Editorial du Vigneron n°35, 26 juillet 2015, 17° dimanche du temps ordinaire

La multiplication des pains

Au désert, notre Seigneur a multiplié le pain, et, à Cana, il a changé l’eau en vin. Il a habitué ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu’au temps où il leur donnerait son corps et son sang. Il leur a fait goûter un pain et un vin transitoires pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants. Il leur a donné ces petites choses généreusement, pour qu’ils sachent que son don suprême serait gratuit. Il les leur a données gratuitement, bien qu’ils auraient pu les lui acheter, afin qu’ils sachent qu’on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable : car, s’ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient pas payer son corps et son sang.

Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a traités avec affection. Car il nous a donné ces petites choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu’est l’eucharistie. Ces petites portions de pain et de vin qu’il a données étaient douces à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l’esprit. Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui donne la vie à nos âmes …

L’œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d’œil, il a multiplié un peu de pain. Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l’ont fait en un instant … D’une petite quantité de pain est née une multitude de pains ; il en a été comme lors de la première bénédiction : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1,28).

Saint Ephrem le Syrien.

17ème Dimanche du Temps Ordinaire

Ep 4,2

 

2 R 4,42-44  /  Ps 144  /  Ep 4,1-6  /  Jn 6,1-15

Détails :

-Le fond est rouge ; quand quelqu’un est énervé, ça met une sale ambiance autour de lui

-Sauf qu’ici, le lapin de droite garde la paix et la tranquillité.

-Il a peut-être une solution à proposer…

-Sur ce dessin, je ne sais pas qui supporte qui. Tout est possible !

Questions

-Saint Paul est réaliste. Le « Aimez-vous les uns les autres » de l’Evangile peut se transformer en « supportez-vous les uns les autres avec amour », restons humains.

-Qu’est-ce que je ne supporte pas chez les autres ?

-Qu’est-ce que je ne supporte chez moi ?

-Pour devenir saint(e), dois-je enlever ce que je ne supporte pas, ou essayer de l’accepter et de vivre avec ? Dois-je enlever ce que je n’aime pas chez l’autre ou essayer de l’accepter et de vivre avec ?

Si l’autre essaye d’enlever chez moi ce qu’il ne supporte pas, quelle est ma réaction ?

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Ep 1,2

et mercredi 25 mai 2059, à 10 h, j’ai le plombier ?

15ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Amos 7,12.15 Psaume 84 Éphésiens 1,3-14 Marc 6,7-13

Pour aller plus loin

Détails :

-Nous assistons ici à la Création du monde. Dieu a le globe dans sa main et dit « c’est prêt ». Ca veut dire qu’avant de mettre les personnes sur terre, il a fallu des millions d’années pour que la terre soit prête à accueillir la vie humaine.

-Ensuite, Dieu sait déjà qui il va choisir dans quel lieu et dans quelle époque.

Avant que le monde soit créé, j’existais déjà dans la pensée de Dieu. J’existais déjà dans son cœur.

-Rien que cette phrase pourrait nourrir ma semaine ; « j’existais déjà dans le cœur de Dieu ».

-Si Dieu avait déjà prévu mon existence, ça ne veut pas dire qu’il avait programmé le contenu de chaque heure de ma vie. Non, ça c’est à moi de remplir cette vie. Elle cette vie se remplit par mes choix.

Questions

-Dans ce monde, rien n’est mauvais en soi. Mais ce qu’on fait de la chose peut être bon ou mauvais. Exemple ; j’ai une langue. Avec elle, je peux bénir ou maudire, je peux dire du bien ou du mal. C’est moi qui choisis l’usage que j’en fais. Pareil pour le travail, l’argent, la télé, la nourriture. Comment est-ce que j’use de toutes ces choses-là ? Qu’est-ce qui m’attire vers mon Créateur ? Qu’est-ce qui m’en éloigne ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Dimanche 19 juillet2015, 16ème dimanche du temps ordinaire, Année B

Venez à l’écart

Aller à l’écart et s’octroyer un petit temps de repos est christique et loyal. En ce temps estival, nombreux ceux qui se sont retirés de leurs trains de vie habituels. Ce qui est tout à fait louable et juste. Toutefois, sauront-ils trouver un véritable repos loin de Dieu ? Telle est la grande interrogation des vacances. Être en vacance ne signifie pas rester oisif mais plutôt changer d’activité ; le repos véritable, pour nous chrétiens, est auprès de Jésus et avec le Christ.

Les vacances peuvent aussi être un moment propice de rassembler toutes nos idées dispersées comme les brebis dont parlent le prophète Jérémie Chacun de nous a donc, en premier, la lourde charge d’être tout d’abord son « propre pasteur » : pasteur de son corps, pasteur de son âme, bref pasteur de sa vie sous le regard bienveillant de Dieu. Malheur à ceux et celles qui conduisent leurs vie à une perdition. Il est nécessaire et important de prendre d’abord soin de soi avant de pouvoir mieux prendre soin des autres.

Puisse ce temps estival nous rapprocher davantage de nous-mêmes, des autres et de Dieu. Que ceux qui n’ont pas des moyens d’aller en vacances trouvent en Jésus eucharistique, le repos dans l’adoration et la paix intérieure.
Bon repos à tous auprès le Christ !

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 juillet 2015, 15° dimanche du temps ordinaire

La Mission

C’est une réalité qui est encore mal comprise. Alors que notre Mère Église nous rappelle sans cesse que « la mission » est une affaire de tous et de chacun, d’aucuns continuent à la restreindre uniquement aux évêques, prêtres, religieux et religieuses. Bien qu’ils soient les premiers acteurs, ils invitent tous les baptisés à l’unique moisson du Seigneur qui a besoin de nombreux ouvriers. Chacun est capable de donner le meilleur de soi-même. Pour cela, il n’est pas nécessaire d’être des « spécialistes », quoique la mission ait besoin de toutes nos compétences, mais d’abord des hommes et des femmes disponibles et désintéressés. Des personnes qui n’ont pour unique sécurité que leur « bâton » sur lequel elles peuvent s’appuyer et qui les rassure contre tous les dangers de la route. D’après vous, quel serait ce « bâton » ? Pour moi, ce « bâton » n’est autre chose que « la Très Sainte Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ » qui est le soutien et l’espérance de toute mission.
Puisse ce « bâton » nous protéger contre tous les « loups » que nous rencontrons sur nos chemins missionnaires. Que la Sainte Croix du Christ soit avec nous jours et nuits pour ne pas nous laisser détourner par tout ce qui est éphémère.
Oh Jésus ! Notre « bâton » ! Soutiens et protège tous ceux et celles qui acceptent d’aller vers les autres en ton nom. Nous te recommandons en particuliers tous les Laïcs qui sont des missionnaires dans leurs paroisses. Qu’au sein du monde, de leurs tâches ordinaires, avec ta grâce, ils accomplissent des œuvres extraordinaires. Merci Seigneur.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 5 juillet 2015, 14° dimanche du temps ordinaire

Un prophète …

Un prophète est une personne qui parle au nom de Dieu. Elle est porteuse d’un message et n’est pas toujours la bienvenue, même chez les siens. Cette mission prophétique se poursuit, aujourd’hui dans le monde, à travers tous les baptisés. Il n’est pas exclu que Dieu suscite encore au milieu de nous des hommes et des femmes, parfois non baptisés, qui continuent à nous parler de lui. Ainsi admis, nous comprenons que quelques soient leurs origines, leurs langues et même leurs races, ils ont en commun la même mission : celle de rappeler aux humains la volonté de Dieu pour leur temps et de leur montrer la présence de Dieu au milieu d’eux. Un prophète n’agit pas en son propre nom et ne saurait devenir le justicier de Dieu. Il n’a aucune force coercitive que la véracité de son message. Un prophète interprète aussi les signes des temps.

Comme vous pouvez le constater dans la première lecture de ce dimanche, il ne faut pas toujours s’attendre à un bon accueil. Il en va de même dans l’Evangile ; même Jésus-Christ n’a pas réussi à se faire écouter dans son propre village. Il s’est résolu à ne faire seulement que quelques miracles. Il ne faut donc pas se leurrer qu’on peut se faire accueillir et écouter par tous. Somme toute, il nous incombe le grand et illustre devoir de répondre à notre vocation prophétique. N’ayons donc pas peur de parler et d’agir au nom de Dieu.

Seigneur, fais de nous un peuple de prophètes pour notre temps. Ne nous laisse pas entrer en tentation de découragements, de mutisme et du relativisme.

14ème Dimanche du temps ordinaire

Ez 2,2

 

Pour aller plus loin

Détails :

-Le lapin est en position verticale (debout), même s’il ne touche pas le sol.

-Le lit a un système pneumatique (regarde la marque du lit) « pneuma » = « souffle » en grec. Le souffle, c’est l’Esprit.

-Il est trois heures (il est temps de se lever !). Trois heures, c’est l’heure de la mort du Christ, l’heure où il remet l’Esprit. L’heure où il entre dans le sommeil de la mort pour nous mettre debout.

-L’Esprit-Saint donne vie, fait ressusciter, « REMET DEBOUT », position de l’ Homme vivant.

-Le lapin est surpris, il a un œil endormi et un autre réveillé en sursaut (tu m’étonnes…)

-Cela dit, s’il a choisi ce lit pour dormir, c’est qu’il se doutait un peu de la suite logique…

 

Questions

-Dieu appelle le prophète Ezéchiel pour être son porte-parole. Peut-être que cela m’arrive aussi, d’être le porte-parole de Dieu pour un ami, dans mon travail, avec un inconnu… Quelques fois, on stresse alors qu’on est encore « couché ». Si l’Esprit nous met debout, c’est qu’il peut aussi agir après. Sur le dessin, l’espace est libre devant le lapin, il n’y a pas d’obstacle (heureusement pour lui, d’ailleurs…)