29ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, la  liturgie de ce 29ème dimanche du temps ordinaire est traversée par la thématique de la prière.
Dans la première lecture du Livre de l’Exode, Moïse l’a choisie comme une arme puissante pour soutenir Josué et les combattants du peuple d’Israël attaqués par les amalécites. 

Nous sommes attentifs à cette phrase : « quand Moïse tenait la main levée, Israël était fort » ; la gestuelle de la prière est sans doute celle de la « main levée » ; elle se manifeste  lorsqu’on implore , demande, prie son Dieu. 

Mais dans notre culture, il y a une expression française qui dit qu’il ne faut pas baisser les mains, pour signifier qu’il faut tenir bon. Et je vois que cette expression s’apparente bien à ce qu’à fait Moïse : Moïse a levé les mains dans la prière pour soutenir son peuple dans le combat. 

Quelle est ton arme face aux détresses, aux souffrances, aux angoisses, à la maladie, aux deuils, à  tous ces combats pour la vie, que tu es entrain de vivre chaque jour ? Es-tu capable, comme Moïse, de trouver dans la prière, dans ta prière,  dans celle des autres  le réconfort tant cherché ?  car comme nous l’avons entendu, quand il était fatigué Moïse s’est fait aider par Aaron et Hour. Au lieu de t’enliser dans les plaintes, les jérémiades, de trouver la prophylaxie, la thérapie de nos maux dans les somnifères, les calmants, l’alcool et j’en passe…. une seule médecine nous est proposée en ce jour, c’est le contact avec notre Dieu et ce dans une supplication ardente.
Moïse a levé les mains tant qu’il a pu, après il s’est doté d’une aide précieuse Aaron et Hour qui l’ont soutenu dans ses détresses jusqu’à la victoire finale. Cette attitude s’apparente à juste titre à celle de la veuve importune qui réclamait justice auprès d’un juge, qui ne respectait ni Dieu, ni les hommes. Dans les deux cas, c’est à force de patience, à force de persévérance que leur requête a abouti. Rien dans le monde, rien dans ce monde ne se fait sans effort et sans persévérance.

Dans notre société, totalement connectée, où le monde est devenu souvent un village planétaire, où le virtuel tend à supplanter la réalité, surtout au milieu de la jeunesse,  où la télé réalité gouverne sur la réalité, les vertus de patience, les vertus de persévérance perdent leur crédit. On veut tout avoir en un temps record. Et cette attitude, peut malheureusement être une menace pour notre foi, notre relation avec Dieu. On peut être tenté d’informatiser, de télécharger notre foi et c’est ce qui génère et produit découragement, impatience, instabilité, infidélité dans notre vie de foi.

Prions le Seigneur pour qu’il nous donne la grâce de ne jamais baisser les bras devant les combats que nous vivons, qu’il nous donne la grâce de les lever aussi longtemps que durent nos combats et apparaîtraient nos victoires.