14ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lc 10,2

 

Détails

    -Ce lapin est un peu chargé. Si on regarde ses outils, il y a pas mal d’outils d’extérieur, outils agricoles (faucille, rateau, pelle, binette, pioche…)
    –Il y a aussi des outils d’intérieur; un marteau, une vis, un fil électrique, une clé, une lampe-torche, une planche, un crayon, de la peinture, du white-spirit.
    -Et puis il y a des choses plus insolites; un cintre, une enclume…
    -Et au milieu de tout ça, une petite flûte (tu l’avais vue ?), qui sert à montrer le côté gratuit de la musique qui s’envole, alors que le reste du bricolage tient… en principe.
    -Bref. Qu’est-ce qui est le plus important, là-dedans ? La multitude des choses à faire, ou la qualité et la gratuité de la plus petite de toutes (la flûte)

Questions

-Si ce lapin fait tout, tout seul, est-ce parce qu’il ne « trouve » personne pour l’aider ? Ou est-ce parce qu’il ne « cherche » personne ? Je peux me poser les mêmes questions. On part souvent du principe qu’on ne trouvera personne, et du coup, on fait tout.
-Est-ce que je me représente la moisson abondante comme le dessin ?
-Qu’est-ce qui est important pour moi ?
-Ce qui est important pour moi ne le sera pas forcément pour l’autre. Est-ce que, pour autant, je vais écouter son avis ou lui imposer le mien ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 26 juin 2016, 13° dimanche du Temps Ordinaire, Année C

La route de Jérusalem

Chemin de l’Homme-Dieu et chemin des disciples. La route de Jérusalem est marquée par de nombreuses épreuves à surmonter. Dans l’évangile du jour, Jésus est confronté en tout premier par un rejet. Les samaritains ne veulent pas accueillir les juifs sur leur territoire. Comme il n’est pas toujours facile de se faire accueillir en territoire étranger ! Une autre épreuve, celle du pouvoir, va traverser l’esprit de ses disciples. Ils souhaitent que le Christ use de son pouvoir divin pour s’imposer chez les samaritains. Une fois de plus, Jésus se montre tolérant et miséricordieux. Il s’oppose à toute violence et préfère la liberté qu’à l’oppression. La route de Jérusalem est aussi un chemin de renoncement. Nous ne saurions l’emprunter en ayant encore quelques attaches affectives. C’est un chemin d’engagement, d’adhésion première au Christ.
Il dit d’ailleurs que « quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu ». Alors, disciples de Jésus par la grâce du baptême, comment empruntons-nous ce chemin ? Le disciple serait-il plus grand que son Maître ? Certes Non. Ne soyons plus étonnés de n’être pas toujours bien accueillis dans certains villages. Ayons à cœur de proposer et non pas de nous imposer, quand bien même nous nous savons détenteur d’un pouvoir quelconque. Et surtout, c’est là l’essentiel, savoir poursuivre sa route vers la Jérusalem Céleste sans plus regarder en arrière. C’est là-bas que le Maître nous attend. Courage et bonne route !

12ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lc 9,24

 

Détails
-Sur ce dessin, on ne voit qu’une seule chose ; un personnage. Et ce personnage se met lui-même en valeur à travers sa posture. Si on regarde bien, tout se rapporte à lui-même ; ses doigts montrent « moi » et ses oreilles sont tournées vers lui-même.
-Son ombre est derrière lui, ce qui veut dire que là où il est, il fait de l’ombre à ceux qui sont derrière. Sa présence efface celle des autres.
-La pancarte qu’il tient dans ses mains est une cible. Si on tire sur cette cible, forcément, un fait un trou dedans …et dans le lapin aussi par la même occasion. Voici donc une manière de perdre sa vie…
Questions
-Et moi, quels sont les lieux où je peux faire de l’ombre à quelqu’un ? Quelles sont les personnes à qui je fais de l’ombre ?
-Si je cherche à être sur le devant de la scène (si je le suis ou si j’ai un secret espoir de l’être dans mon intention), pourquoi ? De quoi ai-je besoin ?
-Comment se comportait Jésus quand on voulait le faire roi ? Pourquoi ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 19 juin 2016, 12° Dimanche du Temps Ordinaire, Année C

Pour vous, qui suis-je ?
 Un voyou ? Un brigand ? Un frère ? Un ami ?…
Bien-aimés en Jésus-Christ, c’est à chacun de répondre à cette question à l’égard du Christ, de son ministre que je suis, et à tous ceux qui font partie de notre communauté.  Il est impératif de nous connaître mutuellement. Je crois que sans une identité bien définie, les rapports entre les humains en général et les membres d’une communauté dite chrétienne en particulier peuvent s’avérer difficiles, voir même impossible. Car, pour s’aimer, il faut se connaître ; et pour se connaître, il faut au préalable  se rencontrer. La communauté chrétienne est l’une de ces structures qui permet des rencontres entre des hommes et des femmes de tous âges, origines et sensibilités. Voyez-vous, nous avons une occasion idoine de nous rencontrer. Il est vrai que beaucoup d’endroits existent en dehors de l’Église. Comme il est malheureux de constater que des personnes considérées comme « païennes », par nous ou autoproclamées, savent donner de l’importance à leurs milieux associatifs !Qu’en est-il des chrétiens ? Qui nous a ensorcelé ?
L’amour disparaît de plus en plus au sein de nos communautés.
 Les églises se vident à cause de nos comportements.
 Qu’est-ce qui nous arrive ?

 Pour vous, qui suis-je ? S’interroge Jésus. Le Sauveur  ou l’Accusateur ? Le Rassembleur ou le Diviseur ? L’Ami ou l’Ennemi ?…
Pour vous, qui suis-je ? Ou encore, pour moi, Jésus, qui êtes-vous ? Un voyou, un brigand, un frère, un ami ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 juin 2016, 11° dimanche du temps ordinaire, Année C

« Une pécheresse »

Oh, qu’ils sont hâtifs nos jugements sur les autres !
Qu’ils sont violents nos propos !
Acerbes nos préjugés !
L’Homme …

Heureusement que Jésus voit de l’intérieur,
Sait tout ce que nous sommes,
Accueille et apprécie notre repentir.
Vrai Dieu …

Épanche tes souffrances à ses pieds ;
Dans ta prière dis lui tout !
Sans compter, donne-lui ton cœur.
Sans compter tes péchés, il te donne toute sa miséricorde.

A ton tour,
Sois compatissant avec ceux qui pleurent ;
Indulgent avec ceux qui cherchent Jésus chez toi ;
N’oublie jamais que nous sommes tous des pécheurs.