30ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Le Seigneur est un juge
qui se montre impartial envers les personnes.
    Il ne défavorise pas le pauvre,
il écoute la prière de l’opprimé.
    Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,
ni la plainte répétée de la veuve.
    Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,
sa supplication parviendra jusqu’au ciel.
    La prière du pauvre traverse les nuées ;
tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.
Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,
    ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)

R/ Un pauvre crie ;
le Seigneur entend.
 (Ps 33, 7a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

DEUXIÈME LECTURE

« Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    je suis déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
    J’ai mené le bon combat,
j’ai achevé ma course,
j’ai gardé la foi.
    Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :
le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,
et non seulement à moi,
mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour
sa Manifestation glorieuse.
    La première fois que j’ai présenté ma défense,
personne ne m’a soutenu :
tous m’ont abandonné.
Que cela ne soit pas retenu contre eux.
    Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Il m’a rempli de force
pour que, par moi,
la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout
et que toutes les nations l’entendent.
J’ai été arraché à la gueule du lion ;
    le Seigneur m’arrachera encore
à tout ce qu’on fait pour me nuire.
Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.
À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)

Alléluia. Alléluia. 
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
    « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
    Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
    Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
    Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
    Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

29ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, la  liturgie de ce 29ème dimanche du temps ordinaire est traversée par la thématique de la prière.
Dans la première lecture du Livre de l’Exode, Moïse l’a choisie comme une arme puissante pour soutenir Josué et les combattants du peuple d’Israël attaqués par les amalécites. 

Nous sommes attentifs à cette phrase : « quand Moïse tenait la main levée, Israël était fort » ; la gestuelle de la prière est sans doute celle de la « main levée » ; elle se manifeste  lorsqu’on implore , demande, prie son Dieu. 

Mais dans notre culture, il y a une expression française qui dit qu’il ne faut pas baisser les mains, pour signifier qu’il faut tenir bon. Et je vois que cette expression s’apparente bien à ce qu’à fait Moïse : Moïse a levé les mains dans la prière pour soutenir son peuple dans le combat. 

Quelle est ton arme face aux détresses, aux souffrances, aux angoisses, à la maladie, aux deuils, à  tous ces combats pour la vie, que tu es entrain de vivre chaque jour ? Es-tu capable, comme Moïse, de trouver dans la prière, dans ta prière,  dans celle des autres  le réconfort tant cherché ?  car comme nous l’avons entendu, quand il était fatigué Moïse s’est fait aider par Aaron et Hour. Au lieu de t’enliser dans les plaintes, les jérémiades, de trouver la prophylaxie, la thérapie de nos maux dans les somnifères, les calmants, l’alcool et j’en passe…. une seule médecine nous est proposée en ce jour, c’est le contact avec notre Dieu et ce dans une supplication ardente.
Moïse a levé les mains tant qu’il a pu, après il s’est doté d’une aide précieuse Aaron et Hour qui l’ont soutenu dans ses détresses jusqu’à la victoire finale. Cette attitude s’apparente à juste titre à celle de la veuve importune qui réclamait justice auprès d’un juge, qui ne respectait ni Dieu, ni les hommes. Dans les deux cas, c’est à force de patience, à force de persévérance que leur requête a abouti. Rien dans le monde, rien dans ce monde ne se fait sans effort et sans persévérance.

Dans notre société, totalement connectée, où le monde est devenu souvent un village planétaire, où le virtuel tend à supplanter la réalité, surtout au milieu de la jeunesse,  où la télé réalité gouverne sur la réalité, les vertus de patience, les vertus de persévérance perdent leur crédit. On veut tout avoir en un temps record. Et cette attitude, peut malheureusement être une menace pour notre foi, notre relation avec Dieu. On peut être tenté d’informatiser, de télécharger notre foi et c’est ce qui génère et produit découragement, impatience, instabilité, infidélité dans notre vie de foi.

Prions le Seigneur pour qu’il nous donne la grâce de ne jamais baisser les bras devant les combats que nous vivons, qu’il nous donne la grâce de les lever aussi longtemps que durent nos combats et apparaîtraient nos victoires.

28ème dimanche du temps ordinaire

Homélie du Père Chris Goma

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

Les textes de la  liturgie du 28ème dimanche du temps ordinaire contiennent un faisceau d’enseignement. Ils recèlent trois dénominateurs communs :

  1. Il s’agit bien de la guérison de lépreux. (dans la première lecture, on l’appelle Naäman, dans l’évangile ils sont au nombre de dix)
  2. Le lépreux qui est guéri est un étranger, un païen, c’est-à-dire étranger au peuple choisi, au peuple d’Israël. Dans la première lecture, Naäman, se trouve être Syrien et le lépreux qui ose rendre grâce dans l’évangile, est samaritain.

     3 . Parmi les lépreux guéris, certains font une démarche de gratitude.

 Cela dit : Pour entrer dans l’intelligence de ce texte  il nous faut commencer par situer dans le temps la condition du lépreux : La lèpre était une maladie à plusieurs incidences. Dieu guérit tout l’homme et tout homme.

  1. D’abord,le lépreux était meurtri dans sa chair, souffrance physique et démembrement étaient son lot quotidien, et comme tel il aspirait à la guérison physique.
  2. Dans l’imaginaire commun, la lèpre était une conséquence d’une infraction à la loi de Dieu, c’était un pécheur. En ce sens, il aspirait à la purification. C’est d’ailleurs ce mot qui est employé par Naäman le Syrien.
  3. Comme c’est une maladie contagieuse, le lépreux devait être assigné à résidence, exclu de la société, mis en quarantaine.

Les rares moments pendant lesquels il pouvait se déplacer, on lui mettait une clochette au cou et il criait « impur, impur » pour que les gens se dispersent et lui cèdent le passage.
Nous remarquons donc, avec ces descriptions,  que le lépreux aspirait à la guérison sociale, à une sorte de socialisation nouvelle, une intégration.
Ainsi, la condition du lépreux décrite littéralement nous invite à comprendre la nature et la valeur de sa guérison. Nous nous rendons bien  compte, à travers la guérison de ces lépreux que Dieu, en Jésus Christ, guérit tout homme et tout l’homme. Tout homme, parce que sa grâce ne fait exception de personne. Elle est portée vers les peuples étrangers, vers ce païen qui n’était pas du peuple juif. Il guérit tout l’homme, parce que c’est l’homme dans son intégralité : la santé physique, santé spirituelle (la purification), et la santé sociale (à travers la réhabilitation sociale, l’intégration, et la nouvelle socialisation). Ici, dans l’évangile, nous voyons le caractère déterminant de la figure du prêtre. Comme censeur, c’est à lui qu’incombait l’avis et la mission de déclencher la nouvelle socialisation pour le lépreux guéri.
Dans notre Société, la lèpre dont il est question peut s’apparenter aujourd’hui à des situations de pauvreté qui offusquent l’homme à tout point de vue : le chômage et la longue maladie avec leurs corollaires de souffrance physique et d’exclusion sociale. 

Notre mission, en tant que chrétiens est de soigner et de redonner une dignité dans un travail de réinsertion et d’intégration. L’autre lèpre est à point nommé notre appartenance fusionnelle à notre communauté , elle sape dangereusement l’unité du Corps du Christ qui est l’Eglise et génère : étroitesse d’esprit, exclusion, égoïsme, esprit de clocher… Elle a besoin d’être guérie par le baume suave et sacré de l’unité, de la fraternité, de l’humilité et de l’universalité que nous accueillons depuis notre baptême et si nous croyons que notre Dieu guérit l’homme et guérit tout l’homme, il nous faut passer à un autre palier : Il faut oser la rencontre.

Nos lépreux de l’Ecriture, ont été guéris parce qu’ils ont « osé la rencontre ». Ils ont brisé les tabous, les barrières qui les estampillaient, les barrières qui les cantonnaient dans leur situation d’exclus et les maintenaient en quarantaine. Ils ont déconstruit les murs qui les séparaient des autres hommes pour en faire des ponts. On ne peut pas guérir sans une démarche de foi, il nous faut pour ce faire, vivre, ce que le pape François appelait à si bon droit «une culture de la rencontre ». Elle suppose une déconstruction de notre imaginaire mental des relations avec autrui, cet imaginaire mental qui est truffé de préjugés, de réserves. 

La rencontre n’est pas facile, la rencontre n’est pas automatique, nous le voyons bien dans la première lecture, Naäman est parti vers le prophète  avec l’apparat relatif à son rang, à son nouveau vêtement de rechange, lingots d’or. Il croyait être reçu comme tel . Cependant le prophète n’avait pas daigné sortir pour le saluer. Il lui a demandé d’aller se laver au Jourdain se purifier ; ce qui a un peu offusqué  Naäman qui a voulu oser la rencontre sans se départir de ses préjugés et de ses acquis.
C’est comme nous aussi, comment déclencher la « culture de rencontre » dans les exclusions dont nous faisons montre s’il n’y a pas en nous une démarche d’humilité et d’accueil mutuel. La guérison sociale, l’intégration, n’est possible que dans l’humilité et dans l’estime mutuelle.
Naäman voulait tourner bride pour repartir, c’est un de ses gardes qui l’avait convaincu d’accepter de faire ce que le prophète lui demandait de faire (c’est ce que nous avons lu).
Pour terminer, nous avons à méditer sur l’attitude des lépreux de l’Evangile, notamment sur ceux qui sont revenus pour rendre grâce.  

Nous sommes malheureusement parfois proches de ces lépreux ingrats qui ne sont pas revenus pour rendre grâce. Ces neuf lépreux de l’Evangile, c’étaient des juifs, nous dirons  même «des ayant droit », qui ne vivaient que des droits et non des devoirs, ces enfants gâtés, qui ne se sentent jamais redevables vis à vis de quiconque. C’est le Samaritain, cet étranger qui fait la démarche de gratitude.
Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, demandons au Seigneur la grâce de nous dérober de la culture de la réclame, des jérémiades et de la contestation qui bouche dangereusement le chemin à l’action de grâce, à la reconnaissance et la gratitude. Dieu peut guérir tout homme et tout l’homme : OSONS LA RENCONTRE !

29ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
le peuple d’Israël marchait à travers le désert.
    Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
    Moïse dit alors à Josué :
« Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.
Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,
le bâton de Dieu à la main. »
    Josué fit ce que Moïse avait dit :
il mena le combat contre les Amalécites.
Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
    Quand Moïse tenait la main levée,
Israël était le plus fort.
Quand il la laissait retomber,
Amalec était le plus fort.
    Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;
on prit une pierre, on la plaça derrière lui,
et il s’assit dessus.
Aaron et Hour lui soutenaient les mains,
l’un d’un côté, l’autre de l’autre.
Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes
jusqu’au coucher du soleil.
    Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

R/ Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.
 (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser,
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.

DEUXIÈME LECTURE

« Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
     demeure ferme dans ce que tu as appris :
de cela tu as acquis la certitude,
sachant bien de qui tu l’as appris.
    Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :
elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,
en vue du salut par la foi
que nous avons en Jésus Christ.
    Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;
elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,
redresser, éduquer dans la justice ;
    grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,
équipé pour faire toute sorte de bien.

     Devant Dieu,
et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,
je t’en conjure,
au nom de sa Manifestation et de son Règne :
    proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,
dénonce le mal,
fais des reproches, encourage,
toujours avec patience et souci d’instruire.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)

Alléluia. Alléluia. 
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples une parabole
sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’
    Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
‘Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
    comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
    Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme,
quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Célébrations pour les défunts

Célébrons ensemble la Messe des Défunts le

samedi 2 novembre 2019 à 18h en l’église saint Pierre d’Avensan.

Vous pourrez également vous recueillir au cimetière, lors de la bénédiction

  • samedi 2 novembre
  • AVENSAN  17h
  • CANTENAC 17h
  • Lundi 4 novembre
  • BRACH 17h
  • MARGAUX 17h
  • mardi 5 novembre
  • LUDON  17h
  • LISTRAC  17h
  • mercredi 6 novembre
  • LABARDE 17h
  • SALAUNES 17h
  • jeudi 7 novembre
  • MOULIS 17h
  • ARSAC 17h
  • vendredi 8 novembre
  • CASTELNAU 17h
  • SOUSSANS 17h
  • Samedi 9 novembre
  • MACAU 17h
  • SAINTE HELENE 17h

Homélie de la fête de Notre Dame du Rosaire

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

La météo spirituelle des textes liturgique de ce dimanche affiche une température mariale. Cela va sans dire, le mois dans lequel nous sommes, le mois d’octobre, semble l’insinuer. Aujourd’hui, nous fêtons, selon la tradition de ce bourg et selon la paroisse, la messe anticipée du très saint Rosaire
Dans la lecture des Actes des apôtres, on nous présente Marie, partenaire, accompagnante de cette frange des disciples du Seigneur, orphelins de leur maître, prémices de ce que sera l’Église le jour de la Pentecôte. Ce n’est pas une présence accidentelle, mais bien plus la manifestation de sa fidélité à l’œuvre de son fils. Et cette fidélité est déjà présente en Marie depuis le jour de l’annonciation.

Dans l’Evangile nous est relaté le récit de l’annonciation de la Vierge Marie. Et nous allons prêter notre attention sur une qualité importante de la Vierge,Marie, à savoir sa disponibilité, sa foi.
Si l’on peut dire, d’une manière prosaïque, que le mérite de Marie ne se situe pas dans le fait de porter une grossesse et de donner la vie à un homme. Cela va sans dire, c’était une jeune fille, nous l’avons entendu dans l’Evangile, et elle était accordée en mariage à un homme de la maison de David appelé Joseph. Cela veut dire que, lorsque Dieu s’invite dans la vie de Marie, cette dernière n’était pas libre, mais engagée, occupée dans une relation amoureuse. Va-t-on dire que Dieu vient semer le désordre ? Pas sûr :il vient solliciter sa liberté, il la convie à faire la place, à lâcher prise devant la volonté souveraine de Dieu. Marie est appelée à éclater son cœur à la dimension universelle, être la mère du Seigneur de l’univers. Nous avons entendu : « tu vas concevoir et enfanter un fils ». Un projet, chers frères et sœurs,  qui tranche d’emblée avec son intérêt particulier, son projet matrimonial avec Joseph et qui embrasse l’intérêt général, à savoir : la maternité universelle. Cela n’a été possible que parce que Marie a manifesté sa foi et s’est rendue disponible : « voici la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole ».
L’attitude de Marie a quelque chose d’important à nous enseigner. Dans nos sociétés marchandes, la gratuité, le bénévolat, la disposition pour les autres se trouvent raréfiés. 

Dans nos vies compartimentées, remplies et saturées d’engagements professionnels, de problèmes de famille, des loisirs et de vacances, puissions-nous demander à Dieu, par Marie, la grâce de lire ce panneau de signalisation : »CEDEZ LE PASSAGE A DIEU » ? Savons-nous trouver du temps pour la prière, la méditation de la Parole, le ressourcement spirituel à travers les retraites, l’engagement dans un service paroissial ? Surtout en ce début d’année pastorale : l’accompagnement des malades, l’aumônerie, le catéchuménat, le service des obsèques, la liturgie, et j’en passe ??

Dans les programmes de nos enfants et petits enfants empêtrés de loisirs, de danse et de sport, savons nous faire la place pour une proposition de la foi, à l’aumônerie et au catéchuménat ?

On ne peut faire la place, sans perdre quelque chose de nous-même, sans sacrifier notre égo, sans sacrifier notre intérêt particulier, sans s’effacer. C’est la question à se poser , à nous qui sommes déjà engagés dans l’Église : sommes-nous capables, comme Marie, dans la réalisation de notre mission Ecclésiale de savoir  nous effacer, éclater nos cœurs et nos vies à la dimension du monde, à la dimension d’un grand nombre dans la gratuité et la simplicité ? Ne sommes-nous pas malheureusement prisonniers de nous-mêmes, de nos intérêts personnels et particuliers ? La figure de Marie, aujourd’hui,  purifie et sanctifie l’horizon de notre don et de notre Service à la suite du Christ.
Dieu nous aime ! Il compte sur nous ! Il veut nous aider à faire la place, à lâcher prise, à l’accueillir dans la gratuité, l’effacement, la foi et la simplicité. Tout pour la Gloire de Dieu et le salut de nos frères.

Homélie du 26ème Dimanche du Temps Ordinaire

DIMANCHE DE RENTREE PASTORALE à Arsac

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

Les textes de la  liturgie que nous méditons aujourd’hui continuent sur la même thématique que ceux  de dimanche passé où il était question de la justice sociale, où il était question d’une pédagogie sur la richesse et l’argent. Comme dimanche dernier, nous retrouvons cette véhémence du prophète Amos vis à vis des riches de son temps, vis à vis des injustices sociales.


Le style que Amos prend est un style emphatique qui décrit l’écart croissant entre les riches et les pauvres. Le bien être est mesuré à l’aune de l’avoir, de la possession matérielle et nous voyons, dans les paroles d’Amos des accentuations particulières aux  réalités de nos pays du vin  lorsqu’il parle par exemple, comme nous l’avons entendu, de « boire le vin à même les amphores » ; je dirai : boire le vin à pleine carafe, à pleine barrique. Tout cela nous renseignait, plus ou moins, sur la manière dont les  contemporains de Amos étaient comblés et vivaient bien.


Pourtant la question que chacun de nous, entendant cette parole, peut se poser : 

  • Est-ce donc un procès contre les riches qui est fait dans ce texte ?
  • L’aspiration au bien-être, l’aspiration au bonheur n’est-elle pas l’horizon de toute vie ?

Amos, Chers Frères et Sœurs, ne veut certes pas blâmer la condition du Riche. Il met pourtant en garde contre la richesse qui produit des inégalités sociales, la richesse  qui fait accentuer l’indifférence, l’égoïsme, vis-à-vis des autres. La richesse qui nous cantonne à la sphère du terrestre et dans le monde de la consommation. Celle qui nous aveugle et nous bâillonne face à la  misère de notre humanité : son reproche au Riche est bien clair, nous l’avons entendu dans la première lecture : « qu’ils ne se retournent guère sur les désastres d’Israël ».


Combien sommes-nous encore, qui vivons en autarcie, prisonniers de nos avoirs, prisonniers de nos richesses ? 

Combien sommes-nous qui continuons à nous baigner dans ce que le Pape François appelait  à juste titre « la mondialisation de l’indifférence » . ? Nous qui sommes encore anesthésiés et avons les yeux bandés face aux appels incessants et pressants de la misère de notre monde et de notre environnement ?

Dans ce texte d’Amos, nous trouvons un dénominateur commun avec l’Evangile de ce jour. Le récit de Lazare nous secoue et nous atteint à l’effet sensationnaliste qui émeut quand nous entendons que: « c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher les plaies de Lazare». Les chiens accompliraient, comme on pourrait le dire, un acte chrétien et un acte profondément humain, ce sont les chiens qui ont prêté leur attention à Lazare qui gisait devant la porte du Riche, peut-on dire mieux, :ce sont les chiens qui ont prêté le plus d’attention à ce pauvre ?

La différence est tout à fait claire dans l’évangile ; l’homme riche avait même perdu son identité, vautré dans sa richesse, il était identifié par sa condition, c’est à dire qu’il était le riche, seul Lazare portait un nom  ; là aussi, ce qui est mis en valeur, c’est l’indifférence, l’autisme, la surdité spirituelle et l’aveuglement devant le pauvre Lazare qui gisait bien devant sa porte.

Peuple de Dieu ! Au début de cette année pastorale, ne ressemblons pas au Riche de la parabole, en bandant nos yeux face aux appels et aux besoins pastoraux qui réclament de notre part : engagement, investissement. Nous avons besoin de tout le monde, catéchumènes, catéchistes, responsables de l’aumônerie, choristes, liturgie,,,, Dieu nous appelle, Dieu nous interpelle à nous engager de plus en plus au service de nos communautés

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, la situation d’inégalité entre Lazare et le Riche s’est poursuivie jusqu’à la mort.  Nous avons entendu que le Riche était enterré et le pauvre  reçu dans le sein d’Abraham, le Père de la foi. La justice de Dieu a rectifié la situation. C’est aussi pour nous montrer, Chers Frères et Sœurs, que notre vie a un sens, notre vie est tournée vers l’horizon de Dieu.  Combien, dans notre monde actuel, devront se contenter d’être enterrés à leur mort sans vouloir recevoir la consolation du Père Céleste ?


La vraie richesse est celle d’arriver à voir Dieu.


Saint-Augustin le disait bien « tu nous as fait Seigneur et notre cœur est sans cesse inquiet tant qu’il ne repose en toi » et ce qui nous manque à tous, c’est ce que Saint-Augustin dira aussi plus loin « passe par l’homme et tu arriveras à Dieu ».

Nous sommes tous détenteurs de quelques richesses spirituelles qui s’appellent dons et charismes pour le service de Dieu et de son Église, demandons, chers Frères et Sœurs au début de cette année pastorale,  la grâce du partage, la grâce du service. Que Dieu fasse tomber de nous la chape du replis sur nous- mêmes, du replis sur nos égos, sur nos acquis séculaires. Qu’Il nous donne la grâce de relever la tête pour voir les « Lazare » des temps modernes qui vont nous aider à trouver Dieu.

28ème Dimanche du Temps Ordinaire

Le lapin de droite représente le lépreux guéri qui revient vers Jésus en marchant arrière.

Il fait un « moonwalk », une figure de danse inventée par Etienne Ducroux et rendue populaire par Cab Calloway et Michael Jackson. Cette figure donne l’impression d’avancer, alors qu’on est physiquement  est en train de reculer.

Revenir sur ses pas n’est pas forcément revenir en arrière. Les disciples d’Emmaüs, lorsqu’ils reconnaissent Jésus ressuscité, reviennent sur leurs pas, mais avec un cœur nouveau. C’est également le cas pour le lépreux guéri ; il a changé. En revenant en arrière, il est en train d’avancer ; il fait la route inverse avec un cœur nouveau. Il glorifie Dieu « à pleine voix ». Le psaume 141,2 dit « A pleine voix, je crie vers le Seigneur ! A pleine voix, je supplie le Seigneur ». Et au verset 5 : « A pleine voix je crie vers le Seigneur ; il me répond de sa montagne sainte ».

Et moi, est-ce que je mets la même intensité dans la demande que dans la louange ?

Ai-je déjà fait un chemin de retour avec un cœur nouveau ? A quelle occasion ?

28ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE

« Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours-là,
le général syrien Naaman, qui était lépreux,
    descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,
pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;
alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :
il était purifié !
    Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;
il entra, se présenta devant lui et déclara :
« Désormais, je le sais :
il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !
Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »
    Mais Élisée répondit :
« Par la vie du Seigneur que je sers,
je n’accepterai rien. »
Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.
    Naaman dit alors :
« Puisque c’est ainsi,
permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays
autant que deux mulets peuvent en transporter,
car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice
à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)

R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations.
 (Ps 97, 2)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

DEUXIÈME LECTURE

« Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,
    souviens-toi de Jésus Christ,
ressuscité d’entre les morts,
le descendant de David :
voilà mon évangile.
    C’est pour lui que j’endure la souffrance,
jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.
Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
    C’est pourquoi je supporte tout
pour ceux que Dieu a choisis,
afin qu’ils obtiennent, eux aussi,
le salut qui est dans le Christ Jésus,
avec la gloire éternelle.

    Voici une parole digne de foi :
Si nous sommes morts avec lui,
avec lui nous vivrons.
    Si nous supportons l’épreuve,
avec lui nous régnerons.
Si nous le rejetons,
lui aussi nous rejettera.
    Si nous manquons de foi,
lui reste fidèle à sa parole,
car il ne peut se rejeter lui-même.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Alléluia. Alléluia. 
Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard
dans le Christ Jésus.
Alléluia. (1 Th 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
    Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
    et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
    À cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.

    L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
    Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
    Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
    Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.