26ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails

-Ce dessin est repris d’une icône de la Résurrection. Sur l’icône, Jésus est représenté par le lapin à droite : on le reconnaît aux plaies (lumineuses maintenant) laissées par les clous de sa Passion, ainsi qu’à la croix dessinée dans son auréole.
-Sur la vraie icône, il sort vainqueur du séjour des morts et il tient la main d’Adam symbole de l’humanité pour le tirer à la vie. Ici, Adam refuse la Vie et s’enfonce dans les ténèbres.
-Ce qui ressemble à des caisses sont en réalité des tombeaux.
-Sous les pieds de Jésus, ce sont les portes du séjour des morts qui sont cassées On note qu’elles ont un forme de croix…  C’est par sa croix que Jésus a tué la mort.

 

Questions

-Un riche est en proie aux tourments du séjour des morts. Ce riche demande à Abraham à ce que quelqu’un de chez les morts aille prévenir ses 5 frères vivants de changer de vie pour ne pas qu’ils finissent comme lui. Réponse d’Abraham : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus ».
On le constate bien ; Quelqu’un (et pas n’importe qui ; Jésus !) est ressuscité d’entre les morts, et beaucoup n’en sont pas convaincus.
-Et moi, qu’est-ce qui m’amène à reconnaître la vérité d’une proposition ou d’un fait ? (c’est la définition de « convaincre »).
-Me faut-il des preuves pour tout ? Y a-t’il des personnes qui sont plus convaincantes que d’autres avec moi ? Lesquelles et pourquoi ?
-Sur quoi repose ma conviction ? Qu’est-ce qui pourrait la faire tomber d’un coup ?
-Je trouve curieux le fait que quelque chose qui touche à la foi soit si facilement en question et que bien d’autres choses (dans une discussion, à la télé, sur les réseaux sociaux) sont si vite gobées sans esprit critique ni vérification. Comment me suis-je situé dans pareil cas la dernière fois ?

 

25ème Dimanche du Temps Ordinaire

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Détails
-Aujourd’hui, il n’y aura pas de détails sur le dessin à part le fait que quand on sert deux maîtres à la fois, il faut énormément d’énergie pour savoir ce qu’on doit à qui. Quand on donne sa vie à une seule personne, on ne se pose pas la question de ce qu’on donne, puisqu’on donne tout.
Questions
-En guise de réflexion, Saint Thomas d’Aquin soutient deux thèses ;
  1. L’argent est un moyen de relation (il n’est que cela), unintermédiaire entre les hommes qui permet de prendre conscience que nous appartenons à une société globale et que chacun a un rôle à jouer.
  2. Mais l’argent n’a cette fonction que si l’on reconnaît la « destination universelle des biens » (si Dieu confie les biens de la terre aux hommes, ce n’est pas pour que certains s’enrichissent sur le dos des autres mais pour que ces richesses soient partagées équitablement).
-Certains hommes diront « ceci est à moi donc c’est pour moi ».
-Les Marxistes diront « ceci est à tous donc c’est pour tous ».
-Les chrétiens devraient dire « Ceci est à moi donc c’est pour tous » (une partie seulement est pour moi).
Comment est-ce que je me situe sur la question, aujourd’hui ?
(Certains fragments de ce texte proviennent de l’encyclopédie Théo)

24ème Dimanche du temps ordinaire

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Détails

 -Ceux qui trouvent l’image blasphématoire, lisez donc la suite…

-L’Evangile raconte l’histoire de la brebis (la brebis, c’est moi, toi…) qui s’égare, et de Jésus qui se déplace lui-même pour aller la chercher. Le verset dessiné ici, c’est la suite de l’histoire.

-Si le lapin représente Jésus et la brebis me représente, moi, comment Jésus peut-il me mener droit au précipice ? La réponse est dans les couleurs.

-Le berger me mène des verts pâturages au Ciel. Il marche sur le vert en direction du bleu.

Pour moi, le bleu pourrait me faire peur parce qu’il n’y a plus de chemin palpable (il suffit de regarder l’expression du mouton).

Pour Jésus, il sait où il va.

Alors n’entendons pas la tonte (le dépouillement) comme quelque chose de négatif, mais plutôt comme quelque chose qui est en moi et que Dieu veut donner aux autres parce que moi, je ne pense pas à le faire, ou parce que je ne sais pas qu’il y a des choses en moi à donner aux autres.

 

Questions

-Sur ce dessin, on constate que les 4 pattes du mouton sont en forme de 4 cœurs. On constate aussi que les gouttes de sueur (ou d’effroi) du mouton sont aussi au nombre de 4 (comme les points cardinaux; nord, sud, est et ouest, qui vont dans toutes les directions).

-L’interprétation signifie que quand nous nous éloignons de Dieu, Il vient nous chercher sur nos chemins de traverse et nous prend tout entier, avec nos angoisses et notre bonté.

-Certains pensent (à tort) que pour que Dieu s’intéresse à eux, il faudrait d’abord faire toute les bêtises possibles, et ça le ferait se déplacer. Si je ne « sens  » rien, ça ne veut pas dire que Dieu est absent pour autant. Peut-être suis-je déjà sur ses épaules ?

Est-ce que j’appelle au téléphone celui (ou celle) que j’aime à chaque fois que je pense à lui pour le lui dire ? La nuit, il (elle) apprécierait à moitié…  Si je ne l’appelle pas, ça ne veut pas forcément dire que je ne pense pas à lui. Avec Dieu, c’est pareil; son amour sur nous ne s’arrête jamais, même si on ne l’entend pas toujours.

 

 

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 11 septembre 2016, 24° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Où es-tu mon trésor  ? Tu me manques  !
Voilà la question que se pose mon Dieu et ton Dieu aujourd’hui.
Les lectures de ce 24ème Dimanche nous font voir combien Dieu attend notre retour au bercail et Il est prêt à tout pardonner, Il est prêt à laisser tomber toutes nos dettes envers Lui.
N’est-ce pas Lui qui renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple à la nuque raide  ?  (Ex 32, 7-14).
Par trois paraboles racontées l’une après l’autre aux pharisiens et aux scribes (Lc 15,  1-32) , à moi et à toi aujourd’hui, Jésus nous montre combien il y a de la joie à retrouver ce qui était perdu. Avec le péché, nous sommes souvent dans la perdition ou dans l’errance loin de Dieu. Que veux-tu retrouver aujourd’hui  ? Figures-toi combien ça te manque et quelle serait ta joie de retrouver ce qui te manque  ! A fortiori la joie de Dieu quand Il retrouve la personne créée à son image.
Dans la première parabole de la brebis perdue, Dieu en abandonne 99 (qui n’ont pas besoin d’assistance particulière) pour aller chercher celle qui est perdue. Suis-je la brebis égarée ou une des 99 qui n’ont pas besoin d’assistance particulière  ?
Κύριε ἐλέησον = Kyrie eleison = Seigneur, prends pitié  !
Dans la parabole de la pièce perdue, Jésus conclut en affirmant qu’il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. Suis-un de ces pécheurs convertis ou suis-je encore dans l’errance  ?
Kyrie eleison  !
Dans la parabole de l’enfant prodigue ou du père miséricordieux, le premier enfant, sous prétexte de la liberté, prend la décision de se perdre. Le deuxième enfant, sensé rester fidèle, ne digère pas le retour de son frère  ? Le père cherche la cohabitation dans sa maison. Suis-je le premier enfant ou le second  ? Est-ce que je digère le retour de l’autre dans la famille chrétienne  ?
Kyrie eleison !
J’irais vers mon Père et lui dirais …
Sainte Marie mère de Dieu, apprends-nous à prier.

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 04 septembre 2016, 23° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? (Sg 9, 13-18)
Dans la prière du Pater Noster (Notre Père), nous disons chaque fois : « fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra » (Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel). C’est quelle volonté ? Et sur quelle terre ?
L’auteur du livre de de la Sagesse de ce 23ème Dimanche ne mâche pas les mots pour parler de notre condition mortelle : « Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. » Et pourtant, Dieu a voulu l’homme un peu moindre que Lui, le couronnant de tout honneur et de toute puissance (Ps8). Le revers de cette médaille c’est que l’homme, dans sa liberté, peut s’en servir pour son autodestruction physique et/ou spirituelle. Et bonjour les dégâts, le dégoût et le découragement ! Jésus nous invite à préférer son Dieu immortel, pour éviter que notre condition mortelle ne bascule au désespoir avec ses corollaires : abattement, anéantissement, accablement, lassitude, … C’est pour insister quand il nous dit encore : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Jésus nous répète d’une autre façon l’enseignement sur les béatitudes : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. » (Mt 5,3). Attention au feu rouge ici ! Il n’y a aucun mérite à être pauvre. La pauvreté ne garantit pas la spiritualité, non plus le salut ! Ce que Jésus enseigne, par contre, c’est de ne pas se fier à ses richesses. Quelle est la volonté de Dieu sur ma richesse aujourd’hui ? Par richesse entendons tout ce qui est matérialité, beauté et décor y compris.
Par rapport à ce qui est matérialité, suis-je au-dessus ou au-dessous, dominant ou dominé ?