Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 28 août 2016, 22° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Les lectures de ce Dimanche sont vraiment faciles à comprendre, deux mots seulement pour tout résumer  : abaisser et élever.

Voyez-moi comme c’est simple à retenir.
1ère lecture  : « Il faut t’abaisser  : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3,  17-18.20.28-29).
Refrain du Psaume : Béni soit le Seigneur  : il élève les humbles (Ps 67 (68),  4-5ac,  6-7ab,  10-11).
2ème lecture  : « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12,  18-19.22-24a.
Evangile :  « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14,  1.7-14)

Jésus nous donne en effet ce conseil plein de sagesse dans l’évangile de ce Dimanche  : «  Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire  :  «  Cède-lui ta place  »  ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.   Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira  : «  Mon ami, avance plus haut  », et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé  ; qui s’abaisse sera élevé.  »

Nous sommes invités aux noces de l’Agneau au Ciel, mais ça se vit déjà sur terre. Jésus nous a dit, ailleurs, dans les saintes écritures  : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé (Jn 15, 9-17) en aimant l’autre comme nous nous aimons. Sachant que nous sommes faibles et que nous n’arrivons pas à correspondre à ce que nous dit Jésus en matière d’amour désintéressé, nous devrions commencer chaque conversation en reconnaissant que nous sommes P.P.P (petits-pauvres-pécheurs).
Comme ça, nous nous éviterons d’envier les places des autres pour éviter le désagrément d’entendre chuchoter gentiment dans nos oreilles  : «  mon ami, cède la place à l’autre  », et plutôt attendre respectueusement nous entendre dire  : «  mon ami, avance plus haut  ».
Si telle est la condition de salut, qui sera sauvé  ?
Qui ne veut pas doubler les autres et rouler dans sa priorité  ?

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 21 août 2016, 21° dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Je ne sais pas d’où vous êtes  !
Et pourtant nous avons mangé et bu en ta présence  !
Eloignez-vous de moi vous qui commettez l’injustice  !
On dirait que Jésus n’est pas gentil aujourd’hui  !
C’est un dialogue non agréable à écouter, et pourtant c’est notre dossier à l’entrée dans le Royaume des cieux tant attendu.
Dieu nous aime tellement qu’il veut nous voir tous dans sa gloire.
Veuillez faire réservation de la place auprès du fournisseur agréé qui s’appelle charité.
Et là encore, faites attention à l’actualisation journalière de cette réservation auprès d’un certain Mathieu 25, 40 (tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petit, c’est à moi que vous l’avez fait).
Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, il y a des premiers qui seront derniers et des derniers qui seront premiers  ! Effectivement qui n’avance pas, recule.

Avancer dans la foi, c’est pratiquer la charité, écouter Jésus qui nous parle à travers divers événements de la vie, mêmes dans des circonstances malheureuses, Jésus nous parle et nous invite à la conversion.
De fait, devant la barre de vérité, au jour du jugement qui se prépare au quotidien, il ne sera plus question de dire « et pourtant nous avons mangé et bu en ta présence ». Changez vos cœurs et croyez à la bonne nouvelle, soignons la vie fraternelle sans condition.  Saint Paul nous dit  : Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit (1Co 13,1).
Le puissant logiciel pour la mise à jour de la foi et la charité c’est l’humilité. Est-ce que ça me manque encore  ?

Editorial du Père Jean Eudes NGENDAKUMANA, 14 août 2016, 20° Dimanche du Temps Ordinaire? Année C

 Jésus apporte-t-il la guerre ou la paix ?
Si oui, pourquoi et comment ? Si non, pourquoi et comment ?
En effet, nous lisons dans Lc 12, 49-53 :« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Je suis venu apporter le feu sur la terre, car désormais, cinq personnes de la même famille seront divisées ».
Après une méditation, prenant appui sur mon expérience personnelle, restant à l’écoute du Saint Esprit de Dieu, voici ma réponse à ces deux questions. Jésus est venu apporté la guerre de la guerre = la paix.
De fait, même en mathématique, deux négations donnent un résultat positif
(-) × (-) = (+). Et c’est le résultat qui compte.
Néanmoins, cette équation n’explique pas tout chez Jésus.
Jésus est venu apporter la haine de la haine = amour, longanimité, charité, entraide, compréhension.
Il est venu apporter la violence de la violence = tolérance, miséricorde, patience, réconciliation (à toi de jouer !).
Suivre le Christ, être son disciple, c’est opérer un choix, or choisir c’est séparer, scinder, fractionner, trier. Avec ce choix radical de suivre Jésus-Christ, avec ce choix de vivre dans le monde sans être du monde, c’est l’incendie dans le cœur jusqu’à la déchirure des tissus sociaux ; chacun a pour ennemi les gens de sa maison. Par contre, le chrétien doit aimer tout le monde, comme Dieu nous aime tous sans attendre que nous l’aimions. C’est le feu d’amour qui nous conduit au martyr ou à la mort comme Jésus.
Jésus nous dit chaque jour :
la paix soit avec vous. Son nom est la paix et nom la guerre.
Que Marie Mère de Dieu nous aide à comprendre qui est son Fils
et à opérer un choix radical, Amen.

Editorial du Père Jean Eudes Ngendakumana, 7 août 2016, 19° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Dans la Messe, après l’homélie, le prêtre invite l’assemblée à la profession de la foi :
« proclamons notre foi : je confesse à Dieu Tout Puissant, …  ».
T’arrive-t-il de te poser la question de savoir ce qu’est la foi et en quoi est-elle nécessaire  ?
« La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas » (He 11,1).
Mais, n’est-ce pas là une obscure-clarté ou un mot vide de sens pratique  ?
L’épître aux hébreux nous présente Abraham dans toutes ses démarches comme modèle de la foi.
Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu  ;
grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère  ;
grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle croyait que Dieu est fidèle à ses promesses  ; grâce à la foi, Abraham offrit Isaac en sacrifice.
Il croyait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts.
Par ailleurs, le Seigneur Jésus Christ nous invite à garder la foi, à veiller en attendant son retour (Lc 12, 32-40).
Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.
C’est la foi qui nous aide à rester en attente et à bien apprécier ce qui est important pour nous dans notre vie, car,
là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur, nous dit Jésus-Christ (Mt 6, 21).
La joie est un signe positif qui ne trompe pas dans ce discernement spirituel comme nous le trouvons dans «la joie de l’évangile»

Père Jean Eudes Ngendakumana, Prêtre remplaçant du Père Yves Maurice ZAMBO

François (Pape), Evangelii Gaudium, la joie de l’évangile, Rome, 24 novembre 2013, en ligne sur : http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html.