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Sainte-Hélène

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Brach

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Castelnau de Médoc

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Avensan

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Moulis en Médoc

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Salaunes

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Listrac Médoc

Bienvenue sur le site de la paroisse Castelnau-de-Médoc / Sainte-Hélène / Margaux

Maison Paroissiale
de Castelnau-de-Médoc
4 rue du Château – 33480 – Castelnau de Médoc
Tél. : 05 56 58 21 74

HORAIRES :

Permanences à Castelnau :
 Du mardi au jeudi  10h – 12h30
vendredi 16h00 – 19h00
samedi 10h00 – 12h00

Messes dominicales :

samedi 17h00 Sainte Hélène
samedi 18h30 (mobile, cf. agenda du Vigneron)
dimanche 9h30 Listrac
dimanche 11h00 Macau
dimanche 16h30 Arsac
dimanche 18h00 Castelnau

Messes de semaine :

Mardi : 18h30 Ludon
Mercredi : 18h30 Salaunes
Jeudi : 10h00 Listrac
et 18h30 Cantenac

Notre église est vivante !
Veillez toujours à vérifier les horaires sur l’Agenda du Site ou Le Vigneron !
Merci !

Notre courriel:  paroisse.castelnau.medoc@gmail.com

Saint Sacrement

Notre Seigneur

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Son Eminence Cardinal Ricard Jean-Pierre

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Père Yves-Maurice Zambo

32ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle » (2 M 7, 1-2.9-14) Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël En ces jours-là,    sept frères avaient été arrêtés avec leur mère.À coups de fouet et de nerf de bœuf,le roi Antiocos voulut les contraindreà manger du porc, viande interdite.    L’un d’eux se fit […]

Homélie du 30ème Dimanche du Temps Ordinaire


par le Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, les textes  de la liturgie de ce dimanche gardent la même thématique que celle du dimanche précédent, à savoir la question de la prière.
Dans la première lecture, nous sommes attentifs à cette phrase de Ben Sirac Le Sage « La prière du pauvre traverse les nuées, tant qu’elle n’a pas atteint son but, elle demeure inconsolable ». La prière étant le lieu de la rencontre, de la connexion, de l’intimité, de l’amitié  avec Dieu.  Le pauvre dont il est question : Est-ce qu’il s’agit du pauvre dans sa condition de pauvre ? Le texte de Ben Sirac le Sage pouvait nous laisser entrevoir cela, lorsque l’on parle de l’opprimé, de l’orphelin, de la veuve. Est-ce parce qu’ils sont pauvres qu’obligatoirement ils seront entendus de Dieu ? Il n’est pas question de cette pauvreté, il est bien question ici de la pauvreté qui est de l’ordre de la disponibilité intérieure : la pauvreté du cœur.

L’orant doit être celui qui est vide, qui est en manque et qui est en disposition d’accueillir ce qui lui manque c’est le dénominateur commun de tous ceux qui constituent  les opprimés, les orphelins et les veuves qui sont tous en situation de manque.
Nous ne pouvons pas entrer en contact avec Dieu dans la prière avec toutes nos suffisances. Nous avons besoin d’être nus devant Lui, vides pour qu’il nous comble.

C’est dans cette perspective que nous comprenons la parabole de Jésus dans l’évangile de Saint Luc, l’évangéliste de la miséricorde. Ces deux orants qui nous sont présentés recèlent deux courants spirituels, deux attitudes divergentes, deux manières différentes de rencontrer, de tisser amitié avec le Seigneur.
Il nous faut, pour entrer dans l’intelligence de ce texte de l’évangile d’aujourd’hui, essayer de connaître la douleur mentale de Jésus, pour essayer de percer  ce qu’étaient en ce temps-là, les pharisiens et les publicains Deux castes à caractère religieux qui devaient peupler l’univers spirituel et temporel de Jésus.
Jésus avait pour ces deux castes deux griefs à chacun :

  • au sujet des pharisiens, constitués de l’intelligentzia de l’époque de Jésus, des gens imbus, repus des écritures, qui sont devenus  orgueilleux, hautains, suffisants vis-à-vis des autres.
    La prière du pharisien, telle que nous l’avons entendue aujourd’hui,  en dit long. Nous sommes devant une apologie, une démonstration de suffisance  « je ne suis pas comme les autres : voleurs, injustes, adultères, ou comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine  et je verse le dixième de ce que je gagne ».  
  • L’autre reproche fait aux pharisiens c’est l’hypocrisie  en ce sens que les pharisiens, connaissant la Parole de Dieu,  l’imposaient aux autres dans un formalisme exigeant et ne la vivaient pas eux-mêmes malheureusement, mais par contre seulement à leur convenance et lorsqu’Elle les arrangeait.
  • D’autre part, Jésus avait aussi deux sortes de reproches à l’endroit des publicains, c’est-à-dire des pécheurs publics. Et le paradigme du publicain c’est le collecteur d’impôts. Étant donné que la Palestine de Jésus était sous occupation romaine, les publicains étaient mal vus parce qu’en tant que collecteurs d’impôts ils travaillaient avec l’occupant romain, ils spoliaient le peuple. C’étaient des vendus, des « collabos » et des traîtres.
  • Le second grief à l’encontre des publicains : étant en contact avec l’argent, ils étaient malheureusement réputés être malhonnêtes. Voilà le tableau qui faisait d’eux des pécheurs publics, rebuts de la société. 

Et,  nous comprenons les termes de la prière du publicain qui bat sa coulpe, c’est une prière de contrition. Il reconnaît sa faute, il demande pardon. Alors que le pharisien est dans la suffisance, dans l’arrogance. C’est un homme comblé, rempli et bouché. On peut même dire qu’il n’a plus rien à attendre de Dieu. Le publicain, conscient de ses fautes et de ses limites, aborde le chemin de la prière,de la rencontre,  de l’intimité avec Dieu en toute humilité,  en toute pauvreté de cœur, en demandant  pardon.  On va dire qu’il est plus disponible à accueillir Dieu. Il a besoin de combler le vide de son cœur, remplir son insuffisance de la grâce de Dieu.

Bien aimés dans le Seigneur, la prière dans la vie ordinaire est faite de rencontre avec l’autre et le Tout Autre (à savoir Dieu). Comment oser la rencontre ? comment prétendre à une connexion, sans s’inspirer de l’attitude du publicain ? 

Nos rencontres, tout comme nos prières sont vouées parfois aux échecs parce qu’elles sont abordées avec nos suffisances, notre arrogance, notre orgueil. On ne lâche pas prise, on ne laisse pas la place à l’autre et au Tout Autre l’humilité, la pauvreté de cœur,  l’esprit d’accueil et la bienséance, peuvent être des portes pour de vraies rencontres, de vraies amitiés, de la vraie intimité et partant de là des vraies prières.
Osons la rencontre avec Dieu dans la prière, osons la rencontre avec les autres dans la vie. Mais, avant tout, dans une disposition intérieure qui touche le cœur de Dieu et la vie des autres.

© Copyright - Paroisse Castelnau de Medoc - Réalisation Gwen Fernandez