HOMELIE DU 21 JUIN 2020

12ème dimanche du Temps Ordinaire 

Aujourd’hui nous sommes le 12ème dimanche du Temps Ordinaire, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre du prophète Jérémie (20, 10-13)
  • Psaume 68, avec comme refrain : « Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ! »
  • Lecture de la première lettre de saint Paul aux Romains (5, 12-15)
  • Évangile de saint Matthieu (10, 26-33)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur.  Le thème central qui traverse les lectures et la méditation de ce douzième dimanche du Temps Ordinaire est : « N’ayez pas peur », appel à l’espérance, appel au courage prophétique.

Permettez-moi de vous remercier tous, car votre présence en ces lieux et par les temps qui courent, en est la fidèle expression.

Oui, Peuple de Dieu, notre univers traverse des moments durs. La Covid19, avec son corollaire de maux : morts, crise économique, peur de la contagion et angoisse du lendemain, le tout relayé par les sirènes d’une presse à catastrophe qui instrumentalise les peurs, les doutes et les angoisses.

Si nous sommes ici, c’est pour manifester notre adhésion à cet appel du Seigneur.

« N’ayez pas peur », même Jésus, qui nous rassemble aujourd’hui avait vécu dans cette dynamique. Il était déjà au cœur des conflits, mais lui qui est le Fils de Dieu nait dans des conditions précaires, dans une mangeoire. L’annonciation, la présentation aux Temples, étaient parsemées de conflits. Mais partout on a fait prévaloir le droit de Dieu. Jésus a montré dans sa vie cette audace prophétique. Il a pris position devant le pouvoir politique et religieux de son temps. Il a même utilisé l’extrême, la violence, la chicotte, tout cela pour faire régner le droit de Dieu, ce que les théologiens ont appelé une sainte colère.

Jésus a donc vécu le courage prophétique dans la juste ligne des prophètes. Comme Jérémie, dans la première lecture, le prophète de Dieu est pourchassé est persécuté par son entourage. Il est incompris les termes sont durs : « Dénoncez-le, allons le dénoncer…. ». Mais devant l’épreuve, le prophète de Dieu tient le fondement de son ministère, de sa mission dans la confiance de Dieu qu’il nomme le : « Guerrier redoutable », c’est-à-dire celui qui combat pour Dieu.

C’est Saint-Paul dans l’épître aux romains qui pointe finalement l’origine du conflit. C’est le péché, le péché qui a pour seul but de contrecarrer la volonté et le droit de Dieu. Paul affirme que la grâce de Jésus a surabondé sur le péché et le mal.

« N’ayez pas peur » « Ne craignez pas ce qui tue le corps ». Aujourd’hui, l’Eglise, notre monde compte sur votre courage prophétique. Si vous n’aviez pas osé la vie se serait arrêtée. Nous savons combien le temps du confinement a été, douloureux en raison du sevrage eucharistique. Aujourd’hui, ce qui tue le corps c’est la maladie, la souffrance, la peur, la décadence socio-économique. On a tellement peur que nous démissionnions dans le témoignage. Le témoignage s’affadit, il nous faut dans la lignée des prophètes, de dire que la vie encore possible, avec ou sans la covid19. Notre foi ne peut pas être mise en berne.

Aujourd’hui plus que jamais, la dimension du témoignage doit rayonner contre vents et marrées. Nous avons entendu dans l’évangile : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux ». Nous sommes invités à dire la vérité dans un monde parsemé de contrevérités, à dénoncer le mal qui immobilise notre société, et nous-mêmes avons besoin de défier le mal, pour proposer des chemins d’amour. Défier le mal, passe avant tout, de nos jours, par briser les verrous de la peur, la peur d’être contaminé, la peur de reprendre la vie ordinaire alors que la covid19 n’a pas dit son dernier mot, la peur du statu quo et de l’immobilisme qui nous ont fiévreusement bercés au temps du confinement. Nous, chrétiens, sommes des Pèlerins de l’Espérance. Le Seigneur, dans son évangile, nous rassure de son soutien : « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez plus que des moineaux ».

Chers Frères et Sœurs, pionniers de la reprise de nos églises, votre témoignage et votre présence, ici et maintenant, a quelque chose à nous dire, à dire à ce monde qui se meurt par la crise de l’espérance. La covi19 a exacerbé les peurs et les angoisses du lendemain, nous avons besoin d’en être exorcisés.

Soyez les « Jérémie des temps modernes »

qui vous accrochez à Dieu,

qui allez à contre-courant de l’ère du temps.

« Ne craignez pas »

Oui, je le sais. Oui je le vois, à travers vous,

à travers votre engagement

à travers votre courage prophétique

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA

13ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Celui qui s’arrête chez nous est un saint homme de Dieu » (2 R 4, 8-11.14-16a)

Lecture du deuxième livre des Rois

Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ;
une femme riche de ce pays
insista pour qu’il vienne manger chez elle.
Depuis, chaque fois qu’il passait par là,
il allait manger chez elle.
    Elle dit à son mari :
« Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous
est un saint homme de Dieu.
    Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ;
nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe,
et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. »

    Le jour où il revint,
il se retira dans cette chambre pour y coucher.
    Puis il dit à son serviteur :
« Que peut-on faire pour cette femme ? »
Le serviteur répondit :
« Hélas, elle n’a pas de fils,
et son mari est âgé. »
    Élisée lui dit :
« Appelle-la. »
Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte.
    Élisée lui dit :
« À cette même époque,
au temps fixé pour la naissance,
tu tiendras un fils dans tes bras. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 88 (89), 2-3, 16-17, 18-19)

R/ Ton amour, Seigneur,
sans fin je le chante !
 (Ps 88, 2a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

DEUXIÈME LECTURE

Unis, par le baptême, à la mort et à la résurrection du Christ (Rm 6, 3-4.8-11)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    ne le savez-vous pas ?
Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus,
c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
    Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père,
est ressuscité d’entre les morts.

    Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
    Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
    Car lui qui est mort,
c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c’est pour Dieu qu’il est vivant.
    De même, vous aussi,
pensez que vous êtes morts au péché,
mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

   – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » (Mt 10, 37-42)

Alléluia. Alléluia. 
Descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte,
annoncez les merveilles de Celui qui vous a appelés
des ténèbres à son admirable lumière.
Alléluia. (cf. 1 P 2, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Aujourd’hui nous sommes le dimanche du Saint-Sacrement, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre du Deutéronome (8, 2-14b-16a)
  • Psaume 147, avec comme refrain : « Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! »
  • Lecture de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (10, 16-17)
  • Séquence
  • Évangile de saint Jean (6, 51-58)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur. Aujourd’hui l’Eglise Universelle célèbre la solennité du Saint-Sacrement, le Corps et le sang de Jésus Christ. Cette fête qui jadis était appelée la Fête Dieu, a pour but essentiel de mettre en exergue ce que les chrétiens et les catholiques en particulier ont de plus cher. Notre Dieu, réellement présent, vivant et agissant dans les espèces du pain et du vin consacré. En ce temps de confinement que nous venons de vivre, ce temps nous a permis d’ aiguiser en nous l’appétit de ce sacrement puisque nous en avons été sevrés.

En méditant les textes soumis à notre méditation, nous épinglons trois pistes de réflexions :

  1. L’Eucharistie : mémorial des bienfaits de notre Dieu.
  2. L’Eucharistie : Pain de l’unité et de communion
  3. L’Eucharistie : Pain sacré, nourriture puissante et indispensable.

Passons en revue les trois points précités :

  1. L’Eucharistie : mémorial des bienfaits de notre Dieu.

Ce que nous célébrons aujourd’hui est avant tout un mémorial, un souvenir vivant de l’œuvre de notre Salut que nous actualisons à chaque messe, conformément à cette recommandation de Jésus Christ : « faites ceci en mémoire de moi » et providentiellement, la première lecture débute par ces mots : « …souviens-toi ». Cette lecture du Deutéronome rappelle que Dieu a accompagné son peuple au désert, l’a abreuvé de l’eau du rocher, l’a rassasié d’un pain inconnu qu’ils nommèrent « Manne ». Cette Manne préfigurait déjà l’Eucharistie, ce pain de vie dont Jésus rappelle la nécessité pour nous dans l’Evangile. Il faut noter que lorsque le deutéronome a été rédigé, les hébreux avaient depuis longtemps quitté le désert et s’étaient établis en Palestine. Avec la stabilité et la prospérité accordées par le Seigneur, le peuple commençait à oublier tout ce que Dieu avait fait pour lui. C’est pourquoi le Seigneur, par l’entremise de Moïse lui rappelle ceci : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert… N’oublie pas le Seigneur ton Dieu … lui qui, dans le désert t’a donné la manne » (Dt 8, 2-15).

Ce texte, aujourd’hui nous rappelle qu’un regard sur notre passé nous aide à reconnaître la présence de Dieu dans nos vies et nous permet d’envisager l’avenir avec confiance. L’Eucharistie, du grec « eukharistía » est une action de grâce, que nous faisons pour le don généreux de la vie de notre Dieu. Elle contient toutes les bontés du monde, puisqu’elle contient le Christ « si vous ne mangez pas le corps du fils de l’homme, vous n’aurez pas la vie en vous ».

  1. L’Eucharistie : Pain de l’unité et de communion

C’est dans l’enseignement que Saint-Paul dans la deuxième lecture de ce jour que nous voyons cela : « … la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ». Il y a un lien, une corrélation entre ce que nous célébrons et ce que nous sommes. L’Eucharistie est le sacrement de la Communion. Elle pousse à l’intimité avec Dieu : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui » et elle nous invite à la charité fraternelle. De ce fait, ceux qui ne sont pas capables de communion ne devraient pas communier à ce repas. Ceux qui ne sont pas prêts à pardonner ne devraient normalement pas s’approcher de ce pain d’amour, d’unité et de sacrifice. Et, comme nous l’enseigne Paul, chacun de nous devrait s’examiner lui-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe, car celui qui communie indignement au Corps et au Sang du Christ « mange et boit à sa propre condamnation » (1Co 11,28-29).

  1. L’Eucharistie : Pain sacré, nourriture puissante et indispensable

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous rappelle que sans l’Eucharistie, nous ne pouvons pas avoir la Vie en nous : « Amen, amen, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l‘homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous-même » 5Jn 6,53).

Il est dommageable de voir encore aujourd’hui beaucoup de chrétiens catholiques se priver de ce repas vital pour des raisons purement égoïstes et parfois fantaisistes. Car, comme nous l’enseigne le catéchisme de l’Église Catholique (CEC), dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang, conjointement avec l’âme et la divinité de Jésus Christ. 

Dans l’Eucharistie, nous avons ce même Jésus, comme jadis sur les routes de la Galilée, celui qui passait en faisant le bien. C’est le même qui a guéri les malades, le même qui a multiplié les pains, le même qui est ressuscité des morts.

Ainsi, quand nous venons à la messe, sommes-nous réellement conscients que nous venons rencontrer Dieu lui-même, Celui qui peut combler toutes nos faims ?

Pour conclure, la Fête Dieu, invite chacun de nous à faire un examen de conscience sur la place qu’occupe l’Eucharistie dans sa vie. Si elle est réellement le pain de notre vie, comme le souligne Jésus dans l’Evangile de ce jour, l’Eucharistie, alors, devrait rythmer toute notre vie. L’Eucharistie devrait se prolonger à travers l’adoration eucharistique que peu de chrétiens fréquentent malheureusement. Dieu est parmi nous et il désire nous rencontrer, mais nous l’enfermons souvent dans les tabernacles, prisonnier de son amour pour vaquer à nos occupations fussent-elles sublimes.

De plus, le mois de juin est traditionnellement retenu comme le mois du Sacré-Cœur et mois par excellence de la dévotion eucharistique.

Profitons donc de ce mois pour réactiver et enrichir davantage notre dévotion eucharistique :

« HEUREUX LES INVITES AUX REPAS DU SEIGNEUR »

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA

12ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Moi Jérémie,
    j’entends les calomnies de la foule :
« Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,
celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »
Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :
« Peut-être se laissera-t-il séduire…
Nous réussirons,
et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
    Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable :
mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.
Leur défaite les couvrira de honte,
d’une confusion éternelle, inoubliable.

    Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste,
toi qui vois les reins et les cœurs,
fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,
car c’est à toi que j’ai remis ma cause.

    Chantez le Seigneur, louez le Seigneur :
il a délivré le malheureux de la main des méchants.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.
Réponds-moi, Seigneur,
     car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse, regarde-moi.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement !

DEUXIÈME LECTURE

« Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    nous savons que par un seul homme,
le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ;
et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
étant donné que tous ont péché.
    Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,
mais le péché ne peut être imputé à personne
tant qu’il n’y a pas de loi.
    Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,
la mort a établi son règne,
même sur ceux qui n’avaient pas péché
par une transgression semblable à celle d’Adam.
Or, Adam préfigure celui qui devait venir.

    Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.
En effet, si la mort a frappé la multitude
par la faute d’un seul,
combien plus la grâce de Dieu
s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,
cette grâce qui est donnée en un seul homme,
Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)

Alléluia. Alléluia. 
L’Esprit de vérité 
rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne craignez pas les hommes ;
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
    Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
    Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
    Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

12ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Le lapin vaut effectivement plus car il est à la première place du podium.
-Si on regarde bien, la tête des aigles dépasse quand même celle du lapin. Dans la logique de Dieu, c’est souvent ce qui est en-dessous, qui est petit, faible, pauvre ou caché, qui vaut plus que le reste.
Questions
– Le mot hébreu tsippôr désigne de façon générale les petits oiseaux (voir ce mot). Il est traduit par moineau ou passereau. Cet oiseau est fidèle à son nid construit sans doute sur le mur du Temple. On en vend deux pour un sou. Mais cet oiseau est aussi effronté, piaillard, querelleur… et dans ce cas, l’être humain peut lui ressembler. Mais même dans ce cas, il ne passe pas inaperçu aux yeux de Dieu qui s’intéresse à eux. Certaines personnes ont beaucoup de défauts apparents et il y a beaucoup de personnes qui ne les supportent pas. Dieu, lui, les regarde avec intérêt.
–Quelles sont les personnes qui me sont difficiles à supporter ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui m’aide à les traiter avec humanité ?

Solennité de la SAINTE TRINITE

HOMELIE DU 7 JUIN 2020

Père Chris GOMA

Aujourd’hui nous sommes le dimanche de la Sainte-Trinité, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre de l’Exode (34, 4b-6.8-9)
  • Cantique (Daniel 3), avec comme refrain : « A toi, louange et gloire éternellement ! »
  • Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (13, 11-13)
  • Évangile de saint Jean (3, 16-18)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur.  Nous célébrons ce dimanche la solennité de la Sainte Trinité. La fin de la deuxième lecture de Saint Paul aux Corinthiens corrobore assurément avec ce mystère : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ». Cela nous rappelle la salutation du prêtre au début de chaque Eucharistie. Le mot Trinité, qui est une formulation théologique qui n’est pas dans la Bible, mais la réalité qu’elle renferme l’est : « Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ». 

C’est depuis 1233 qu’a été officialisée la célébration de cette solennité et le fait de la célébrer juste après la Pentecôte tient sans doute de ce qu’elle synthétise l’œuvre des trois personnes divines, tandis que le Temps Pascal a mis en valeur l’action de chaque personne. Le thème majeur qui parcoure les lectures de ce jour c’est l’Amour. Les textes nous font pénétrer dans ce mystère.

Dans la première lecture du livre de l’Exode, Dieu se manifeste à Moïse en prière. La Nuée est le signe de sa présence. Il se révèle, c’est-à-dire se dévoile et proclame son nom : YAYH : « … Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité ». C’est Dieu « Père » qui a créé l’homme et tout l’univers par amour. Il est proche de nous, ce n’est pas un Dieu abstrait et lointain. Moïse le reconnaît comme tel.

Dans l’Evangile, Jean présente cet amour incommensurable du Père qui se manifeste par le Don généreux de son Fils Unique pour sauver l’humanité. Si Dieu est Père, Jésus est le Sauveur et l’Esprit Saint le Sanctificateur. C’est donc Paul, dans la deuxième lettre aux Corinthiens, à travers sa formule trinitaire dont l’Eglise a héritée dans sa liturgie eucharistique, met en lumière que le Saint Esprit est le baiser infini du Père et du Fils. Autrement dit, Jésus nous a mérité la grâce de la Rédemption dont l’amour du Père est la source. L’Esprit Saint nous y fait communier. Cette intercommunication, cette communion des trois personnes divines est une invitation à vivre dans l’amour et la communion entre nous.

Peuple de Dieu ! dans la solennité de la Sainte Trinité, demandons à Dieu la grâce de bannir dans notre Communauté et dans notre monde les divisions, les scissions et les égoïsmes. Dans un moment où nous sommes appelés à la distanciation sociale et aux gestes barrières, que ce ne soit pas pour nous des occasions d’exacerber les peurs, les égoïsmes et les individualismes.

Gloire au Père qui a fait le plan d’Amour !

Au Christ Qui l’a réalisé

Et à l’Esprit Saint qui le communique.

                          DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

votre Frère,

Abbé Chris Brunel GOMA

Solennité de la PENTECÔTE


Aujourd’hui nous sommes le dimanche de la Pentecôte, la liturgie nous invite à méditer sur les textes suivants :

  • Lecture du Livre des Actes des Apôtres (2, 1-11)
  • Psaume 103, avec comme refrain : « Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! »
  • Lecture de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (12 , 3b-7. 12-13)
  • Séquence
  • Évangile de saint Jean (20, 19-23)

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur. Avec la solennité de la Pentecôte nous reprenons officiellement les célébrations eucharistiques dans nos deux secteurs pastoraux. Quel symbolisme puisqu’elle correspond à la mise route de l’.Église ! C’est-à-dire Eglise dans le sens fort du mot latin  : « ecclesia », assemblée des fidèles du Christ disséminés à travers le monde. Jésus envoie son Esprit Saint sur ses disciples pour les disposer à la mission.

Dans la première lecture (AC 2, 1-11) nous est décrit de manière solennelle l’événement de la Pentecôte chrétienne. Prenant le contre-pied de la tour de Babel, le confinement des apôtres au Cénacle va sonner l’angélus de l’unité et de la diversité.

Nous lisons : « Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble ». Respectant la consigne du Seigneur Jésus de ne pas quitter Jérusalem, le collège des apôtres élargi à quelques femmes, dont la Vierge Marie, est l’archétype d’un groupe de prière. L’accent, dans ce texte, est expressément mis sur leur communauté en prière. C’est donc à partir de ce noyau de base que va être semé et essaimé le grain de l’Evangile dans le monde, sous la mouvance du Saint Esprit. Quoi de plus éclairant que cette union et cette unité de ces hommes et ces femmes de foi, pour dessiner l’Eglise.

Peuple de Dieu, il faut savoir qu’à l’origine, la Pentecôte est une fête agricole juive, c’est-à-dire la commémoration du don de la loi au Sinaï, la Pentecôte chrétienne sera la fête du don de l’Esprit Dieu qui descend toujours pour secourir les hommes.

Rappelez-vous depuis ce cri divin devant Adam égaré : « Adam, où es-tu ? » (Gn 9,9) jusqu’à son intervention : « A Babel où le Seigneur descendit, pour voir la tour que bâtissaient les fils d’Adam » (Gn 11,5), Dieu n’a eu de cesse de rechercher l’homme enlisé dans les sables mouvants du monde. Tous ces moments historiques de ces descentes amorcées depuis le choix de Moïse par Yahvé, jusqu’à l’incarnation du Christ qui promet l’envoi du Saint Esprit, ont toujours été motivés par une quête inextinguible de Dieu pour l’homme.

La survenue de l’Église par Jésus Christ, s’inscrit dans cette optique du Salut. Envoyé par son Père dans le monde pour révéler la vérité et la vie, il est le chemin entre Dieu et les hommes, entre le Ciel et la terre. Le choix des apôtres par Jésus assure la continuité de l’œuvre salvifique. Cependant, pour mener à bien leur mission, ils doivent être soutenus par la force d’en haut. 

En reprenant la Bible, on peut lire des métaphores multiples et variées désignant l’Esprit Saint : (le vent, le souffle, l’eau, l’huile, l’éclair, la nuée, le feu, le tremblement de terre et comme aujourd’hui, les langues de feu ). La systématisation catéchétique dénombre les charismes en dons et fruits de l’Esprit.

Les dons de l’Esprit sont des dispositions permanentes qui insufflent la docilité à l’homme pour qu’il marche selon les impulsions de l’Esprit Saint. Ils sont sept : Sagesse, Intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu. Tandis que les fruits de l’Esprit sont des perfections formées par le Saint Esprit dans l’homme sous la forme de prémices de la Gloire de Dieu, on en dénombre 10 : Charité, Joie, Paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, Chasteté.

Chers Frères et Sœurs, il est important de savoir que toutes ces grâces mises au service de l’humain pour sa divinisation dépendent de sa disposition à les accueillir et à en vivre.

C’est notre prière pour chacun de vous,

pour vous les pionniers de la reprise,

vos familles et ceux de nos frères qui sont en communion avec nous :

« Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! »

DIEU N’ABANDONNE PAS SON PEUPLE

Amen

Votre Frère, 

Abbé Chris Brunel GOMA

Solennité de la Sainte Trinité

Détails
-Ce personnage a une pile de repassage à faire. En lisant la bulle qui encourage, on pourrait croire que c’est son mari qui l’encourage… mais non, ce n’est qu’un perroquet. Peu importe, c’est le fruit qui est important, c’est le fait que ça lui redonne du courage.
Questions
-Le courage n’est pas seulement d’avoir du cran pour faire une action exceptionnelle. Repasser du linge est une action répétitive, monotone, et quelques fois, la pile est haute. Une fois le linge repassé, la corbeille se remplit aussi vite pour recommencer le lendemain. Et là, oui, il faut du courage. Encourager, c’est redonner du courage. Ca ne change rien au travail à accomplir, mais ça permet de l’aborder différemment. L’encouragement est sans doute lié à la reconnaissance. Si quelqu’un reconnaît mon travail (de repassage ou tout autre travail), ça permet de sentir que je ne fais pas ce travail pour moi mais pour les autres. Le courage ne s’acquiert pas par la menace ni la violence mais par le fait que quelqu’un compte sur moi et qu’il croit en moi.
Saint Paul encourage beaucoup les églises naissantes et les chrétiens dans ses lettres. Dieu encourage sans cesse car il croit en nous. Ou plus exactement, il sait que nous sommes capables de choses immenses si on compte sur lui car rien ne lui est impossible. Quand Dieu encourage, il suscite en même temps notre foi…
Et la perfection, c’est d’abord cela ; s’appuyer sur Lui et croire qu’il peut tout réaliser en moi et par moi.

Solennité de la Sainte Trinité

PREMIÈRE LECTURE

« Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï
comme le Seigneur le lui avait ordonné.
Il emportait les deux tables de pierre.
    Le Seigneur descendit dans la nuée
et vint se placer là, auprès de Moïse.
Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.
    Il passa devant Moïse et proclama :
« LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,
Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »
    Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.
    Il dit :
« S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,
daigne marcher au milieu de nous.
Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;
mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,
et tu feras de nous ton héritage. »

    – Parole du Seigneur.

CANTIQUE

(Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/

Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/

DEUXIÈME LECTURE

« La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
soyez dans la joie,
cherchez la perfection,
encouragez-vous,
soyez d’accord entre vous,
vivez en paix,
et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.
    Saluez-vous les uns les autres
par un baiser de paix.
Tous les fidèles vous saluent.

    Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,
l’amour de Dieu
et la communion du Saint-Esprit
soient avec vous tous.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)

Alléluia. Alléluia. 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (cf. Ap 1, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

    – Acclamons la Parole de Dieu.