Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 28 juin 2015, 13° dimanche du temps ordinaire

« Thalita koum » !

Si vous saviez mon vœux le plus cher : que chacun entende au fond de son cœur cet appel de Jésus «Thalita koum» ! Cette expression signifie comme vous le lirez dans l’Évangile « jeune fille, je te le dis, lève-toi ! ». Oui, il est vital de laisser résonner en nous cette invitation. Le Christ va à la rencontre de chaque personne, quelque soit son âge pour la sortir de sa « mort ».

Mort physique, sociale ou spirituelle, Jésus vient à nous et ne se dérobe pas des demandes des uns et des autres. Il entend les sollicitations que nous formulons pour ceux et celles qui nous sont chers. Le Christ n’est pas sourd d’oreille comme d’aucuns prétendent l’imaginer. Notre Maître se laisse toucher par des malades, des pécheurs, afin qu’ils obtiennent la guérison de leurs maux. Il sait aussi aller à la rencontre des mourants pour les toucher.

Les questions que suscitent les textes de ce dimanche pourraient être prises sur trois angles.

Premièrement, que disons-nous à Dieu dans nos prières ? Comment intercédons-nous pour les autres, nos familiers malades ? Ne faudrait-il pas ouvrir notre prière personnelle ou collective aux besoins aux autres ?

Deuxièmement, sommes-nous conscients des maux qui minent notre existence depuis quelques années ? Comme cette femme qui souffrait d’hémorragie depuis douze ans, nous perdons certainement notre « sang », élément vital de notre foi depuis quelques années déjà ; quelle démarche entreprenons-nous pour retrouver la santé de notre âme ou/et de notre corps ? N’est-il pas le temps de faire une démarche de foi sincère et véritable ?

Troisièmement, sommes-nous conscients que Jésus continue à toucher tous ceux qui souffrent aujourd’hui ? Jésus est vivant dans le monde à travers son Église. Il agit et nous touche à travers les différents sacrements. Laissons-nous approcher par les sacrements de guérison que sont la « réconciliation » et le « sacrement des malades ».
Puisse Jésus nous guérir de toutes nos maladies et que nous nous levions pour marcher et vivre en sa présence.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 21 juin 2015, 12° dimanche du temps ordinaire

Une violente tempête

Ce phénomène ne nous est pas étrange. Nous avons encore les souvenirs de la tempête de 1999… De nombreuses familles de notre secteur pastoral avaient perdu des forêts, des récoltes et des maisons et d’autres biens. C’est à peine que quelques unes commencent à se relever.
Aujourd’hui, Saint Marc nous rapporte la grande frayeur que ressentirent les disciples dans la barque au moment qu’ils furent avec le Christ. Ces frayeurs ne sont pas finies. Nous les vivons plus ou moins à tous les niveaux. La barque, symbole de l’Église, appelée à voguer dans les océans du monde en tumulte, traverse des tempêtes de toutes sortes. Marqués par de nombreuses frayeurs, les chrétiens, disciples du Christ, doivent rester confiants face aux tempêtes familiales, conjugales, professionnelles, politiques, économiques, etc …
Notons aussi que la barque peut représenter chacune de nos vies. Vu sous cet angle, Jésus, dans nos barques ou dans nos vies, attend que nous l’interpellions. Il ne souhaite pas s’imposer dans nos vies. Au contraire, dans une liberté totale, chacun peut réveiller le Seigneur qui fait chemin avec nous. Il est prêt à se réveiller si nous le lui demandons. Alors, laisserons-nous des tempêtes, aussi violentes-soient-elles, nous effrayer sans faire appel à Lui ? Nous avons besoin de reconnaître la sainte présence de l’Emmanuel, Dieu avec nous, au milieu des océans de la vie qui n’est pas toujours facile à traverser.

Seigneur réveille toi et agis !

Cela ne te fait rien ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 14 juin 2015, 11° dimanche du temps ordinaire

Frères, vous avez appris comment le Royaume des cieux, dans toute sa grandeur, est comparé à une graine de moutarde… Est-ce là tout ce que les croyants espèrent ? Est-ce là tout ce que les fidèles attendent ? … Est-ce là « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme » ? Est-ce là ce que promet l’apôtre Paul et qui est tenu en réserve dans le mystère inexprimable du salut, pour ceux qui aiment ? (1Co 2,9) Ne nous laissons pas déconcerter par les paroles du Seigneur. Si, en effet, « la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme, et si la folie de Dieu est plus sage que l’homme » (1Co 1,25), cette toute petite chose, qui est le bien de Dieu, est plus splendide que toute l’immensité du monde.
Puissions-nous seulement semer dans notre cœur cette graine de moutarde, de sorte qu’elle devienne le grand arbre de la connaissance (Gn 2,9), s’élevant de toute sa hauteur pour élever notre pensée jusqu’au ciel, et déployant toutes les branches de l’intelligence…
Le Christ est le Royaume. A la manière d’une graine de moutarde, il a été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et est devenu l’arbre de la croix qui couvre la terre entière. Après qu’il eut été broyé par la Passion, son fruit a produit assez de saveur pour donner son bon goût et son arôme à tous les êtres vivants qui le touchent. Car, tant que la graine de moutarde demeure intacte, ses vertus restent cachées, mais elles déploient toute leur puissance quand la graine est broyée. De même le Christ a-t-il voulu que son corps soit broyé pour que sa force ne reste pas cachée… Le Christ est roi, car il est le principe de toute autorité. Le Christ est le Royaume, car en lui réside toute la gloire de son royaume.

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 98, 1-2 ; CCL 24A, 602 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 225 rev.)

11ème Dimanche du Temps Ordinaire

2 Co 5,7

 

Détails :

-Un lapin avance, avec une démarche incertaine. Il tâtonne.

-La lumière est derrière lui. Il avance vers le noir. C’est ce que ressentent les personnes qui ne croient pas en Dieu ; à quoi ça sert d’avancer, si c’est pour aller dans le noir ? dans le mur ? dans le néant ?

-Le verset Biblique est en jaune-lumière. Ceux qui ont la chance d’avoir la foi, même s’ils ne voient pas, ont moins peur de l’avenir puisqu’ils savent que Jésus ne les laissera pas tomber.

-Les mains et les oreilles du lapin sont tendues vers l’avant. Il a la foi.

 

Questions

Croire, qu’est-ce que ça veut dire ?

Le « You Cat » (catéchisme donné par Benoît XVI aux jeunes des JMJ à Madrid) nous dit au numéro 22 que c’est « chercher une relation personnelle avec Dieu et croire à tout ce que Dieu montre de lui-même ».

Au début de la foi, il y a un ébranlement : l’homme sent que le monde visible n’est pas le tout de son existence. Il trouve peu à peu la confiance pour s’adresser à lui et entrer en relation avec Lui.

Croire, c’est donner son accord à Jésus et miser toute sa vie sur lui.

-Où en suis-je, de ma foi, d’après cette définition ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 7 juin 2015, Fête du Saint Sacrement

Le sang de l’Alliance

L’un des éléments vitaux de notre survie est, comme vous le savez, le sang. Le sang nourrit le corps et aide notre cerveau à rester en vie. En d’autres termes, il est essentiellement vital d’avoir une quantité suffisante de sang. Ce n’est pas pour rien que le « don du sang » est fortement recommandé pour pouvoir sauver quelques vies. Notons aussi que le « sang », dans de nombreuses cultures, a souvent été utilisé pour des pratiques expiratoires tel que nous le lisons dans la première lecture. Il a souvent servi de lien avec le monde transcendantal ; Par des sacrifices d’animaux, voire des humains, d’aucuns ont souvent voulu exprimer leur religiosité. Vue sous ces angles, la question du « sang » peut susciter des interrogations qui demeurent parfois non élucidées.

Pour nous chrétiens, le « sang » de Jésus Christ n’est pas assimilable en aucun autre sang. Non seulement qu’il est celui d’un humain, le sang du Christ est le sacrifice parfait offert à Dieu par lui-même pour le pardon de nos péchés. C’est lui qui nous purifie et nous réconcilie avec le Père : il est le le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle. Laissons-nous réconcilier avec Dieu à travers nos célébrations eucharistiques où Jésus renouvelle sans cesse son amour pour chaque humain.