Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Dimanche 1° novembre 2015, Toussaint, Année B

Tous saints …

Ils sont heureux, tous ceux qui écoutent les paroles du Christ et qui les mettent en pratique. Il s’agit bien de tous ; sans distinction de sexe, de langue, de race ou encore moins d’appartenance politique. Oui, tous sont invités à la sainteté. Nous célébrons en ce jour la multitude des « amis » de Dieu. Ils sont auprès du Seigneur qui reconnaît toujours les siens. Il ne fait acception d’aucune personne et même pas de génération. Dieu reconnaît en chacun de ses saints des êtres humains qui l’ont préféré par rapport à tout. Face aux multiples séductions de l’avoir, du savoir et du pouvoir, ils sont restés attachés au Créateur et à l’amour de leurs prochains. C’est cela aussi un chemin de sainteté ! Il n’est pas exclusif à une religion quelconque, fut-elle catholique … Le Seigneur a besoin des adorateurs en esprit et en vérité. La sainteté transcende les limites religieuses et confessionnelles.
Frères et sœurs en Jésus-Christ, ne faisons pas partie des malheureux, de ceux là qui ne partagerons pas la félicité céleste avec le Père. Au contraire, aspirons jour après jours, par notre comportement, à partager, un jour, la gloire des amis de Dieu. Consciente du nombre incalculable des élus, l’Église honore tous les Amis de Dieu qu’un seul calendrier ne sauraient contenir le nombre.

Plaise au Seigneur de faire de tous les baptisés, de tous les humains qui l’honorent, un peuple de saints en marche vers le Paradis.

30ème Dimanche du Temps Ordinaire

Jr 31,7

 

Détails :

 

-Le lapin qui fait résonner sa louange est derrière (Dans un orchestre, les percussions sont au dernier rang)

-Les cymbales sont rouge, et le DZIM aussi.

-Le trompettiste, bien qu’étant sur la marche inférieure, se trouve maintenant « plus haut » que celui qui joue de la cymbale. La louange de l’autre l’a réveillé.

-Le lapin bleu se trouve à son poste de louange qu’il tient fidèlement. A voir sa tête, il s’y applique.

-C’est son instrument qui « parle », sa bouche est fermée.

 

Questions

 

Dans la parole de ce dessin, il y a deux choses : la louange (le verbe utilisé pour la louange, c’est « louer ») qui résonne, et l’intercession « Sauve ton peuple » (qui était le cri du peuple adressé à Jésus le jour des rameaux)

Ne pas confondre la louange (où on remercie Dieu pour ce qu’il EST) et l’action de grâces (où on le remercie d’avantage pour ce qu’il FAIT) C’est plus facile de lui rendre grâce que de le louer. Et pourtant, l’être humain est créé pour louer Dieu.

-Est-ce que je tiens mon rôle de chrétien dans la louange et l’intercession ?

-De quelle manière ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 25 octobre 2015, Vigneron n°48, 30° dimanche du temps ordinaire, Année B

L’aveugle de Jéricho

Une personne qui ne voit pas est dite « aveugle ». De plus en plus, on parle de « mal-voyant » pour atténuer le caractère péjoratif que d’aucuns trouvent dans le mot « aveugle ». Sans préjugés, admettons qu’un individu qui ne voit pas, ou qui ne sait plus distinguer les formes et les obstacles, a besoin d’une aide. Quand c’est encore possible, la personne peut se soigner ou porter une paire de lunette ou des lentilles pour corriger sa vue. Le cas échéant, frappée de cécité, il est obligé de se faire guider à l’aide d’ une canne, par un animal ou par un humain. Quelque soit le moyen choisi, un aveugle a toujours besoin d’autrui. C’est ce qui ressort de l’Évangile de ce dimanche : l’aveugle crie pour demander l’aide à Jésus. De lui-même, il ne peut pas s’en sortir.
Dans sa magnificence et sa grande bonté envers tous, Jésus, attentif aux cris de tous les aveugles du monde, s’arrête … Il le fait appeler. Aujourd’hui encore, par l’intermédiaire de ses disciples, il continue d’appeler tous ceux qui ont besoin de lui. Qu’il est beau d’imaginer avec quel empressement ce dernier s’y est rendu. Il jette son manteau, bondit et court vers Jésus. Trois verbes d’actions : jeter, bondir et courir. Ils illustrent bien l’attitude de celui qui est dans un manque. Saurons-nous saisir, à notre tour, cette opportunité qu’offre chaque rencontre avec Jésus dans sa Parole et dans la célébration eucharistique pour l’appeler à notre secours ? N’avons-nous pas les yeux fermées, des cœurs fermés, pour ne pas savoir apprécier ce qu’il y a de beau  en nous, chez les autres et autour de nous ? Ne serait-il pas opportun de parler aujourd’hui des aveugles de nos communautés respectives ? Je pense que nous avons urgemment besoin de recourir au Christ. « Les cris », spirituellement, s’effectuent par l’entremise de la prière quotidienne. Pour cela, il nous suffit seulement de faire confiance en Jésus qui nous appelle à travers sa Sainte Église, communauté des disciples, qui nourrit et fait grandir notre FOI.
Ne nous laissons jamais intimider par ceux qui veulent nous faire taire.
Tenons bon en criant de plus belle !
Jésus nous entend.
Puisse l’Esprit de Dieu nous habiter pour découvrir notre cécité spirituelle.

29ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 10,45

 

Détails

 

-Imagine quelqu’un de très brillant, qui a tous les diplômes dans tous les domaines. Quelqu’un qui sache tout, et qui sache tout faire. Cette personne ne marque rien sur son CV, et quand elle est embauchée dans une entreprise (déjà, il faut qu’elle y arrive…), elle prend le balai pour nettoyer le sous-sol.

On peut l’interpréter en se disant « C’est du gâchis ; on n’exploite pas les qualités de cette personne ! »

Mais la logique des hommes n’est pas celle de Dieu.

Cette personne très brillante, c’est Jésus. Il est tellement brillant qu’il est La Lumière du monde, d’ailleurs… En venant dans le monde (Lui, par qui le monde est créé, tout de même !…) il se met à la dernière place.

Serait-il timide, introverti ? Non, il est Dieu, et Dieu ne fait pas de bruit. Il apprivoise les hommes en se cachant parmi eux.

 

Questions
-Et moi, Comment est-ce que je me situe ? Qu’est-ce qui me parle dans ce que jeviens de lire ?

-De tous les diplômes, talents, dons que j’ai reçus, lesquels est-ce que je mets au service de Dieu et de l’humanité ?

-Comment est-ce que je peux servir, en étant à ma place, dans la vie de tous les jours ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 18 octobre 2015, 29° dimanche du temps ordinaire, Année B

Siéger à droite ou à gauche

Nous savons tous les privilèges que procurent ceux ou celles qui sont souvent assis près des chefs de ce monde. Le plus souvent, pour y parvenir, certains se permettent des coups bas de toutes sorte. Il n’y a qu’à jeter un regard discret sur les événements politiques de notre temps. Ce fut malheureusement le cas dans le groupe des disciples du Christ : la recherche des grandeurs, des vaines gloires. Jésus les rappelle à l’ordre pour bien situer là où se trouve la vraie grandeur : le service . C’est en se mettant au service des autres au nom de Dieu que nous mériterons de siéger à la droite ou à la gauche de Jésus.
Ce n’est pas en voulant écraser les autres, en s’attachant à des titres ronflants et pleins de vanités que nous y accéderons. Au contraire, ils nous éloignent de l’amour de Dieu et de celui de nos frères et sœurs.
Soyons prompts à mettre au profit des autres le meilleur de nous-même, toujours unis aux souffrances du Christ, afin de pouvoir bénéficier du salut éternel.

28ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 10,27

 

Détails :

 

-Ce lapin est d’une patience infinie. Il est paisible. Il sait qu’il arrivera à défaire les nœuds, tout est une question de temps.

-Si on regarde sa main droite, on y voit une certaine agilité.

-Il travaille de tout son être (mains, pieds, oreilles)

 

Questions

 

-Si à Dieu tout est possible, ça ne veut pas dire non plus qu’il va me donner n’importe quoi. Quelques fois, on a des demandes très précises dans nos prières, et malgré notre foi, Dieu ne nous donne pas ce que nous avons demandé. Dans ce cas, comment est-ce que je réagis ?

-Si Dieu ne me donne pas ma Ferrari ou mon château dans la Loire, est-ce que je me demande pourquoi, ou bien est-ce que je conclus « Dieu ne m’écoute pas »,

-Je demande ce que je veux, et Dieu me donne ce qu’il me faut (en sachant que mon bien n’est pas immédiat, mais mon bien, c’est la Vie Eternelle.) Ce qu’il me donne, c’est pour me préparer à cette Vie.

-Sachant cela, est-ce que ça m’empêche de demander quand-même l’impossible à Dieu ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 11 octobre 2015, 28° dimanche du temps ordinaire

UNE SEULE CHOSE TE MANQUE …

Le manque est une réalité qui laisse perplexe celui qui voudrait posséder un minimum de sécurité. Cette sécurité est non seulement matérielle, mais aussi spirituelle. Le jeune homme « riche », dont parle l’Évangile de ce jour, découvre lors de  sa rencontre avec Jésus, qu’il a encore de multiples efforts à fournir pour se mettre à sa suite, et, plus tard, avoir part à la vie éternelle. Jésus lui rappelle en d’autres termes qu’il ne suffit pas seulement d’observer scrupuleusement la Loi, il faut aussi être solidaire des pauvres. Ces pauvres que le Pape François nous invite davantage à aimer et à consacrer notre temps.
Notons le, la pauvreté prend aujourd’hui différentes formes. Nous les avons autour de nous et en nous même. Aussi, reconnaissons le humblement, nous avons en chacun de nous quelque chose de ce jeune homme qui cherche les voies et moyens pour sauver son âme. Malheureusement, pour lui, comme pour nombre d’entre-nous, plein des biens terrestres et éphémères, le chemin que lui propose le Christ lui semble difficile ; heureusement, pas impossible ! Eh oui ! Combien est difficile de se détacher de son avoir, de son savoir et même souvent de son pouvoir pour se mettre à la disposition des « pauvres », des autres ! Comme nous suggère la Première lecture du jour, il faut prier et supplier pour obtenir de Dieu le discernement et l’esprit de la Sagesse. A côté d’elle, la Sagesse, « tout l’or du monde n’est qu’un peu de sable, et en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue ». Comment rester insensible face à de telles paroles ? C’est à juste titre que l’auteur de la lettre aux hébreux , parlant de la Parole de Dieu , déclare  : « nous aurons à lui rendre des comptes »…
Bien aimés en Christ, prions et supplions notre Seigneur de nous combler de son esprit de Sagesse pour bien discerner notre engagement de baptisé dans un monde de plus en exigeant.