3ème Dimanche de Carême

ps 102,4

Détails
-S’il y a un fauteuil de dentiste, c’est en raison du jeu de mots à propos de la « couronne » (une couronne dentaire est la partie de la dent qui dépasse de la gencive).
-Sur ce dessin, on voit le patient complètement stressé sur le fauteuil, et on voit l’attitude du lapin bleu représentant le Christ qui a une attitude de tendresse dans tout son corps ; il est détendu, il pose délicatement sa main droite sur l’épaule, et son menton sur la tête du lapin stressé. Sa main gauche l’effleure et semble être délicate.
 
Questions
-Quand on cherche des images de tendresse sur internet, on a souvent des images d’animaux ; un grand et un petit. Le grand semble protéger le petit avec beaucoup de douceur. Il se dégage un sentiment de paix, de gratuité, de sécurité.
-Comment la tendresse de Dieu s’est-elle manifestée à mon égard ?
-Quand je pense au Dieu Tout-puissant et au fait que je suis dans sa main, est-ce que je me vois sur un fauteuil de dentiste avec une trouille pas possible qu’il me fasse souffrir ?
-Il arrive que la peur de souffrir me fasse perdre toute rationalité. Le peur est tellement grande qu’elle engloutit tout le reste sur son passage et il ne reste plus que moi et ma peur.
-Quels sont les moyens qui m’aident à revenir à la raison ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 28 février 2016, 3° Dimanche de Carême, Année C

La patience de Dieu

« Maître, laisse-le encore cette année… ». Voilà une parole de consolation pour ce temps de carême. Le serviteur qui intercède auprès de son maître d’accorder une année de sursis au « figuier » qui ne donne pas de fruits. Comme vous le savez, il s’agit d’une parabole. Pour cela, il faut bien la rapporter à notre propre vie spirituelle. Quels sont ces fruits que notre Seigneur attend de nous ? Où en sommes-nous ? Sommes-nous devenus stériles de bonnes œuvres ? Le temps du carême est un moment favorable d’enrichir notre terreau spirituel. C’est le moment favorable par excellence pour nous laisser instruire car le Seigneur attend de nous,ses fidèles, des fruits merveilleux d’amour fraternel et de miséricorde. Nous vivons une excellente année du jubilé qui doit réveiller en nous toute la ferveur qui s’est estompée par le péché. Par de nombreux pèlerinages qui nous sont proposés, par des occasions propices de franchir au moins une des Portes Saintes dans notre diocèse ou ailleurs, la Sainte Eglise, notre Mère, continue à bêcher notre foi pour qu’elle soit vive et inventive.

Puisse chacun de nous ne pas abuser de la patience de Dieu. « Laisse-le encore cette année… » est une expression qui révèle que chaque chose a un temps. Ne nous laissons pas surprendre par la visite du Seigneur qui se ferra indubitablement un jour ou une nuit.

Heureux celui ou celle qui sera trouvé en possession des fruits de justice, de paix, d’amour et de miséricorde.

2ème Dimanche de carême

Lc 9,29

 

Détails
-Une photo et deux façons de l’interpréter. Il y a celui qui y était, et celui qui n’y était pas. L’un est dans l’enthousiasme et l’autre est dubitatif.
 
Questions
-Pierre, Jacques et Jean voient Jésus dans la gloire. Ils sont les témoins privilégiés. Par exemple, ce seront uniquement ces 3 apôtres qui seront avec Jésus à Gethsémani, au jardin des oliviers, pour accompagner Jésus dans la souffrance. Quand on voit la gloire de Dieu ou son action concrète dans la vie, on peut également l’accompagner plus loin dans la souffrance car on sait qu’Il est là, au milieu de cette souffrance, souffrant avec nous et pour nous.
-La transfiguration du Christ nous montre un chemin de transfiguration propre à chacun de nous. Nous sommes appelés à rayonner comme lui un jour, dans la cité céleste puisque nous sommes citoyens des cieux (c’est la première lecture qui nous le dit).
-Ai-je déjà perçu une « transfiguration » parmi mes connaissances, dans le sens où Jésus est venu illuminer sa vie. Il y a eu un avant et un après, dans la vie de cette personne.
-Et dans ma propre vie, y a-t-il eu un domaine où je suis passé de l’attitude du lapin de droite à l’attitude du lapin de gauche ?

Parole du Père Yves Maurice ZAMBO, 14 février 2016, 1° dimanche de Carême, Année C

Après son baptême …

Quelle révélation !
Après son baptême, Jésus, remplit d’Esprit-Saint, est conduit au désert. Le désert, lieu aride et plein de tentations, n’est rien d’autre que le combat spirituel auquel est soumis tout baptisé. Être baptisé, c’est s’engager à faire face à de nombreuses tentations. Au milieu de ces dernières, ne jamais oublier que le démon, donc Satan, ne tente que les enfants de Dieu. Nous avons ici un essai de baromètre pour mesurer notre degré d’amour à notre Père céleste. Les tentations, loin de nous affaiblir, sont pour les baptisés une occasion de renouveler sans cesse leur attachement à leur filiation spirituelle. C’est par la foi qu’on devient  « fils de Dieu ». Pour cela, comme écrit saint Paul aux Romains, « entre les juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent » (Rm 10, 12). Tous, baptisés, sommes soumis aux mêmes tentations et aux mêmes défis. Tous, avons le devoir de nous soutenir mutuellement. Tous, sommes garants de l’unité des enfants de Dieu dispersés.
Qu’ensemble, nous soyons remplis de forces pour vaincre tous les maux qui minent notre relation au Père. Ne cédons pas à la tentation du pouvoir, du savoir et de l’avoir …

1er Dimanche de carême

Lc 4,9

 

Détails

-Jésus est tenté par le diable. Le diable dit à Jésus de sauter du sommet du Temple, et il lui cite la Bible « Dieu donnera l’ordre à ses anges de le garder », ainsi, il ne risque rien.
-Dans le dessin (mais pas dans la Bible), Jésus lui répond que tous les anges ne sont pas fiables. Pourquoi ? Parce que les démons sont des anges. Des anges qui ont refusé Dieu, mais des anges quand même.
Evidemment, il y a quelque chose de pas très juste d’un point de vue théologique dans ce dessin car Dieu n’enverrait pas ce genre d’anges pour rattraper Jésus. Ou plus exactement, ces anges-là le laisseraient tout simplement tomber.
-Ce qui est important dans ce verset, c’est que le démon cite la Bible pour arriver à ses fins (il l ’ « instrumentalise », il lui fait dire ce qu’il veut). Mais Jésus lui répondra par un autre verset de la Bible.

 

Questions

 
-Est-ce que j’utilise la Bible pour appuyer ce que je pense ? Pour arriver à mes fins ?
-Est-ce que j’ai vu d’autres le faire ?
-Est-ce qu’il n’y aurait pas un autre passage, dans la Bible, qui dirait exactement le contraire du verset que j’utilise ?
-Au milieu de tout ça, qu’est-ce ce que j’en pense ?

Paroles du Père Yves Maurice ZAMBO, 5° dimanche du Temps Ordinaire, 7 février 2016, Année C

Unité et visibilité

Dans notre secteur pastoral, l’entrée en carême 2016 est marquée par un changement majeur que je nomme « Unité et Visibilité ». Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une nouvelle orientation pastorale portée sur une prise de conscience de l’unité de tout le secteur pastoral. Cette unité qui se veut effective et affective requiert une collaboration de tous et de chacun. Je souhaite vivement que nous célébrions l’Eucharistie dans une optique d’unité et non plus de « clocher ». Pour cela, j’ai décidé, après avoir prié et soumis mon projet à l’ensemble du Conseil Pastoral du Secteur, de fixer toutes les célébrations eucharistiques dans chaque paroisse. Vous voudriez bien vous referez au nouveau calendrier. Tout ceci pourrait nous permettre de soigner la Visibilité de notre communauté chrétienne. Une visibilité qui invite au témoignage de vie de notre vocation commune : la sainteté.
Comment évangéliser aujourd’hui nos contemporains tout en leur renvoyant une image d’une église disparate et désorganisée ? Je pense qu’en ce début du temps fort qu’est le Carême, il nous revient de chercher et de fonder notre unité en Jésus Christ. Lui seul est le socle de toute unité. De même, il nous invite à être visible, accessible. C’est pourquoi, je nous invite à prier pour notre secteur pastoral, pour ce nouveau projet pastoral. Puisse chacun de nous vivre un excellent carême.
Laissons-nous guider par l’Esprit Saint et n’ayons pas peur du changement …