Qu’est ce qu’une Equipe d’Animation Pastorale (selon les statuts synodaux)?

Diocèse de Bordeaux

L’Equipe

d’Animation

Pastorale

(Novembre 1997)

3/ Une équipe d’animation pastorale assure la continuité de l’action pastorale. Cette équipe agit en coresponsabilité avec le curé ou le prêtre responsable du secteur. Celui-ci préside l’équipe d’animation pastorale. Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq) nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur, après avis du conseil pastoral. L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal. Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches, veille à leur exécution. En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune.

Statuts synodaux, 26 mai 1996, pages 18-19

1

L’équipe d’animation pastorale

et sa mission

Elle est composée de personnes qui participent avec le curé responsable de secteur

à la conduite de l’action pastorale.

L’équipe d’animation pastorale répartit les diverses tâches et veille à leur exécution :

Elle a souci de mettre en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire.

Elle invite chacun à jouer son rôle en vertu de son charisme et de son ministère.

Elle veille à ce que charisme baptismal et ministère ordonné soient vécus dans leur complémentarité au bénéfice de la communion entre tous.

Elle aide à l’action avec tous ceux qui sont durement marqués dans leurs conditions de vie.

Elle soutient tous ceux qui oeuvrent à la pastorale des jeunes.

Elle veille à ce que l’accueil soit vécu « dans une perspective résolue et sereine d’évangélisation » lors des différentes demandes adressées à l’Eglise.

 

« L’équipe d’animation pastorale est responsable devant le vicaire épiscopal.»

 

« La cohésion de l’équipe d’animation pastorale est assurée par la confiance mutuelle, les échanges réguliers et la prière commune. » (Statuts synodaux p. 19)

2

Au service du projet diocésain d’évangélisation une équipe d’animation pastorale.

Le projet diocésain d’évangélisation nous propose cinq grandes orientations. Deux mots servent de points d’appui pour inscrire dans la réalité ce projet missionnaire : proximité et coresponsabilité.

Une mise en oeuvre de la coresponsabilité :

« Comme nous l’avons mieux appris dans l’expérience du Synode, la coresponsabilité entre les baptisés est l’expression nécessaire de la diversité et de la complémentarité des dons de l’Esprit-Saint aux membres de l’Eglise. « Le même et unique Esprit est le principe dynamique de la variété et de l’unité dans l’Eglise et de l’Eglise… ». Le Synode des évêques de 1987 a fortement relevé que seule la coresponsabilité de tous les baptisés pouvait porter à la lumière la « communion » des hommes avec Dieu et des hommes entre eux, communion constitutive de l’Eglise (II Concile du Vatican, Constitution « Lumen Gentium », 1)… La coresponsabilité ne peut pas être toujours réduite à la simple « aide apportée au prêtre par les laïcs » (cf. Canon 519). Il faut bien plutôt parler, chaque fois qu’elle est possible, d’une « coopération » (cf. Canon 129). » (Statuts synodaux p 6)

Cette coopération révèle la responsabilité de tous dans la Mission; l’Eglise est vécue de manière plus synodale comme peuple convoqué par Dieu, un peuple de frères et de soeurs, une Eglise au sein de laquelle chacun peut et doit compter sur l’autre.

« Tout vient du Christ », c’est ce que signifie le ministère ordonné. « Nul n’est le Christ » à lui seul, c’est ce que manifeste la collaboration pastorale. L’équipe d’animation pastorale, en portant une part de la responsabilité de l’animation ecclésiale, est donc une figure importante de la collaboration entre baptisés.

Une mise en oeuvre de la proximité

L’équipe d’animation pastorale a la charge de mettre en œuvre une pastorale de proximité.

« La « proximité » à laquelle les disciples du Christ se sentent appelés leur vient de leur Seigneur, Dieu fait homme, Fils éternel qui s’est rendu « semblable en tout aux hommes », hormis le péché. La « proximité » est attachée à l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jean I, 14)…. Voilà pourquoi Jésus affectionne tout spécialement « celui qui s’est montré le prochain » de son frère. Il définit ainsi le véritable disciple (Luc 10, 36). » (Statuts synodaux p. 9)

L’équipe d’animation pastorale cherche à agir pour une présence de l’Eglise au plus près de la vie concrète des personnes. Elle suscite des témoins et des acteurs d’une Eglise qui se veut à la fois repérable et proche des personnes sur le terrain.

« L’équipe d’animation pastorale est en relation constante avec les relais pastoraux pour les stimuler et les aider dans leur tâche. » (Statuts synodaux p. 18) Elle permet ainsi l’existence d’un véritable tissu ecclésial en prenant en compte ce que vivent les personnes que cherchent à rejoindre les « relais ».

3

Les membres

des équipes d’animation pastorale

La charge de membre de l’équipe d’animation pastorale est un office ecclésial confié par l’Evêque ( cf. Statuts synodaux p. 19). Ainsi l’autorité qui nomme chacun des membres de l’équipe est l’Evêque diocésain. La stabilité de cet office est fondée sur le droit diocésain. Une lettre de mission définit cet office et son application.

Comme pour tous ceux qui reçoivent mission de participer à l’action pastorale de l’Eglise, il faudra à chacun de ses membres:

– une expérience de la mission et le sens de l’Eglise,

– un esprit d’ouverture et une vision d’ensemble,

– être capable d’écouter et d’encourager,

– faire confiance et avoir le sens du respect des autres,

– accepter de se former pour relire l’action menée et progresser dans la pratique du discernement pastoral,

– savoir collaborer et susciter les responsabilités.

rendre compte de la mission

Lorsqu’il y a, dans le secteur, plusieurs prêtres ou diacres, il convient, avec l’aide du doyen, d’apprécier dans chaque cas ce qui constitue pour eux la meilleure manière de participer habituellement au travail de l’équipe.

Les membres de cette équipe, prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs, veilleront à agir en commun.

Mode de désignation

– « Celle-ci est constituée par un petit groupe de personnes (quatre ou cinq)

– nommées par le vicaire épiscopal de la zone sur proposition du curé ou du prêtre responsable du secteur,

– après avis du conseil pastoral.

– Lorsqu’un nouveau curé du secteur ou un nouveau prêtre responsable du secteur est nommé, la composition de l’équipe d’animation pastorale peut être modifiée dans l’année qui suit…

– En cas de nécessité, l’équipe d’animation pastorale entre en contact avec le doyen ou le vicaire épiscopal. » (Statuts synodaux p. 18-19)

– La désignation de ses membres interviendra après que le conseil pastoral de secteur aura déterminé les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur.

Durée du mandat

« Tous les offices et toutes les charges confiés dans le diocèse ont une durée de trois ans, renouvelable une fois. » (Statuts synodaux p. 31)

4

L’équipe d’animation pastorale

et l’autorité du responsable de secteur

L’évêque diocésain, les prêtres et les diacres représentent sacramentellement le Christ, et attestent avec autorité l’action diversifiée de l’Esprit Saint ; c’est la charge pastorale au sens strict, c’est-à-dire propre aux pasteurs.

L’équipe d’animation pastorale met en valeur la coresponsabilité dans la tâche missionnaire. Elle suppose que chacun joue son rôle en vertu de ses charismes et de son ministère. Elle agira de telle façon qu’elle mette en valeur la tâche originale du responsable de secteur. Celui-ci accomplit sa mission sacramentelle de représentant du Christ en favorisant la communion, en interpellant ses frères au nom de l’Evangile.

Elaborées en commun au sein du conseil pastoral de secteur, mises en œuvre avec l’équipe d’animation pastorale les décisions pastorales sont prises par le responsable de secteur

Ainsi se traduit l’originalité de l’Eglise dont la vie et les structures ne sont pas régies exclusivement par les règles de la vie associative.

5

Le conseil pastoral de secteur

et l’équipe d’animation pastorale

« Les orientations élaborées par le conseil pastoral de secteur sont mises en œuvre grâce à l’action de cette équipe. » (Statuts synodaux p. 18)

L’équipe d’animation pastorale se distingue du Conseil pastoral de secteur. Celui-ci est une instance de concertation et d’orientation. Il permet que la communauté ecclésiale tienne conseil pour vérifier la conformité évangélique de sa vie et de son témoignage et pour prendre en compte localement le projet diocésain d’Evangélisation.

« Dans chaque secteur pastoral, en vue d’orienter l’action pastorale commune, un conseil pastoral est institué…. Le conseil pastoral de secteur détermine les choix et les orientations qu’il propose à l’ensemble du secteur et tout particulièrement à l’équipe d’animation pastorale. Le conseil pastoral de secteur cherche à éclairer les options qu’il prend par la prière et l’écoute mutuelle, par la connaissance du magistère de l’Eglise par l’information que peuvent apporter des « experts ». Lorsqu’elles sont en conformité avec l’esprit des orientations proposées par l’Eglise universelle et le diocèse, les orientations choisies par le conseil pastoral de secteur sont prioritaires dans le secteur. 

La participation de deux membres au moins de l’équipe d’animation pastorale au conseil pastoral de secteur est nécessaire.

« Le conseil pastoral de secteur évalue régulièrement l’action de l’équipe d’animation pastorale. » (Statuts synodaux p 18)

6

L’équipe d’animation pastorale

au service des communautés.

L’équipe d’animation pastorale a besoin d’être reconnue et reçue par les diverses communautés. Un travail nécessaire d’information est à développer. L’envoi en mission de l’équipe pourra être signifié au cours d’une célébration eucharistique du secteur.

La mission de l’équipe d’animation pastorale se développe et s’affermit dans les communautés paroissiales où la participation des laïcs est déjà vécue et la synodalité déjà effective. L’équipe d’animation pastorale sert pleinement la mission quand la responsabilité des laïcs pour « l’édification d’un monde habitable par tous » est reconnue et encouragée.

La réalisation de l’équipe d’animation pastorale implique des étapes. En effet, une réalisation progressive permet de mieux discerner les enjeux missionnaires auxquels la communauté est confrontée ainsi que les qualités des personnes pouvant constituer cette équipe.

A Bordeaux, le 17 octobre 1997

Cardinal Pierre Eyt

Archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas

« Il y va de l’essentiel des bénéfices du Synode diocésain que puisse s’instaurer dans le diocèse une méditation, à partir même de l’exemple de Jésus, sur l’exercice de l’autorité et du pouvoir de l’évêque et du prêtre notamment au sein des communautés et des conseils. Cette méditation apportera aussi des lumières aux laïcs concernant leur propre vocation et mission. Ainsi serait mieux éclairé ce que l’on doit attendre de l’autorité du pasteur et, corollairement, ce que l’on doit écarter des esprits comme non conforme à l’Evangile et à la pratique de l’Eglise catholique. « Parmi les qualités les plus indispensables pour le ministère des prêtres, il faut mentionner la disponibilité intérieure qui leur fait rechercher non pas leur propre volonté, mais la volonté de Celui qui les a envoyés » (II Concile du Vatican, Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 15). »

(Lettre pastorale à l’occasion de la promulgation des Statuts Synodaux, p 7-8)

Equipe d’Animation Pastorale (EAP) 2015 – 2018

Groupe de laïcs nommés par Mgr Ricard ayant pour mission d’assister et d’aider le curé du secteur, le Père Zambo, dans sa mission.
Les membres sont:
– Laurenty François chargé du patrimoine et des catéchumènes
– Vicente Evelyne chargée des associations et accompagnement des familles endeuillées
– De Rozieres Isabelle chargée de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes
– Jeudy Nicolas chargé de la Liturgie
– Vergnac Annick chargée des malades et des personnes âgées
– Lalanne-Tissé Sandrine chargée des enfants et de la catéchèse
– Goivier Jean-Gabriel chargé des jeunes et de l’aumônerie

Comprendre le fonctionnement d’une église paroissiale

Vous êtes curieux de comprendre le fonctionnement d’une paroisse?

Vous entendez parler d’EAP, de Conseil Pastoral, de Conseil Economique et vous vous dites: mais qu’est ce que c’est que ces trucs?

Le curé vous demande (si, si, ça arrive !) de faire partie d’un conseil et vous vous demandez: mais qu’est ce qu’il me demande, au juste?

Alors, n’hésitez plus, cliquez sur le lien ci-dessous: cet organigramme est pour vous !

organigramme CP margaux castelnau

Enseigner à adorer

Enseigner à adorer

Les chrétiens doivent apprendre la « prière d’adoration ». Et les pasteurs doivent avoir à cœur de former les fidèles à cette forme de prière fondamentale. C’est ce qu’a souligné le Pape François le lundi 5 février au cours de la Messe célébrée à Sainte-Marthe, à laquelle a participé un groupe de curés récemment nommés. S’adressant directement à eux, le Pape les a exhortés : « Enseignez au peuple à adorer en silence » parce qu’« ainsi ils apprennent dès maintenant ce que nous ferons tous là, quand par la grâce de Dieu nous arriverons au ciel ».

L’adoration comme objectif du « chemin » du croyant a été au centre de l’homélie de François, qui est parti de la première lecture du jour (1 R 8, 1-7.9-13), dans laquelle on raconte que le roi Salomon « convoqua son peuple pour monter vers les monts du Seigneur, vers la ville, vers le temple », portant en procession l’arche de l’alliance au Saint des Saints.

Sur ce chemin qui prévoyait un parcours de montée, fatigant – « le chemin facile est celui en plaine » a observé le Pape – le peuple emportait avec lui « son histoire, la mémoire de l’élection, la mémoire de la promesse et la mémoire de l’alliance ». Et avec ce poids de mémoire, il s’approchait du temple. Pas seulement : le peuple portant également « la nudité de l’alliance », c’est-à-dire simplement les « deux tables de pierre, nue, ainsi, comme elle avait été de Dieu ». C’était cela leur trésor : « l’alliance nue : je t’aime, tu m’aimes. Le premier commandement, aimer Dieu ; le deuxième, aimer son prochain. Nue, ainsi ».

Puis, « avec cette mémoire de l’élection, de la promesse de l’alliance, le peuple monte et fait monter l’Alliance. Arrivés en haut, « quand tous les anciens furent arrivés, ils enlevèrent l’arche, introduisirent l’arche dans le sanctuaire et il n’y avait plus rien dans l’arche si ce n’est les deux tables de pierre » ». Voilà la « nudité de l’alliance ». Et dans le passage biblique, on lit que « dès que les prêtres furent sortis, les nuages remplirent le temple du Seigneur ». C’était « la gloire du Seigneur » qui prenait demeure dans le temple. C’est à ce moment que le « peuple entra en adoration », passant « de la mémoire de l’adoration, faisant un chemin en montée ». Ainsi commença l’adoration « en silence ». Voilà le parcours accompli par les israélites : « des sacrifices qu’il faisait sur le chemin en montée, au silence, à l’humiliation de l’adoration ».

C’est précisément alors que le Pape a relié la parole de Dieu à la réalité actuelle des communautés chrétiennes : « Souvent, je pense que nous enseignons à notre peuple à adorer. Oui, nous lui enseignons à prier, à chanter, à louer Dieu, mais à adorer… ». La prière d’adoration, a-t-il dit, « nous anéantit sans nous anéantir : dans l’anéantissement de l’adoration elle nous confère noblesse et grandeur ».

Et on ne peut arriver à cette expérience dans laquelle est anticipée la vie au ciel qu’« en se souvenant d’avoir été élus, d’avoir dans le cœur une promesse qui nous pousse à aller avec l’alliance dans la main et dans le cœur ». Donc « toujours en chemin : un chemin difficile, un chemin en montée, mais en chemin vers l’adoration », vers ce moment où « les paroles disparaissent devant la gloire de Dieu : on ne peut pas parler, on ne sait pas quoi dire ».

Les seules paroles qui ressortent de ce passage de l’Écriture seront soulignées dans la liturgie du mardi 6 février, au cours de laquelle se poursuivra la lecture du passage du livre des Rois. En l’annonçant, le Pape a dit que le roi « Salomon n’ose dire que deux paroles, au milieu de l’adoration : « Écoute et pardonne », uniquement cela. On ne peut rien dire de plus. Adorer en silence avec toute une histoire derrière » et demander à Dieu « Écoute et pardonne ».

En concluant sa méditation, le Pape a ensuite suggéré : « Cela nous fera du bien, aujourd’hui, de prendre un peu de temps de prière » et au cours de celui-ci, de faire « mémoire de notre chemin, la mémoire des grâces reçues, la mémoire de l’élection, de la promesse, de l’alliance ». Un parcours intérieur dans lequel « chercher à s’élever, vers l’adoration et au milieu de l’adoration avec beaucoup d’humilité, dire uniquement cette petite prière : « Écoute et pardonne » ».

http://www.osservatoreromano.va/fr/news/enseigner-adorer

2ème Dimanche du Temps de Carême

Première lecture

Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit :
« Abraham ! »
Celui-ci
répondit :
« Me voici ! »
Dieu dit :
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,
va au pays de Moriah,
et là tu l’offriras en holocauste
sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;
puis il lia son fils Isaac
et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main
et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :
« Abraham ! Abraham ! »
Il répondit :
« Me voici ! »
L’ange lui dit :
« Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu :
tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier
retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier
et l’offrit en holocauste à la place de son fils.

Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara :
« Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :
parce que tu as fait cela,
parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
je te comblerai de bénédictions,
je rendrai ta descendance aussi nombreuse
que les étoiles du ciel
et que le sable au bord de la mer,
et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix,
toutes les nations de la terre
s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction
par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)

R/ Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.
(114, 9)

Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

Deuxième lecture

« Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
si Dieu est pour nous,
qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils,
mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il, avec lui,
ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ?
Le Christ Jésus est mort ;
bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu,
il intercède pour nous.

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)

Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.

De la nuée lumineuse,
la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
(cf. Mt 17, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole
et dit à Jésus :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

– Acclamons la Parole de Dieu.

2ème Dimanche du temps de carême

Détails
-C’est l’heure du jugement, Le démon continue, avec virulence, son œuvre d’accusation (d’où son pseudo ; « Akusator » accuse à tort… ou à raison). C’est l’avocat de l’accusation, habillé en rouge.
Il est agrippé à son pupitre, comme s’il n’était pas capable de changer d’idée. Il en a une et il la garde. Son doigt pointe le bas ; il n’est pas capable de voir le haut, le bon.
-De l’autre côté, il y a Dieu. Dieu qui ferme quelques fois les yeux sur notre péché pour ouvrir son regard et son cœur à la Miséricorde.
Dieu ne s’agrippe pas à son pupitre.
C’est également lui qui aura le dernier mot au jugement.  Là, il dit « STOP ! » Et il va trancher.
Questions
-As-tu déjà remarqué que chez les chrétiens, l’avocat de la défense (Jésus) est en même temps le juge ?
-Cette parole, de Romains 8,31 devrait être connue par cœur. Elle est puissante, et si vraie ! Nul ne peut rien arracher de la main du Père. Si nous sommes dans la main du Père, rien ni personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

1er dimanche de carême

PREMIÈRE LECTURE

Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)

Lecture du livre de la Genèse

Dieu dit à Noé et à ses fils :
« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,
avec votre descendance après vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :
les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,
tout ce qui est sorti de l’arche.
Oui, j’établis mon alliance avec vous :
aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,
il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
Dieu dit encore :
« Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,
pour les générations à jamais :
je mets mon arc au milieu des nuages,
pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,
et tous les êtres vivants :
les eaux ne se changeront plus en déluge
pour détruire tout être de chair. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)

R/ Tes chemins, Seigneur,
sont amour et vérité
pour qui garde ton alliance.
 (cf. 24, 10)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

DEUXIÈME LECTURE

Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
le Christ, lui aussi,
a souffert pour les péchés,
une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair,
mais vivifié dans l’Esprit.
C’est en lui qu’il est parti proclamer son message
aux esprits qui étaient en captivité.
Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,
au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
quand Noé construisit l’arche,
dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,
furent sauvées à travers l’eau.
C’était une figure du baptême
qui vous sauve maintenant :
le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,
mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite
et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
lui qui est à la droite de Dieu,
après s’en être allé au ciel,
lui à qui sont soumis les anges,
ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
 (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

1er dimanche de carême

Détails :

-Ca y est, c’est le carême ! Suivons Jésus qui a traversé le désert avant nous. Quarante jours de tentation (Il y en a même 365 jours par an, des jours de tentation). Ici, le démon tente Jésus ;

La bulle avec le calendrier signifie « 40 jours, c’est long. Tu n’y arriveras jamais ! »

La poële qui cuit l’œuf : « il va faire si chaud, tu ne pourras pas tenir !

Le scorpion : « il va y avoir des dangers, des monstres qui en veulent à ta vie »

La télé rayée : « Comment vas-tu tenir sans regarder la télé dans ce désert ? »

La nana rayée : « Tu n’auras personne à qui parler, personne ne sera là pour t’aimer, te parler »

L’église rayée : « Tu n’auras même pas d’endroit pour prier » (comme si une église était nécessaire)

La bouteille vide : « En plus, tu risques de crever de soif, et pas au bout du 40ème jour…. »

Bref, quel bavard, ce démon ! Pour lutter contre lui, rien de tel qu’une dose d’indifférence (regarde la forme du baluchon du lapin bleu) et une bon vieux morceau de sparadrap à mettre sur la bouche du diable qui susurre tout pour décourager.

 

Questions

-Comment vais-je étouffer cette voix du découragement ?

-Est-ce que j’y prête attention souvent ? Est-ce qu’elle me fait tomber ?

-Peut-être ai-je décidé bien précisément ce que je ferai durant ce carême… Qu’en pense Jésus ? Lui ai-je demandé son avis ?

 

5ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails et questions:

 

-Il nous arrive de chercher le Seigneur… en fermant les yeux… Si on regarde les attitudes des lapins, elles reflètent notre manière de chercher le Seigneur. De gauche à droite ;

-On marche en avant et on regarde en arrière. Refus de lâcher le passé.

-On crie vers Dieu mais on ferme les yeux pour ne pas voir en face ce qu’il demanderait…

-On est face à lui, avec une loupe à décortiquer les détails et on oublie l’essentiel (Lui)

-On est près de Lui (lapin du milieu) et on regarde ailleurs (distraction dans la prière)

-On est perdu dans les broussailles à se débattre. Qu’allons-nous le chercher dans les

broussailles ? (refus de sortir de nos empêtrements et entêtement)

-On cherche sous les pierres. C’est lourd, à soulever, toutes ces pierres ! (épuisement à

chercher dans de mauvais chemins ; occultisme, pseudo-révélations, faiseurs de miracles…)

-On le cherche dans le dialogue « Tu ne l’aurais pas vu, toi ? » et l’autre, avec la tête, fait signe que « non » (refus de témoigner des merveilles que Dieu a faites dans nos vies, et qui pourraient faire avancer l’autre)

 

-Et aussi, la croix est bien visible, mais on préfère chercher le Seigneur dans la gloire… Non ?