2ème Dimanche du temps de carême

Détails
-C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.
Il est agrippé à son pupitre, comme s’il n’était pas capable de changer d’idée. Il en a une et il la garde. Son doigt pointe le bas ; il n’est pas capable de voir le haut, le bon.
-De l’autre côté, il y a Dieu. Dieu qui ferme quelques fois les yeux sur notre péché pour ouvrir son regard et son cœur à la Miséricorde.
Dieu ne s’agrippe pas à son pupitre.
C’est également lui qui aura le dernier mot au jugement.  Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.
Questions
-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?
-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous sommes dans la main du Père, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

1er dimanche de carême

PREMIÈRE LECTURE

Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)

Lecture du livre de la Genèse

Dieu dit à Noé et à ses fils :
« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,
avec votre descendance après vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :
les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,
tout ce qui est sorti de l’arche.
Oui, j’établis mon alliance avec vous :
aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,
il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
Dieu dit encore :
« Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,
pour les générations à jamais :
je mets mon arc au milieu des nuages,
pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,
et tous les êtres vivants :
les eaux ne se changeront plus en déluge
pour détruire tout être de chair. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)

R/ Tes chemins, Seigneur,
sont amour et vérité
pour qui garde ton alliance.
 (cf. 24, 10)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

DEUXIÈME LECTURE

Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair,
mais vivifié dans l’Esprit.
C’est en lui qu’il est parti proclamer son message
aux esprits qui étaient en captivité.
Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,
au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
quand Noé construisit l’arche,
dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,
furent sauvées à travers l’eau.
C’était une figure du baptême
qui vous sauve maintenant :
le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,
mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite
et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
lui qui est à la droite de Dieu,
après s’en être allé au ciel,
lui à qui sont soumis les anges,
ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
 (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

1er dimanche de carême

Détails :

-Ca y est, c’est le carême ! Suivons Jésus qui a traversé le désert avant nous. Quarante jours de tentation (Il y en a même 365 jours par an, des jours de tentation). Ici, le démon tente Jésus ;

La bulle avec le calendrier signifie « 40 jours, c’est long. Tu n’y arriveras jamais ! »

La poële qui cuit l’œuf : « il va faire si chaud, tu ne pourras pas tenir !

Le scorpion : « il va y avoir des dangers, des monstres qui en veulent à ta vie »

La télé rayée : « Comment vas-tu tenir sans regarder la télé dans ce désert ? »

La nana rayée : « Tu n’auras personne à qui parler, personne ne sera là pour t’aimer, te parler »

L’église rayée : « Tu n’auras même pas d’endroit pour prier » (comme si une église était nécessaire)

La bouteille vide : « En plus, tu risques de crever de soif, et pas au bout du 40ème jour…. »

Bref, quel bavard, ce démon ! Pour lutter contre lui, rien de tel qu’une dose d’indifférence (regarde la forme du baluchon du lapin bleu) et une bon vieux morceau de sparadrap à mettre sur la bouche du diable qui susurre tout pour décourager.

 

Questions

-Comment vais-je étouffer cette voix du découragement ?

-Est-ce que j’y prête attention souvent ? Est-ce qu’elle me fait tomber ?

-Peut-être ai-je décidé bien précisément ce que je ferai durant ce carême… Qu’en pense Jésus ? Lui ai-je demandé son avis ?

 

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails et questions:

 

-Il nous arrive de chercher le Seigneur… en fermant les yeux… Si on regarde les attitudes des lapins, elles reflètent notre manière de chercher le Seigneur. De gauche à droite ;

-On marche en avant et on regarde en arrière. Refus de lâcher le passé.

-On crie vers Dieu mais on ferme les yeux pour ne pas voir en face ce qu’il demanderait…

-On est face à lui, avec une loupe à décortiquer les détails et on oublie l’essentiel (Lui)

-On est près de Lui (lapin du milieu) et on regarde ailleurs (distraction dans la prière)

-On est perdu dans les broussailles à se débattre. Qu’allons-nous le chercher dans les

broussailles ? (refus de sortir de nos empêtrements et entêtement)

-On cherche sous les pierres. C’est lourd, à soulever, toutes ces pierres ! (épuisement à

chercher dans de mauvais chemins ; occultisme, pseudo-révélations, faiseurs de miracles…)

-On le cherche dans le dialogue « Tu ne l’aurais pas vu, toi ? » et l’autre, avec la tête, fait signe que « non » (refus de témoigner des merveilles que Dieu a faites dans nos vies, et qui pourraient faire avancer l’autre)

 

-Et aussi, la croix est bien visible, mais on préfère chercher le Seigneur dans la gloire… Non ?

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)

Lecture du livre de Job

Job prit la parole et dit :
« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,
il fait des journées de manœuvre.
Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,
comme le manœuvre qui attend sa paye,
depuis des mois je n’ai en partage que le néant,
je ne compte que des nuits de souffrance.
À peine couché, je me dis :
“Quand pourrai-je me lever ?”
Le soir n’en finit pas :
je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.
Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,
ils s’achèvent faute de fil.
Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,
mes yeux ne verront plus le bonheur. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7)

R/ Bénissons le Seigneur
qui guérit nos blessures !
ou : Alléluia !
 (Ps 146, 3)

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange :
il guérit les cœurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n’a mesuré son intelligence.

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu’à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

DEUXIÈME LECTURE

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
annoncer l’Évangile,
ce n’est pas là pour moi un motif de fierté,
c’est une nécessité qui s’impose à moi.
Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
Certes, si je le fais de moi-même,
je mérite une récompense.
Mais je ne le fais pas de moi-même,
c’est une mission qui m’est confiée.
Alors quel est mon mérite ?
C’est d’annoncer l’Évangile
sans rechercher aucun avantage matériel,
et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.
Oui, libre à l’égard de tous,
je me suis fait l’esclave de tous
afin d’en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j’ai été faible,
pour gagner les faibles.
Je me suis fait tout à tous
pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,
pour y avoir part, moi aussi.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

– Acclamons la Parole de Dieu.

4ème dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes paroles » (Dt 18, 15-20)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
« Au milieu de vous, parmi vos frères,
le Seigneur votre Dieu
fera se lever un prophète comme moi,
et vous l’écouterez.
C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu,
au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu,
je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir !”
Et le Seigneur me dit alors :
“Ils ont bien fait de dire cela.
Je ferai se lever au milieu de leurs frères
un prophète comme toi ;
je mettrai dans sa bouche mes paroles,
et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu’un n’écoute pas les paroles
que ce prophète prononcera en mon nom,
moi-même je lui en demanderai compte.

Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom
une parole que je ne lui aurais pas prescrite,
ou qui parlerait au nom d’autres dieux,
ce prophète-là mourra.” »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(94 (95), 1-2, 6-7abc, 7d-9)

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
 (cf. 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

DEUXIÈME LECTURE

La femme qui reste vierge a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée » (1 Co 7, 32-35)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
j’aimerais vous voir libres de tout souci.
Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur,
il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde,
il cherche comment plaire à sa femme,
et il se trouve divisé.
La femme sans mari,
ou celle qui reste vierge,
a le souci des affaires du Seigneur,
afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit.
Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde,
elle cherche comment plaire à son mari.
C’est dans votre intérêt que je dis cela ;
ce n’est pas pour vous tendre un piège,
mais pour vous proposer ce qui est bien,
afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Alléluia. Alléluia.
Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
Alléluia. (Mt 4, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

– Acclamons la Parole de Dieu.

4ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-Ce lapin a été sauvé par le rocher.
-Il rend grâces.
-Le rocher prend la moitié du dessin, le ciel, l’autre moitié. On a le choix entre Dieu ou le néant.
-Le lapin touche le roc, comme les pèlerins à Lourdes. Ce geste n’est pas de la superstition (enfin, ça dépend pour qui…), en principe, toucher le roc évoque le fait de s’appuyer sur le roc qu’est le Christ.
-Ses skis sont en forme de croix ; c’est la croix de Jésus qui nous relève, qui nous sauve, qui nous permet de tenir debout.
Questions
-Et moi, de quoi ai-je été sauvé(e) ? Est-ce que j’ai déjà expérimenté le Salut de Dieu dans la vie ?
-Si ce n’est pas le cas, est-ce que je lui ai demandé « Fais-moi voir ton Salut » ?
-Est-ce que Dieu m’a déjà donné un « répit » ? J’aurais pu mourir, et je suis toujours vivant(e).
-Comment est-ce que j’ « utilise » ma vie ? Pour qui ou pour quoi ?

10 et 11 février Journée mondiale du malade: « Voici ton fils »

Les 10 et 11 février, l’Eglise du secteur pastoral se joint à notre Saint Père pour les journées du malade 2018.

A cet effet, au cours des 4 messes dominicales, le Père Yves Maurice Zambo et la responsable du service évangélique des malades sur le secteur, Mme Annick Vergnac, proposent à tous ceux qui le désirent de recevoir l’onction des malades.

Parlez en autour de vous, contactez nous par téléphone ou par mail:

Mme Annick Vergnac

tél: 06.58.94.14.15

mail: annickv33@gmail.com

Si une personne ne peut pas se déplacer, nous organiserons du co-voiturage.

Pour ceux qui le désireront, une demie heure avant les célébrations, des prêtres seront présents pour donner le sacrement de confession.

 

Qu’est ce que l’onction des malades?

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse.

 La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et sur les mains.

 Ces gestes montrent la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants.

 Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. 

Quand et où?

L’onction des malades sera proposé à ceux qui le désirent lors des messes dominicales soit:

  • le samedi 10 février à 18h à Salaunes
  • le dimanche 11 février à 9h30 à Cantenac
  • le dimanche 11 février à 11h à Margaux
  • le dimanche 11 février à 18h à Castelnau

 

 


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À L’OCCASION DE LA XXVIe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2018
Mater Ecclesiae : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”.
Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27)

Chers frères et sœurs,
Le service de l’Église envers les malades et ceux qui s’occupent d’eux doit se poursuivre avec une
vigueur toujours nouvelle, dans la fidélité au mandat du Seigneur (cf. Lc 9, 2-6 ; Mt 10, 1-8 ; Mc 6,
7-13) et en suivant l’exemple très éloquent de son Fondateur et Maître.
Cette année, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé
sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette
heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).

1. Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente
pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses
dernières volontés d’amour, qui deviennent les règles constitutives de la communauté chrétienne
et de la vie de chaque disciple.
Avant tout, les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard
de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra
soin d’eux et de leur cheminement. Et nous savons que le soin maternel apporté à un fils ou à une
fille comprend à la fois les aspects matériels et les aspects spirituels de son éducation.
La douleur indicible de la croix transperce l’âme de Marie (cf. Lc 2,35), mais ne la paralyse pas.
Au contraire, comme Mère du Seigneur, un nouveau chemin de don commence pour elle. Sur la
croix, Jésus se préoccupe de l’Église et de l’humanité tout entière et Marie est appelée à partager
cette même préoccupation. Décrivant la grande effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte, les Actes
des Apôtres nous montrent que Marie a commencé à accomplir sa tâche dans la première
communauté de l’Église. Une tâche qui ne connaît jamais de fin.

2. Le disciple Jean, le bien-aimé, représente l’Église, peuple messianique. Il doit reconnaître Marie
comme sa propre mère. Or, dans cette reconnaissance, il est appelé à l’accueillir, à contempler en
elle le modèle d’une façon d’être disciple, ainsi que la vocation maternelle que Jésus lui a confiée,
avec les préoccupations et les projets que cela comporte : la Mère qui aime et qui engendre des
enfants capables d’aimer selon le commandement de Jésus. Par conséquent, la vocation
maternelle de Marie, la vocation à prendre soin de ses enfants, est transmise à Jean et à toute
l’Église. Toute la communauté des disciples est impliquée dans la vocation maternelle de Marie.

3. En tant que disciple ayant tout partagé avec Jésus, Jean sait que le Maître veut conduire tous
les hommes vers la rencontre avec le Père. Il peut témoigner que Jésus a rencontré de
nombreuses personnes malades dans leur esprit, car remplies d’orgueil (cf. Jn 8, 31-39) et
malades dans leur corps (cf. Jn 5, 6). Envers tous, il a fait preuve de miséricorde et de pardon, il a
même accordé la guérison physique aux malades, signe de la vie abondante du Royaume, où
toute larme sera essuyée. Comme Marie, les disciples sont appelés à prendre soin les uns des
autres, mais pas seulement. Ils savent que le cœur de Jésus est ouvert à tous, sans exclusions.
L’Évangile du Royaume doit être annoncé à tous et la charité des chrétiens doit s’adresser à tous
ceux qui sont dans le besoin, simplement parce que ces personnes sont des enfants de Dieu.

4. Cette vocation maternelle de l’Église envers les personnes dans le besoin et les malades s’est
concrétisée, au long de son histoire bimillénaire, par une très riche série d’initiatives en faveur des
malades. Cette histoire de dévouement ne doit pas être oubliée. Elle se poursuit aujourd’hui
encore, dans le monde entier. Dans les pays où il existe des systèmes de santé publique
suffisants, le travail des congrégations catholiques, des diocèses et de leurs hôpitaux, non
seulement fournit des soins médicaux de qualité, mais cherche à mettre la personne humaine au
centre du processus thérapeutique et accomplit une recherche scientifique dans le respect de la
vie et des valeurs morales chrétiennes. Dans les pays où les systèmes de santé sont insuffisants
ou inexistants, l’Église travaille pour offrir le plus possible aux gens en matière de soins et de
santé, pour éliminer la mortalité infantile et éradiquer certaines maladies très répandues. Partout,
elle essaie de soigner, même lorsqu’elle n’est pas en mesure de guérir. L’image de l’Église
comme « hôpital de campagne », accueillante pour tous les blessés de la vie, est une réalité très
concrète, car dans certaines parties du monde, seuls les hôpitaux des missionnaires et des
diocèses fournissent les soins nécessaires à la population.

5. La mémoire de la longue histoire du service apporté aux malades constitue un motif de joie
pour la communauté chrétienne et, en particulier, pour ceux qui accomplissent ce service dans le
temps présent. Mais il faut regarder le passé, surtout pour s’en laisser enrichir. Nous devons
apprendre de lui : la générosité jusqu’au sacrifice total de nombreux fondateurs d’instituts au
service des malades ; la créativité, suggérée par la charité, de nombreuses initiatives mises en
œuvre au cours des siècles ; l’engagement dans la recherche scientifique, pour offrir aux malades
des soins innovants et fiables. Cet héritage du passé aide à bien projeter l’avenir. Par exemple, à
préserver les hôpitaux catholiques du risque de l’entreprenariat qui, dans le monde entier, cherche
à faire entrer la protection de la santé dans le contexte du marché, finissant ainsi par écarter les
pauvres. L’intelligence d’organisation et la charité exigent plutôt que la personne du malade soit
respectée dans sa dignité et toujours maintenue au centre du processus de soin. Ces orientations
doivent être spécifiques aussi aux chrétiens qui œuvrent dans les structures publiques et qui, par
leur service, sont appelés à rendre un bon témoignage à l’Évangile.

6. Jésus a laissé en don à l’Église sa puissance de guérison :
« Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : […] ils imposeront les mains aux
infirmes et ceux-ci seront guéris » (Mc 16, 17-18). Dans les Actes des Apôtres, nous lisons la
description des guérisons accomplies par Pierre (cf. Ac 3, 4-8) et par Paul (cf. Ac 14, 8-11). Au
don de Jésus correspond la tâche de l’Église, qui sait qu’elle doit porter sur les malades le regard
même de son Seigneur, un regard rempli de tendresse et de compassion. La pastorale de la santé
reste et restera toujours une tâche nécessaire et essentielle, à vivre avec un élan nouveau, à
partir des communautés paroissiales jusqu’aux centres de soin les plus performants. Nous ne
pouvons pas oublier ici la tendresse et la persévérance avec lesquelles de nombreuses familles
accompagnent leurs enfants, leurs parents et d’autres membres de leur famille, qui souffrent de
maladies chroniques ou sont porteurs de graves handicaps. Les soins qui sont apportés en famille
sont un témoignage extraordinaire d’amour de la personne humaine et doivent être soutenus avec
une reconnaissance adéquate et des politiques appropriées.Ainsi, les médecins et les infirmiers,
les prêtres, les personnes consacrées et les volontaires, les membres de la famille et tous ceux
qui s’engagent dans le soin des malades, participent à cette mission ecclésiale. C’est une
responsabilité partagée qui enrichit la valeur du service quotidien de chacun.

7. C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps
et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons également de nous
aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce
spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par
conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique
insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie
et de la santé. Que la Vierge Marie intercède pour cette XXVIème Journée Mondiale du Malade ;
qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus
et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux. À tous, malades, agents du monde de la santé et
volontaires, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 26 novembre 2017

Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers
François

 

Dimanche 14 Janvier Journée des migrants

Régulièrement, l’Eglise nous propose des temps spécifiques pour réfléchir, se remettre en question et agir sur des sujets importants.

En ce Dimanche 14 janvier, l’Eglise nous propose de prendre le temps de faire un point sur nos comportements et idées autour du sujet des migrants.

Voici, ci dessous, la lettre que la conférence des évêques de France a envoyé à cet effet.

 

Migrants : trouver une réponse commune
Au cours de la dernière année, le Pape François, qui a fait de la question migratoire un marqueur fort de son pontificat, s’est exprimé à de nombreuses reprises à ce sujet en développant une approche nouvelle
articulée autour des verbes : « accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ».
A la veille de la journée mondiale du migrant et du réfugié, nous, évêques de France, souhaitons indiquer les actions qui, dans le contexte français et pour chacun des quatre verbes, nous paraissent être prioritaires. Parmi elles, certaines pourront nourrir un plaidoyer préalable aux négociations des
pactes mondiaux de 2018.

Accueillir
« Qu’as-tu fait de ton frère ? » Les milliers de morts, parmi les déplacés contraints d’entreprendre des
voyages périlleux pour atteindre l’Europe afin d’y demander la protection à laquelle ils aspirent, est un
scandale auquel personne ne peut se résigner. Les personnes contraintes de fuir leur pays ont le droit
de requérir une protection sans qu’il leur faille pour cela ajouter aux risques initiaux ceux d’un parcours
incertain. Le leur permettre est pour notre société un impératif, tant légal que civilisationnel.
A la suite du Pape François, nous pensons que les voies d’accès légales permettant aux personnes
menacées de se rendre en France pour y demander l’asile doivent être élargies. Nous demandons ainsi
à l’Etat de développer ces voies d’accès en France – notamment via l’octroi plus important de visas
humanitaires et l’élargissement des programmes de réinstallation -, et de les promouvoir au niveau
européen et international, notamment lors des négociations des pactes mondiaux de 2018.
A sa mesure, et avec d’autres, l’Eglise s’engage déjà sur ce chemin. En mars dernier, la conférence des
évêques de France, en partenariat avec le Secours catholique, la Fédération protestante de France, la
Fédération d’Entraide Protestante et la communauté de Sant’Egidio, signait avec l’Etat un protocole
portant sur la mise en place de « couloirs humanitaires », permettant à 500 personnes parmi les plus
vulnérables actuellement réfugiées au Liban, de venir en France pour y demander l’asile. S’il demeure
modeste, ce programme n’en est pas moins précieux, notamment par son caractère modélisant.
Nous entendons la crainte sécuritaire que beaucoup expriment devant la situation migratoire actuelle ;
nous en sommes convaincus, cette situation se révèle d’autant plus anxiogène que l’arrivée des
personnes semble parfois trop peu organisée. Dans ce contexte, la mise en place de voies d’accès
légales et sûres apparaît d’autant plus souhaitable qu’elle permet précisément d’organiser l’accueil et,
ce faisant, de concilier la sécurité de nos concitoyens et celle de personnes en quête de protection.
Ne nous leurrons pas cependant : le développement de voies légales ne tarira pas l’arrivée spontanée
d’exilés vers la France et plus largement vers l’Europe ! Les chemins qu’ils prennent et prendront
seront encore dangereux et éprouvants, et leur besoin d’accueil et de protection nous obligeront,
demain comme aujourd’hui. Dans ce contexte, l’existence de voies d’accès légales et sûres ne doit en
aucun cas être utilisée comme prétexte pour renvoyer ces exilés vers les pays de transit qu’ils ont
traversés. A cet égard les projets européens visant à donner corps à la notion de pays tiers sûrs nous
préoccupent.
Il n’y a pas d’accueil véritable sans accompagnement du chemin d’intégration. A la suite du Pape
François, nous pensons ainsi que les dispositifs publics d’accueil des réfugiés peuvent être complétés
par le développement de programmes de parrainage par des collectifs citoyens. Par leur caractère
diffus, de tels programmes offrent aux nouveaux arrivants la possibilité d’une réelle intégration sociale,
laquelle fait souvent défaut dans les dispositifs d’accueil où les arrivants sont regroupés entre eux.
Outre le bénéfice pour les personnes accueillies elles-mêmes, ces programmes, partout où ils sont mis
en œuvre, génèrent du dynamisme et se révèlent créateurs de liens. Les chrétiens engagés au sein de
collectifs d’accueil, avec leur paroisse, dans le cadre du projet des couloirs humanitaires, avec le service
jésuite des réfugiés ou encore avec l’Ordre de Malte par exemple, en témoignent : des acteurs aux
sensibilités éloignées collaborent, des territoires se dynamisent, des cœurs se convertissent, etc.
Nous saluons l’engagement de tous les citoyens, chrétiens ou non, qui s’investissent au sein de tels
collectifs. Tout en rappelant à l’Etat ses obligations en matière d’accueil, nous demandons aux
chrétiens d’accroître leur engagement en ce sens et, au-delà du soutien administratif, de
l’enseignement du français ou encore de l’insertion professionnelle, nous les invitons à se positionner
plus spécifiquement sur le créneau de la convivialité afin de donner corps à la valeur de la fraternité.

Protéger
L’élaboration et la mise en œuvre d’un nouveau cadre législatif ne doivent en aucun cas conduire à
aggraver le cas de nombreux migrants déjà présents sur notre territoire et se trouvant pour certains
en situation de très grande vulnérabilité. Conformément à l’enseignement de l’Eglise, nous rappelons
avec force que chaque personne, quel que soit son statut légal et le sort réservé in fine à sa présence
dans notre pays, doit être traitée d’une manière qui, en toutes circonstances, respecte sa dignité.
Parmi les personnes les plus vulnérables, nous tenons à exprimer ici une préoccupation particulière
pour la situation des jeunes migrants, et plus spécifiquement pour celle des mineurs non accompagnés
dont le nombre, dans notre pays, ne cesse de croître. De diocèses toujours plus nombreux nous
parviennent des cris d’alarme quant à la situation de ces jeunes, laissés le plus souventsans protection,
et, pour certains, renvoyés à la frontière, au mépris de leurs droits les plus élémentaires.
La situation dans les territoires frontaliers apparait ainsi particulièrement préoccupante. Dans le
Briançonnais mais aussi dans la vallée de la Roya dans les Alpes maritimes, le nombre de mineurs
tentant d’entrer en France – parfois au prix de grands périls lorsqu’il leur faut traverser la montagne
par leurs propres moyens – augmente de façon significative depuis maintenant deux ans. Parmi eux,
trop sont interceptés et renvoyés en Italie, sans qu’il leur soit possible de faire respecter leurs droits.
De nombreux citoyens, parmi lesquels des chrétiens, s’engagent individuellement ou collectivement
pour aider ces jeunes à obtenir la protection à laquelle ils aspirent et à laquelle ils ont droit. Nous
saluons cette mobilisation et l’encourageons. Comme toutes celles qui se mettent spontanément en
place lorsque les plus fragiles sont menacés, celle-ci manifeste que nos concitoyens sont capables d’un
sursaut lorsque le plus sacré est atteint. Cet exemple doit inciter l’Etat à assumer ses responsabilités.
Un mineur non accompagné est un mineur en danger ! Ceci est, en définitive, la seule considération à
prendre en compte. Animés par cette conviction, nous rappelons aux responsables politiques que les
situations de vulnérabilité des mineurs non accompagnés doivent être traitées en accord avec la
convention internationale des Droits de l’Enfant et nous les invitons à agir pour que soit effectivement
garantie à ces mineurs en danger la même protection que tout autre enfant privé de son milieu familial.
Enfin nous ne pouvons évoquer le cas des mineurs non accompagnés sans évoquer le moment crucial
du passage à la majorité qui, dans les faits, constitue souvent pour ces jeunes une période de grande
fragilisation. Pour éviter que tout ce qui a été construit soit alors remis en cause, nous pensons que
des mesures légales visant à pérenniser leur droit au séjour et à favoriser leur intégration devraient
être prononcées. Notre pays a le devoir d’accompagner,sur le long terme, la construction de leur futur.

Promouvoir
Le Pape François nous invite à promouvoir le développement humain intégral des migrants. Cet appel
qui s’enracine dans la tradition de l’Eglise est fondé sur la conviction profonde que «tous peuvent
apporter une contribution à l’ensemble de la société, tous ont une particularité qui peut servir pour
vivre ensemble, personne n’est exclu en vue d’apporter quelque chose pour le bien de tous1 ». Cette
contribution n’est pas seulement un droit mais aussi un devoir à l’égard de soi-même et de la société.
Nous en sommes convaincus, migrants ou non, l’exercice de ce droit et de ce devoir passe en premier
lieu et de façon privilégiée par l’accès au travail. Outre qu’il permet à chacun de subvenir à ses besoins,
le travail constitue en effet une dimension fondamentale de l’existence humaine, par laquelle la vie de
l’homme est construite chaque jour et où elle puise sa propre dignité spécifique. Par le travail, l’homme
se réalise en tant que personne et trouve sa place dans une véritable communauté humaine.
Dans les permanences d’accueil de nos diocèses, de nos associations, nous entendons le désir exprimé
par beaucoup de personnes de contribuer à la vie de la société et la frustration, parfois la souffrance,
que celles-ci ressentent lorsqu’elles ne peuvent le faire par leur travail. Ceci est particulièrement vrai
de nombreux migrants, notamment ceux se trouvant en phase de demande d’asile auxquels la loi ne
permet pas de travailler avant le dixième mois. Nous souhaitons ici nous en faire les porte-voix.
Certains trouvent dans nos mouvements ou nos associations des occasions d’engagement bénévole.
Nous nous en réjouissons et saluons les structures qui rendent cela possible. De tels engagements
contribuent en effet efficacement au développement des personnes, leur permettant de sortir du rôle
de bénéficiaires auquel elles sont de fait trop souvent cantonnées pour (re)devenir contributrices. Ceci
étant, une action résolue de l’Etat en faveur de l’insertion professionnelle demeure indispensable.
Nous demandons ainsi aux responsables politiques d’accorder aux personnes, ce dès les premiers mois
de la phase de demande d’asile, la possibilité de travailler. De la même manière, l’accès aux études et
à la formation professionnelle doit être effectivement ouvert aux personnes se trouvant en cours de
procédure. Plus généralement, la reconnaissance des compétences des migrants doit être promue et,
si cela s’avère nécessaire, des éléments de remise à niveau doivent pouvoir leur être proposés.
Nous en sommes conscients, l’absence d’une maîtrise suffisante de la langue constitue souvent un
frein à l’intégration sociale et professionnelle. Nous demandons ainsi aux responsables politiques de
reconstruire un dispositif global pour permettre un accèsimmédiat à l’apprentissage du français. Celuici
devrait reposer sur des professionnels qualifiés, dans le cadre d’un dispositif public financé, associant
les acteurs volontaires de la société civile. Nous encourageons les chrétiens à s’engager en ce sens.
Enfin, comment devenir membre actif d’une société, capable d’y apporter sa contribution, si ses
valeurs, son patrimoine, ses codes nous demeurent étrangers ? Aujourd’hui, de nombreux chrétiens
s’engagent concrètement pour permettre aux nouveaux arrivants d’accéder à une meilleure
compréhension de notre société. Nous saluons ces initiatives et, convaincus qu’il y a là une vraie façon
d’ouvrir notre porte à nos frères et sœurs migrants, nous encourageons leur développement.

Intégrer
L’intégration est un processus long et complexe qui ne peut se réaliser pleinement que dans un climat
positif à l’égard des migrants et de ceux qui les y accompagnent. Aussi, et sans minimiser les difficultés,
nous semble-t-il essentiel de promouvoir une présentation positive des migrants et de la solidarité à
leur égard. A la suite du Pape, qui nous invite à regarder les uns et les autres avec un regard rempli de
confiance, nous invitons tous nos concitoyens et en particulier les chrétiens à convertir leur regard.
La présentation positive des migrants passe par la mise en valeur des éléments de leur patrimoine
culturel et spirituel susceptible d’enrichir la communauté nationale ainsi que par la mise en lumière de
leur désir de contribuer concrètement à la vie de la société toute entière. Elle passe aussi, et peut être
en premier lieu, par un discours honnête sur les motivations qui ont poussé ces personnes à rejoindre
notre pays, motivations que l’on réduit trop souvent de manière orientée au seul critère économique.

En mettant en lumière ces motivations, on réalisera que beaucoup ont été guidés sur le chemin de
l’exil par l’espoir de trouver la paix, le désir de déployer pleinement leur humanité, d’exprimer leurs
talents, de vivre librement leur foi, etc. Dans ces motivations, chacun pourra reconnaître les aspirations
d’hommes et de femmes de bonne volonté. Ceux disposés à le voir sauront aussi y déceler, en creux,
une bénédiction sur un pays aux nombreux atouts mais trop souvent enclin à douter de lui-même.
Cette bénédiction, nous, chrétiens, l’expérimentons concrètement dans nos communautés
paroissiales, lesquelles, pour beaucoup, trouvent dans la présence des migrants un nouveau souffle.
Nous encourageonsles chrétiens à témoigner de cette richesse et à s’engager pour la promotion d’une
authentique culture de la rencontre, notamment par l’organisation de rencontres entre migrants et
autochtones, à l’occasion desquelles les uns et les autres pourront échanger en vérité et dans la paix.
Parallèlement à cette présentation positive des migrants, il nous semble essentiel de promouvoir une
présentation positive de ceux qui, à leur égard, font preuve de solidarité. Trop souvent en effet, ces
derniers se retrouvent, au nom même de leur engagement, objets d’hostilité. A cet égard, nous
sommes vivement préoccupés par les poursuites pénales dont certains font l’objet, et nous invitons
les responsables politiques à tout mettre en œuvre pour faire cesser cette pénalisation de la solidarité.
Pour présenter de façon positive la solidarité à l’égard des migrants, encore faut-il savoir se rendre
attentifs à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et
communautés qui ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les
ressources sont loin d’être abondantes». Or, notre regard ne se focalise-t-il pas, trop souvent encore,
sur les manques, oubliant de voir les fruits d’humanité qui, autour de nous, croissent et se déploient ?
Nous invitons ici les chrétiens à cultiver une attention particulière aux actions positives mises en œuvre
en faveur des migrants et à s’efforcer de les faire connaître autour d’eux afin de devenir, au sein de
notre société, les promoteurs de ce regard de confiance. Qu’ils en soient convaincus, ils permettront
ainsi au bien de fructifier et, en évitant, par une focalisation excessive, d’enfermer les plus réticents
dans leur repli, ils contribueront à l’avènement d’une société réellement plus inclusive et fraternelle.
***
Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer : comme le souligne le Pape François, « conjuguer ces quatre
verbes à la première personne du singulier et à la première personne du pluriel constitue un devoir de
justice, de civilisation et de solidarité ». Nous lançons ici un appel solennel aux chrétiens et à tous les
hommes et les femmes de bonne volonté pour qu’au sein de leur paroisse, d’un collectif, d’un
mouvement ou d’une association, ceux qui le peuvent, s’engagent sur l’une ou l’autre de ces priorités.

Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges Colomb
Évêque de La Rochelle et Saintes,
membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église
au titre de la pastorale des migrants

Mgr Denis Jachiet
Évêque auxiliaire de Paris,
membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église
au titre de la pastorale des migrants

2ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo,
où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :
« Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Éli répondit :
« Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. »
L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Éli répondit :
« Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,
et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel.
Celui-ci
se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :
« Tu m’as appelé, me voici. »
Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit :
« Va te recoucher,
et s’il t’appelle, tu diras :
“Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” »
Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là
et il appela comme les autres fois :
« Samuel ! Samuel ! »
Et Samuel répondit :
« Parle, ton serviteur écoute. »

Samuel grandit.
Le Seigneur était avec lui,
et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.

 

PSAUME

R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.
 (cf. 39, 8a.9a)

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

 

DEUXIÈME LECTURE

« Vos corps sont les membres du Christ » (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
le corps n’est pas pour la débauche,
il est pour le Seigneur,
et le Seigneur est pour le corps ;
et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur
et nous ressuscitera nous aussi.
Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.
Celui qui s’unit au Seigneur
ne fait avec lui qu’un seul esprit.
Fuyez la débauche.
Tous les péchés que l’homme peut commettre
sont extérieurs à son corps ;
mais l’homme qui se livre à la débauche
commet un péché contre son propre corps.

Ne le savez-vous pas ?
Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint,
lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ;
vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,
car vous avez été achetés à grand prix.
Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

 

ÉVANGILE

« Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)

Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie :
par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :
« Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,
et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
« Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
où demeures-tu ? »
Il leur dit :
« Venez, et vous verrez. »
Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait,
et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples
qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :
« Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus.
Jésus posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ;
tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.