Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 4 octobre 2015, 27° dimanche du temps ordinaire

LA FAMILLE …

Un sujet de plus en plus controversé pour notre siècle !
Comment expliquer ce qu’est la famille aujourd’hui à nos contemporains, par rapport au dessein de Dieu, sans nous attirer quelques piques indélicates ? Voyez vous, le sujet est tellement d’actualité qu’il va falloir convoquer notre foi pour faire face à toutes les éventualités.

D’abord, pour commencer, reconnaissons que, dans son grand amour, Dieu nous a tous créé en nous octroyant une liberté : liberté de choisir et de savoir assumer ses choix, liberté de croire ou non. Notre Dieu nous propose toujours ce qu’il juge meilleur pour nous. Toutefois, chaque humain est libre de se frayer son chemin, de vivre ses idées, et d’en tirer les conséquences. De même aussi, notre Mère, la Très sainte Église catholique, est libre d’assumer son choix de suivre fidèlement les préceptes de Dieu et de les proposer à ses fidèles. Pour cela, dans le respect de tous ses composants, au nom de l’Amour sublime de Dieu, elle est invitée à proclamer le message d’Amour du saint Évangile à tous. Sans distinction de races, de cultures, de langues ou d’état matrimonial.

Ainsi appréhendés, nous, chrétiens catholiques, devenons par conséquent témoins du Christ dans un monde appelé sans cesse à des mutations. Ces mutations qui nous présentent la famille dans toutes ses diversités contemporaines : classique, recomposée, monoparentale, homoparentale … C’est là que se situe le défi de notre siècle. C’est au cœur de multiples tourments modernes que nos contemporains attendent des croyants la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Oui, comme Jésus, nous n’avons pas à avoir honte de nous appeler des frères (cf. He 2, 11) malgré les différences de nos familles. Nous devons accepter nos familles telles qu’elles sont. Avec chacune de leurs blessures, Jésus s’est offert au Père pour qu’elles soient sauvées. Et encore, n’oublions jamais que Jésus est né dans une famille pour sanctifier toutes les familles. Puisse chacune d’elles se laisser sanctifier par le Christ qui a béni le mariage par sa présence à Cana. Qu’il apaise toutes les tensions qui minent la cohésion des membres de nos familles respectives.

Seigneur, prends pitié de nos familles !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 27 septembre 2015, 26° dimanche du temps ordinaire

La Vie éternelle…
Le royaume de de Dieu

Bien-aimés,
La vie éternelle, dit saint Jean, est de connaître Dieu et celui qu’il a envoyé : Jésus-Christ (cf. Jn 17, 3). Notre projet commun consiste à chercher les voies pour y parvenir. Ces dernières paraissent parfois douloureuses mais nécessaires au regard du grand gain que nous avons à recevoir auprès de Dieu. Pour cela, il nous faut apprendre à couper certains de nos membres, à savoir arracher ce qui nous conduit en enfer … Je sais qu’il n’est pas facile de le réaliser avec l’unique volonté humaine. Il nous faut la grâce. Cette grâce nous a été donnée au baptême. Qu’avons-nous fait de notre baptême ? Certes, nous sommes plus ou moins tous baptisés, comment nous laissons-nous nourrir pour grandir dans la vie spirituelle ? Car, comme vous le savez, nombreux empruntent sans cesse le chemin de l’enfer en ne se limitant qu’aux plaisirs de la vie éphémère. Il est impératif, si nous voulons parvenir au royaume de Dieu et bénéficier de la vie éternelle, de commencer à couper et à arracher de notre vie, de notre existence tout ce qui s’oppose à Dieu.

Seigneur, prend pitié de nous et viens nous sauver !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 20 septembre 2015, 25° dimanche du temps ordinaire

Le plus grand…

Nous sommes bousculés ce dimanche jusqu’au fond de nos entrailles par cet enseignement de Jésus sur la notion du « plus grand ». Combien de fois nos communautés, nos groupes et nos associations en sont souvent victimes !

Nous passons notre temps en chemin, malheureusement comme les disciples dont parle l’Évangile, à discutailler sur les leaderships. Nos paroisses, en particulier, et notre Église, en général, souffrent des multiples querelles. Elles sont mues par des jalousies et des rivalités auxquelles saint Jacques met en garde tous les chrétiens. Je crois que l’exemple d’être comme des « enfants » illustre l’attitude que chacun de nous est appelé à adopter.

Puisse notre Seigneur nous aider, jour après jours, à savoir nous mettre au service des autres dans l’humilité. Qu’il nous fasse devenir des grands en humilité  et en service. Recherchons sans cesse l’unité et évitons des rivalités et des jalousies.

Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 13 septembre 2015, 24° dimanche du temps ordinaire

Effata !
« Ouvre-toi ! »

S’ouvrir à la grâce de Dieu est le maître mot de ce dimanche. Après quelques semaines d’absences, c’est plein de joie que je vous retrouve tout en demandant au Seigneur qui m’a confié votre secteur de vous ouvrir davantage les oreilles pour mieux écouter ses appels. Dieu vous aime et souhaiterait être aimé par chacun de vous, par chacun de nous. Le temps des vacances est un temps de ressourcement pour mieux repartir. Il est aussi un temps de bilan personnel et communautaire.

Au moment où nous débutons ensemble cette nouvelle année pastorale 2015/2016, je voudrais d’abord rendre grâce à Dieu pour toutes les personnes qui ont participé activement à l’annonce de l’Évangile dans notre secteur. Ensuite, je voudrais confier dans le cœur miséricordieux de Jésus toutes nos imperfections, nos lâchetés et nos limites. Une nouvelle année pastorale c’est une belle opportunité pour améliorer notre marche à la suite du Christ. Alors, saurons-nous nous ouvrir à l’Esprit Saint pour discerner ce que Dieu veut continuer à réaliser au milieu de nous ? Je crois que la réponse de chacun est OUI. Pour cela, il faut se préparer à la mission. Il n’est pas toujours facile d’être « serviteur ou servante du Seigneur ». Le prophète Isaïe nous présente un serviteur souffrant qui ne s’est pas révolté, ne s’est pas dérobé à l’appel du Seigneur. Au contraire, il a présenté son dos à ceux qui le frappaient , et ses joues à ceux qui lui arrachaient la barbe.

Chers amis de Dieu, il est impératif de laisser le Seigneur ouvrir nos oreilles et de délier nos langues afin que nous soyons sauvés. Ouvrons-nous à la grâce divine ! Soyons forts et courageux !

25ème Dimanche du Temps Ordinaire

Sg 2,19

Détails :

 

-Le lapin gris éprouve le bleu. Il fait semblant de regarder ailleurs en détournant la tête, mais son regard observe les réactions du lapin bleu.

-Il tâte du doigt gauche le marteau, pour être sûr de sa dureté.

-Il siffle deux notes à la fois –ce qui est impossible, essaye !-

Ca veut dire qu’il est double (entre son attitude innocente, et son action qui l’est moins.

-L’autre lapin, le bleu, celui qui bat le record du monde de saut en hauteur, ne dit pas un mot. Son silence fait moins de bruit que les deux notes du siffleur. (Attention, n’allez pas croire que je veux dire qu’il faut toujours souffrir en silence et dire amen à tout. Je mets le projecteur sur un autre point, c’est tout)

 

Questions

 

-Cette parole de la Bible est la pensée du méchant qui veut éprouver le juste pour voir si Dieu l’assistera.

-M’est-il arrivé d’être éprouvé, provoqué par des gens qui voulaient voir ma réaction de chrétien(ne) en me poussant à bout ?

-Comment est-ce que je réagis à la violence qui m’est faite ? Quelles sont les limites à ne pas dépasser avec moi ? Est-ce que je demande à Dieu de m’assister dans ces moments ou bien est-ce ma nature qui prend le dessus ?

-Ma réaction est-elle un témoignage pour l’autre ? Dans quel cas cela a t-il réussi ?

 

PS. On notera que le lapin bleu accède plus vite au ciel, de cette façon-là…

🙂

24ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 8,34

 

Détails :

 

-Ce lapin a une croix téléguidée, sur une voiture de course (pratique à porter).

-La croix n’est pas derrière lui, mais devant. Il veut la montrer. Il veut qu’on la voie.

-En plus, il l’évalue en y mettant un chiffre (le 1) ce qui signifie « je suis le meilleur, ma croix est la plus lourde, nananèèère ! »

-Mais il n’est pas dupe de son petit manège, parce qu’à la tête qu’il fait, une fois démasqué, il se sent coupable.

 

Questions

 

-Prendre sa croix, ce n’est pas la choisir. C’est d’abord accepter celle qu’on a. (accepter tel défaut, telle situation de vieillesse, dépendance des autres, situation familiale, maritale, célibat non choisi, chômage, handicap, échec…)

-Une croix choisie sur mesure, ce n’est pas une croix. On a plein d’idées pour se rajouter des croix, de l’ascèse, des efforts, là où on peut maîtriser la chose. Une croix, ce n’est pas de la maîtrise.

-Est-ce que je choisis mes petites croix en faisant tout pour oublier celle que je devrais porter ?

-Est-ce que j’attends un rappel à l’ordre du Seigneur pour marcher à sa suite, ou est-ce que je bidouille mon petit confort personnel tant que personne ne me dit rien ?

22ème Dimanche du Temps Ordinaire

Mc 7,15

 

Détails :

 

-Ce lapin a les mains pures, c’est sûr ! Il a de beaux gants blancs.

-Sa langue est double, fourchue comme un serpent et rouge comme le sang.

-Visiblement, ses intentions ne sont pas pures, sinon que ferait-il avec une mitraillette et une cagoule ? Sa démarche aussi, montre quelque chose de suspect…

-La mitraillette tire vite, avec un seul canon. La langue aussi, peut tirer quelques rafales mortelles.

-Le lapin pointe son doigt accusateur. On ne sait pas sur qui, ni ce qu’il a fait. Jugement gratuit…

-Le lapin est recouvert de la tête aux pieds, pour ne pas que l’extérieur le souille. Par contre, lui, on a des doutes qu’il ait des pensées nickel.

 

Questions

 

-Si mes mains sont pures, mon coeur l’est-il tout autant ?

-Mes armes sont-elles intérieures ou extérieures ? Quelles sont les plus dangereuses ?

-Dans quelles circonstances est-ce que je les utilise ? Dans quel but ?

Editorial du Vigneron n°41, 6 septembre 2015, 23° dimanche du temps ordinaire

L’Homélie de saint Grégoire, pape  (Homélies sur Ézéchiel, 10, n. 20; texte latin et autre traduction française:  SC  327, 82-85)

Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit: «Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous.» Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi: «Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous.» En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit.

Et que veut dire: «Il prit de la salive et lui toucha la langue»? Pour nous, la salive de la bouche du Rédempteur c’est la sagesse reçue par le discours divin. En effet, la salive découle de la tête dans la bouche. Ainsi, quand le Rédempteur qui est lui-même la Sagesse, touche notre langue, du coup, il la forme aux paroles de la prédication. «Il leva les yeux vers le ciel, et il gémit.» Non qu’il eût besoin de gémir, lui qui donnait ce qu’il demandait: Mais c’était pour nous apprendre à gémir vers celui qui siège au ciel, car nos oreilles doivent s’ouvrir par les dons du Saint-Esprit; et la langue doit se délier en vue de la prédication par la salive de la bouche, c’est-à-dire par la science de la divine parole.

«Et au même moment il lui dit: Effétha, c’est-à-dire: Ouvre-toi, ses oreilles s’ouvrirent, et du coup fut dénoué le lien de sa langue.» Notons ici que les mots «ouvre-toi» sont en fonction des oreilles bouchées. Mais dès que les oreilles du cœur sont ouvertes à l’obéissance, il s’en suit tout naturellement que le lien de la langue est dénoué pour dire aux autres d’accomplir les bonnes actions qu’on a soi-même accomplies. Alors on ajoute à bon droit: «Il parlait normalement.» Car celui qui pratique d’abord l’obéissance parle ensuite normalement pour exhorter les autres à exécuter ce qu’ils doivent faire …

Editorial du Vigneron n° 40, dimanche 30 août 2015, 22° dimanche du temps ordinaire

Les Traditions humaines et la Loi d’amour
Traité de  saint Irénée  (+ 200) Contre les hérésies  4, 12, 1-2, SC 100, 508-514
La tradition des anciens, que les Juifs affectaient d’observer en vertu de la Loi, était contraire à la Loi de Moïse. Voilà pourquoi Isaïe dit:  » tes marchands mêlent ton vin avec de l’eau »  (Is 1,22), montrant par là que les anciens mêlaient à l’austère commandement de Dieu une tradition diluée, c’est-à-dire qu’ils ont instauré une loi altérée et contraire à la Loi. Le Seigneur l’a montré clairement quand il a dit:  « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au nom de votre tradition »  (Mt 15,3)? Ils ne se sont pas contentés de violer la Loi de Dieu par leur transgression, en mêlant le vin avec de l’eau, mais ils lui ont aussi opposé leur propre loi, qu’on appelle aujourd’hui encore la loi pharisaïque. Ils y omettent certaines choses, en ajoutent d’autres, et en interprètent d’autres à leur guise, toutes pratiques auxquelles se livrent notamment leurs docteurs.
Résolus à défendre ces traditions, ils ne se sont pas soumis à la Loi de Dieu qui les préparait à la venue du Christ. Ils ont même reproché au Christ de faire des guérisons le jour du sabbat. Cela, avons-nous dit, même la Loi ne l’interdisait pas, puisqu’elle guérissait d’une certaine façon en faisant circoncire l’homme le jour du sabbat. Cependant ils ne se reprochaient pas à eux-mêmes de transgresser le commandement de Dieu par leur tradition et leur loi pharisaïque, alors qu’il leur manquait l’essentiel de la Loi, à savoir l’amour de l’homme pour Dieu.
Cet amour est, en effet, le premier et le plus grand commandement, et l’amour du prochain est le second. Le Seigneur l’a enseigné quand il a dit que « toute la Loi et les Prophètes dépendent de ces commandements » (cf.  Mt 22,36-40). Et lui-même n’est pas venu donner de commandement plus grand que celui-là. Mais il a renouvelé ce même commandement, en ordonnant à ses disciples d’aimer Dieu de tout leur coeur et leur prochain comme eux-mêmes.
Paul dit aussi:  « La charité est la Loi dans sa plénitude »  (Rm 13,10) et, « quand tout le reste disparaît,  la foi, l’espérance et la charité demeurent, mais la plus grande de toutes, c’est la charité »  (1Co 13,13). Ni la connaissance, ni la compréhension des mystères, ni la foi, ni la prophétie (cf.  1Co 13,2) ne servent à rien sans la charité envers Dieu. Si la charité fait défaut, tout est vain et inutile. C’est la charité qui rend l’homme parfait, et celui qui aime Dieu est parfait dans le monde présent et dans le monde à venir. Car nous ne cesserons jamais d’aimer Dieu, mais plus nous le contemplerons, plus nous l’aimerons.