10 et 11 février Journée mondiale du malade: « Voici ton fils »

Les 10 et 11 février, l’Eglise du secteur pastoral se joint à notre Saint Père pour les journées du malade 2018.

A cet effet, au cours des 4 messes dominicales, le Père Yves Maurice Zambo et la responsable du service évangélique des malades sur le secteur, Mme Annick Vergnac, proposent à tous ceux qui le désirent de recevoir l’onction des malades.

Parlez en autour de vous, contactez nous par téléphone ou par mail:

Mme Annick Vergnac

tél: 06.58.94.14.15

mail: annickv33@gmail.com

Si une personne ne peut pas se déplacer, nous organiserons du co-voiturage.

Pour ceux qui le désireront, une demie heure avant les célébrations, des prêtres seront présents pour donner le sacrement de confession.

 

Qu’est ce que l’onction des malades?

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse.

 La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et sur les mains.

 Ces gestes montrent la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants.

 Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. 

Quand et où?

L’onction des malades sera proposé à ceux qui le désirent lors des messes dominicales soit:

  • le samedi 10 février à 18h à Salaunes
  • le dimanche 11 février à 9h30 à Cantenac
  • le dimanche 11 février à 11h à Margaux
  • le dimanche 11 février à 18h à Castelnau

 

 


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À L’OCCASION DE LA XXVIe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2018
Mater Ecclesiae : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”.
Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27)

Chers frères et sœurs,
Le service de l’Église envers les malades et ceux qui s’occupent d’eux doit se poursuivre avec une
vigueur toujours nouvelle, dans la fidélité au mandat du Seigneur (cf. Lc 9, 2-6 ; Mt 10, 1-8 ; Mc 6,
7-13) et en suivant l’exemple très éloquent de son Fondateur et Maître.
Cette année, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé
sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean : « “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette
heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).

1. Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente
pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses
dernières volontés d’amour, qui deviennent les règles constitutives de la communauté chrétienne
et de la vie de chaque disciple.
Avant tout, les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard
de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra
soin d’eux et de leur cheminement. Et nous savons que le soin maternel apporté à un fils ou à une
fille comprend à la fois les aspects matériels et les aspects spirituels de son éducation.
La douleur indicible de la croix transperce l’âme de Marie (cf. Lc 2,35), mais ne la paralyse pas.
Au contraire, comme Mère du Seigneur, un nouveau chemin de don commence pour elle. Sur la
croix, Jésus se préoccupe de l’Église et de l’humanité tout entière et Marie est appelée à partager
cette même préoccupation. Décrivant la grande effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte, les Actes
des Apôtres nous montrent que Marie a commencé à accomplir sa tâche dans la première
communauté de l’Église. Une tâche qui ne connaît jamais de fin.

2. Le disciple Jean, le bien-aimé, représente l’Église, peuple messianique. Il doit reconnaître Marie
comme sa propre mère. Or, dans cette reconnaissance, il est appelé à l’accueillir, à contempler en
elle le modèle d’une façon d’être disciple, ainsi que la vocation maternelle que Jésus lui a confiée,
avec les préoccupations et les projets que cela comporte : la Mère qui aime et qui engendre des
enfants capables d’aimer selon le commandement de Jésus. Par conséquent, la vocation
maternelle de Marie, la vocation à prendre soin de ses enfants, est transmise à Jean et à toute
l’Église. Toute la communauté des disciples est impliquée dans la vocation maternelle de Marie.

3. En tant que disciple ayant tout partagé avec Jésus, Jean sait que le Maître veut conduire tous
les hommes vers la rencontre avec le Père. Il peut témoigner que Jésus a rencontré de
nombreuses personnes malades dans leur esprit, car remplies d’orgueil (cf. Jn 8, 31-39) et
malades dans leur corps (cf. Jn 5, 6). Envers tous, il a fait preuve de miséricorde et de pardon, il a
même accordé la guérison physique aux malades, signe de la vie abondante du Royaume, où
toute larme sera essuyée. Comme Marie, les disciples sont appelés à prendre soin les uns des
autres, mais pas seulement. Ils savent que le cœur de Jésus est ouvert à tous, sans exclusions.
L’Évangile du Royaume doit être annoncé à tous et la charité des chrétiens doit s’adresser à tous
ceux qui sont dans le besoin, simplement parce que ces personnes sont des enfants de Dieu.

4. Cette vocation maternelle de l’Église envers les personnes dans le besoin et les malades s’est
concrétisée, au long de son histoire bimillénaire, par une très riche série d’initiatives en faveur des
malades. Cette histoire de dévouement ne doit pas être oubliée. Elle se poursuit aujourd’hui
encore, dans le monde entier. Dans les pays où il existe des systèmes de santé publique
suffisants, le travail des congrégations catholiques, des diocèses et de leurs hôpitaux, non
seulement fournit des soins médicaux de qualité, mais cherche à mettre la personne humaine au
centre du processus thérapeutique et accomplit une recherche scientifique dans le respect de la
vie et des valeurs morales chrétiennes. Dans les pays où les systèmes de santé sont insuffisants
ou inexistants, l’Église travaille pour offrir le plus possible aux gens en matière de soins et de
santé, pour éliminer la mortalité infantile et éradiquer certaines maladies très répandues. Partout,
elle essaie de soigner, même lorsqu’elle n’est pas en mesure de guérir. L’image de l’Église
comme « hôpital de campagne », accueillante pour tous les blessés de la vie, est une réalité très
concrète, car dans certaines parties du monde, seuls les hôpitaux des missionnaires et des
diocèses fournissent les soins nécessaires à la population.

5. La mémoire de la longue histoire du service apporté aux malades constitue un motif de joie
pour la communauté chrétienne et, en particulier, pour ceux qui accomplissent ce service dans le
temps présent. Mais il faut regarder le passé, surtout pour s’en laisser enrichir. Nous devons
apprendre de lui : la générosité jusqu’au sacrifice total de nombreux fondateurs d’instituts au
service des malades ; la créativité, suggérée par la charité, de nombreuses initiatives mises en
œuvre au cours des siècles ; l’engagement dans la recherche scientifique, pour offrir aux malades
des soins innovants et fiables. Cet héritage du passé aide à bien projeter l’avenir. Par exemple, à
préserver les hôpitaux catholiques du risque de l’entreprenariat qui, dans le monde entier, cherche
à faire entrer la protection de la santé dans le contexte du marché, finissant ainsi par écarter les
pauvres. L’intelligence d’organisation et la charité exigent plutôt que la personne du malade soit
respectée dans sa dignité et toujours maintenue au centre du processus de soin. Ces orientations
doivent être spécifiques aussi aux chrétiens qui œuvrent dans les structures publiques et qui, par
leur service, sont appelés à rendre un bon témoignage à l’Évangile.

6. Jésus a laissé en don à l’Église sa puissance de guérison :
« Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : […] ils imposeront les mains aux
infirmes et ceux-ci seront guéris » (Mc 16, 17-18). Dans les Actes des Apôtres, nous lisons la
description des guérisons accomplies par Pierre (cf. Ac 3, 4-8) et par Paul (cf. Ac 14, 8-11). Au
don de Jésus correspond la tâche de l’Église, qui sait qu’elle doit porter sur les malades le regard
même de son Seigneur, un regard rempli de tendresse et de compassion. La pastorale de la santé
reste et restera toujours une tâche nécessaire et essentielle, à vivre avec un élan nouveau, à
partir des communautés paroissiales jusqu’aux centres de soin les plus performants. Nous ne
pouvons pas oublier ici la tendresse et la persévérance avec lesquelles de nombreuses familles
accompagnent leurs enfants, leurs parents et d’autres membres de leur famille, qui souffrent de
maladies chroniques ou sont porteurs de graves handicaps. Les soins qui sont apportés en famille
sont un témoignage extraordinaire d’amour de la personne humaine et doivent être soutenus avec
une reconnaissance adéquate et des politiques appropriées.Ainsi, les médecins et les infirmiers,
les prêtres, les personnes consacrées et les volontaires, les membres de la famille et tous ceux
qui s’engagent dans le soin des malades, participent à cette mission ecclésiale. C’est une
responsabilité partagée qui enrichit la valeur du service quotidien de chacun.

7. C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps
et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons également de nous
aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce
spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par
conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique
insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie
et de la santé. Que la Vierge Marie intercède pour cette XXVIème Journée Mondiale du Malade ;
qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus
et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux. À tous, malades, agents du monde de la santé et
volontaires, j’accorde de tout cœur la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 26 novembre 2017

Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers
François