander de dire ce mot d’accueil, j’ai voulu me défiler comme d’autres dans la Bible ; mais elle m’a convaincu et je vous redis : Merci ! Merci d’accepter de venir ici nous accompagner, renforcer et réveiller notre FOI car c’est votre mission d’après ce que j’ai vu, ces derniers jours.

 

A Cette occasion je voudrais aussi remercier toute l ‘équipe qui permet que cette célébration arrive : Évelyne VICENTE, Maurice et Christiane VERMARE, Nicolas JEUDY, les organistes Dominique DIOT avec Hans VAN der HEYDEN, et, pour la préparation matérielle de cette journée :Ginette DUBOURG, Josette PEYREY, Maryvonne KEROUANTON, Jean CAMPET, Odile GAILLARD, Marie Pierre RAYMOND, Annick VERGNAC, Domina et Jacques DELHOMMEAU, sans oublier Isabelle et Paul De ROZIERES qui vous accueillent chez eux avant votre emménagement définitif, retardé par les circonstances.

Et je n’oublie pas de remercier celles et ceux qui ont décoré cette église pour l’occasion comme à toutes les célébrations et qui le font dans les huit églises et chapelles actives de notre secteur.

 

Enfin je vais arrêter ce « palabre « et vous accueillir chez vous.

 

BIENVENUE Père YVES MAURICE ZAMBO