Noël du Lapin Bleu

Détails

-Le lapin fait les courses pour acheter des cadeaux de Noël. Il a trouvé une petite statuette d’ange.

-Un (vrai) ange lui apparaît pour lui annoncer la nouvelle, et il lui répond comme si c’était quelque chose d’habituel. 

-On remarque encore que le lapin se trompe de but. L’ange lui indique l’autre côté. C’est vrai qu’une semaine avant Noël, quel est notre but ? A quoi passe-t’on le plus clair de notre temps ?

Questions

On relève plusieurs aberrations ; Noël est une fête chrétienne qu’on veut vider de son sens. Savez-vous qu’en fouillant sur internet, on trouve des explications que le calendrier de l’avent sert à patienter jusqu’à Noël en ayant un chocolat par jour ? Savez-vous qu’il existe aussi des calendriers de l’avent pour chiens ? Savez-vous que dans le quartier où j’habite, en 2009, des haut-parleurs suspendus dans la rue diffusaient des chants de Noël et que la mairie a reçu des plaignants qui étaient heurtés de ce qu’on puisse passer des chants religieux dans un pays laïc ?    

-Enlevons donc Jésus du pays, mais toutes les conséquences aussi, à savoir ; pas de Jésus, pas de Nativité, donc pas de Noël. Enlevons les sapins, les décorations, les cadeaux, et que le 25 décembre devienne un jour de travail comme les autres.

Non ?

Fête de la Sainte Famille

PREMIÈRE LECTURE

Celui qui craint le Seigneur honore ses parents (Si 3, 2-6.12-14)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,
il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.
    Celui qui honore son père
obtient le pardon de ses péchés,
    celui qui glorifie sa mère
est comme celui qui amasse un trésor.
    Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,
au jour de sa prière il sera exaucé.
    Celui qui glorifie son père verra de longs jours,
celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.

    Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,
ne le chagrine pas pendant sa vie.
    Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,
ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.
    Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,
et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)

R/ Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
 (Ps 127, 1)

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

DEUXIÈME LECTURE

Vivre ensemble dans le Seigneur (Col 3, 12-21)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères,
    puisque vous avez été choisis par Dieu,
que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,
revêtez-vous de tendresse et de compassion,
de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.
    Supportez-vous les uns les autres,
et pardonnez-vous mutuellement
si vous avez des reproches à vous faire.
Le Seigneur vous a pardonné :
faites de même.
    Par-dessus tout cela, ayez l’amour,
qui est le lien le plus parfait.
    Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ
à laquelle vous avez été appelés,
vous qui formez un seul corps.
Vivez dans l’action de grâce.
    Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;
instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres
en toute sagesse ;
par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,
chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
    Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,
que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,
en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
    Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;
dans le Seigneur, c’est ce qui convient.
    Et vous les hommes, aimez votre femme,
ne soyez pas désagréables avec elle.
    Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;
cela est beau dans le Seigneur.
    Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;
vous risqueriez de les décourager.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)

Alléluia. Alléluia. 
Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;
que la parole du Christ habite en vous
dans toute sa richesse !
Alléluia. (Col 3, 15a.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le départ des mages,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et fuis en Égypte.
Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,
car Hérode va rechercher l’enfant
pour le faire périr. »
    Joseph se leva ;
dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,
et se retira en Égypte,
    où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.

    Après la mort d’Hérode,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
    et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et pars pour le pays d’Israël,
car ils sont morts,
ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »
    Joseph se leva,
prit l’enfant et sa mère,
et il entra dans le pays d’Israël.
    Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée
à la place de son père Hérode,
il eut peur de s’y rendre.
Averti en songe,
il se retira dans la région de Galilée
    et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,
pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :
Il sera appelé Nazaréen.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

3ème dimanche de l’Avent

Par le Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,  

En ce troisième dimanche de l’Avent, ou dimanche de la Joie, puisque, lentement mais sûrement, nous nous approchons de Noël, la liturgie poursuit sa méditation sur le personnage de Jean Le Baptiste, avec cette question qu’il fait poser à Jésus par ses disciples, alors qu’il est lui-même emprisonné par Hérode :  

«  Es-tu celui qui doit venir ou devons-en attendre un autre ? ».

Cette question traduit l’itinéraire de foi de celui que Jésus, dans l’Evangile de ce jour présente comme «le plus grand et le plus décisif des prophètes ».
Cette question recèle son impatience, comme la vôtre, lorsque il y a quelques mois vous attendiez la venue de votre Curé depuis juillet et qu’en ne le voyant pas venir vous vous demandiez « est-ce que c’est lui qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ? » car il n’est finalement arrivé qu’en septembre.

C’est la même chose : Jean Le Baptiste a prêché la venue du Seigneur, il est confronté à tout ce qu’on lui rapporte sur le « Messie » qu’il connaît pourtant bien, puisqu’il l’a baptisé, mais celui-ci par son agir et son discours se révélait particulier. Jésus, dans le sillage des prophètes se révèle comme le Messie qui viendrait délivrer Israël à travers ses guérisons, ses résurrections, les délivrances des captifs… Il est aussi celui qui se manifeste par sa proximité avec le peuple, à travers le choix parmi ses disciples d’hommes moins recommandables. A la différence des prophètes et de Jean qui étaient austères et ascétiques, Jésus se présente comme un « bon vivant libre » qui s’affiche avec n’importe qui et se nourrit de tout. Tout cela fait douter Jean Le Baptiste qui, dans son questionnement se demandait s’il ne s’était pas trompé de Messie et il veut se  faire sa propre opinion. Nous sommes surpris par la réponse de Jésus qui lui cite le prophète Isaï « Les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et les pauvres reçoivent la bonne nouvelle ».

Oui, Jésus a déjà commencé à manifester le salut annoncé par les prophètes en libérant l’homme de tous les maux qui le hantent. Jean Le Baptiste peut se rassurer. Jésus invite cependant Jean Le Baptiste à découvrir le vrai visage de Dieu, un Dieu au service de l’homme, de tout homme et de tout l’homme. C’est ce que le prophète Isaïe appelait déjà dans la première lecture « la revanche de Dieu », non pas une revanche contre l’homme mais contre le mal qui le gangrène. Jésus vient guérir le mal à la racine, Jésus vient guérir la cause du mal qui est le péché. 

Jésus, Emmanuel, c’est à dire Dieu avec nous, est celui que nous attendons à Noël à la suite de Jean Le Baptiste, Dieu qui partage la proximité de l’homme, dans toutes ses souffrances, dans toutes ses difficultés, puisque nous avons été créés à Son image et Sa ressemblance, il veut aussi se servir de nous pour faire advenir Son Règne sur terre.

«  Es-tu celui qui doit venir ou devons-en attendre un autre ? ».

Que devons-nous retenir ?  C’est par la qualité de notre attente que nous reconnaîtrons Celui qui vient. C’est Lui qui va nous guérir de nos aveuglements spirituels, de tout ce qui nous empêche de nous émerveiller devant la manifestation de la grâce de Dieu autour de nous et dans la vie de nos frères. C’est Jésus qui nous délivre de nos captivités qui s’appellent la haine, la jalousie et l’orgueil. C’est en Jésus que nous, les affamés, seront rassasiés par  à la Parole de Dieu.
C’est Lui qui vient déboucher nos oreilles, enfermées depuis des années, par ses messages de pardon, de réconciliation et de conversion.
De cette façon, comme l’a dit Jésus, Jean le prophète de tout temps, est certes le plus grand prophète, mais il n’était que le messager du message de Dieu qui le dépasse puisque le message c’est un homme : Jésus « le Verbe de Dieu fait chair ».
C’est donc avec nous, les plus petits dans le Royaume, que Jésus commence à travailler pour que cette fête de Noël ne soit pas un anniversaire, une fête parmi tant d’autres, mais une vraie fête de libération et de délivrance.

4ème Dimanche de l’Avent Année A

PREMIÈRE LECTURE

« Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    En ces jours-là,
    le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
    « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,
au fond du séjour des morts
ou sur les sommets, là-haut. »
    Acaz répondit :
« Non, je n’en demanderai pas,
je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
    Isaïe dit alors :
« Écoutez, maison de David !
Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :
il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
    C’est pourquoi le Seigneur lui-même
vous donnera un signe :
Voici que la vierge est enceinte,
elle enfantera un fils,
qu’elle appellera Emmanuel
(c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).
    De crème et de miel il se nourrira,
jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
    Avant que cet enfant sache rejeter le mal
et choisir le bien,
la terre dont les deux rois te font trembler
sera laissée à l’abandon. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)

R/ Qu’il vienne, le Seigneur :
c’est lui, le roi de gloire !
 (cf. Ps 23, 7c.10c)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

DEUXIÈME LECTURE

Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Paul, serviteur du Christ Jésus,
appelé à être Apôtre,
mis à part pour l’Évangile de Dieu,
à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.

    Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance
par ses prophètes dans les saintes Écritures,
    concerne son Fils qui, selon la chair,
est né de la descendance de David
    et, selon l’Esprit de sainteté,
a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu
par sa résurrection d’entre les morts,
lui, Jésus Christ, notre Seigneur.

    Pour que son nom soit reconnu,
nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,
afin d’amener à l’obéissance de la foi
toutes les nations païennes,
    dont vous faites partie,
vous aussi que Jésus Christ a appelés.

    À vous qui êtes appelés à être saints,
la grâce et la paix
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)

Alléluia. Alléluia. 
Voici que la Vierge concevra :
elle enfantera un fils,
on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».
Alléluia. (Mt 1, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

2ème Dimanche de l’Avent

Par le Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,  

Nous célébrons le deuxième dimanche de l’Avent.
La météo spirituelle de ce temps de grâce est réglée sur l’alerte, l’éveil et l’attente du Fils de Dieu.
Deux personnages, deux modèles nous sont proposés :

  • Jean Le Baptiste, le précurseur, c’est-à-dire celui qui court devant pour annoncer la venue du Messie
  • et Marie un peu vers la fin de l’Avent, c’est la fille de Sion qui a consenti à coopérer à l’Oeuvre de Dieu, en acceptant de porter le Germe Divin.

e dimanche est proprement consacré à la figure de Jean le baptiste. Cette figure est ainsi située dans la lignée prophétique depuis Isaïe.

Dans la première lecture, déjà au VIIIème siècle avant Jésus Christ, le prophète Isaïe parle de la venue du Messie que le peuple d’Israël attendait fiévreusement et du monde nouveau que Celui-ci devait venir inaugurer. C’est une parole pleine d’espérance et de dynamisme. Nous retenons que ce Messie devait naître de la famille de David. Il devait inaugurer un monde nouveau, qui est comme la reconquête du paradis perdu de la Genèse, c’est l’horizon du règne de l’innocence et de la pureté d’un monde de justice et de paix, monde pacifié, pacifique, et réconcilié. Les mots pour le décrire ne manquent pas, nous l’avons entendu dans l’Evangile : « le loup habitera avec l’agneau…. le léopard se couchera avec le chevreau…., l’enfant s’amusera sur le nid du cobra…… Il n’y aura plus de mal, ni de corruption sur toute la montagne sainte ». 

Et comme vous vous en doutez, Chers Frères et Sœurs, ce monde dont il est question, est aux antipodes de celui dans lequel nous vivons où la violence, le terrorisme, les égoïsmes et les fractures sociales sont manifestes. Le monde décrit par le prophète Isaïe est celui qu’au nom de notre foi nous espérons, nous attendons dans la joie à Noël.
Comment osons-nous penser ou vivre dans un tel monde, si nous ne faisons pas un travail préliminaire de catharsis, de toilettage sur nous ?

C’est dans cette optique, Chers Frères et Sœurs,  que nous devons comprendre l’Evangile de ce dimanche, à travers  la figure de Jean Le Baptiste, une figure précieuse. Le discours de Jean le Baptiste est dur, violent, exigeant. On peut dire qu’il se donne les moyens pour atteindre son but. Ne dit-on pas « aux grands maux les grands remèdes », pour revisiter le paradis perdu, reconquérir l’innocence, la pureté primordiale, n’est-ce pas un projet ambitieux ? La pédagogie de Jean Le Baptiste s’élabore en deux pistes : la prédication sur la conversion et le baptême de l’eau qui est le signe qui manifeste l’adhésion à la prédication et consacre ainsi le renouvellement de la vie.

Jean Le Baptiste appelle ses contemporains à la conversion dans l’acception du terme grecque « Métonia », changement de direction,  changement de cible, transformation de la vie. Devant l’imminence du Royaume des Cieux, la voix de Jean Le Baptiste se fait l’écho de celle dont, déjà en son temps le prophète Isaïe avait parlé, à savoir : « la voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». C’est la voix du précurseur, c’est la voix de l’éclaireur. Et c’est la voix de tous les chrétiens en ce temps de l’Avent, dans ce monde où nous vivons l’Eglise, notre Eglise n’a plus besoin de faire nombre, mais de faire signe. Et ce signe n’est possible que dans le renouvellement de la vie, dans la cohérence entre l’être et la vie, dans la connivence entre le dire et le faire chrétien. Comme le disait si bien le Pape Saint Paul VI « notre monde a plus besoin de témoin que de maîtres, et lorsqu’ils suivent les maîtres c’est parce qu’ils sont devenus des témoins ». Le chemin de l’Avent est le chemin de conversion, le chemin du témoignage. L’insolence et l’exigence de Jean le Précurseur ne poursuit qu’un seul but : guérir le mal à la racine. Produisez donc un fruit digne de conversion. Il faut un travail de façonnement de soi, de renouvellement, de remodelage de notre identité de chrétien. Et cela demande de nous départir de nos acquis centenaires, de notre foi par tradition, de nos privilèges et nos égos. Nous avons entendu dans l’Evangile : « N’allez pas dire en vous-mêmes. Nous avons pour Père Abraham, car je vous dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham ».

En ce sens, nous trouvons que Jean Le Baptiste, juif et essénien, est cohérent avec lui-même, ; nous avons appris qu’il vivait ce qu’il prêchait. Il était dans le désert vivant dans la sobriété et l’ascétisme : « ….. portait un vêtement de poils de chameau et une ceinture de cuir, il avait pour seule nourriture des sauterelles et du miel sauvage » : « Produisez donc des fruits dignes de votre conversion (….) tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu ».

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, c’est aujourd’hui, l’heure, l’heure est venue pour nous à travers ce temps de l’Avent, d’investir des chantiers  de la foi, de l’espérance et de la charité. Dieu seul sait à quel point nous sommes en panne de ces investissements. Ce temps de l’Avent nous est donné, Chers Frères et Sœurs, pour produire des fruits dans ce sens, pour renouveler nos vies, nos cœurs et notre monde. 

Car Celui qui vient est plus grand que nous. Il nous baptisera du feu et de l’Esprit, Il viendra pour nous juger. C’est maintenant…. C’est le moment… Comme disait Mgr CARRY « travaillons, travaillons, nous avons l’éternité pour nous reposer ».

Travaillons pour le renouvellement de notre vie, 

Travaillons pour le renouvellement de la face du monde,

Travaillons pour le renouvellement de la face de l’Eglise 

Car le Seigneur est proche et doit nous trouver prêts.

3ème Dimanche de l’Avent

PREMIÈRE LECTURE

« Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le désert et la terre de la soif,
qu’ils se réjouissent !
Le pays aride, qu’il exulte
et fleurisse comme la rose,
    qu’il se couvre de fleurs des champs,
qu’il exulte et crie de joie !
La gloire du Liban lui est donnée,
la splendeur du Carmel et du Sarone.
On verra la gloire du Seigneur,
la splendeur de notre Dieu.
    Fortifiez les mains défaillantes,
affermissez les genoux qui fléchissent,
    dites aux gens qui s’affolent :
« Soyez forts, ne craignez pas.
Voici votre Dieu :
c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.
Il vient lui-même et va vous sauver. »
    Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
et s’ouvriront les oreilles des sourds.
    Alors le boiteux bondira comme un cerf,
et la bouche du muet criera de joie.
    Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,
ils entrent dans Sion avec des cris de fête,
couronnés de l’éternelle joie.
Allégresse et joie les rejoindront,
douleur et plainte s’enfuient.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)

R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !
ou : Alléluia !
 (cf. Is 35, 4)

Le Seigneur fait justice aux opprimés,
aux affamés, il donne le pain,
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes.

Le Seigneur protège l’étranger,
il soutient la veuve et l’orphelin.
D’âge en âge, le Seigneur régnera.

DEUXIÈME LECTURE

« Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Frères,
en attendant la venue du Seigneur,
prenez patience.
Voyez le cultivateur :
il attend les fruits précieux de la terre avec patience,
jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.
    Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme
car la venue du Seigneur est proche.
    Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,
ainsi vous ne serez pas jugés.
Voyez : le Juge est à notre porte.
    Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience
les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi :
il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia. (cf. Is 61, 1)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,
des œuvres réalisées par le Christ.
Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :
    « Es-tu celui qui doit venir,
ou devons-nous en attendre un autre ? »
    Jésus leur répondit :
« Allez annoncer à Jean
ce que vous entendez et voyez :
Les aveugles retrouvent la vue,
et les boiteux marchent,
les lépreux sont purifiés,
et les sourds entendent,
les morts ressuscitent,
et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
    Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »

    Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,
Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :
« Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?
un roseau agité par le vent ?
    Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?
un homme habillé de façon raffinée ?
Mais ceux qui portent de tels vêtements
vivent dans les palais des rois.
    Alors, qu’êtes-vous allés voir ?
un prophète ?
Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.
    C’est de lui qu’il est écrit :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour préparer le chemin devant toi.

    Amen, je vous le dis :
Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

2ème Dimanche de l’Avent Année A

PREMIÈRE LECTURE

« Il jugera les petits avec justice » (Is 11, 1-10)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    En ce jour-là,
    un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David,
un rejeton jaillira de ses racines.
    Sur lui reposera l’esprit du Seigneur :
esprit de sagesse et de discernement,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
    – qui lui inspirera la crainte du Seigneur.
Il ne jugera pas sur l’apparence ;
il ne se prononcera pas sur des rumeurs.
    Il jugera les petits avec justice ;
avec droiture, il se prononcera
en faveur des humbles du pays.
Du bâton de sa parole, il frappera le pays ;
du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.
    La justice est la ceinture de ses hanches ;
la fidélité est la ceinture de ses reins.

    Le loup habitera avec l’agneau,
le léopard se couchera près du chevreau,
le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
un petit garçon les conduira.
    La vache et l’ourse auront même pâture,
leurs petits auront même gîte.
Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.
    Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ;
sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.
    Il n’y aura plus de mal ni de corruption
sur toute ma montagne sainte ;
car la connaissance du Seigneur remplira le pays
comme les eaux recouvrent le fond de la mer.

    Ce jour-là, la racine de Jessé
sera dressée comme un étendard pour les peuples,
les nations la chercheront,
et la gloire sera sa demeure.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 12-13, 17)

R/ En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des temps.
 (cf. Ps 71, 7)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

DEUXIÈME LECTURE

Le Christ sauve tous les hommes (Rm 15, 4-9)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    tout ce qui a été écrit à l’avance dans les livres saints
l’a été pour nous instruire,
afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures,
nous ayons l’espérance.
    Que le Dieu de la persévérance et du réconfort
vous donne d’être d’accord les uns avec les autres
selon le Christ Jésus.
    Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix,
vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.

    Accueillez-vous donc les uns les autres,
comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.
    Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs,
en raison de la fidélité de Dieu,
pour réaliser les promesses faites à nos pères ;
    quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde
qu’elles rendent gloire à Dieu,
comme le dit l’Écriture :
C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations,
je chanterai ton nom.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1-12)

Alléluia. Alléluia. 
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers :
tout être vivant verra le salut de Dieu.
Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ces jours-là,
paraît Jean le Baptiste,
qui proclame dans le désert de Judée :
    « Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »
    Jean est celui que désignait la parole
prononcée par le prophète Isaïe :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.

    Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,
et une ceinture de cuir autour des reins ;
il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.
    Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain
se rendaient auprès de lui,
    et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain
en reconnaissant leurs péchés.
    Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens
se présenter à son baptême,
il leur dit :
« Engeance de vipères !
Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
    Produisez donc un fruit digne de la conversion.
    N’allez pas dire en vous-mêmes :
‘Nous avons Abraham pour père’ ;
car, je vous le dis :
des pierres que voici,
Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
    Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :
tout arbre qui ne produit pas de bons fruits
va être coupé et jeté au feu.

    Moi, je vous baptise dans l’eau,
en vue de la conversion.
Mais celui qui vient derrière moi
est plus fort que moi,
et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient dans sa main la pelle à vanner,
il va nettoyer son aire à battre le blé,
et il amassera son grain dans le grenier ;
quant à la paille,
il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.