Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 31 mai 2015, Sainte Trinité

Allez !

Jésus ne cesse pas d’envoyer ses disciples. Aujourd’hui encore, il voudrait des hommes et des femmes qui iront porter la Bonne Nouvelle à leurs semblables. Chacun, avec la grâce qui lui est propre et reconnue par l’Église, pour baptiser, enseigner et surtout en faire des disciples pour le Christ. Qui voudrait bien répondre à cet appel ? Certes, il ne s’agit pas nécessairement d’entrer dans les ordres pour évangéliser. Cette mission incombe à tous les baptisés. Tous, nous sommes envoyés par le Ressuscité pour le rendre présent dans nos familles, dans nos cités, ainsi que dans le monde entier.

Je voudrais nous proposer d’en parler autour de nous pour que nous soyons tous des « envoyés ». Le baptême fait de nous des missionnaires, ceux qui partent au nom de Jésus-Christ. Portons dans notre prière ceux qui souhaitent répondre à cet appel : les séminaristes, les religieuses, les laïcs.

Prions pour notre Église afin qu’elle demeure fidèle à sa mission évangélisatrice. Puisse le Seigneur soutenir l’effort et le courage de ceux qui enseignent fidèlement ses préceptes à leurs frères et sœurs à travers des multiples catéchèses. Que l’unique Dieu, en trois personnes, la Sainte Trinité, nous fortifie et nous garde unis dans l’exercice de la même mission en communion avec les autres.

Sainte Trinité

1ère lecture : « C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre » (Dt 4, 32-34.39-40)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple :
« Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé,
depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre :
d’un bout du monde à l’autre,
est-il arrivé quelque chose d’aussi grand,
a-t-on jamais connu rien de pareil ?
Est-il un peuple qui ait entendu comme toi
la voix de Dieu parlant du milieu du feu,
et qui soit resté en vie ?
Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation,
de venir la prendre au milieu d’une autre,
à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats,
à main forte et à bras étendu,
et par des exploits terrifiants
– comme tu as vu le Seigneur ton Dieu
le faire pour toi en Égypte ?
Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur :
c’est le Seigneur qui est Dieu,
là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ;
il n’y en a pas d’autre.
Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur
que je te donne aujourd’hui,
afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie
sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »

Psaume : 32 (33), 4-5, 6.9, 18-19, 20.22

R/Heureux le peuple
dont le Seigneur est le Dieu.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

 

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

 

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

 

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

2ème lecture : « Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; en lui nous crions “Abba !”, Père ! » (Rm 8, 14-17)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,
ceux-là sont fils de Dieu.
Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves
et vous ramène à la peur ;
mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
et c’est en lui que nous crions «
 Abba ! »,
c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants,
nous sommes aussi ses héritiers :
héritiers de Dieu,
héritiers avec le Christ,
si du moins nous souffrons avec lui
pour être avec lui dans la gloire.

Evangile : « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 16-20)

Alléluia. Alléluia.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Sainte Trinité

Rm 8,14

-Détails

-On remarque une voiture qui roule à fond la caisse. Elle se prépare à dépasser.

-Le conducteur est invisible (la voiture n’est pas télécommandée)

-On ne voir pas le décor, ça va trop vite.

-Le lapin bleu est presque blanc de trouille. Il a les pattes sur la boîte à gants (sur l’air bag ?) pour se cramponner comme il peut.

 

Questions

-Interprétation ; cette voiture, c’est ta vie. Il y trois manières de la conduire :

-C’ est toi qui prends le volant. Tu décides de tout et Dieu n’a plus qu’à te suivre.

-C’est toi qui prends le volant et Dieu est assis à côté avec la carte. Il te dit où aller, tu l’écoutes , mais c’ est toi qui conduis, à ta vitesse.

-C’est Dieu qui prend le volant, et tu te laisses guider en tout.

Bref, la conduite de Dieu peut être folle pour toi (folle ne veut pas forcément dire qu’il va trop vite, mais qu’il passe par des endroits quelques fois curieux)

Mais « la folie de Dieu est plus sage que les hommes ». Il connaît ton mode d’emploi et il te mène là où tu deviendras le plus toi-même.

 

Pentecôte

Ac 2,13

 

Détails

 -Cette phrase est le jugement de ceux qui voient agir les apôtres, lorsqu’ils parlent en d’autres langues. Certains sont étonnés, d’autres se moquent.
-Ici, le lapin est plutôt saoul. Visiblement, il a bu une bonne dose d’Esprit-Saint. (Pour les enfants, je signale qu’il ne faut surtout pas boire du White spirit, c’est dangereux et ce n’est pas de l’Esprit Saint en bouteille !)

-On distingue 3 colombes et 7 cœurs (comme les 7 dons de l’Esprit qu’on trouve chez Isaïe au chapitre 11, versets 2 et suivants)

-Le fait que les mouvements soient en blanc, indique la légèreté.

 

 Questions

-Autre détail liturgique, ce verset (Ac 2,13) ne fait pas partie du texte de ce dimanche (qui s’arrête à 2,11), et curieusement, on ne l’entend jamais, ni le dimanche, ni en semaine (sauf erreur de ma part…). C’est pourquoi, je souhaitais le mettre.

-Recevoir l’Esprit Saint ne veut pas dire qu’on devient nécessairement comme ça. On peut l’ extérioriser de cette manière, ou d’une autre. Cela dit, quel jugement ai-je devant des chrétiens « tout fous » ? Les chrétiens « manche à balais » ne donnent peut-être pas plus envie de croire que les « tout fous »

-Le white-spirit (esprit blanc ?) est utilisé pour dissoudre la peinture, le vernis et l’encre d’imprimerie (donc des trucs bien costauds). L’Esprit-Saint ne dissout-il pas le vernis superficiel de notre vie, pour aller plus en profondeur ? Quel est mon vernis ? Combien de couches a-t-il ? Et si on l’enlève, je risque d’être moins protègé… mais tellement plus authentique ! Je brillerai moins, mais j’aurai ma couleur naturelle.

Quel est l’intérêt de se blinder ? Est-ce que j’apprécie les personnes blindées, hermétiques ? Pourquoi ?

Si je me blinde, en quoi est ce que je vais me dénaturer

Editorial du Père Yves Maurice Zambo, 24 mai 2015, Pentecôte

L’Esprit de vérité

Il n’est rien d’autre que l’Esprit-Saint que nous adorons en ce jour de Pentecôte. La pentecôte, fête juive, au cours de laquelle descendit sur les disciples réunis en prière avec quelques femmes, dont Marie, le Saint-Esprit. Ils le reçurent tous mais n’eurent pas tous les mêmes manifestations. Pour les Apôtres, ce don venu du Père et du Fils va leur donner le courage et la force de sortir de leur enfermement, de leur oratoire pour aller à la rencontre des autres. C’est le début, la naissance de la vie apostolique, de la mission, de l’évangélisation, de l’Église Comme pour nous rappeler qu’il n’y a pas d’évangélisation féconde sans sortie de soi. Nous n’oublions pas non plus que l’Esprit de vérité est reçu en communauté de prière avec Marie. Occasion de rappeler les deux bras qui soutiennent toute œuvre d’évangélisation : la prière et l’action. Il nous semble ainsi impératif de demander la présence de cette troisième personne de la Trinité Sainte de nous embraser de sa présence, afin que nous allions d’un pas allègre vers les autres. Que nous allions vers eux avec un unique langage accessible à toutes les cultures et à toutes les langues : l’AMOUR. Cette langue maternelle que comprennent même les les nourrissons.

Dieu seul sait combien de personnes ne se sentent et ne se savent pas aimées de lui. C’est notre devoir d’aller à leur rencontre.
Frères et sœurs en Jésus-Christ ressuscité, comme les disciples du Christ, le jour de la Pentecôte, pris comme des hommes pleins de vin doux, laissons -nous enivrer de la grâce de l’Esprit-Saint pour devenir, aujourd’hui, des missionnaires d’un monde nouveau avec des cités de plus en plus cosmopolites. Comment les rejoindre aujourd’hui dans leurs « langues maternelles » ? Leurs habitudes ?

7ème Dimanche du Temps Pascal

1ère lecture : « Il faut que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de la résurrection de Jésus » (Ac 1, 15-17.20a.20c-26)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Pierre se leva au milieu des frères
qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes,
et il déclara :
« Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse.
En effet, par la bouche de David,
l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas,
qui en est venu à servir de guide
aux gens qui ont arrêté Jésus :
ce Judas était l’un de nous
et avait reçu sa part de notre ministère.
Il est écrit au livre des Psaumes :
Qu’un autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés
durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean,
jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous.
Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous,
témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux :
Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus,
et Matthias.
Ensuite, on fit cette prière :
« Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs,
désigne lequel des deux tu as choisi
pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique,
la place que Judas a désertée
en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias,
qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.


– Parole du Seigneur.

Psaume : 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab

R/Le Seigneur a son trône dans les cieux.
ou : Alléluia !

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

 

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

 

Le Seigneur a son trône dans les cieux :
sa royauté s’étend sur l’univers.
Messagers du Seigneur, bénissez-le,
invincibles porteurs de ses ordres !

2ème lecture : « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 11-16)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
puisque Dieu nous a tellement aimés,
nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu.
Mais si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons
que nous demeurons en lui
et lui en nous :
il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons
que le Père a envoyé son Fils
comme Sauveur du monde.


Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu,
Dieu demeure en lui,
et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous,
et nous y avons cru.
Dieu est amour :
qui demeure dans l’amour demeure en Dieu,
et Dieu demeure en lui.


– Parole du Seigneur.

Evangile : « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Alléluia. Alléluia.
Je ne vous laisserai pas orphelins,
dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
garde mes disciples unis dans ton nom,
le nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux,
je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.
J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,
sauf celui qui s’en va à sa perte
de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi,
je parle ainsi, dans le monde,
pour qu’ils aient en eux ma joie,
et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole,
et le monde les a pris en haine
parce qu’ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,
mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi, je n’appartiens pas au monde.


Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

7ème Dimanche du Temps Pascal

1 Jn 4,12

 

Détails :

-Ces lunettes représentent le Dieu-Trinité.

Le verre de gauche, c’est le Père qu’on ne voit pas mais qui est Lumière.

Le verre de droite, c’est le Fils, Jésus, qui nous révèle le Père. Quand on regarde Jésus, on voit le Père. Il nous montre le Père avec sa main.

Ce qui lie le Père au Fils, c’est le Saint Esprit (la barre du centre où il est écrit Spirit)

-Sur la branche de gauche, on lit (difficilement) « FIDES ». C’est la foi qui nous révèle notre Dieu en trois en trois personnes. Autrement que par la foi et la Révélation, il est possible de trouver Dieu avec son intelligence, mais impossible d’arriver à la conclusion que Dieu est en trois personnes.

Questions (là, il faut choisir laquelle travailler car il y en a trop)

-Dans l’Evangile de Jean, au chapitre 14, Jésus dit « qui me voit, voit le Père ». Est-ce que je pourrais dire « qui me voit, voit le Christ » ? La suite du verset me montre que si je demeure dans l’amour, on pourrait voir Dieu en moi. Comment est-ce que je me situe vis-à-vis des personnes que j’aime le moins ? Qui sont-elles ? Pourquoi me répugnent-elles ? Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place ? Comment les accueillerait-il ? Est-ce que j’ai définitivement rejeté une personne ? Pourquoi ?

-Ai-je déjà été interpelé par quelqu’un qui aimait en vérité au point de donner de son temps, de son argent, de ses compétences, sans rien attendre en retour ? Ai-je moi-même vécu cela ? Ai-je été conscient que cette voix intérieure qui me poussait à agir ainsi venait de plus loin que moi (sans doute de Dieu) ?

Ascension

Mc 16,20

 

Détails :

 

Beaucoup d’inattendu en une seule image. De gauche à droite ;

-Un démon expulsé d’un lapin (visiblement surpris d’avoir ce genre de truc à l’intérieur de lui)

-Le lapin qui annonce la Bonne Nouvelle, sur fond de soleil levant. Il suffit qu’il parle pour que le Seigneur agisse.

-Au premier plan, à droite, le sourd qui se met à entendre.

-Derrière lui, en ombre chinoise, le boiteux qui bondit en lançant sa béquille.

-Et tout à droite, le mort qui ressuscite et sort de son tombeau en bondissant lui aussi.

-Le décor est simple, il n’y a rien d’autre que la nature, on ne perçoit aucune « œuvre humaine ».

-L’homme est comme rendu à sa vocation première ; il vient de Dieu et il est fait pour Lui. Les seuls « instruments » (béquille pour le boiteux, corne pour le sourd et bandelettes pour le mort) sont maintenant inutiles.

 

Questions

 

-Dans l’ordre de la foi, on peut faire des choses pour Dieu, ou faire les choses de Dieu. Les deux sont bien, mais la deuxième est meilleure. Si on compte sur soi, on pourra accomplir de belles choses qui seront peut-être très bien, mais si on compte sur Dieu, ce sera encore meilleur, même si le résultat n’est pas toujours perceptible à nos yeux. Qu’est-ce que je préfère, au fond de moi ? Comment le mettre en œuvre cette semaine ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 17 mai 2015, 7° dimanche de Pâques

La prière de Jésus

Prier c’est s’adresser à Dieu avec un cœur confiant et rassuré. Confiant de se savoir écouté et rassuré parce qu’il nous exauce toujours. Jésus parle à son Père comme pour faire le bilan de sa mission. Il fait le compte-rendu tout en demandant au père d’assurer lui-même la continuité de l’œuvre qui lui appartient. Le Christ est conscient que les disciples pourront être tentés par un esprit de division et de séduction à cause des biens éphémères. Pour cela, il demande au Père la grâce de l’unité de ses disciples. Cette unité qui a du mal à s’établir dans nos relations mutuelles. De plus en plus, au lieu de rechercher les voies de fraternité et d’harmonie familiales, sociales et ecclésiales, certains s’évertuent à créer et à susciter des chemins divergents. Quel témoignage pour nos communautés que Jésus a confié au Père afin de les garder du Mauvais !
Plus que par le passé, la prière de Jésus doit trouver un écho dans chacune de nos vies, de nos communautés ecclésiales. C’est urgent de rechercher des occasions qui nous rassemblent et renforcent notre unité. Unité en premier avec nous-même, avec tous ceux qui font partie de notre secteur pastoral, avec les autres secteurs pastoraux de notre diocèse, unité avec les autres communautés chrétiennes non-catholiques, unité avec les autres croyants et unité avec tout le genre humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 10 mai 2015, 6° dimanche de Pâques

Des « Serviteurs » aux « Amis »…

Quel cheminement ! Y a-t-il une différence ? D’emblée, nous avons la tonalité de ce dimanche qui est marqué par l’amour du Seigneur pour chacun de ses disciples et l’invitation à faire autant les uns pour les autres : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Parlant de l’état de « serviteurs » à celui des « amis », Jésus fait une distinction considérable : « Le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ». Or, comme vous l’avez lu dans l’Évangile, le Christ nous a déjà tout dit de lui. Il n’est qu’Amour et aime chacun de nous. Il veut que nous soyons des « demeures » d’amour, de fraternité, de sincérité et d’amitié. C’est à ce titre seulement que nous pouvons devenir ses « amis ».

Alors, la grande question est de savoir à quel niveau nous situons-nous actuellement. Disciple ou ami(e) ? Puisse sa Mère, la Très sainte Vierge Marie, nous aider en ce mois de mai, savoir évoluer de l’état des disciples à celui des amis de Jésus-Christ.
Notre Dame de Fatima, Priez pour nous.