Pâques

PREMIÈRE LECTURE

« Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
quand Pierre arriva à Césarée
chez un centurion de l’armée romaine,
il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,
depuis les commencements en Galilée,
après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth,
Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.
Là où il passait, il faisait le bien
et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,
car Dieu était avec lui.
Et nous, nous sommes témoins
de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.
Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour.
Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple,
mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner
que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :
Quiconque croit en lui
reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)

R/ Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
 (117, 24)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

DEUXIÈME LECTURE

« Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
si vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.

En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.

– Parole du Seigneur.

 

On peut aussi choisir le texte suivant.

DEUXIÈME LECTURE

« Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
ne savez-vous
pas qu’un peu de levain suffit
pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous
donc des vieux ferments,
et vous serez une pâte nouvelle,
vous qui êtes le pain de la Pâque,
celui qui n’a pas fermenté.
Car notre agneau pascal a été immolé :
c’est le Christ.

Ainsi, célébrons la Fête,
non pas avec de vieux ferments,
non pas avec ceux de la perversité et du vice,
mais avec du pain non fermenté,
celui de la droiture et de la vérité.

– Parole du Seigneur.

SÉQUENCE

À la Victime pascale,
chrétiens, offrez le sacrifice de louange.

L’Agneau a racheté les brebis ;
le Christ innocent a réconcilié
l’homme pécheur avec le Père.

La mort et la vie s’affrontèrent
en un duel prodigieux.
Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.

« Dis-nous, Marie Madeleine,
qu’as-tu vu en chemin ? »

« J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,
j’ai vu la gloire du Réssuscité.

J’ai vu les anges ses témoins,
le suaire et les vêtements.

Le Christ, mon espérance, est réssuscité !
Il vous précédera en Galilée. »

Nous le savons : le Christ
est vraiment ressuscité des morts.

Roi victorieux,
prends-nous tous en pitié !
Amen.

ÉVANGILE

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Pâques

Détails :

 

-Les deux disciples arrivent au tombeau. Jean arrive le premier, et attend dehors. Pierre entre.

-Pierre demeure perplexe, Jean entre à son tour, il CROIT en ne voyant… RIEN.

-Dans ce dessin, Pierre scrute le suaire, avec ses lunettes, pour essayer de trouver une explication rationnelle à la chose. Il cherche quelque chose. Peut-être ne sait-il même pas ce qu’il cherche ?

-Jean, lui, semble avoi compris. Compris les Paroles du Christ qui résonnent en lui à présent « Et le troisième jour, il ressuscitera »

-Jean regarde deux endroits ; le mur et la sortie. Vers quoi est-ce que je regarde ?

 

Questions

 

-Dans lequel de ces deux personnages est-ce que je me retrouve actuellement ?

-Quelques fois, on cherche Dieu en voulant se le représenter à notre manière.

-Eh non, Jésus surprend ! La preuve, il a même fait son lit avant de partir… Et ça on ne l’a pas vu (si ? tu l’avais remarqué ?)

Dimanche des Rameaux

PROCESSION DES RAMEAUX

ÉVANGILE

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
Jésus envoie deux de ses disciples
et leur dit :
« Allez au village qui est en face de vous.
Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
Si l’on vous dit :
‘Que faites-vous là ?’,
répondez :
‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »
Ils partirent,
trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.
Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,
et on les laissa faire.
Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU BIEN

ÉVANGILE

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
quelques jours avant la Pâque,
la grande foule venue pour la fête
apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
Les gens prirent des branches de palmiers
et sortirent à sa rencontre.
Ils criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le roi d’Israël ! » 
Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,
comme il est écrit :
Ne crains pas, fille de Sion. 
Voici ton roi qui vient, 
assis sur le petit d’une ânesse. 
Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;
mais, quand Jésus fut glorifié,
ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :
c’était bien ce qu’on lui avait fait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

MESSE DE LA PASSION

PREMIÈRE LECTURE

« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille,
il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)

R/ Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ?
 (21, 2a)

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE

« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,

et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc

Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
X = Jésus ; = Lecteur ; D = Disciples et amis ; = Foule ; = Autres personnages.

 

L. La fête de la Pâque et des pains sans levain
allait avoir lieu deux jours après.
Les grands prêtres et les scribes
cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,
pour le faire mourir.
Car ils se disaient :
A. « Pas en pleine fête,
pour éviter des troubles dans le peuple. »

L. Jésus se trouvait à Béthanie,
dans la maison de Simon le lépreux.
Pendant qu’il était à table,
une femme entra,
avec un flacon d’albâtre
contenant un parfum très pur et de grande valeur.
Brisant le flacon,
elle lui versa le parfum sur la tête.
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :
A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu, en effet, le vendre
pour plus de trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données aux pauvres. »
L. Et ils la rudoyaient.
Mais Jésus leur dit :
X  « Laissez-la !
Pourquoi la tourmenter ?
Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
et, quand vous le voulez,
vous pouvez leur faire du bien ;
mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.
D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis :
partout où l’Évangile sera proclamé
– dans le monde entier –,
on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

L. Judas Iscariote,
l’un des Douze,
alla trouver les grands prêtres
pour leur livrer Jésus.
À cette nouvelle, ils se réjouirent
et promirent de lui donner de l’argent.
Et Judas cherchait comment le livrer
au moment favorable.

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
où l’on immolait l’agneau pascal,
les disciples de Jésus lui disent :
D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs
pour que tu manges la Pâque ? »
L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :
X  « Allez à la ville ;
un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.
Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire :
‘Le Maître te fait dire :
Où est la salle
où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’
Il vous indiquera, à l’étage,
une grande pièce aménagée et prête pour un repas.
Faites-y pour nous les préparatifs. »
L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;
ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,
et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu,
Jésus arrive avec les Douze.
Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,
Jésus déclara :
X  « Amen, je vous le dis :
l’un de vous, qui mange avec moi,
va me livrer. »
L. Ils devinrent tout tristes
et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :
D. « Serait-ce moi ? »
L. Il leur dit :
X  « C’est l’un des Douze,
celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.
Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
L. Pendant le repas,
Jésus, ayant  pris du pain
et prononcé la bénédiction,
le rompit,
le leur donna,
et dit :
X  « Prenez,
ceci est mon corps. »
L. Puis, ayant pris une coupe
et ayant rendu grâce,
il la leur donna,
et ils en burent tous.
Et il leur dit :
X  « Ceci est mon sang,
le sang de l’Alliance,
versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis :
je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,
dans le royaume de Dieu. »

L. Après avoir chanté les psaumes,
ils partirent pour le mont des Oliviers.
Jésus leur dit :
X  « Vous allez tous être exposés à tomber,
car il est écrit :
Je frapperai le berger, 
et les brebis seront dispersées.
Mais, une fois ressuscité,
je vous précéderai en Galilée. »
L. Pierre lui dit alors :
D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. »
L. Jésus lui répond :
X  « Amen, je te le dis :
toi, aujourd’hui, cette nuit même,
avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
L. Mais lui reprenait de plus belle :
D. « Même si je dois mourir avec toi,
je ne te renierai pas. »
L. Et tous en disaient autant.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples :
X  « Asseyez-vous ici,
pendant que je vais prier. »
L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et commence à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit :
X  « Mon âme est triste à mourir.
Restez ici et veillez. »
L. Allant un peu plus loin,
il tombait à terre et priait
pour que, s’il était possible,
cette heure s’éloigne de lui.
Il disait :
X  « Abba… 
Père, tout est possible pour toi.
Éloigne de moi cette coupe.
Cependant, non pas ce que moi, je veux,
mais ce que toi, tu veux ! »
L. Puis il revient
et trouve les disciples endormis.
Il dit à Pierre :
X  « Simon, tu dors !
Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
Veillez et priez,
pour ne pas entrer en tentation ;
l’esprit est ardent,
mais la chair est faible. »
L. De nouveau, il s’éloigna et pria,
en répétant les mêmes paroles.
Et de nouveau, il vint près des disciples
qu’il trouva endormis,
car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.
Et eux ne savaient que lui répondre.
Une troisième fois, il revient
et leur dit :
X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.
C’est fait ; l’heure est venue :
voici que le Fils de l’homme
est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons !
Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

L. Jésus parlait encore
quand Judas, l’un des Douze, arriva
et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,
envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :
D. « Celui que j’embrasserai,
c’est lui :
arrêtez-le,
et emmenez-le sous bonne garde. »
L. À peine arrivé,
Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :
D. « Rabbi ! »
L. Et il l’embrassa.
Les autres mirent la main sur lui
et l’arrêtèrent.
Or un de ceux qui étaient là
tira son épée,
frappa le serviteur du grand prêtre
et lui trancha l’oreille.
Alors Jésus leur déclara :
X  « Suis-je donc un bandit,
pour que vous soyez venus vous saisir de moi,
avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple
en train d’enseigner,
et vous ne m’avez pas arrêté.
Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait Jésus ;
il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.
On essaya de l’arrêter.
Mais lui, lâchant le drap,
s’enfuit tout nu.

Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.
Ils se rassemblèrent tous,
les grands prêtres, les anciens et les scribes.
Pierre avait suivi Jésus à distance,
jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,
et là, assis avec les gardes,
il se chauffait près du feu.
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême
cherchaient un témoignage contre Jésus
pour le faire mettre à mort,
et ils n’en trouvaient pas.
De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,
et ces témoignages ne concordaient pas.
Quelques-uns se levèrent
pour porter contre lui ce faux témoignage :
A. « Nous l’avons entendu dire :
‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,
et en trois jours j’en rebâtirai un autre
qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »
L. Et même sur ce point,
leurs témoignages n’étaient pas concordants.
Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,
interrogea Jésus :
A. « Tu ne réponds rien ?
Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.
Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :
A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »
L. Jésus lui dit :
X  « Je le suis.
Et vous verrez le Fils de l’homme
siéger à la droite du Tout-Puissant,
et venir parmi les nuées du ciel. »
L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :
A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous avez entendu le blasphème.
Qu’en pensez-vous ? »
L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,
couvrirent son visage d’un voile,
et le giflèrent, en disant :
F. « Fais le prophète ! »
L. Et les gardes lui donnèrent des coups.

Comme Pierre était en bas, dans la cour,
arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.
Elle voit Pierre qui se chauffe,
le dévisage et lui dit :
A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »
L. Pierre le nia :
D. « Je ne sais pas,
je ne comprends pas de quoi tu parles. »
L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.
Alors un coq chanta.
La servante, ayant vu Pierre,
se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :
A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »
L. De nouveau, Pierre le niait.
Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :
F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !
D’ailleurs, tu es Galiléen. »
L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :
D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »
L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.
Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :
« Avant que le coq chante deux fois,
tu m’auras renié trois fois. »
Et il fondit en larmes.

L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté Jésus,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus répondit :
X  « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais Jésus ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller Jésus,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
Jésus cria d’une voix forte :
X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X  « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,
et parmi elles, Marie Madeleine,
Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,
et encore beaucoup d’autres,
qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà il se faisait tard ;
or, comme c’était le jour de la Préparation,
qui précède le sabbat,
Joseph d’Arimathie intervint.
C’était un homme influent, membre du Conseil,
et il attendait lui aussi le règne de Dieu.
Il eut l’audace d’aller chez Pilate
pour demander le corps de Jésus.
Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;
il fit appeler le centurion,
et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
Sur le rapport du centurion,
il permit à Joseph de prendre le corps.
Alors Joseph acheta un linceul,
il descendit Jésus de la croix,
l’enveloppa dans le linceul
et le déposa dans un tombeau
qui était creusé dans le roc.
Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.

Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,
observaient l’endroit où on l’avait mis.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

OU LECTURE BRÈVE

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc

L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté Jésus,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus répondit :
X  « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais Jésus ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller Jésus,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
Jésus cria d’une voix forte :
X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X  « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais Jésus, poussant un grand cri,
expira.

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de Jésus,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Dimanche des Rameaux

Détails :

 

-Décor : une ville déserte  à part un passant qui invective.

-Un lapin, chargé comme un mulet, qui va tout droit, et ça monte, en plus …

-Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, Cana est le lieu où Jésus a changé l’eau en vin. Si le lapin propose au porteur de cruche ce petit détour, c’est que ce serait tout bénéfice pour lui…

 

Questions   

 

-On va dire que le lapin à la cruche est le « chrétien avancé dans la foi » (C) et que celui qui est derrière est le N comme « néophyte » (N = Nouveau-né dans la foi).

-le C est bien devant, il porte lourd, il est presque arrivé en haut, il tire la langue… Dur !

-le N est en bas, guilleret, il voit les choses du bon côté, il suit l’autre mais lui propose un autre chemin. Peut-être N a-t-il raison ? S’il a tort sur la recherche de la facilité, il a raison sur l’attitude intérieure à avoir et sur sa confiance en Dieu.

-Et moi, est-ce que j’écoute celui qui est « plus bas que moi ». Est-ce que « les pauvres sont mes maîtres » ? Est-ce que je me laisse interpeller par eux ? Est-ce que je me réfugie dans mes certitudes sans bouger d’un pouce ?

-Pour être bien concret, quand ai-je écouté un plus petit que moi dans l’ échelle sociale, familiale, professionnelle, et ai-je tenu compte de son avis la dernière fois ?

Et si l’homme tombe avec sa cruche, il risque de dire:

« Viens, essuie-moi ! »

5ème Dimanche du temps de Carême

PREMIÈRE LECTURE

« Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –,
où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda
une alliance nouvelle.
Ce ne sera pas comme l’alliance
que j’ai conclue avec leurs pères,
le jour où je les ai pris par la main
pour les faire sortir du pays d’Égypte :
mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue,
alors que moi, j’étais leur maître
– oracle du Seigneur.

Mais voici quelle sera l’alliance
que je conclurai avec la maison d’Israël
quand ces jours-là seront passés
– oracle du Seigneur.
Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ;
je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu,
et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon,
ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront,
des plus petits jusqu’aux plus grands
– oracle du Seigneur.
Je pardonnerai leurs fautes,
je ne me rappellerai plus leurs péchés.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(50 (51), 3-4, 12-13, 14-15)

R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu. (50, 12a)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

DEUXIÈME LECTURE

« Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ,
pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
des prières et des supplications
à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé
en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils,
il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)

Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.

Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
 (Jn 12, 26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir Jésus. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.

5ème Dimanche du temps de Carême

Détails :

 

-Le lapin de gauche représente Jésus, qui a le pouvoir de jeter le démon (le lapin rouge, à droite) hors du monde.

-On peut remarquer qu’il y a de la lumière partout, sauf autour du démon. L’enfer n’est pas un lieu, mais un état. L’enfer est là où j’ai des zones d’ombre, là où je m’enferme sur mes ténèbres.

Le démon embarque ses propres ténèbres. Les ténèbres fuient devant la Lumière qu’est le Christ.

-l’ « aller simple » montre que c’est quelque chose de définitif.

 

Questions

 

-Quelles sont mes zones de ténèbres ? Il y a celles dont je suis conscient, et celles qu’on me renvoie à la figure. Est-ce que j’accorde plus de crédit à ce que je pense de moi, ou bien à ce que les autres me renvoient de moi ? Pourquoi ?

4ème Dimanche du temps de Carême

Détails

 

-Un lapin qui déplace une montagne, brouette après brouette. C’est fatiguant !

-Dans sa brouette, il y a des gros cailloux taillés (= effort supplémentaire) avec écrit dessus « mérite », « BA » (« Bonne Action », LA bonne action que le chrétien se doit de faire durant sa journée… comme s’il n’y en avait qu’une à faire pour être tranquille ensuite)

-Il vient de se rendre compte qu’il est sauvé par grâce, gratuitement, alors qu’il a déjà bien sué.

 

Questions

 

-Et moi, quelle est mon attitude vis-à-vis du don gratuit de Dieu ? Est-ce que je compte plus sur mes forces, mes mérites, ou sur Dieu ?

-A la fin de ma vie, après avoir beaucoup travaillé pour le Seigneur, et usé mes forces pour lui et les autres, serai-je jaloux si Dieu étend ses grâces à ceux qui n’ont pas travaillé autant que moi ?

-Est-ce que le fait d’être sauvé gratuitement par Jésus me dispense de tout effort ?

3ème Dimanche de Carême

PREMIÈRE LECTURE

La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, sur le Sinaï,
Dieu prononça toutes les paroles que voici :
« Je suis le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole,
aucune image de ce qui est là-haut
dans les cieux,
ou en bas sur la terre,
ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,
pour leur rendre un culte.
Car moi, le Seigneur ton Dieu,
je suis un Dieu jaloux :
chez ceux qui me haïssent,
je punis la faute des pères sur les fils,
jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,
je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,
car le Seigneur ne laissera pas impuni
celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras
et tu feras tout ton ouvrage ;
mais le septième jour est le jour du repos,
sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :
tu ne feras aucun ouvrage,
ni toi, ni ton fils, ni ta fille,
ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,
ni l’immigré qui est dans ta ville.
Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,
la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,
mais il s’est reposé le septième jour.
C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat
et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère,
afin d’avoir longue vie
sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;
tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,
ni son serviteur, ni sa servante,
ni son bœuf, ni son âne :
rien de ce qui lui appartient. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Seigneur, tu as les paroles
de la vie éternelle.
 (Jn 6, 68c)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

DEUXIÈME LECTURE

« Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,
et que les Grecs recherchent une sagesse,
nous, nous proclamons un Messie crucifié,
scandale pour les Juifs,
folie pour les nations païennes.
Mais pour ceux que Dieu appelle,
qu’ils soient juifs ou grecs,
ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. 

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. 
 (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

– Acclamons la Parole de Dieu.

3ème Dimanche de Carême

Détails

 

-Un chèque en blanc descend du ciel. Il est spécifié qu’il s’adresse au lapin bleu baptisé. Quand Dieu donne sa Vie Divine, à travers le baptême, il nous donne TOUT (un chèque en blanc)

-Ce chèque est valable en permanence, puisqu’il n’est pas daté. Dieu nous le fait à chaque instant.

-Sur ce dessin-ci, les couleurs sont mal passées, la signature était le tétragramme, les 4 lettres du nom de Dieu.

-Le lapin se demande ce qu’il lui tombe du ciel. Il ne voit que la face cachée. Cependant, il tend les bras pour le recevoir.

 

 Questions

 

-Et moi, ai-je plus conscience que, par mon baptême, Dieu m’a tout donné ?

-Est-ce que je lui demande des choses, au nom de mon baptême ?

-Ce chèque n’a aucune valeur tant que je ne l’ai pas rempli. Si j’avais à le remplir aujourd’hui, que lui demanderais-je ?

Qu’est ce qu’une Equipe d’Animation Pastorale (selon les statuts synodaux)?

Diocèse de Bordeaux

L’Equipe

d’Animation

Pastorale

(Novembre 1997)

3/ Une équipe d’animation pastorale assure la continuité de l’action pastorale. Cette équipe agit en coresponsabilité avec le curé ou le prêtre responsable du secteur. Celui-ci préside l’équipe d’animation pastorale. Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq) nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur, après avis du conseil pastoral. L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal. Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches, veille à leur exécution. En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune.

Statuts synodaux, 26 mai 1996, pages 18-19

1

L’équipe d’animation pastorale

et sa mission

Elle est composée de personnes qui participent avec le curé responsable de secteur

à la conduite de l’action pastorale.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches et veille à leur exécution :

Elle a souci de mettre en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire.

Elle invite chacun à jouer son rôle en vertu de son charisme et de son ministère.

Elle veille à ce que charisme baptismal et ministère ordonné soient vécus dans leur complémentarité au bénéfice de la communion entre tous.

Elle aide à l’action avec tous ceux qui sont durement marqués dans leurs conditions de vie.

Elle soutient tous ceux qui oeuvrent à la pastorale des jeunes.

Elle veille à ce que l’accueil soit vécu « dans une perspective résolue et sereine d’évangélisation » lors des différentes demandes adressées à l’Eglise.

 

« L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal.»

 

« La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune. » (Statuts synodaux p. 19)

2

Au service du projet diocésain d’évangélisation une équipe d’animation pastorale.

Le projet diocésain d’évangélisation nous propose cinq grandes orientations. Deux mots servent de points d’appui pour inscrire dans la réalité ce projet missionnaire : proximité et coresponsabilité.

Une mise en oeuvre de la coresponsabilité :

« Comme nous l’avons mieux appris dans l’expérience du Synode, la coresponsabilité entre les baptisés est l’expression nécessaire de la diversité et de la complémentarité des dons de l’Esprit-Saint aux membres de l’Eglise. « Le même et unique Esprit est le principe dynamique de la variété et de l’unité dans l’Eglise et de l’Eglise… ». Le Synode des évêques de 1987 a fortement relevé que seule la coresponsabilité de tous les baptisés pouvait porter à la lumière la « communion » des hommes avec Dieu et des hommes entre eux, communion constitutive de l’Eglise (II Concile du Vatican, Constitution « Lumen Gentium », 1)… La coresponsabilité ne peut pas être toujours réduite à la simple « aide apportée au prêtre par les laïcs » (cf. Canon 519). Il faut bien plutôt parler, chaque fois qu’elle est possible, d’une « coopération » (cf. Canon 129). » (Statuts synodaux p 6)

Cette coopération révèle la responsabilité de tous dans la Mission; l’Eglise est vécue de manière plus synodale comme peuple convoqué par Dieu, un peuple de frères et de soeurs, une Eglise au sein de laquelle chacun peut et doit compter sur l’autre.

« Tout vient du Christ », c’est ce que signifie le ministère ordonné. « Nul n’est le Christ » à lui seul, c’est ce que manifeste la collaboration pastorale. L’équipe d’animation pastorale, en portant une part de la responsabilité de l’animation ecclésiale, est donc une figure importante de la collaboration entre baptisés.

Une mise en oeuvre de la proximité

L’équipe d’animation pastorale a la charge de mettre en œuvre une pastorale de proximité.

« La « proximité » à laquelle les disciples du Christ se sentent appelés leur vient de leur Seigneur, Dieu fait homme, Fils éternel qui s’est rendu « semblable en tout aux hommes », hormis le péché. La « proximité » est attachée à l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jean I, 14)…. Voilà pourquoi Jésus affectionne tout spécialement « celui qui s’est montré le prochain » de son frère. Il définit ainsi le véritable disciple (Luc 10, 36). » (Statuts synodaux p. 9)

L’équipe d’animation pastorale cherche à agir pour une présence de l’Eglise au plus près de la vie concrète des personnes. Elle suscite des témoins et des acteurs d’une Eglise qui se veut à la fois repérable et proche des personnes sur le terrain.

« L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. » (Statuts synodaux p. 18) Elle permet ainsi l’existence d’un véritable tissu ecclésial en prenant en compte ce que vivent les personnes que cherchent à rejoindre les « relais ».

3

Les membres

des équipes d’animation pastorale

La charge de membre de l’équipe d’animation pastorale est un office ecclésial confié par l’Evêque ( cf. Statuts synodaux p. 19). Ainsi l’autorité qui nomme chacun des membres de l’équipe est l’Evêque diocésain. La stabilité de cet office est fondée sur le droit diocésain. Une lettre de mission définit cet office et son application.

Comme pour tous ceux qui reçoivent mission de participer à l’action pastorale de l’Eglise, il faudra à chacun de ses membres:

– une expérience de la mission et le sens de l’Eglise,

– un esprit d’ouverture et une vision d’ensemble,

– être capable d’écouter et d’encourager,

– faire confiance et avoir le sens du respect des autres,

– accepter de se former pour relire l’action menée et progresser dans la pratique du discernement pastoral,

– savoir collaborer et susciter les responsabilités.

rendre compte de la mission

Lorsqu’il y a, dans le secteur, plusieurs prêtres ou diacres, il convient, avec l’aide du doyen, d’apprécier dans chaque cas ce qui constitue pour eux la meilleure manière de participer habituellement au travail de l’équipe.

Les membres de cette équipe, prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs, veilleront à agir en commun.

Mode de désignation

– « Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq)

– nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur,

– après avis du conseil pastoral.

– Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit…

– En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. » (Statuts synodaux p. 18-19)

– La désignation de ses membres interviendra après que le conseil pastoral de secteur aura déterminé les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur.

Durée du mandat

« Tous les offices et toutes les charges confiés dans le diocèse ont une durée de trois ans, renouvelable une fois. » (Statuts synodaux p. 31)

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L’équipe d’animation pastorale

et l’autorité du responsable de secteur

L’évêque diocésain, les prêtres et les diacres représentent sacramentellement le Christ, et attestent avec autorité l’action diversifiée de l’Esprit Saint ; c’est la charge pastorale au sens strict, c’est-à-dire propre aux pasteurs.

L’équipe d’animation pastorale met en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire. Elle suppose que chacun joue son rôle en vertu de ses charismes et de son ministère. Elle agira de telle façon qu’elle mette en valeur la tâche originale du responsable de secteur. Celui-ci accomplit sa mission sacramentelle de représentant du Christ en favorisant la communion, en interpellant ses frères au nom de l’Evangile.

Elaborées en commun au sein du conseil pastoral de secteur, mises en œuvre avec l’équipe d’animation pastorale les décisions pastorales sont prises par le responsable de secteur

Ainsi se traduit l’originalité de l’Eglise dont la vie et les structures ne sont pas régies exclusivement par les règles de la vie associative.

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Le conseil pastoral de secteur

et l’équipe d’animation pastorale

« Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. » (Statuts synodaux p. 18)

L’équipe d’animation pastorale se distingue du Conseil pastoral de secteur. Celui-ci est une instance de concertation et d’orientation. Il permet que la communauté ecclésiale tienne conseil pour vérifier la conformité évangélique de sa vie et de son témoignage et pour prendre en compte localement le projet diocésain d’Evangélisation.

« Dans chaque secteur pastoral, en vue d’orienter l’action pastorale commune, un conseil pastoral est institué…. Le conseil pastoral de secteur détermine les choix et les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur et tout particulièrement à l’équipe d’animation pastorale. Le conseil pastoral de secteur cherche à éclairer les options qu’il prend par la prière et l’écoute mutuelle, par la connaissance du magistère de l’Eglise par l’information que peuvent apporter des « experts ». Lorsqu’elles sont en conformité avec l’esprit des orientations proposées par l’Eglise universelle et le diocèse, les orientations choisies par le conseil pastoral de secteur sont prioritaires dans le secteur. 

La participation de deux membres au moins de l’équipe d’animation pastorale au conseil pastoral de secteur est nécessaire.

« Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. » (Statuts synodaux p 18)

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L’équipe d’animation pastorale

au service des communautés.

L’équipe d’animation pastorale a besoin d’être reconnue et reçue par les diverses communautés. Un travail nécessaire d’information est à développer. L’envoi en mission de l’équipe pourra être signifié au cours d’une célébration eucharistique du secteur.

La mission de l’équipe d’animation pastorale se développe et s’affermit dans les communautés paroissiales où la participation des laïcs est déjà vécue et la synodalité déjà effective. L’équipe d’animation pastorale sert pleinement la mission quand la responsabilité des laïcs pour « l’édification d’un monde habitable par tous » est reconnue et encouragée.

La réalisation de l’équipe d’animation pastorale implique des étapes. En effet, une réalisation progressive permet de mieux discerner les enjeux missionnaires auxquels la communauté est confrontée ainsi que les qualités des personnes pouvant constituer cette équipe.

A Bordeaux, le 17 octobre 1997

Cardinal Pierre Eyt

Archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas

« Il y va de l’essentiel des bénéfices du Synode diocésain que puisse s’instaurer dans le diocèse une méditation, à partir même de l’exemple de Jésus, sur l’exercice de l’autorité et du pouvoir de l’évêque et du prêtre notamment au sein des communautés et des conseils. Cette méditation apportera aussi des lumières aux laïcs concernant leur propre vocation et mission. Ainsi serait mieux éclairé ce que l’on doit attendre de l’autorité du pasteur et, corollairement, ce que l’on doit écarter des esprits comme non conforme à l’Evangile et à la pratique de l’Eglise catholique. « Parmi les qualités les plus indispensables pour le ministère des prêtres, il faut mentionner la disponibilité intérieure qui leur fait rechercher non pas leur propre volonté, mais la volonté de Celui qui les a envoyés » (II Concile du Vatican, Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 15). »

(Lettre pastorale à l’occasion de la promulgation des Statuts Synodaux, p 7-8)