Présentation du Seigneur au Temple

PREMIÈRE LECTURE

« Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez » (Ml 3, 1-4)

Lecture du livre du prophète Malachie

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Voici que j’envoie mon messager
pour qu’il prépare le chemin devant moi ;
et soudain viendra dans son Temple
le Seigneur que vous cherchez.
Le messager de l’Alliance que vous désirez,
le voici qui vient – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?
Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ?
Car il est pareil au feu du fondeur,
pareil à la lessive des blanchisseurs.
Il s’installera pour fondre et purifier :
il purifiera les fils de Lévi,
il les affinera comme l’or et l’argent ;
ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,
présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem
sera bien accueillie du Seigneur,
comme il en fut aux jours anciens,
dans les années d’autrefois.

— Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10)

R/ C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.
 (Ps 23, 10bc)

Portes, levez vos frontons,
élevez-vous, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,
le Seigneur, le vaillant des combats.

Portes, levez vos frontons,
levez-les, portes éternelles :
qu’il entre, le roi de gloire !

Qui donc est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;
c’est lui, le roi de gloire.

DEUXIÈME LECTURE

« Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères » (He 2, 14-18)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,
Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition :
ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance
celui qui possédait le pouvoir de la mort,
c’est-à-dire le diable,
    et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort,
passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
    Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges,
c’est la descendance d’Abraham.
    Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères,
pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi
pour les relations avec Dieu,
afin d’enlever les péchés du peuple.
    Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion,
il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Mes yeux ont vu ton salut » (Lc 2, 22-40)

Alléluia. Alléluia.
Lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.
Alléluia. (Lc 2, 32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.

Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées
les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé
tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

9 Février 2020:DIMANCHE DE LA SANTE

VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI PLOYEZ SOUS LE FARDEAU, 

JE VOUS SOULAGERAI. » (Mt 11,28)

 PENDANT LA CELEBRATION DES MESSES VOUS POURREZ RECEVOIR

le «SACREMENT DE L’ONCTION DES MALADES»

 Samedi 8 février 2020

18 h 00 MACAU

Dimanche 9 Février 2020

9h 30 CANTENAC

11 h SALAUNES

18 h CASTELNAU DE MEDOC

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse

La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et sur les mains. 

Ces gestes montrent la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants. 

Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ.

 Parlez- en autour de vous

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 Si une personne ne peut pas se déplacer !  nous organiserons des covoiturages

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3ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (Is 8, 23b – 9, 3)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte
le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;
mais ensuite, il a couvert de gloire
la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,
et la Galilée des nations.
  Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
    Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
    Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 26 (27), 1, 4abcd, 13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.(Ps 26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

DEUXIÈME LECTURE

« Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (1 Co 1, 10-13.17)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ :
ayez tous un même langage ;
qu’il n’y ait pas de division entre vous,
soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.
    Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères,
par les gens de chez Chloé,
qu’il y a entre vous des rivalités.
    Je m’explique.
Chacun de vous prend parti en disant :
« Moi, j’appartiens à Paul »,
ou bien :
« Moi, j’appartiens à Apollos »,
ou bien :
« Moi, j’appartiens à Pierre »,
ou bien :
« Moi, j’appartiens au Christ ».
    Le Christ est-il donc divisé ?
Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?
Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?
    Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser,
mais pour annoncer l’Évangile,
et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine,
ce qui rendrait vaine la croix du Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)

Alléluia. Alléluia. 
Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,
et guérissait toute maladie dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
il se retira en Galilée.
    Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm,
ville située au bord de la mer de Galilée,
dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
    C’était pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
    Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée des nations !
    Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.

    À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »

    Comme il marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
    Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
    Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
    Aussitôt, laissant la barque et leur père,
ils le suivirent.

    Jésus parcourait toute la Galilée ;
il enseignait dans leurs synagogues,
proclamait l’Évangile du Royaume,
guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Baptême du Seigneur

HOMELIE DU 12 JANVIER 2020

Par le Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste achève le cycle de Noël.
Dimanche prochain nous reviendrons sur le Temps Ordinaire.

Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste a le mérite d’être l’événement de la vie de Jésus le plus assuré historiquement, puisque relaté par tous les évangélistes. C’est en plus la première manifestation publique du Christ. A sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. A l’Épiphanie sa manifestation était aussi privée et réservée à quelques Rois Mages, bien que ceux-ci représentaient les nations, les païens.
Nous réalisons, avec étonnement, comme Jean Le Baptiste, dans l’Évangile, l’attitude de Jésus : « c’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, c’est toi qui vient vers moi ».

En effet, le Baptême de Jean Le Baptiste était un baptême de pénitence, de conversion pour préparer le peuple à accueillir le Messie. Lui, le Fils de Dieu, Le Sauveur, irréprochable, ne se reprochait d’aucun mal, ni péché. Il choisit d’être solidaire avec les hommes qu’il est venu sauver. Étant la plénitude de notre humanité et la plénitude de la divinité, Jésus, en recevant le baptême johannique, a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant l’imparfait par le parfait. Lui, qui était sans péché, s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant en même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence. C’est un geste éminemment humble. C’est cet abaissement, cette kénose selon les théologiens, qui est déjà présent dans son incarnation et dans sa rédemption. Il se présente à nous comme Serviteur et Sauveur. Autant d’enseignements que porte le mystère du Baptême de notre Seigneur, l’appel à plus de solidarité, d’humilité et d’empathie vis à vis de nos frères, sans oublier la nécessité de la pénitence et de la conversion. Notre société en a besoin.

Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste, c’est aussi la théophanie trinitaire, c’est-à-dire la manifestation d’un Dieu un et trine : le Père à travers la voix, le Fils et l’Esprit révélé sous forme de colombe au monde lors du baptême de Jésus, sont inséparables parce qu’ils sont en relation d’amour. Nous touchons là à ce qu’il y a de plus profond et de plus intime dans le mystère de Jésus. Autrement dit : le ministère rédempteur du Christ en faveur des hommes rejoint la vie d’intimité du Fils avec le Père et l’Esprit.

Ainsi Le Baptême de Jésus par Jean le Baptiste, nous fait rappeler notre propre baptême où l’Esprit Saint achève de nous engager au service de Dieu et de nos frères. C’est aussi le lieu où nous sommes consacrés comme les fils bien aimés du Père, soumis à l’obéissance de son Fils.


La question à se poser est celle que le Papa Saint-Jean-Paul II avait posée à toute la France en 1998 à la visite du Pape à Lourdes  : « France, fille aînée de l’Église, qu’as-tu fait de ton baptême ? ».
Quelle est la résonance, l’incidence de notre baptême dans notre société sécularisée ?

Après son baptême, Jésus commence son ministère, il va au désert où il va être tenté.

Seigneur, apprends-nous à prendre conscience de notre baptême.

2ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur m’a dit :
« Tu es mon serviteur, Israël,
en toi je manifesterai ma splendeur. »
    Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob,
que je lui rassemble Israël.
Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,
c’est mon Dieu qui est ma force.
    Et il dit :
« C’est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob,
ramener les rescapés d’Israël :
je fais de toi la lumière des nations,
pour que mon salut parvienne
jusqu’aux extrémités de la terre. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)

R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.
 (cf. Ps 39, 8a.9a)

D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi
Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens. »

Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles.

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

DEUXIÈME LECTURE

« À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Paul, appelé par la volonté de Dieu
pour être apôtre du Christ Jésus,
et Sosthène notre frère,
    à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,
à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus
et sont appelés à être saints
avec tous ceux qui, en tout lieu,
invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,
leur Seigneur et le nôtre.

    À vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

Alléluia. Alléluia. 
« Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie de la messe de l’Epiphanie du Seigneur

Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

Il y a quelques années au catéchisme, nous apprenions que l’Epiphanie nous rappelait la fête du jour où « Jésus a voulu se faire connaître à tous les hommes ».

Une définition proche de l’acception grecque de ce mot qui renvoie à la manifestation : cette fête s’évalue en contraste saisissant. Jésus qui est né à Bethléem dans les conditions modestes, devant pour seuls compagnons des gens, des pasteurs juifs sentant l’odeur de leurs brebis, peu recommandables et rebuts de la société, devient le point de mire de l’univers. A travers les trois rois mages, Melchior, Balthazar et Gaspard,  la légende nous décrit que c’est toute l’humanité qui est convoquée par l’étoile (blancs, noirs et jaunes), c’est aussi l’intelligentsia de l’époque, les scientifiques et astronomes capables de se faire guider par l’étoile.

Jésus qui naît dans une mangeoire est bien reconnu comme le Messie qui vient sauver tout l’univers, comme en témoignent les cadeaux qui sont apportés :

  • l’or symbolise la royauté
  • l’encens qui se rapporte à sa divinité
  • et la myrrhe symbole de sa passion, sa souffrance et son sacrifice.

Enfin, le dernier contraste, c’est la démesure extrémiste du Roi Hérode qui en veut à un nourrisson. Il se renseigne sur le lieu de naissance et l’âge du Messie attendu. Cela n’est pas fortuit, en raison du carnage qu’il devait organiser après. (Je pense aux Saints Innocents).
En dépit des contrastes dont seul Dieu a la clef, la profondeur de ce mystère de l’Épiphanie tient aux enseignements qu’il véhicule. Nous en épinglons deux :

  1. Jésus veut se faire connaître de tous les hommes.

Dans la deuxième lecture, Saint-Paul, dit que « ce mystère c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au même partage de la même promesse dans le Christ Jésus …».

Oui, l’Enfant de Bethléem, invite à lui tout homme et tout l’homme. C’est pour l’humanité toute entière qu’il est venu. Au moyen de l’étoile qu’avait déjà annoncée le prophète Balaam : « je vois un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël… »(nb 24,17). Les rois mages, tous constitués de païens, c’est-à-dire des peuples étrangers au peuple de l’alliance, font le pèlerinage de Jérusalem pour venir adorer l’Enfant Dieu. Nous voyons aussi la centralité de Jérusalem, comme la ville où va scintiller la lumière qui éclairera toute l’humanité. Nous savons aussi que ces trois mages sont des scientifiques, ils tranchent nettement avec les simples bergers du jour de la naissance. A travers la fête de ce jour, nous nous rendons à l’évidence que « l’événement Jésus » dépasse la sphère du privé et le monopole d’Israël. L’Enfant Dieu est venu sauver tout l’homme et tout homme.

La fête de l’Epiphanie nous ouvre à la nouveauté de Jésus. Elle nous appelle à discerner l’étoile de l’accueil, de l’hospitalité, de la communion, de l’intégration, de l’amour qui conduit vers Lui, comme disciples de Jésus. Efforçons-nous à accueillir l’étranger, cet étranger, ce sont les chrétiens d’autres confessions que la nôtre, mais aussi chacun de nous dans ses différences et parfois ses divergences théologiques. Cet accueil ne doit pas se limiter à la sphère religieuse : l’accueil chaleureux doit caractériser chacune de nos relations sociales entre autres avec les marginaux, les sans abris et autres S.D.F., les immigrés, les homosexuels, les victimes de violences sans oublier les personnes en situation de handicap (tant mental que physique).

Discerner l’étoile qui mène à Jésus Christ, c’est aussi discerner la voix de l’évangile et de l’Eglise, devant la multiplicité des propositions et sirènes spirituelles que nous recevons du supermarché au religieux. C’est bânir le relativisme religieux où tout se vaut. Les bienfaits du yoga et zen sont vantés et assimilés à ceux que nous procure la célébration Eucharistique par exemple.2

      2.  Jésus veut être adoré reconnu et exalté 

Les trois rois mages de l’évangile sont conduits par l’étoile pour venir adorer l’Enfant-Dieu. Deux attitudes sont mises en valeur : le pèlerinage et les dons qu’ils apportent qui correspondent au sujet et à l’objet de leur adoration. L’or pour la Royauté, l’encens pour la Divinité et la myrrhe (sacrifice, passion, souffrance).
Adorer c’est donc et avant tout faire un pèlerinage (intérieur et extérieur), nous départir de nos schémas, de nos égos, de nos différences et divergences, c’est faire un pas vers l’autre ou le tout Autre et reconnaître sa vraie valeur à travers les dons. Qu’apportons-nous au Seigneur et à son Eglise ? Quel est notre or, c’est-à-dire ce que nous avons de précieux à lui partager ? Je pense à la qualité de notre vie de baptisé par exemple.

Quel est notre encens, c’est-à-dire ce qui entoure sa divinité ? Je pense à la qualité de notre vie de prière et de notre fraternité.

  Quelle est notre myrrhe, c’est-à-dire la qualité de nos sacrifices, de nos services, de notre ministère ?

Oui, Dieu nous aide à discerner l’étoile qui nous mène vers lui, 

  à travers son service et celui de nos frères les hommes.

Homélie de la messe de la Sainte Famille

Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

La Sainte Famille. Qu’est ce qui fait la sainteté de cette famille ?

La mère, Marie, s’est laissée entraîner par la volonté de Dieu. Sans se poser des questions, sans douter, elle a laissé la volonté de Dieu se réaliser en elle. Alors que Zacharie, le père de Jean, doute et devient sourd. 

Le père, Joseph, avait le projet de ne pas prendre Marie chez lui, en cachette, il s’est laissé entraîner par la volonté de Dieu, il renonce à son projet.

Le Fils lui, est la volonté même du Père céleste « Il n’est pas né d’une vo lonté charnelle ».

L’accomplissement de la volonté de Dieu fait d’eux de vrais nomades, et tout ce qui est hospitalier leur devient hostile. 

Les parents ne trouvent pas de place où mettre leur bébé. Désormais, ils deviennent migrants. Du coup, ils n’ont plus de terre. Ils sont des exilés, ils fuient la violence et la boulimie du pouvoir d’Hérode. L’Egypte, terre hostile devient terre d’hospitalité. Et la terre promise, devient terre de sang. Le monde est à l’envers.

La sainteté de cette famille vient du fait qu’elle accepte l’exil et change le regard sur la géographie spirituelle :

  • La terre promise devient une sorte d’Egypte,
  • La fraternité ne se joue plus sur les critères géographiques ou ethniques, mais sur le critère d’hospitalité ou d’hostilité.

La Sainte Famille a souvent été présentée de façon très réductrice : Papa, Maman et l’enfant. Et la fraternité en a subi un coup.

Or, si cette famille est présentée sans fratrie, c’est peut-être pour nous interroger davantage sur cette question : la fratrie. Il s’agit de passer de la fratrie plus réductrice à la fraternité plus inclusive. La fratrie n’exclut pas la fraternité. La fraternité enrichit la fratrie et la relativise. La Bible pose cette question de la fratrie dès ses premières pages. De Caïn à Abel à Joseph et ses frères en passant par Isaac et Ismaël, dont les droits ne sont pas reconnus, lui, fils de l’égyptienne Agar, mais aussi Jacob et Isaïe qui perdra ses prérogatives. Les histoires de fratrie se soldent toujours dans des sortes de rivalités fraternelles.

Dans notre monde qui se cherche et semble perdu, la famille reste la valeur sûre dans une culture et une civilisation essoufflée et marquée parfois par une sensibilité dépourvue de sagesse. Mais attention ! Les signaux d’alarme, qu’on entend ici et là,  risquent malheureusement d’enfermer la famille dans une conception corrosive et exclusive où seule la parentalité sera considérée alors que nos yeux doivent être rivés sur l’Enfant, dont la présence dans la crèche interroge nos relations, qui, en fin de compte nous invite à embrasser les hommes et les femmes de ce temps, comme frères et sœurs.
Fêter la Sainte Famille, c’est se laisser interpeller par ce Dieu qui se fait enfant pour nous inviter à prendre soin de la vie. De la vie qui est déjà donnée, mais aussi de la vie à naître. Défendre la vie à naître, en ignorant celle qui est déjà donnée, est une énorme contradiction, comme défendre la vie qui est donnée en ignorant celle à naître est une folie.
L’Enfant Jésus connaît l’exil dans les premiers jours de l’incarnation. Il se fait migrant et mendiant de la fraternité. La fuite en Egypte ne peut faire oublier les Saints Innocents massacrés à cause de l’arrogance du pouvoir.
Aujourd’hui, les Saints Innocents sont nombreux qui n’ont pas la chance d’avoir des Joseph protecteurs, qui n’ont pas d’Egypte pour les accueillir. Des Hérodes, il y en a aussi beaucoup. Ils reçoivent souvent notre soutien dans les massacres qu’ils perpétuent mais aussi dans leur entreprise à fabriquer des exilés, surtout en ce temps où des Egyptes hospitalières se font rares.

Une Sainte Famille se laisse surprendre par Dieu et se laisse faire.

Une Sainte Famille est en migration permanente dans la réalisation de la volonté de Dieu.

Une Sainte Famille ouvre ses portes à l’étranger de Bretagne aussi bien que de Tombouctou, sachant qu’il a plus de chance de trouver dans l’inconnu un frère plutôt qu’un adversaire.

Une Sainte Famille est une famille qui met le Christ au centre.

Mais c’est quoi, mettre le Christ au centre de la famille ?

Et s’Il s’invitait, saurions-nous Le reconnaître ?