Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 30 octobre 2016, 31° dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Zachée et le sycomore

 Comme vous le savez, on désigne par « sycomore » des espèces d’arbres de la familles des figuiers et, par extension, des érables, en raison de leurs feuillages qui s’apparentent. En fonction de leurs tailles, ils sont plus ou moins accessibles pour grimper.

Dans l’évangile du jour, à coté de Jésus, nous avons Zachée comme personnage central.  Au sujet de ce Zachée, il nous est rapporté, en plus de sa fonction et de son pouvoir d’achat, un élément essentiel de son physique : «  homme de petite taille. » Homme riche mais de petite taille… qu’est ce que cela peut bien signifier pour nous ? La taille n’est pas proportionnelle à sa richesse. Ou encore, avoir beaucoup d’argent n’exempte pas de chercher Jésus. Zachée est conscient de ses limites physiques et prend les moyens pour  voir Jésus. Pour cela, il monte sur un « sycomore », autre élément essentiel de l’évangile qui fait le lien entre Jésus et Zachée. Que dire du « sycomore » dans ce contexte ? Il est le moyen dont ce sert Zachée qui pourrait bien renvoyer à tout ce qui nous aide à voir Jésus que nous cherchons tant. Le sycomore pourrait être l’image de l’Église qui nous porte et nous fait voir le Christ qui vient à notre rencontre ; Oui, le sycomore représente aussi toutes les personnes qui acceptent de nous porter, de nous accompagner sur les chemins de la Vérité et de la Vie.

Maintenant, la grande question est de savoir  si nous sommes conscients de nos limites surtout spirituelles.  Avons-nous repéré autour de nous « un sycomore » qui peut nous aider à voir Jésus, à sortir de nos multiples complexes ? En plus, pour ceux qui sont autour de moi, les « Zachée » d’aujourd’hui, suis-je à même d’être pour eux  un « sycomore » ? Comment reconnaître leurs efforts et les encourager, comme Jésus à Jéricho, à descendre très vite nous rejoindre dans nos églises ?

Seigneur, nous sommes tous des Zachée, après avoir vu nos petits efforts de monter sur des « sycomores », invite nous à descendre  prendre place avec toi à la table eucharistique.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 30° Dimanche du Temps Ordinaire, 23 octobre 2016, Année C

Le Pharisien et le Publicain
 Bien-aimés en Christ,
Grande est ma joie de vous offrir cette semaine notre centième numéro du « Vigneron ». Il faut le reconnaître, nous sommes passés par des chemins difficiles, jonchés d’embûches et parfois des découragements. Dieu merci, vous nous avez soutenu et espérons vous offrir le numéro 500 dans quelques années.
Dans le souci de retrouver l’esprit fondateur de cet hebdomadaire, je voudrais vous inviter à comprendre l’essentiel des textes de ce dimanche. « le Pharisien et le Publicain » est le titre que j’ai choisi. Il  illustre les clivages qui arrivent souvent, et  malheureusement, dans nos communautés chrétiennes. D’un côté, des pharisiens, ceux qui observent scrupuleusement la Loi de Moïse et se prétendent supérieurs aux autres, et de l’autre côté, les Publicains qui ont une mauvaise connaissance religieuse et parfois même aucune. Ces deux figures nous sont présentées pour extirper de nos vies chrétiennes les préjugés négatifs sur les autres membres de la communauté. Quelque soit notre pratique religieuse, nous devons respecter celle des autres et former ensemble l’unique corps du Christ qui est l’Église. En fait, qui sommes-nous véritablement ?
Puisse chacun de nous faire des efforts supplémentaires pour s’abaisser et se laisser élever par Notre unique Seigneur Jésus-Christ.
« Qui s’élève sera abaissé ;
 qui s’abaisse sera élevé ».
Père Yves Maurice ZAMBO

29ème Dimanche du Temps Ordinaire

Tic… Tac… Tic.. Tac.. Tic tac TicTacTicTacTicTac…

Mais quel est donc ce bruit Biblique ?

(cf. le lapin bleu de la semaine)

  

29ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année C

 

1ère Lecture : Exode 17,8-13

Psaume 120

2ème Lecture : 2 Timothée 3,14 – 4,2

Evangile : Luc 18,1-8

29ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails

 

–Ce lapin est sur un balancier de métronome. Le métronome est un instrument qui donne un signal pour mesurer le tempo (la vitesse) à laquelle doit être jouée une musique.

Ce genre de métronome a un balancier, et le cœur (sur le balancier) peut être règlé soit en haut, soit en bas. Plus le cœur est bas plus la vitesse du balancier est rapide.

Le balancier est gradué avec des termes de musique qui vont du plus lent au plus rapide (largo, lento, adagio, andante, moderato, vivace, presto…). Sur ce dessin, tout est rapide (grouillo, rapido, presto, magno) pourtant, le lapin n’a pas l’air trop secoué.

-Une couleur est commune ; le rouge. On le trouve pour la Bible, le cœur, et la langue du lapin. Les trois sont en harmonie. Proclamer laParole se fait avec le coeur

-Derrière le métronome, il y a une clé pour le remonter. Chacun de nous peut se demander quelle est la clé qui nous remonte pour proclamer la Parole de Dieu.

-Le côté du métronome est rouge dégradé bleu. Le bleu est la couleur froide, le rouge la couleur chaude. Proclamer la Parole à temps, quand ça va (rouge) et à contretemps quand ça ne va pas (bleu).

-Il y a aussi un dégradé sur toute la hauteur du dessin ; gris en bas et jaune-lumineux en haut. La tête du lapin est dans le jaune. Le lapin est dans la lumière quand il dit des choses de Dieu.

 

Questions

 

-Un contretemps, dans ma journée, c’est quelque chose que je n’ai pas prévu et qui m’embête.

-Un contretemps, dans la vie chrétienne, c’est quelque chose que je n’ai pas prévu mais qui peut me faire énormément grandir.

Quels sont les contre-temps qui m’ont fait grandir ? Pourquoi ?

Quels sont ceux qui m’ont fait chuter ? Pourquoi ?

28ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails

 
-Etre « Face contre terre » est une posture d’humilité. Quand Abraham reçoit Dieu chez lui, il se prosterne ainsi (Gn 17,3). Jésus lui-même adopte lors de son agonie (Mt 26,39)
-Sur ce dessin, il y a deux personnages qui n’en font qu’un : l’autruche et le lapin.
Plusieurs explications possibles :
L’autruche est le premier mouvement, le lapin le deuxième. Quand on agit et quand on parle, on le fait sans forcément toujours réfléchir, parce que nos sentiments prennent le dessus. Le deuxième mouvement vient de la raison ; on se pose des questions, on analyse.
Prenons un exemple : je suis dans la rue, il y a en face de moi une personne menaçante. J’agis par peur. Et seulement après je me dis « j’aurais pu, j’aurais du… »
Sur ce dessin, ces deux animaux représentent le mouvement spontané et la critique de ce mouvement. Je reprends un autre exemple : l’autruche, c’est le chrétien qui rend grâce à Dieu. Le lapin qui a les oreilles en forme de point d’interrogation se demande après coup s’il y a bien motif de rendre grâce à Dieu, si ce n’est pas un coup du hasard, finalement, ou si ce n’est pas dû à lui-même.

Questions

 
-Les questions qui se rapportent à cela, c’est :
Quand je rends grâce à Dieu, est-ce que je rends grâce, ou est-ce que je me regarde rendre grâce ?
Quand je prie, est-ce que je prie, ou est-ce que je me regarde prier ?
Quand je donne, est-ce que je donne, ou est-ce que je me regarde donner ?
Etc etc…
Bonne semaine avec ces questions, les amis !

27ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails

-Sur ce dessin, il n’y a pas le « bon lapin » et le « mauvais lapin » ; les deux sont bons. Différents mais bons. Les deux témoignent de leur foi. Celui de gauche est moins à l’aise, c’est sûr, mais il a le mérite de ne pas taire sa foi.

Questions

-Dans le catéchisme de l’Eglise catholique, au paragraphe 1270 il est écrit  « Devenus fils de Dieu par la régénération baptismale, les baptisés sont tenus de professer devant les hommes la foi que par l’Eglise ils ont reçue de Dieu » et de participer à l’activité apostolique et missionnaire du Peuple de Dieu.
-La foi, c’est un cadeau. La foi, je ne l’ai pas inventée. La foi me permet de vivre ma vie quotidienne autrement, plus dans la paix, la bienveillance, l’amour, la douceur (c’était la deuxième lecture de dimanche dernier : 1 Timothée 6,11)
-Si on a découvert un médicament miracle ou un raccourci, en général, on le propose à d’autres.
-Si on a découvert une recette succulente, on la fait profiter à d’autres.
-Si on a vu un film exceptionnel, on n’attend pas pour en parler à d’autres.
Et si on a découvert le Seigneur de Gloire, le Dieu si proche ? Le garder pour soi est criminel (le terme n’est pas trop fort, vu que le Seigneur peut sauver, relever, transformer). Ne pas parler de Dieu pour celui qui l’a découvert, ce serait « non assistance à personne en danger ».
-J’ai encore entendu cette semaine qu’un jeune ne voulait pas venir au caté parce que ses copains se moquaient de lui « Tu vas au caté ? C’est trop nul ». Pour certains, ça suffit à les décourager. Alors qui fera la balance pour l’aider à pencher de l’autre côté ? Chrétiens, soyons inventifs pour faire passer le message du Christ qui, entre parenthèses, est le PLUS BEAU DU MONDE !