Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du 15 mars 2015, 4° dimanche de Carême

Le jugement de Dieu

Il n’est certainement pas celui des humains.
Le Père a un dessein pour tous ceux qui mettent leur confiance en son Fils Jésus-Christ. C’est ce que révèle l’Évangile de ce quatrième dimanche de carême considéré comme un dimanche de « joie ».
Joie parce que Dieu a envoyé son Fils pour sauver toute l’humanité sans distinction de races, de religion ni d’appartenance politique. Tous peuvent bénéficier du salut à condition de suivre « la Lumière », notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui éclaire toute conscience afin que tout humain soit trouvé digne d’avoir part à la félicité céleste au dernier jour. Car, ne l’oublions pas, tous seront jugés en fonction de leurs actes posés sur la terre… Nul n’y échappera.
C’est la Parole du Christ, lumière pour tout homme et toute femme qui oriente et donne sens à la vie. Sur ce, pourrions-nous continuer à avoir peur du jugement de Dieu quand nous vivons selon sa volonté ? Je pense que non. Si notre conscience est droite et notre agir calqué sur la Parole du Christ, nous ne pourrions que souhaiter vivement le jour du jugement. Le jour où Dieu nous donnera la couronne des vainqueurs. Pour y parvenir, un seul chemin nous est proposé : croire au Fils unique du Père. Vu sous cet aspect, notre foi devient un lieu de communion avec toute personne, un ensemble de petits gestes concrets sous le regard bienveillant de l’Éternel. Il a toujours voulu le bien de l’Homme depuis le commencement. Comment pourrait-il en être autrement aujourd’hui ?
N’ayons pas peur de Dieu mais plutôt de nous-mêmes.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du 8 mars 2013, 3ème Dimanche de Carême

La « sainte » colère …

Cette expression ne nous est certainement pas étrangère. C’est une expression très ancienne qui qualifie l’acte que le Christ fit dans la synagogue de Jérusalem. Voyant tout ce qui s’y tramait, il entra dans une vive colère qui le conduisit à jeter par terre la monnaie des changeurs ainsi que les tables des marchands de colombes. Comprenons bien cette expression « jeter par terre » ? Jésus ne peut pas tout admettre dans la Maison du Père. Chez les juifs la synagogue et chez nous l’église ou le temple chez nos frères séparés que sont les protestants, le Christ veut mettre de l’ordre. Il n’éprouve aucune peur. Au contraire, il est mu par un zèle, un amour ardent pour la Maison de son Père : « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ». Que peut signifier cette expression « maison de commerce » aujourd’hui ? Déjà, nous savons que le « commerce » désigne l’activité économique d’achat et de revente de biens et des services. Surtout, toujours maximiser les profits en minimisant les coûts. Est-ce cela l’Église ? La recherche permanente des profits ? NON.
Il est regrettable de voir l’attitude de quelques uns qui confondent l’Église avec des commerces. Les demandes des sacrements et des sacramentaux sont facilement assimilées à des actes de commerces. Elles ne sont l’expression vivante d’une foi agissante et généreuse. Écoutez, chers amis chrétiens, Jésus s’invite dans nos communautés pour rétablir de l’ordre dans nos façons d’agir et de penser. Ne faisons pas de nos églises des lieux de
commerces … des baptêmes, des communions, des mariages, des funérailles, etc … Au contraire, que ces différents moments très importants de notre existence nous interpellent davantage pour nous sentir les bienvenus dans la maison du Père ; et que chacun donne son offrande avec gratuité et reconnaissance. L’Église n’est pas un lieu de commerce mais de partage et de soutien mutuel : la maison du Père sur la terre.

3ème Dimanche de carême

Ex 20,3

 

Détails

-les « dieux » nous éloignent de Dieu lui-même. Je n’aurais pas besoin de donner d’autre piste de réflexion, mais seulement une question. Qu’est-ce qui m’éloigne de Dieu ?

-Sur ce dessin, si on regarde bien, le bureau du lapin est complètement vide (excepté la présence de l’ordinateur). Une seule chose peut m’éloigner de Dieu. Une seule chose peut m’en éloigner vraiment, si tout mon cœur est donné à cette chose. Quand je dis « chose », je peux aussi englober les « personnes ».

-Ce lapin est aveuglé, car il ne « voit pas » qu’il a d’autres dieux. Son regard bizarre montre qui est incapable de regarder ailleurs, comme s’il était hypnotisé.

Questions

-Quand j’ai fait ce dessin, il n’existait pas encore les tablettes, les téléphones n’avaient pas encore pris la place qu’ils ont.

-Une idole est quelque chose dont je ne peux pas me passer. De qui, de quoi ne puis-je pas me passer pendant une semaine ? Est-ce que je suis donc dépendant de cette chose ? En gros, il faut le dire, elle me manipule puisque je ne sais pas m’en passer. Une idole n’est pas forcément extérieure, elle peut être en moi.

-On parle de liberté, partout en France, mais comment quelqu’un peut-il vraiment parler de liberté s’il est enchaîné par quelque chose, même une toute petite, même une seule (comme cet ordinateur sur ce bureau vide) ?

-La question, aujourd’hui, n’est pas tant de se culpabiliser que de se dire « A côté de quoi est-ce que je passe ? », « Qu’est-ce que je risque de rater en étant focalisé sur une chose ou une personne ? »

3ème Dimanche de carême

1ère lecture : La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, sur le Sinaï,
Dieu prononça toutes les paroles que voici :
« Je suis le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole,
aucune image de ce qui est là-haut
dans les cieux,
ou en bas sur la terre,
ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,
pour leur rendre un culte.
Car moi, le Seigneur ton Dieu,
je suis un Dieu jaloux :
chez ceux qui me haïssent,
je punis la faute des pères sur les fils,
jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,
je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,
car le Seigneur ne laissera pas impuni
celui qui invoque en vain son nom.


Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras
et tu feras tout ton ouvrage ;
mais le septième jour est le jour du repos,
sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :
tu ne feras aucun ouvrage,
ni toi, ni ton fils, ni ta fille,
ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,
ni l’immigré qui est dans ta ville.
Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,
la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,
mais il s’est reposé le septième jour.
C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat
et l’a sanctifié.


Honore ton père et ta mère,
afin d’avoir longue vie
sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;
tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,
ni son serviteur, ni sa servante,
ni son bœuf, ni son âne :
rien de ce qui lui appartient. »

Psaume : 18b (19), 8, 9, 10, 11

R/Seigneur, tu as les paroles
de la vie éternelle.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.


Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.


La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :


plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

2ème lecture : « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,
et que les Grecs recherchent une sagesse,
nous, nous proclamons un Messie crucifié,
scandale pour les Juifs,
folie pour les nations païennes.
Mais pour ceux que Dieu appelle,
qu’ils soient juifs ou grecs,
ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

Evangile : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)

Acclamation :Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.


Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;

lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du 1er mars 2015, 2ème dimanche de Carême

La Transfiguration
Au-delà de la figure humaine de Jésus, nous sommes invités à découvrir le visage de Dieu au milieu de nous. Quelle merveille ! Voici que le visage resplendissant du Christ est montré aux disciples, prémices de la résurrections future du Christ. Quelle espérance ! Toutefois, il faut accepter d’entrer dans le mystère du Christ qui est la Parole du Père. Il est l’accomplissement parfait de la Loi représentée par la figure de Moïse et celle des prophéties représentée par Élie. Faudrait-il encore accepter de faire le pas pour retrouver en Jésus le Fils du Père à écouter aujourd’hui à travers son Église et ses envoyés.

En cette période de carême, n’ayons pas peur de trouver en Jésus la splendeur parfaite de notre devenir. C’est en lui et par lui que tous les disciples accéderont au Royaume du Père.

Puisse la grâce de sa Parole salvifique nous transfigurer afin que nous devenions des femmes et des hommes nouveaux !

2ème Dimanche de Carême

Rm 8,31

Détails

 -C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.

-De l’autre côté, il y a Dieu, qui a le dernier mot. Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.

 

Questions

-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?

-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous y sommes, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Je n’en dis pas plus, il y a tant à méditer là-dessus.

2ème Dimanche de carême

1ère lecture : Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)

Lecture du livre de la Genèse
En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci
répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

 

Psaume : 115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19
R/ Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.
Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

 

2ème lecture : « Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains
Frères,
si Dieu est pour nous,
qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils,
mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il, avec lui,
ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ?
Le Christ Jésus est mort ;
bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu,
il intercède pour nous.

 

Evangile : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)
Acclamation : Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! » Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole
et dit à Jésus :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du 22 février 2015

Conversion et foi

En ce premier dimanche de carême, c’est toute l’Église qui est invitée à la conversion. Cette conversion découle de l’adhésion à la Bonne Nouvelle proclamée par le Christ. Pendant quarante jours, avec le Christ, nous nous engageons à changer de direction. C’est la définition du mot « conversion ». Seule la Parole de Dieu peut orienter l’homme en quête du bonheur suprême. Pour cela, il va falloir se laisser guider par l’Esprit Saint qui vient à notre secours et soutient toute conversion profonde. Par des efforts multiples, nous nous engageons à une vie de prière, de partage et de pénitence. C’est par une mortification de nos sens, à travers nos traversées de désert, que nous devenons purs aux yeux de notre Créateur.
Frères et sœurs en Jésus, les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu. Qu’autour de nous et en nous-mêmes, Dieu vienne y faire sa demeure.
Donne-nous Seigneur un cœur nouveau ; mets en nous un esprit nouveau. Puisse les cendres que nous avons reçues mercredi dernier nous rappeler sans cesse que toute chose passe et que seule ta Parole demeure. Elle est Vérité et Vie. Qu’elle nous incite sans cesse à la conversion et fasse grandir en nous la foi, l’espérance et la charité pour tout humain quelques soient ses origines, ses convictions ou son statut social. Merci Seigneur Jésus pour ce saint temps de carême !

1er Dimanche de carême

1ère lecture : Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)

Lecture du livre de la Genèse

Dieu dit à Noé et à ses fils :
« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,
avec votre descendance après vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :
les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,
tout ce qui est sorti de l’arche.
Oui, j’établis mon alliance avec vous :
aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,
il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
Dieu dit encore :
« Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,
pour les générations à jamais :
je mets mon arc au milieu des nuages,
pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,
et tous les êtres vivants :
les eaux ne se changeront plus en déluge
pour détruire tout être de chair. »

 

Psaume : 24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9

R/Tes chemins, Seigneur,
sont amour et vérité
pour qui garde ton alliance.

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.


Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.


Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

 

2ème lecture : Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair,
mais vivifié dans l’Esprit.
C’est en lui qu’il est parti proclamer son message
aux esprits qui étaient en captivité.
Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,
au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
quand Noé construisit l’arche,
dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,
furent sauvées à travers l’eau.
C’était une figure du baptême
qui vous sauve maintenant :
le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,
mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite
et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
lui qui est à la droite de Dieu,
après s’en être allé au ciel,
lui à qui sont soumis les anges,
ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

 

Evangile : « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.


Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

1er Dimanche de carême

1 P 3,21

 

Détails :

-Lorsque nous sommes baptisés, Dieu s’engage envers nous. Nous devenons des « enfants de Dieu » ; ses enfants ! Tous ceux qui ont des enfants savent qu’on ne peut pas « faire » des enfants s’engager à les nourrir ensuite, les loger, les faire grandir…

-Sur ce dessin, Dieu s’engage, il a déjà signé. Il demande un retour au baptisé.

-Le baptême n’est pas un tampon qui donne droit aux sacrements (la communion, la confirmation, la confession, le mariage…), c’est d’abord un don. Dieu donne sa vie pour moi. Dieu s’engage pour moi (regarde sur le dessin, à l’endroit où il faut signer, que vois-tu ? Qu’il y a une croix sur le capuchon du stylo. C’est l’engagement de Dieu. Il s’engage à m’aimer même si je le renie, à m’aimer même si je le trahis, à m’aimer jusqu’à mourir, et même mourir sur une croix.

-Le lapin essaie de se défausser. « on ne lui avait pas dit » qu’il y a un retour d’engagement. Peut-être n’ai-je pas demandé à être baptisé(e) ? Peut-être que maintenant, je sens que je me suis fait(e) avoir et que je dois m’engager de façon obligée ? Si c’est le cas, il vaudrait mieux d’abord que je comprenne ce qu’est vraiment le baptême, tout ce dont j’ai reçu. Après, je risque d’être plutôt content d’avoir été baptisé(e)…

 

Questions

-Le lapin accuse l’autre « on ne me l’a pas dit ». C’est souvent plus simple de dire cela. Ca déresponsabilise. C’est comme si on disait « ce n’est pas de ma faute », et hop, problème règlé. Quand je m’engage à quelque chose, est-ce que je réfléchis aux conséquences ?

Si ça ne tourne pas comme je l’avais prévu, est-ce que je me défausse sur quelqu’un, est-ce que j’abandonne en charcahnt ailleurs, ou est-ce que j’assume ?

Trouve un exemple en quoi tu t’es défaussé(e) et un autre exemple en quoi tu as assumé la responsabilité de ton choix.