7ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails

 

-Le lapin bleu a un grand désir, il veut devenir saint. Il va dans un magasin d’auréoles (le dessin ne dit pas si elles sont payantes ou gratuites).

-Les auréoles sont diverses ; elles ont la forme de ce qu’elles représentent (un cœur pour l’amour, une colombe pour la paix, un sourire pour la joie, une toute petite pour l’humilité, une à 5 anneaux pour l’olympique (histoire de dire que la sainteté est universelle et que son acquisition n’est pas évidente).

-Et puis il y en a une « d’occasion », un peu tordue, dont l’état n’est pas si neuf que ça. Elle signifie qu’il ne faut pas se contenter de peu. Souhaiter une petite auréole un peu tordue, c’est ne pas se croire digne de l’amour de Dieu. C’est encore mettre une limite à son amour immense qui veut « infiniment plus que nous n’osions demander ou imaginer » (St Paul)

 

Questions

 

-Qui d’entre nous souhaite voir réussir son enfant ? Avoir mille et un projets pour lui ?

La réussite totale que Dieu a en vue pour nous, c’est que nous soyons unis en lui d’une manière définitive. Ainsi, nous serons saints. La sainteté, ce n’est pas d’être parfaits, mais de   participer à la perfection qu’est Dieu. C’est se recevoir de Lui.

-Si nous souhaitons la réussite de nos proches, croyons-nous vraiment que Dieu peut « réussir » avec nous ?

-Le lapin-Dieu (avec sa cravate jaune) nous demande « laquelle désirez-vous ? » parce que ce n’est pas lui qui va nous en imposer une. Et moi, quel est mon désir ?

-Est-ce que je vais penser à entrer dans son magasin chaque jour de cette semaine ?

6ème Dimanche du Temps Ordinaire

Détails
 
-Ce lapin indécis est juché sur un socle naturel qui ressemble à un gros tronc avec peu de feuilles, comme une souche qui est empêchée de se développer.
-Il est seul à devoir prendre sa décision.
-Dans son corps, tout est contradictoire ;
-Son corps est tourné vers la gauche et sa tête vers la droite.
-Il a un bras devant et un derrière.
-Une oreille tournée vers le haut et une autre vers le bas (= il entend deux conseils différents et lui, il est au milieu).
Questions
 
-Dire « Oui », et dire « Non » et le plus beau cadeau que Dieu a donné à chaque être humain. Ca veut dire que chaque être a la capacité de penser par lui-même, et de devenir lui-même.
-Est-ce que j’use de cette grâce comme d’un pouvoir sur les autres ?
-Est-ce que je suis un(e) éternel(le) indécis(e) ?
-Est-ce que j’attends que la réponse vienne de l’extérieur ?
-Dire oui ou non permet à l’autre de se situer vis-à-vis de moi car il sait ce que je pense. Sans cette parole de ma part, la relation peut-elle être vraie ?

Paroles du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 février 2017, 6° Dimanche du Temps Ordinaire, Année A

« Je vous le dis »
Jésus, la nouvelle norme.
« Vous avez appris… Eh bien ! moi, je vous dis… » C’est le changement qui est appelé à s’opérer dans l’esprit de ses auditeurs.
Le Christ est bien conscient que ceux qui l’écoutent disposent de nombreuses connaissances doctrinales ; toutefois, elles sont appelées à être améliorées. Rappelons-nous de cette phrase : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir » ( Mt 5, 17-20). 
En d’autres termes, nous sommes conviés à dépasser les préceptes anciens pour entrer dans la dynamique d’un monde nouveau. Tout cela se traduit par un renouvellement de nos façons de penser et d’agir. Nos communautés et nos familles sont invitées à aller au-delà des normes écrites par des humains. Il nous faut rejoindre la pensée de Dieu, celle qui voudrait faire de nous des frères et sœurs. « Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est  « non » dit Jésus.
N’est-ce pas temps de sortir de nos fourberies ?
Puisse la grâce de Dieu faire de nous, chrétiens, un peuple d’hommes et de femmes perpétuellement en quête du bien pour tous les humains quels qu’ils soient.