5ème Dimanche du Temps Pascal

Jn 15,2

 

Détails :

-Le cep, c’est moi. Il y a des endroits où je porte du fruit dans ma vie, et des endroits où je suis plutôt stérile.

-Jésus vient émonder ma vie, c’est-à-dire qu’il vient visiter les endroits où je ne porte pas de fruit. Quelques fois, c’est une coupe franche dans ma vie où il y a tellement de parasites que la terre s’use pour rien. Quels sont ces domaines où je me perds ?

-Le pied de vigne demande à Jésus de ne pas regarder les zônes sombres ou stériles de son existence pour voir ce qui marche bien. « Regarde à droite ! » veut dire « regarde ce qui va bien dans ma vie ! » « regarde là où je suis performant dans ma foi ». Alors que Jésus le voit déjà.

Questions

-Comme un maître attentionné, il désire que toute ma vie porte du fruit. Il désire que la lumière soit mise partout. Peut-être est-ce dans les zônes les plus sombres de ma vie que Jésus veut venir ? Peut-être, à l’avenir, porterai-je plus de fruits dans mes branches actuellement stériles que dans les autres ?

-Quels sont mes lieux de combat actuels ? Qu’est-ce qui n’est pas encore évangélisé dans ma vie ? Quel est l’endroit où une petite voix me dit que cette partie de ma vie n’est pas top et ne peut pas être en accord avec ce que Jésus me demande ? Est-ce que je crois que ce lieu-là peut être un lieu où jaillira la vie, les fleurs, puis les fruits si Jésus le visite ?

Aujourd’hui, il y a même un autre dessin illustrant la première lecture qui est dans un article en-dessous.

4ème Dimanche du temps pascal

ps 117 , 8

Détails :

 

-Le lapin commercial essaye de vendre une moto en carton en présentant une vraie. Ses arguments sont mirobolants ;

-« Le plein gratuit » (pour une moto en carton, logique…), Pneus neufs (idem), prix sacrifié (1499 €, pour du carton, un peu cher, enfin il y a la clé avec, quand-même), Soldes, hyper-maniable (on la porte avec une main, si si…)

-L’autre lapin a l’air sceptique, il est tenté… Va-t-il craquer ?

 

Questions

 

-La parole du dessin n’est pas pour dire qu’il ne faut pas faire confiance aux hommes. Elle nous dit que la confiance en Dieu ne trompe jamais (mais que ça ne nous empêche pas de faire confiance aux autres aussi).

-Certains voudraient s’arranger leur propre religion, bien confortable, avec ce qu’on prend et ce qu’on laisse… Jésus n’a pas choisi le trône, le château, la limousine et la princesse. C’est revêtu du vêtement de faiblesse qu’il est venu. Quelques fois, on revendique de faire des trucs spéciaux pour attirer les jeunes. Attention à ne pas les « tromper sur la marchandise » si on les prépare pas à la réalité de la vie, exigente. Etre inventif est une très bonne chose, mais arriver à ce que le jeune s’accroche au Christ véritablement et lui reste fidèle quand tout sera sec, en est une autre.  Est-ce que je prépare les autres à cela ?

Editorial du Père Yves Maurice Zambo, 26 avril 2015, 4° dimanche de Pâques

Un seul troupeau,
un seul pasteur

Jésus, le bon pasteur, le vrai berger de son troupeau, de son Église. A sa suite, nous devenons un seul troupeau conduit jour après jours au royaume du Père. C’est lui qu’il nous faut écouter et ne pas nous laisser distraire par d’autres faux bergers et pasteurs.

Un bon pasteur, à l’image du Christ est celui qui sait nourrir ses brebis et les défendre contre toutes sortes de dangers. Il est celui sur qui repose la survie et la sécurité du troupeau.

Sans nous leurrer, nous voyons comment ces différents termes sont de plus en plus éloignés de nos schèmes de pensées. Je veux parler des termes « troupeau », « pasteur » ou « berger ». Ils ont pris au cours du temps des sens péjoratifs au point que nous en sommes presque à un rejet de tout esprit de « rassemblement », un refus plus ou moins voilé de se faire « guider », bref, un refus de toute forme d’autorité. C’est le défi majeur que doit relever notre génération sujette à de multiples mutations. Comment œuvrer jour après jour à rassembler avec le Christ pour constituer un seul troupeau ? Comment admettre que certains, au nom du Christ et de l’Église puissent assumer la charge sublime et parfois ingrate de « pasteur » ou de « berger » ? Tant de problématiques édifiantes pour adhérer à cette assertion du Christ : « Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent (…) ». La première question est de savoir est-ce que nous nous connaissons réellement ? Comme vous pouvez le constater, Jésus n’affirme pas seulement être « pasteur », mais « le bon pasteur ». Il ne faut pas confondre : «un bon pasteur » et « un pasteur bon ». De même qu’il y a une différence entre « un bon père » et « un père bon ». « Un bon père » est celui qui ne cède pas toujours à toutes les caprices de ses enfants mais qui a un objectif à atteindre pour le bien de ceux-ci. Tandis qu’un «  père bon » veut les satisfaire sans restriction et parfois au détriment de leur avenir. Je suis bien conscient qu’il n’est plus facile aujourd’hui d’être de bons pasteurs, des bons parents, des bons fonctionnaires, etc …

Toutefois, avec la grâce de Dieu, nous pouvons y parvenir.

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 19 avril 2015, 3ème dimanche de Pâques

Les témoins

Un témoin est une personne qui a vécu un événement et qui a la capacité de le relater à d’autres. Les témoins ont ainsi la lourde charge de dire la vérité et rien que la vérité. Comme vous le savez, tout faux témoignage est passible d’une condamnation. S’il est ainsi sur le plan pénal, qu’en est-il sur le plan spirituel ? Notons pour commencer que parmi les dix paroles de Dieu appelées communément les « dix commandements de Dieu », il y le huitième qui énonce bel et bien que « tu ne mentiras pas et ne ferras pas de faux témoignage » (Ex 20, 16). Le témoin n’a pas à se dérober de sa noble mission qui consiste à dire la vérité à ceux et celles qui l’ignorent. Le plus souvent, nous leur faisons confiance. Malheur à toute personne qui dirait un mensonge et ferait un faux témoignage. C’est notre devoir de dire la vérité et rien que la vérité. Or, cette « Vérité » n’est autre que le Christ. C’est lui, Jésus, qui dit dans l’Évangile de Saint Jean qu’il est le chemin, la vérité et la vie ( Jn 14, 6).

Comment être aujourd’hui les témoins du Christ ? N’est-ce pas en racontant ce que nous avons vécu avec lui ? Et si nous ne le connaissons pas, ne sommes nous pas en train de devenir des gros menteurs ? Nous parlons des réalités que nous ignorons nous-mêmes. J’estime qu’il est impérieux de faire soi-même une expérience avec son Seigneur avant de le proposer aux autres. C’est urgent de devenir enfin des merveilleux témoins du Christ Ressuscité. Il dit à la finale de l’Évangile proposé ce dimanche : « A vous d’en être les témoins » (Lc 24, 48). Témoins de quoi ? De qui ? Témoins de la Résurrection, Témoins de Jésus-Christ. ALLELUIA !!!

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, 12 avril 2015, Divine Miséricorde

«  La paix soit avec vous  !  »

Une notion difficile à cerner pour de nombreuses familles en ces temps. Partout, des hommes et des familles sont tourmentés par divers maux qui les conduisent à un enfermement, à une peur. De temps à autre, nous nous recroquevillons dans nos maisons, nos communautés et parfois dans nos convictions … Ce dimanche est celui de la paix du Seigneur, un dimanche dit de « miséricorde ». Occasion propice de découvrir notre misère et celle des autres. En d’autres termes, découvrir nos peurs, les zones de notre existence, de notre conscience qui sont troublées. C’est au cœur de ces traumatismes, de nos peurs que le Christ Ressuscité s’invite pour nous dire « la paix soit avec vous ». Réveillez vous  ! Que faites-vous  ? Sortez de là  ! De vos tombeaux  ! C’est la résurrection  !

La miséricorde est un don ineffable pour celui ou celle qui la reçoit. C’est un cœur qui se penche sur la misère de l’autre. D’emblée, cette misère n’est pas seulement matérielle. Nous la retrouvons sur le plan spirituel, social, affectif et familial. Chacun peut faire son examen de conscience et découvrir ses misères ou ses pauvretés. En Jésus-Christ Ressuscité, nous avons enfin l’assurance d’une paix. Elle est présente dans le monde à travers les envoyés du Christ qui nous communiquent cette paix par les différents sacrements. Dans l’Évangile de ce jour, il s’agit particulièrement du sacrement de réconciliation. Quelle importance accordons-nous encore à ce sacrement qui célèbre la miséricorde de Dieu  ? Il est vrai que tout ceci requière un peu de foi. D’où l’assertion qui est faite dans l’Évangile  : «  Heureux ceux qui croient sans avoir vu  » (Jn 20, 29). Puisse Le Seigneur augmenter en nous la foi …

2ème Dimanche de Pâques

1ère lecture : « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants
avait un seul cœur et une seule âme ;
et personne ne disait
que ses biens lui appartenaient en propre,
mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance
que les Apôtres rendaient témoignage
de la résurrection du Seigneur Jésus,
et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,
car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons
les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente
pour le déposer aux pieds des Apôtres ;
puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.

Psaume : 117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24

R/Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !


Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,
mais sans me livrer à la mort.


La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

2ème lecture : « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.

 

Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?


C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.

Evangile : « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »


Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »


Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »


Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

2ème Dimanche de Pâques

Jn 20,19

 

Détails :

-Les disciples se sont enfermés. Ils vérifient que chacune des entrées sont bien gardées.  Ils sont sur le qui-vive. (beau terme, le « qui-vive » pour un dimanche de résurrection)

-Il y a plusieurs verrous possibles : Celui de gauche, deux poutres, comme une croix, qu’on peut dégager assez rapidement. Celui du milieu est un verrou définitif. Si on regarde bien, le loquet ne peut être déplacé ni à gauche, ni à droite à cause des murs. La porte ne s’ouvrira plus jamais. Et il y a la porte de droite qui est bloquée par un tas de fourbi qu’on a pu trouver à l’intérieur de sa maison ; un matelas, un balai, un frigo, une table (et un seau d’eau pour le gag)

-Et puis, voilà que Jésus se tient au milieu d’eux. Il est là mais personne ne le voit. L’important n’est pas de savoir comment il est entré mais de savoir qu’il est là. Il a dit lui-même « je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Il n’a pas cessé de tenir sa promesse.

-Et enfin, il y a Thomas qui reste dehors. Dans l’Evangile, on sait qu’il n’était pas là quand Jésus est apparu la première fois à ses disciples. L’important, c’est ce qui se passe à l’intérieur de la maison, dans ton intérieur à toi. C’est là que la rencontre avec Jésus peut se faire.

 

Questions 

-La peur me fait me barricader et craindre l’extérieur, alors que mes ressources sont intérieures.

E-E Schmitt écrit : « Tout ce que les hommes ont construit prend source, le plus souvent, dans la peur de l’autre. La force du christianisme, c’est de dénoncer cette peur et d’oser affirmer que les rapports humains pourraient se fondre dans l’amour ».

En quoi est-ce vrai pour moi ? En suis-je conscient(e) ?

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO, Résurrection du Seigneur, 5 avril 2015

Le premier jour de la semaine …

C’est par ces mots que débute l’Évangile de ce jour de Pâques : « Le premier jour … ». Ils nous rappellent le récit de la création dans le livre de la Genèse : «(…) Que la lumière soit ! Et la lumière fut.(…), il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour » (Gn 1, 3-5). C’est une nouvelle création qu’inaugure la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau naît à partir de son retour à la vie. Nous sommes passés de la mort spirituelle à la vie spirituelle. Nous sommes rachetés par la mort et la Résurrection de Jésus-Christ.

Pourquoi avoir encore peur de ce que notre Maître a vaincu ? De la mort, ennemie de la vie ? Elle n’a plus aucun pouvoir. D’où notre joie pascale. Nous croyons que le Seigneur a vaincu la mort pour nous donner la vie des enfants de Dieu. Quelle merveille ! Oserons-nous encore nous mettre à la suite des idoles ? Des fausses divinités ? Pourquoi ne pas mettre toute notre confiance en lui ? Chers amis en Jésus-Christ, laissons nos cœurs rejoindre la joie de Marie et celle de tous les disciples de Jésus pour chanter ALLELUIA !!! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Nous sommes désormais le peuple de la Nouvelle Alliance. La création nouvelle dont le premier jour est la Résurrection de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Permettons à Dieu de redonner vie à tout ce qui porte encore en nous des marques de la mort. Une seule chose : savoir remettre entre ses mains très saintes et toute s puissantes nos esprits et lui ferra le reste.
Joyeuse Pâques à tous, à chacun et à chacune d’entre vous !!!

Editorial du Père Yves Maurice ZAMBO du Jeudi Saint, Cène du Seigneur, 2 avril 2015

Le lavement des pieds

Le Triduum Pascal, les trois jours qui résument la vie, la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, débute avec le lavement des pieds. C’est par cet Évangile que nous entrons en plein mystère de Pâques. Faudrait-il encore le rappeler, « pâques » signifie « passage ». Il est donc question de réaliser notre propre « pâques » avec la grâce de Dieu. Comment ? Telle est la grande question. Célébrer notre « pâques » avec Jésus c’est commencer par passer du statut du « Maître » à celui de « Serviteur ». Dans l’Évangile de ce soir, Jésus dit :

« Vous m’appelez « Maître » et « Seigneur », et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous lavez les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous » (Jn 13, 13-15).

Nous avons ici un « passage » à faire ; nous qui aimons bien les statuts de « Maître ». Jésus invite tous ses disciples à faire comme lui. Apprendre à s’abaisser aux pieds des autres pour leur redonner une certaine dignité. Nos pieds sont souvent salis chaque fois que nous empruntons d’autres chemins contraires à la charité et à l’humilité C’est un devoir de se laver mutuellement les pieds.