Homélie du 30ème Dimanche du Temps Ordinaire


par le Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, les textes  de la liturgie de ce dimanche gardent la même thématique que celle du dimanche précédent, à savoir la question de la prière.
Dans la première lecture, nous sommes attentifs à cette phrase de Ben Sirac Le Sage « La prière du pauvre traverse les nuées, tant qu’elle n’a pas atteint son but, elle demeure inconsolable ». La prière étant le lieu de la rencontre, de la connexion, de l’intimité, de l’amitié  avec Dieu.  Le pauvre dont il est question : Est-ce qu’il s’agit du pauvre dans sa condition de pauvre ? Le texte de Ben Sirac le Sage pouvait nous laisser entrevoir cela, lorsque l’on parle de l’opprimé, de l’orphelin, de la veuve. Est-ce parce qu’ils sont pauvres qu’obligatoirement ils seront entendus de Dieu ? Il n’est pas question de cette pauvreté, il est bien question ici de la pauvreté qui est de l’ordre de la disponibilité intérieure : la pauvreté du cœur.

L’orant doit être celui qui est vide, qui est en manque et qui est en disposition d’accueillir ce qui lui manque c’est le dénominateur commun de tous ceux qui constituent  les opprimés, les orphelins et les veuves qui sont tous en situation de manque.
Nous ne pouvons pas entrer en contact avec Dieu dans la prière avec toutes nos suffisances. Nous avons besoin d’être nus devant Lui, vides pour qu’il nous comble.

C’est dans cette perspective que nous comprenons la parabole de Jésus dans l’évangile de Saint Luc, l’évangéliste de la miséricorde. Ces deux orants qui nous sont présentés recèlent deux courants spirituels, deux attitudes divergentes, deux manières différentes de rencontrer, de tisser amitié avec le Seigneur.
Il nous faut, pour entrer dans l’intelligence de ce texte de l’évangile d’aujourd’hui, essayer de connaître la douleur mentale de Jésus, pour essayer de percer  ce qu’étaient en ce temps-là, les pharisiens et les publicains Deux castes à caractère religieux qui devaient peupler l’univers spirituel et temporel de Jésus.
Jésus avait pour ces deux castes deux griefs à chacun :

  • au sujet des pharisiens, constitués de l’intelligentzia de l’époque de Jésus, des gens imbus, repus des écritures, qui sont devenus  orgueilleux, hautains, suffisants vis-à-vis des autres.
    La prière du pharisien, telle que nous l’avons entendue aujourd’hui,  en dit long. Nous sommes devant une apologie, une démonstration de suffisance  « je ne suis pas comme les autres : voleurs, injustes, adultères, ou comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine  et je verse le dixième de ce que je gagne ».  
  • L’autre reproche fait aux pharisiens c’est l’hypocrisie  en ce sens que les pharisiens, connaissant la Parole de Dieu,  l’imposaient aux autres dans un formalisme exigeant et ne la vivaient pas eux-mêmes malheureusement, mais par contre seulement à leur convenance et lorsqu’Elle les arrangeait.
  • D’autre part, Jésus avait aussi deux sortes de reproches à l’endroit des publicains, c’est-à-dire des pécheurs publics. Et le paradigme du publicain c’est le collecteur d’impôts. Étant donné que la Palestine de Jésus était sous occupation romaine, les publicains étaient mal vus parce qu’en tant que collecteurs d’impôts ils travaillaient avec l’occupant romain, ils spoliaient le peuple. C’étaient des vendus, des « collabos » et des traîtres.
  • Le second grief à l’encontre des publicains : étant en contact avec l’argent, ils étaient malheureusement réputés être malhonnêtes. Voilà le tableau qui faisait d’eux des pécheurs publics, rebuts de la société. 

Et,  nous comprenons les termes de la prière du publicain qui bat sa coulpe, c’est une prière de contrition. Il reconnaît sa faute, il demande pardon. Alors que le pharisien est dans la suffisance, dans l’arrogance. C’est un homme comblé, rempli et bouché. On peut même dire qu’il n’a plus rien à attendre de Dieu. Le publicain, conscient de ses fautes et de ses limites, aborde le chemin de la prière,de la rencontre,  de l’intimité avec Dieu en toute humilité,  en toute pauvreté de cœur, en demandant  pardon.  On va dire qu’il est plus disponible à accueillir Dieu. Il a besoin de combler le vide de son cœur, remplir son insuffisance de la grâce de Dieu.

Bien aimés dans le Seigneur, la prière dans la vie ordinaire est faite de rencontre avec l’autre et le Tout Autre (à savoir Dieu). Comment oser la rencontre ? comment prétendre à une connexion, sans s’inspirer de l’attitude du publicain ? 

Nos rencontres, tout comme nos prières sont vouées parfois aux échecs parce qu’elles sont abordées avec nos suffisances, notre arrogance, notre orgueil. On ne lâche pas prise, on ne laisse pas la place à l’autre et au Tout Autre l’humilité, la pauvreté de cœur,  l’esprit d’accueil et la bienséance, peuvent être des portes pour de vraies rencontres, de vraies amitiés, de la vraie intimité et partant de là des vraies prières.
Osons la rencontre avec Dieu dans la prière, osons la rencontre avec les autres dans la vie. Mais, avant tout, dans une disposition intérieure qui touche le cœur de Dieu et la vie des autres.

32ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14)

Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël

En ces jours-là,
    sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.
À coups de fouet et de nerf de bœuf,
le roi Antiocos voulut les contraindre
à manger du porc, viande interdite.
    L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara :
« Que cherches-tu à savoir de nous ?
Nous sommes prêts à mourir
plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »
    Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir :
« Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente,
mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois,
le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »
    Après cela, le troisième fut mis à la torture.
Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna
et il présenta les mains avec intrépidité,
    en déclarant avec noblesse :
« C’est du Ciel que je tiens ces membres,
mais à cause de ses lois je les méprise,
et c’est par lui que j’espère les retrouver. »
    Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme
qui comptait pour rien les souffrances.
    Lorsque celui-ci fut mort,
le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices.
    Sur le point d’expirer, il parla ainsi :
« Mieux vaut mourir par la main des hommes,
quand on attend la résurrection promise par Dieu,
tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15)

R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur. (Ps 16, 15b)

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière.
Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m’éprouves, sans rien trouver.

J’ai tenu mes pas sur tes traces,
jamais mon pied n’a trébuché.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.

Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;
à l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

DEUXIÈME LECTURE

« Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien » (2 Th 2, 16 – 3, 5)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
     que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,
et Dieu notre Père qui nous a aimés
et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
    réconfortent vos cœurs
et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.

     Priez aussi pour nous, frères,
afin que la parole du Seigneur poursuive sa course,
et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous.
    Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais,
car tout le monde n’a pas la foi.
    Le Seigneur, lui, est fidèle :
il vous affermira et vous protégera du Mal.
    Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous :
vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.
    Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu
et l’endurance du Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)

Alléluia. Alléluia. 
Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts,
à lui, la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles.
Alléluia. (Ap 1, 5a.6b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    quelques sadducéens
– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt
en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.

    Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième,
    puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

    Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
    Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur 
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

31ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe » (Sg 11, 22 – 12, 2)

Lecture du livre de la Sagesse

Seigneur, le monde entier est devant toi
comme un rien sur la balance,
comme la goutte de rosée matinale
qui descend sur la terre.
    Pourtant, tu as pitié de tous les hommes,
parce que tu peux tout.
Tu fermes les yeux sur leurs péchés,
pour qu’ils se convertissent.
    Tu aimes en effet tout ce qui existe,
tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ;
si tu avais haï quoi que ce soit,
tu ne l’aurais pas créé.
    Comment aurait-il subsisté,
si tu ne l’avais pas voulu ?
Comment serait-il resté vivant,
si tu ne l’avais pas appelé ?
    En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi,
Maître qui aimes les vivants,
     toi dont le souffle impérissable les anime tous.

    Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu,
tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent,
pour qu’ils se détournent du mal
et croient en toi, Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14)

R/ Mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
 (Ps 144, 1)

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

DEUXIÈME LECTURE

« Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui » (2 Th 1, 11 – 2, 2)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
     nous prions pour vous à tout moment
afin que notre Dieu vous trouve dignes
de l’appel qu’il vous a adressé ;
par sa puissance,
qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez,
et qu’il rende active votre foi.
    Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous,
et vous en lui,
selon la grâce de notre Dieu
et du Seigneur Jésus Christ.

     Frères, nous avons une demande à vous faire
à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ
et de notre rassemblement auprès de lui :
    si l’on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre
prétendant que le jour du Seigneur est arrivé,
n’allez pas aussitôt perdre la tête,
ne vous laissez pas effrayer. »

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)

Alléluia. Alléluia. 
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
    Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
    Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
    Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
    Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
    Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
    Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
    Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
    Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
    En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Tous Saints

PREMIÈRE LECTURE

« Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 2-4.9-14)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu un ange
qui montait du côté où le soleil se lève,
avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ;
d’une voix forte, il cria aux quatre anges
qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :
    « Ne faites pas de mal à la terre,
ni à la mer, ni aux arbres,
avant que nous ayons marqué du sceau
le front des serviteurs de notre Dieu. »
    Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau :
ils étaient cent quarante-quatre mille,
de toutes les tribus des fils d’Israël.

    Après cela, j’ai vu :
et voici une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,
vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.
    Et ils s’écriaient d’une voix forte :
« Le salut appartient à notre Dieu
qui siège sur le Trône
et à l’Agneau ! »
    Tous les anges se tenaient debout autour du Trône,
autour des Anciens et des quatre Vivants ;
se jetant devant le Trône, face contre terre,
ils se prosternèrent devant Dieu.
    Et ils disaient :
« Amen !
Louange, gloire, sagesse et action de grâce,
honneur, puissance et force
à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
    L’un des Anciens prit alors la parole et me dit :
« Ces gens vêtus de robes blanches,
qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »
    Je lui répondis :
« Mon seigneur, toi, tu le sais. »
Il me dit :
« Ceux-là viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs robes,
ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.(cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

DEUXIÈME LECTURE

« Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-3)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
    voyez quel grand amour nous a donné le Père
pour que nous soyons appelés enfants de Dieu
– et nous le sommes.
Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :
c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
    Bien-aimés,
dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.
Nous le savons : quand cela sera manifesté,
nous lui serons semblables
car nous le verrons tel qu’il est.
    Et quiconque met en lui une telle espérance
se rend pur comme lui-même est pur.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

Alléluia. Alléluia. 
Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voyant les foules, Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
    « Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
    Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
    Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
    Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
    Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

30ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Le Seigneur est un juge
qui se montre impartial envers les personnes.
    Il ne défavorise pas le pauvre,
il écoute la prière de l’opprimé.
    Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,
ni la plainte répétée de la veuve.
    Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,
sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
    La prière du pauvre traverse les nuées ;
tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
    ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)

R/ Un pauvre crie ;
le Seigneur entend.
 (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

DEUXIÈME LECTURE

« Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
    J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
    Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.
    La première fois que j’ai présenté ma défense,
personne ne m’a soutenu :
tous m’ont abandonné.
Que cela ne soit pas retenu contre eux.
    Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
    le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)

Alléluia. Alléluia. 
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
    « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
    Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
    Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
    Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
    Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

29ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, la  liturgie de ce 29ème dimanche du temps ordinaire est traversée par la thématique de la prière.
Dans la première lecture du Livre de l’Exode, Moïse l’a choisie comme une arme puissante pour soutenir Josué et les combattants du peuple d’Israël attaqués par les amalécites. 

Nous sommes attentifs à cette phrase : « quand Moïse tenait la main levée, Israël était fort » ; la gestuelle de la prière est sans doute celle de la « main levée » ; elle se manifeste  lorsqu’on implore , demande, prie son Dieu. 

Mais dans notre culture, il y a une expression française qui dit qu’il ne faut pas baisser les mains, pour signifier qu’il faut tenir bon. Et je vois que cette expression s’apparente bien à ce qu’à fait Moïse : Moïse a levé les mains dans la prière pour soutenir son peuple dans le combat. 

Quelle est ton arme face aux détresses, aux souffrances, aux angoisses, à la maladie, aux deuils, à  tous ces combats pour la vie, que tu es entrain de vivre chaque jour ? Es-tu capable, comme Moïse, de trouver dans la prière, dans ta prière,  dans celle des autres  le réconfort tant cherché ?  car comme nous l’avons entendu, quand il était fatigué Moïse s’est fait aider par Aaron et Hour. Au lieu de t’enliser dans les plaintes, les jérémiades, de trouver la prophylaxie, la thérapie de nos maux dans les somnifères, les calmants, l’alcool et j’en passe…. une seule médecine nous est proposée en ce jour, c’est le contact avec notre Dieu et ce dans une supplication ardente.
Moïse a levé les mains tant qu’il a pu, après il s’est doté d’une aide précieuse Aaron et Hour qui l’ont soutenu dans ses détresses jusqu’à la victoire finale. Cette attitude s’apparente à juste titre à celle de la veuve importune qui réclamait justice auprès d’un juge, qui ne respectait ni Dieu, ni les hommes. Dans les deux cas, c’est à force de patience, à force de persévérance que leur requête a abouti. Rien dans le monde, rien dans ce monde ne se fait sans effort et sans persévérance.

Dans notre société, totalement connectée, où le monde est devenu souvent un village planétaire, où le virtuel tend à supplanter la réalité, surtout au milieu de la jeunesse,  où la télé réalité gouverne sur la réalité, les vertus de patience, les vertus de persévérance perdent leur crédit. On veut tout avoir en un temps record. Et cette attitude, peut malheureusement être une menace pour notre foi, notre relation avec Dieu. On peut être tenté d’informatiser, de télécharger notre foi et c’est ce qui génère et produit découragement, impatience, instabilité, infidélité dans notre vie de foi.

Prions le Seigneur pour qu’il nous donne la grâce de ne jamais baisser les bras devant les combats que nous vivons, qu’il nous donne la grâce de les lever aussi longtemps que durent nos combats et apparaîtraient nos victoires.

28ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

Les textes de la  liturgie du 28ème dimanche du temps ordinaire contiennent un faisceau d’enseignement. Ils recèlent trois dénominateurs communs :

  1. Il s’agit bien de la guérison de lépreux. (dans la première lecture, on l’appelle Naäman, dans l’évangile ils sont au nombre de dix)
  2. Le lépreux qui est guéri est un étranger, un païen, c’est-à-dire étranger au peuple choisi, au peuple d’Israël. Dans la première lecture, Naäman, se trouve être Syrien et le lépreux qui ose rendre grâce dans l’évangile, est samaritain.

     3 . Parmi les lépreux guéris, certains font une démarche de gratitude.

 Cela dit : Pour entrer dans l’intelligence de ce texte  il nous faut commencer par situer dans le temps la condition du lépreux : La lèpre était une maladie à plusieurs incidences. Dieu guérit tout l’homme et tout homme.

  1. D’abord,le lépreux était meurtri dans sa chair, souffrance physique et démembrement étaient son lot quotidien, et comme tel il aspirait à la guérison physique.
  2. Dans l’imaginaire commun, la lèpre était une conséquence d’une infraction à la loi de Dieu, c’était un pécheur. En ce sens, il aspirait à la purification. C’est d’ailleurs ce mot qui est employé par Naäman le Syrien.
  3. Comme c’est une maladie contagieuse, le lépreux devait être assigné à résidence, exclu de la société, mis en quarantaine.

Les rares moments pendant lesquels il pouvait se déplacer, on lui mettait une clochette au cou et il criait « impur, impur » pour que les gens se dispersent et lui cèdent le passage.
Nous remarquons donc, avec ces descriptions,  que le lépreux aspirait à la guérison sociale, à une sorte de socialisation nouvelle, une intégration.
Ainsi, la condition du lépreux décrite littéralement nous invite à comprendre la nature et la valeur de sa guérison. Nous nous rendons bien  compte, à travers la guérison de ces lépreux que Dieu, en Jésus Christ, guérit tout homme et tout l’homme. Tout homme, parce que sa grâce ne fait exception de personne. Elle est portée vers les peuples étrangers, vers ce païen qui n’était pas du peuple juif. Il guérit tout l’homme, parce que c’est l’homme dans son intégralité : la santé physique, santé spirituelle (la purification), et la santé sociale (à travers la réhabilitation sociale, l’intégration, et la nouvelle socialisation). Ici, dans l’évangile, nous voyons le caractère déterminant de la figure du prêtre. Comme censeur, c’est à lui qu’incombait l’avis et la mission de déclencher la nouvelle socialisation pour le lépreux guéri.
Dans notre Société, la lèpre dont il est question peut s’apparenter aujourd’hui à des situations de pauvreté qui offusquent l’homme à tout point de vue : le chômage et la longue maladie avec leurs corollaires de souffrance physique et d’exclusion sociale. 

Notre mission, en tant que chrétiens est de soigner et de redonner une dignité dans un travail de réinsertion et d’intégration. L’autre lèpre est à point nommé notre appartenance fusionnelle à notre communauté , elle sape dangereusement l’unité du Corps du Christ qui est l’Eglise et génère : étroitesse d’esprit, exclusion, égoïsme, esprit de clocher… Elle a besoin d’être guérie par le baume suave et sacré de l’unité, de la fraternité, de l’humilité et de l’universalité que nous accueillons depuis notre baptême et si nous croyons que notre Dieu guérit l’homme et guérit tout l’homme, il nous faut passer à un autre palier : Il faut oser la rencontre.

Nos lépreux de l’Ecriture, ont été guéris parce qu’ils ont « osé la rencontre ». Ils ont brisé les tabous, les barrières qui les estampillaient, les barrières qui les cantonnaient dans leur situation d’exclus et les maintenaient en quarantaine. Ils ont déconstruit les murs qui les séparaient des autres hommes pour en faire des ponts. On ne peut pas guérir sans une démarche de foi, il nous faut pour ce faire, vivre, ce que le pape François appelait à si bon droit «une culture de la rencontre ». Elle suppose une déconstruction de notre imaginaire mental des relations avec autrui, cet imaginaire mental qui est truffé de préjugés, de réserves. 

La rencontre n’est pas facile, la rencontre n’est pas automatique, nous le voyons bien dans la première lecture, Naäman est parti vers le prophète  avec l’apparat relatif à son rang, à son nouveau vêtement de rechange, lingots d’or. Il croyait être reçu comme tel . Cependant le prophète n’avait pas daigné sortir pour le saluer. Il lui a demandé d’aller se laver au Jourdain se purifier ; ce qui a un peu offusqué  Naäman qui a voulu oser la rencontre sans se départir de ses préjugés et de ses acquis.
C’est comme nous aussi, comment déclencher la « culture de rencontre » dans les exclusions dont nous faisons montre s’il n’y a pas en nous une démarche d’humilité et d’accueil mutuel. La guérison sociale, l’intégration, n’est possible que dans l’humilité et dans l’estime mutuelle.
Naäman voulait tourner bride pour repartir, c’est un de ses gardes qui l’avait convaincu d’accepter de faire ce que le prophète lui demandait de faire (c’est ce que nous avons lu).
Pour terminer, nous avons à méditer sur l’attitude des lépreux de l’Evangile, notamment sur ceux qui sont revenus pour rendre grâce.  

Nous sommes malheureusement parfois proches de ces lépreux ingrats qui ne sont pas revenus pour rendre grâce. Ces neuf lépreux de l’Evangile, c’étaient des juifs, nous dirons  même «des ayant droit », qui ne vivaient que des droits et non des devoirs, ces enfants gâtés, qui ne se sentent jamais redevables vis à vis de quiconque. C’est le Samaritain, cet étranger qui fait la démarche de gratitude.
Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, demandons au Seigneur la grâce de nous dérober de la culture de la réclame, des jérémiades et de la contestation qui bouche dangereusement le chemin à l’action de grâce, à la reconnaissance et la gratitude. Dieu peut guérir tout homme et tout l’homme : OSONS LA RENCONTRE !

29ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
le peuple d’Israël marchait à travers le désert.
    Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
    Moïse dit alors à Josué :
« Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.
Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,
le bâton de Dieu à la main. »
    Josué fit ce que Moïse avait dit :
il mena le combat contre les Amalécites.
Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
    Quand Moïse tenait la main levée,
Israël était le plus fort.
Quand il la laissait retomber,
Amalec était le plus fort.
    Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;
on prit une pierre, on la plaça derrière lui,
et il s’assit dessus.
Aaron et Hour lui soutenaient les mains,
l’un d’un côté, l’autre de l’autre.
Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes
jusqu’au coucher du soleil.
    Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

R/ Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.
 (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser,
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.

DEUXIÈME LECTURE

« Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
     demeure ferme dans ce que tu as appris :
de cela tu as acquis la certitude,
sachant bien de qui tu l’as appris.
    Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :
elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,
en vue du salut par la foi
que nous avons en Jésus Christ.
    Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;
elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,
redresser, éduquer dans la justice ;
    grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,
équipé pour faire toute sorte de bien.

     Devant Dieu,
et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,
je t’en conjure,
au nom de sa Manifestation et de son Règne :
    proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,
dénonce le mal,
fais des reproches, encourage,
toujours avec patience et souci d’instruire.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)

Alléluia. Alléluia. 
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’
    Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
‘Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
    comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
    Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme,
quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

    – Acclamons la Parole de Dieu.