15ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements et ses décrets inscrits dans ce livre de la Loi, et reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : ‘Qui montera aux cieux
nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ?’
Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : ‘Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ?’
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)

R/ Cherchez Dieu, vous les humbles
et votre cœur vivra.

Moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Réponds-moi, Seigneur,
car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse,
regarde-moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda.
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui aiment son nom.

OU BIEN

PSAUME

(Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur !
 (Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

DEUXIÈME LECTURE

« Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.

Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté.
Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)

Alléluia. Alléluia. 
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;
tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
-Dans la parabole de l’évangile du jour, un homme tombe aux mains de brigands. L’aide qu’on lui apporte ne vient pas du prêtre ni du lévite, mais de l’étranger.
-Sur le dessin, celui qui est censé sauver de la noyade, c’est le prêtre, chargé de veiller sur ceux que Dieu lui confie. Ila l’air très occupé mais par aux priorités.
-Sa réaction face à celui qui se noie, c’est d’abord le jugement (il est miraud ou daltonien ?), puis le rappel de la règle (drapeau rouge = interdit de se baigner) et enfin, de se défausser de toute responsabilité en rejetant le travail sur l’autre maître-nageur. Bref, on se demande pourquoi il est là, à ce poste, en fait, s’il ne l’assume pas.
Questions
-Ce dessin s’adresse plus particulièrement aux prêtres (pasteurs, évêques, etc…) pour aider à reprendre conscience de la priorité du ministère : aider les personnes à avoir une vie transformée par le Christ, et donc leur faciliter cela. Dans mon emploi du temps, quelle est la place consacrée à cette priorité ?
-Pour ceux qui ne sont pas prêtres (…), posons-nous la même question sur notre devoir d’état (de parents, de médecin…) et des priorités.
-Sauver quelqu’un, est-ce le faire selon les règles de l’art ou selon l’urgence du moment ? A quel moment les règles de l’art (procédures, structures, protocoles…) deviennent-elles un empêchement et un obstacle aux priorités ?

Lettre du Cardinal Jean-Pierre Ricard


Chers amis,


Notre synode diocésain nous invite, dans ses conclusions, à vivre la fraternité de façon renouvelée. Une grande application a été suggérée : la constitution de petits groupes fraternels, des Fraternités Chrétiennes. Tous les fidèles de notre diocèse qui le souhaitent sont appelés à se rassembler en Fraternité.


Avec cette lettre, j’ai donc la joie de vous faire parvenir la Charte des Fraternités Chrétiennes, que je vous invite à susciter au sein de toutes nos communautés ecclésiales. Dans la dynamique de notre rencontre diocésaine du 29 septembre 2018, cette Charte a été élaborée par une petite équipe qui a recherché les expériences en ce domaine, dans notre diocèse comme à l’extérieur. Après avoir sollicité l’avis du Conseil épiscopal, je l’ai entérinée. Des fiches « Recommandations » sont également disponibles sur le site du diocèse (bordeaux.catholique.fr), pour aider à la mise en oeuvre et au fonctionnement de Fraternités. Tous ces documents expliquent ce qu’est une Fraternité, ses objectifs et ce que chacun est appelé à y vivre, tant sur le plan de la vie chrétienne que de l’évangélisation.


Je mets une grande espérance pour notre diocèse dans l’émergence de ces Fraternités Chrétiennes. En effet, la fraternité caractérise la vie chrétienne. Elle est une grâce, un don de Dieu, et la condition ordinaire de la vie chrétienne, comme nous le dit le Christ : « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 35). C’est pourquoi Jean-Paul II affirmait : « Le fidèle doit vivre en un partage continuel avec les autres, dans un sens très vif de fraternité, dans la joie d’une égale dignité et dans l’intention de faire fructifier avec les autres l’immense trésor reçu en héritage » (La vocation et la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde, n° 18-20). Le Pape François rappelle aussi pourquoi la fraternité est essentielle à la vie chrétienne, en demandant que l’on crée des lieux fraternels dans les communautés : « Nous avons besoin de créer […] des lieux où ressourcer sa foi en Jésus crucifié et ressuscité, où partager ses questions les plus profondes et les préoccupations quotidiennes, où faire en profondeur et avec des critères évangéliques le discernement sur sa propre existence et expérience, afin d’orienter vers le bien et le beau ses choix individuels et sociaux » (La joie de l’Evangile, n° 78).


La fraternité est également une nécessité pour l’annonce de l’Evangile. Il faut nous souvenir de cette prière de Jésus : « Père, qu’ils soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). « La communion et la mission sont profondément unies entre elles, elles […] s’impliquent mutuellement, au point que la communion représente la source et tout à la fois le fruit de la mission : la communion est missionnaire et la mission est pour la communion » (Jean-Paul II, Les fidèles laïcs du Christ, n° 32).


Nous savons aussi qu’une des étapes du processus d’évangélisation est l’entrée de celui qui est en chemin dans un premier groupe de croyants. C’est pourquoi le Synode souligne l’importance de la constitution des Fraternités Chrétiennes, car chacune d’entre elles peut être un de ces groupes de croyants. Par leur intermédiaire, l’Eglise se fait proche, en particulier des personnes qui en sont aux périphéries ou à la frange. Beaucoup d’entre elles n’osent pas s’approcher de nos communautés, entrer dans une église ou rencontrer un prêtre. La plupart d’entre elles n’entrent pas aisément dans la liturgie eucharistique, simplement parce qu’elles n’en comprennent pas les rites, ou ne savent pas prier, ou n’ont jamais été familiarisées avec l’Ecriture Sainte… Pourtant, certaines seraient prêtes à une démarche moins engageante. Les Fraternités peuvent alors être une porte d’entrée pour des débutants dans la foi ou pour ceux qui recherchent Dieu : ils peuvent y trouver un premier lieu d’accueil et d’intégration ecclésiale, une antichambre à la communauté paroissiale, où, grâce à des témoignages et à des partages simples, ils pourront entrer peu à peu dans la prière et la liturgie eucharistique. Les Fraternités peuvent ainsi être une clé du renouvellement des secteurs paroissiaux et de l’évangélisation, grâce à la charité fraternelle et au partage de la foi. Car c’est d’abord au plus près du terrain, par les relations de voisinage et par l’amitié que commence l’annonce de l’Evangile.


Certain que vous saurez tous vous lancer avec enthousiasme dans cette belle aventure des Fraternités Chrétiennes, je vous assure, chers amis, de ma confiance et de ma communion fraternelle.



+ Jean-Pierre cardinal RICARD
Archevêque de Bordeaux
Évêque de Bazas

14ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Réjouissez-vous avec Jérusalem ! Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui la pleuriez !

Alors, vous serez nourris de son lait, rassasiés de ses consolations ; alors, vous goûterez avec délices à l’abondance de sa gloire.
Car le Seigneur le déclare :
« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve et, comme un torrent qui déborde, la gloire des nations. »
Vous serez nourris, portés sur la hanche ; vous serez choyés sur ses genoux.
Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai.
Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.
Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ; et vos os revivront comme l’herbe reverdit.
Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
 (cf. Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

DEUXIÈME LECTURE

« Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères, pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté.
Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.
Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’être une création nouvelle.
Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie et pour l’Israël de Dieu, paix et miséricorde.
Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter, car je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus.
Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)

Alléluia. Alléluia. 
Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;
que la parole du Christ habite en vous
dans toute sa richesse.
Alléluia. (Col 3, 15a.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.’
Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

Les 72 disciples revinrent tout joyeux, en disant :
« Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux.»

   – Acclamons la Parole de Dieu.

14ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

-La moisson est le commencement d’un cycle nouveau : quelque chose se finit pour ouvrir à autre chose. Pour les chrétiens, il y a un rapport avec la mort et la résurrection.

-Sur le dessin, là où la mort a moissonné, le sol est sec et stérile.

-Dans ce verset, la moisson est liée à un appel « Priez pour que le maître envoie des ouvriers ». Ici, il n’est pas question d’aller moissonner, mais de demander au Maître d’envoyer lui-même des ouvriers. C’est lui qui choisit.

-Dieu appelle des humains, donc par définition, des gens imparfaits et faillibles.

-Etre appelé par Dieu, c’est être dans une position de formation continue de conversion. Sur le dessin, mise-t-on sur la moissonneuse-batteuse sophistiquée, dernier cri, performante, ou sur son conducteur ? L’appel n’est pas un privilège qui mettrait au-dessus du panier, mais une mission qui exige de ressembler au Christ jour après jour. Celui qui l’oublie va dans le mur ou la tiédeur. Les motivations de l’appelé doivent être celles de Dieu. Le permis de conduire n’est pas un certificat délivré un jour, mais un acte de volonté à poser chaque jour pour ressembler au Christ.

-Ceux qui ont été appelés par Dieu n’ont-ils pas été portés par de nombreuses personnes qui ont prié pour eux ?

Questions

-Un appel de Dieu nécessite une réponse libre de l’Homme. Dans la Bible, il y a trois types de réponses : la confiance d’Abraham qui « partit comme le Seigneur le lui avait dit » (Gn 12,4),  la crainte ou le doute de soi du prophète Jérémie « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » (Jr 1,6), et le refus du jeune homme riche qui « s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. » (Mt 19,22).

-Et moi, a quel appel (petit ou grand) ai-je répondu ? Ou en suis-je aujourd’hui du don de moi-même ?

Fête du St Sacrement

Première lecture

Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut.
    Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ;   et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. »
Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)

R/ Tu es prêtre à jamais,
selon l’ordre de Melkisédek.
(cf. Ps 109, 4)

Oracle du Seigneur à mon seigneur :
« Siège à ma droite,
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente
le sceptre de ta force :
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance,
tu es prince, éblouissant de sainteté :
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré
dans un serment irrévocable :
« Tu es prêtre à jamais
selon l’ordre du roi Melkisédek. »

Deuxième lecture

« Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
    Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

    – Parole du Seigneur.

Séquence


Sion, célèbre ton Sauveur, chante ton chef et ton pasteur par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser, car il dépasse tes louanges, tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie, il est aujourd’hui proposé comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène, il est bien vrai qu’il fut donné au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte, que soit joyeuse et rayonnante l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi, la Pâque de la Loi nouvelle met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau, la réalité chasse l’ombre, et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène, il ordonna qu’en sa mémoire nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint, nous consacrons le pain, le vin, en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps, que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces, qui ne sont que de purs signes, voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve, mais le Christ tout entier demeure sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser, le rompre ni le diviser ; il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient, il se donne à l’un comme aux autres, il nourrit sans disparaître.

Bons et mauvais le consomment, mais pour un sort bien différent, pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ; vois : ils prennent pareillement ; quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces, n’hésite pas, mais souviens-toi qu’il est présent  dans un fragment aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé, le Christ n’est en rien divisé, ni sa taille ni son état  n’ont en rien diminué.

* Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice, par l’agneau pascal immolé,    par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris, conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton héritage, en compagnie de tes saints.

Amen.

Évangile

« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin.
    Le jour commençait à baisser.
Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule :
qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
    Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
    Il y avait environ cinq mille hommes.
Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
    Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
    Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples
pour qu’ils les distribuent à la foule.
    Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Fête du St Sacrement

 
-Le lapin bleu représente l’un des apôtres de Jésus. Jésus prend deux poissons et lui demande de les distribuer à une foule de 5000 personnes.
-Il n’a pas d’autres solutions que d’obéir. Mais obéir ne nous dispense pas de penser ou de réfléchir…Il a déjà un poisson dans la main, prêt à le partager, et logiquement, il n’en reste plus qu’un autre dans le panier.
-Il ne voit pas que, du fond de son panier, sort une multitude de poissons. Il est rivé à son idée.
-Normalement, s’il y a multiplication de poissons, ce sont les MÊMES poissons. J’ai forcé le trait en dessinant une grande variété de poissons, pour signifier que Dieu donne à chacun ce qu’il lui faut et que les besoins ne sont pas les mêmes.
 
Questions
 
-Ai-je déjà vécu une situation où le Seigneur me demande quelque chose de fou ou d’impossible humainement, quelque chose qui dépasse mes capacités ? Quelque chose que je n’aurais jamais osé ? Comment y ai-je répondu ? Positivement ou négativement ?
-Si c’est positivement, comment cela s’est-il passé ? Quelle a été ma part ? Qu’est-ce qu’il a pris en charge lui-même ? Comment ai-je modifié mon point de vue ?

Dimanche de la Sainte Trinité

PREMIÈRE LECTURE

La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)

Lecture du livre des Proverbes

Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :
    « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.
    Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.

    Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes.
    Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.

    Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre.
    Et moi, je grandissais à ses côtés.

Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,  jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)

R/ Ô Seigneur, notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre ! (Ps 8, 2)

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

DEUXIÈME LECTURE

Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
    Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)

Alléluia. Alléluia. 
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (Ap 1, 8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
    Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
    Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
    Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Pentecôte

PREMIÈRE LECTURE

« Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble.
    Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
    Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
    Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

    Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.
    Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule.
Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient.
    Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :
« Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue  maternelle ?
    Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !
ou : Alléluia !
 (cf. Ps 103, 30)

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
la terre s’emplit de tes biens.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.

DEUXIÈME LECTURE

« Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 8-17)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères, 
    ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.
    Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
    Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort
à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

    Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
    Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit,
vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.
    En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
    Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
    C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
    Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec luiour être avec lui dans la gloire.

    – Parole du Seigneur.

SÉQUENCE

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle. Amen

ÉVANGILE

« L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 15-16.23b-26)

Alléluia. Alléluia. 
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
    « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
    Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.
    Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
    Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
    Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;
    mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.