Message de Mgr RICARD suite à l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

Message aux communautés catholiques de Gironde

Ce mardi 26 juillet le P. HAMEL du diocèse de Rouen a été sauvagement assassiné en célébrant la messe ;  deux religieuses et deux laïcs ont été agressés avec violence ; l’un des otages est encore entre la vie et le mort.  Avec Mgr. Dominique LEBRUN « nous crions vers Dieu avec tous les hommes de bonne volonté. »

J’invite toutes les communautés du diocèse à se rassembler dans la prière au cours des messes qui seront célébrées dans les jours qui viennent et particulièrement dimanche prochain pour exprimer à Dieu notre détresse et notre prière pour que l’amour l’emporte sur la haine.

Répondons à l’appel de Mgr. Georges Pontier : « J’invite tous les Catholiques de France à une journée de jeûne et de prière pour notre pays et pour la paix dans le monde ce vendredi 29 Juillet. »

En communion avec Cracovie, des chemins de croix pourraient être organisés ce même jour ou suivi sur KTO en direct à 18h. 

En ces jours où la jeunesse du monde est rassemblée autour du pape François, invitons à la réconciliation à temps et à contretemps. Devant les tentations de la peur et de la vengeance demandons au Seigneur l’audace des artisans de paix. Agissons dans la vigilance et le sans froid, refusons tout amalgame et toute velléité de guerre de religions. L’amour seul peut vaincre la haine. Ne cédons pas au piège. Cela ne serait conforme ni à l’Évangile ni à l’idéal républicain. Demandons à Dieu la grâce de la confiance et le courage pour vivre et affronter des temps difficiles.

Que soient remerciés tous ceux et celles qui nous manifestent leur sympathie en particulier la communauté protestante unie de Bordeaux et les communautés Bouddhiste et musulmane.

Laissons nous inspirer par la prière de l’Eglise : 

« Dieu, de qui vient toute paix, Dieu qui aime la paix, te connaître, c’est vivre, et te servir, c’est régner ;

Défends contre toute menace ceux qui te supplient : et puisque nous mettons notre confiance en toi fais que nous n’ayons plus rien à redouter. » (Oraison du missel romain pour la messe en temps de guerre ou de troubles graves.)

+ Jean-Pierre cardinal Ricard

Archevêque de Bordeaux

 

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 17° Dimanche du Temps Ordinaire, 24 juillet 2016, Année C

Demandez … Cherchez … Frappez …
Trois verbes qui traduisent l’attitude du chrétien face à son Dieu.
Demander c’est savoir discerner ses besoins et ceux d’autrui,
découvrir ses pauvretés.
Il s’agit surtout de connaître celui qui est à même de nous exaucer.
D’où la recherche des voies et moyens.
En nous exhortant à chercher,
le Christ voudrait susciter en chaque disciple un besoin réel.
En d’autres termes, qu’est-ce que Dieu peut nous apporter ?
Ou encore, avons-nous besoin de Dieu ?
Je crois que quelque soit notre niveau d’opulence,
nous avons tous quelques fragilités qui méritent de frapper au cœur aimant de Dieu.
La prière est ce moyen efficace qui touche le cœur de Dieu :
 « Père,
que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour,
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes,
nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

16ème Dimanche du Temps Ordinaire

Col 1,24

 

Détails
-Il est bien mal en point, ce lapin, cassé de partout : un pied, un avant-bras, deux doigts, deux oreilles… Et il est complètement dans le sirop (ça se voit aux bulles).
-Ce n’est que la partie extérieure, on ne voit pas ce qu’il y a sous les draps, ou en lui (mais on imagine que ce n’est pas brillant puisqu’il est sous perfusion)
-Et il y a d’autres détails qui montent qu’il supporte d’autres souffrances : la solitude, par exemple.
Questions
-Cette phrase de Col 1,24 comporte une difficulté de traduction. La traduction habituelle : « Je complète en ma chairce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Eglise » est insatisfaisante car elle pourrait prêter à confusion. dons le sens où on pourrait comprendre que Jésus n’a pas tout accompli sur la Croix. Il faut comprendre « Je complète ce qui manque aux tribulations du Christ en ma chair pour son Corps, qui est l’Eglise ». Dans ce sens, je ne suis pas en parfaite harmonie avec la passion du Christ. Je peux l’être toujours plus.
Il y a plusieurs façons de témoigner de l’amour de Dieu pour nous. Par la parole, par les actes ; mais aussi, profondément, en se laissant unir complètement à Jésus dans sa Passion, c’est-à-dire en aimant les autres comme lui les a aimés. Etre pleinement configuré au Christ dans sa Passion, c’est ce qu’il reste encore à Paul à compléter. C’est sa grande découverte. Or, il le découvre lorsqu’il est en prison car c’est de là qu’il écrit l’épître aux Colossiens. Etre configuré au Christ, c’est avoir la même figure que lui, ou encore, c’est comme si on devenait transparent pour que Jésus se laisse voir à travers moi. C’est comme si j’étais un vitrail propre, pur, et que la lumière (le Christ) y passe sans être ralentie ou déformée. Dans mon entourage, y a t-il eu des personnes qui on laissé transparaître la lumière du Christ, ces derniers temps ? Lesquelles, et dans quelle circonstance ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 17 juillet 2016, 16° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Nice …
 Jour de Fête, jour de tristesse
Alors que de nombreux regards, quelques minutes avant,
étaient tournés vers le ciel pour contempler les feux d’artifices,
nos regards y reviennent pour percer le mystère de la vie et de la mort.
Oui, les victimes du 14 juillet à Nice sont forcées à jamais
de contempler le visage éternel de Dieu qui est plein d’amour et de compassion.
Situation de Chaos ou interpellation de la contingence de notre existence ?
Beaucoup de leçons peuvent être tirées du drame de Nice.
Toujours est-il que l’une d’elles serait de tourner nos regards, sans cesse,
vers celui dont l’amour pour chacun de nous brille de mille feux,
comme un feu d’artifice au ciel … DIEU
Que les âmes des fidèles défunts et des innocents reposent en paix …

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lc 10,29

 

Détails
 -Deux lapins sont dans un train (qui paraît vide à part eux)
-Ils sont côte à côte mais regardent à deux endroits opposés.
-Celui qui a son portable a une attitude désinvolte dans sa manière de se tenir. On peu imaginer ses propos qui ne le sont pas moins.
-L’autre a l’air plus rigide (il est droit, ses doigts entrelacés)
Questions
-« Qui est mon prochain ? » demande le légiste.
-« Lequel des trois a été le prochain ? » demande Jésus.
-Le prochain n’est pas celui qu’on choisit mais celui qui est à côté. La plupart du temps, quand j’appelle ou envoie un sms, c’est à quelqu’un que je connais. Les gens qui téléphonent dans la rue, dans le métro, dans les magasins, etc… sont souvent coupés du prochain. Le savent-ils ?
Est-ce une fuite ? Une sécurité ?
-Comment vais mettre en œuvre Lc 10,29 cette semaine ?