Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 1° mai 2016, 6° dimanche de Pâques, Année C

Le Synode diocésain …

Serait-il exagéré de revenir auprès de vous pour solliciter votre participation au synode diocésain lancé depuis décembre dernier ? Nous entendons de part et d’autres le souhait de voir l’Église changer sur tel aspect ou autre. Malheureusement, nous n’avons pas assez intégré le fait que l’Église c’est chacun de nous. Elle n’est pas l’unique « affaire » du Pape, des Évêques, des Curés et de quelques Laïcs « privilégiés ». Tous font partie du corps mystique du Christ qu’on appelle « Église ». C’est pourquoi je reviens vers vous avec insistance de pouvoir apporter votre contribution à l’édification de notre église particulière qui est à Bordeaux. Suite à l’appel de notre Pasteur, Monseigneur RICARD souhaite entendre les avis de tous les fidèles dans leurs diversités et leurs singularités. Il serait regrettable que notre Ensemble Pastoral du Médoc ne puisse pas faire entendre sa voix dans ce grand concert d’idées. De plus, nous faisons remarquer de plus en plus que notre zone est distincte des autres dans le diocèse.

Pourquoi ne pas saisir cette opportunité qui nous est faite pour exprimer nos ressentis au lieu de se plaindre à tout moment ?
Peuple de Dieu qui est dans le Médoc en général, et dans le Secteur de Castelnau en particulier, je vous exhorte au nom du Seigneur de participer ou faire participer toutes les personnes au présent Synode diocésain. Il en va de l’avenir de l’Église que nous souhaitons laisser à nos enfants ; celle qui va continuer à nous donner les sacrements et les sacramentaux.
Que l’Esprit-saint vous éclaire !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 24 avril 2016, 5° dimanche de Pâques, Année C

Amour et témoignage

La problématique de l’évangile du jour est celle du lien intrinsèque que l’on peut établir entre l’amour des « disciples » du Christ et le « témoignage » de ceux qui ne le sont pas. En d’autres termes, comment faire en sorte que les liens fraternels qui unissent ceux qui se réclament de Jésus et de son Eglise, suscitent la foi chez les non-chrétiens ?
Ce sujet est tellement d’actualité qu’il importe de s’y attarder longuement. Car, de plus en plus, nos communautés chrétiennes se vident, s’évanouissent … entre autre, à cause d’un manque d’amour sincère entre les agents pastoraux. Il n’est pas rare d’entendre toutes sortes de médisances, de calomnies, etc … que les chrétiens affichent aux yeux des non-croyants. Il arrive même qu’à certains endroits, c’est chez ces personnes, qui admirent les croyants à distance, que nous allons étaler toutes les bassesses de nos frères et sœurs baptisés.
N’est-il pas profitable de pratiquer une correction fraternelle avec les intéressés ? Ou encore, « le linge sale ne se lave-t-il pas en famille » ? Je constate que certains parmi nous se délectent des chutes des autres … les peines des uns déclenchent la satisfactions des autres. Quelle honte !

Bien-aimés en Jésus-Christ, c’est « un commandement nouveau » qui nous donné par le Maître : « Vous aimer les uns les autres ». Commençons déjà par prendre quelques petites résolutions, comme par exemple, ne plus parler des uns en l’absence des autres, apprendre à se taire même quand on a raison, apprécier les qualités des autres, etc …
Veillons à ce que notre amour mutuel soit basé sur celui du Christ.
Cela suppose que nous devons donner notre vie, notre temps pour tous, selon nos capacités, sans discrimination quelconque.
C’est à ce titre, et à ce titre seulement, que les « autres » pourront reconnaître notre appartenance au Christ.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 10 avril 2016, 3° dimanche de Pâques, Année C

M’aimes-tu vraiment ?

Cette question fondamentale du Christ est toujours d’actualité pour chacun de ses disciples. Après les les trois reniements que fit Pierre la nuit du Jeudi Saint, il est appelé à réparer sa faute par une adhésion totale à l’amour suprême de son Maître. Quelle patience Jésus ! Tu sais attendre le moment favorable pour permettre à chacun de revenir à toi. Au tour d’un repas, alors que tout semble acquis, tu vas plus loin pour assouvir ta faim et ta soif de la croix : « j’ai soif… ». Oui, ta faim et ta soif consistent à te savoir véritablement aimé par ceux que tu aimes.
« M’aimes-tu vraiment ? ». C’est en d’autres termes, est-ce que tu aimes le « poisson grillé » ou celui qui te l’a donné et l’a grillé pour toi ? Le plus souvent, nous nous arrêtons aux choses éphémères au lieu d’aller à la source. C’est Jésus qu’il nous faut véritablement aimer. Parce que nous l’aimons véritablement, nous sommes capables de nous mettre au service des autres, de l’Église, de Dieu. Rien ne peut plus nous ébranler ni nous faire douter de son amour incommensurable. « M’aimes-tu vraiment » requiert un engagement total jusqu’à la mort pour le Seigneur.
C’est pourquoi je nous exhorte à prier pour tous les fiancés de de cette année, qu’à la suite de Jésus, ils sachent se donner l’un à l’autre pour toute leur vie.
N’oublions pas, aussi, ceux qui peinent sur le chemin de la fidélité. Qu’ils sachent revenir, comme Pierre, sur leurs trahisons et affirmer, avec la grâce de Dieu, leur amour pour la partie qui a été trahie.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 3 avril 2016, 2° dimanche de Pâques, Année C

La rémission des péchés

Au nom de Jésus, les Apôtres reçoivent la capacité de remettre les péchés de leurs frères et sœurs. Vous vous rendez-compte ? Des pauvres humains, des pécheurs comme vous et moi, sont associés à l’œuvre de Dieu. Oui, c’est l’un des miracles qu’opère Jésus en chaque prêtre, validement ordonné dans la succession apostolique, lorsqu’il accueille les fidèles du Christ à la confession. Il n’y a pas lieu d’avoir peur du sacrement de la réconciliation . C’est le sacrement d’amour par excellence de la miséricorde de Dieu pour tout pécheur qui implore le pardon de ses péchés.
Mes frères et sœurs dans l’unique et même foi, le Seigneur Jésus a daigné partager son pouvoir avec ses Apôtres.
Saisissons l’opportunité qui nous est faite par le don du ministère sacerdotal pour nous savoir tout aimé de Dieu.
Prions pour les vocations sacerdotales et demandons cette grâce à l’Esprit-Saint de revisiter en profondeur les articles de notre « Credo » tels que :

« (…) Je crois en L’Esprit-Saint ;
A la Sainte Église Catholique ;
A la communion des saints ;
A la rémission des péchés ;
A la résurrection de la chair ;
Et à la Vie Éternelle. »
Amen

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Dimanche de Pâques, 27 mars 2016, Année C

Courir …

En cette solennité pascale, j’ai choisi de vous parler d’un mot : COURIR.
Ce verbe d’action est celui qui donne le ton de la Résurrection. Marie Madeleine est la première à courir. Pierre et le disciple que Jésus aimait le plus vont se mettre à courir à leur tour. Vous et moi, que ferrons-nous aujourd’hui ? Courrions-nous aussi à leur suite pour annoncer à ceux qui sont encore enfermés dans leurs maisons que le Christ est ressuscité ? Je comprends par là que PAQUES est une solennité qui nous invite à la course. Cet événement ne saurait être réduit qu’à la sphère privée. Il est de notre devoir d’aller en courant annoncer à tous les humains que Jésus est ressuscité !!!

Finie la peur du Vendredi Saint !
Finis les pleurs de Marie et des amis de Jésus !
Finie la mort ! Il est ressuscité !
Alléluia !

Joyeuse Pâques à tous !
En courant !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 20 mars 2016, Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, Année C

La Kénose

C’est un mot d’origine grecque qui signifie tout simplement « abaissement ». Saint Paul, dans son épître aux Philippiens, fait l’éloge du Christ qui n’a pas retenu jalousement son rang d’être égal au Père. Au contraire, il s’est abaissé, s’est anéanti … Quelle leçon d’humilité ! C’est le thème que j’ai choisi pour notre méditation en ce dimanche des rameaux. Notre vie spirituelle souffre parfois d’un manque d’humilité, d’un manque d’esprit d’abnégation. Lui, Jésus, le Maître par excellence nous montre le chemin.
Ne dit-on pas souvent que l’humilité précède la gloire ? Il a fallu cette « kénose » pour qu’il soit exalté par Dieu, son Père et le nôtre. Grâce à son nom qui fait de lui un véritable Fils de Dieu, tout genou, au nom de Jésus, peut désormais fléchir au ciel, sur terre et aux enfers (…). Je crois que le disciple n’est pas plus grand que son Maître. Il est impératif de savoir celui pour qui nous sommes devenus des disciples. Nous sommes les disciples du soumis, de l’anéanti, de l’humilié, du crucifié et du Ressuscité.
Puisse son exemple être imprimé dans nos mémoires et dans nos vies de baptisés.
Que cette semaine qui débute, dite « sainte », nous sanctifie afin que nous vivions, avec le Christ,
un passage vers une relation nouvelle avec Dieu et nos frères et sœurs.