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Sainte-Hélène

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Brach

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Castelnau de Médoc

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Avensan

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Moulis en Médoc

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Salaunes

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Listrac Médoc

Bienvenue sur le site de la paroisse Castelnau-de-Médoc / Sainte-Hélène / Margaux

Maison Paroissiale
de Castelnau-de-Médoc
4 rue du Château – 33480 – Castelnau de Médoc
Tél. : 05 56 58 21 74

HORAIRES :

Permanences à Castelnau :
 Du mardi au jeudi  10h – 12h30
vendredi 16h00 – 19h00
samedi 10h00 – 12h00

Messes dominicales :

samedi 17h00 Sainte Hélène
samedi 18h30 (mobile, cf. agenda du Vigneron)
dimanche 9h30 Listrac
dimanche 11h00 Macau
dimanche 16h30 Arsac
dimanche 18h00 Castelnau

Messes de semaine :

Mardi : 18h30 Ludon
Mercredi : 18h30 Salaunes
Jeudi : 10h00 Listrac
et 18h30 Cantenac

Notre église est vivante !
Veillez toujours à vérifier les horaires sur l’Agenda du Site ou Le Vigneron !
Merci !

Notre courriel:  paroisse.castelnau.medoc@gmail.com

Saint Sacrement

Notre Seigneur

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Son Eminence Cardinal Ricard Jean-Pierre

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Père Yves-Maurice Zambo

2ème Dimanche du Temps Ordinaire

PREMIÈRE LECTURE « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6) Lecture du livre du prophète Isaïe Le Seigneur m’a dit :« Tu es mon serviteur, Israël,en toi je manifesterai ma splendeur. »    Maintenant le Seigneur parle,lui qui m’a façonné dès le sein de ma mèrepour […]

Homélie de la messe de l’Epiphanie du Seigneur

Père Chris GOMA

Peuple de Dieu ! Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

Il y a quelques années au catéchisme, nous apprenions que l’Epiphanie nous rappelait la fête du jour où « Jésus a voulu se faire connaître à tous les hommes ».

Une définition proche de l’acception grecque de ce mot qui renvoie à la manifestation : cette fête s’évalue en contraste saisissant. Jésus qui est né à Bethléem dans les conditions modestes, devant pour seuls compagnons des gens, des pasteurs juifs sentant l’odeur de leurs brebis, peu recommandables et rebuts de la société, devient le point de mire de l’univers. A travers les trois rois mages, Melchior, Balthazar et Gaspard,  la légende nous décrit que c’est toute l’humanité qui est convoquée par l’étoile (blancs, noirs et jaunes), c’est aussi l’intelligentsia de l’époque, les scientifiques et astronomes capables de se faire guider par l’étoile.

Jésus qui naît dans une mangeoire est bien reconnu comme le Messie qui vient sauver tout l’univers, comme en témoignent les cadeaux qui sont apportés :

  • l’or symbolise la royauté
  • l’encens qui se rapporte à sa divinité
  • et la myrrhe symbole de sa passion, sa souffrance et son sacrifice.

Enfin, le dernier contraste, c’est la démesure extrémiste du Roi Hérode qui en veut à un nourrisson. Il se renseigne sur le lieu de naissance et l’âge du Messie attendu. Cela n’est pas fortuit, en raison du carnage qu’il devait organiser après. (Je pense aux Saints Innocents).
En dépit des contrastes dont seul Dieu a la clef, la profondeur de ce mystère de l’Épiphanie tient aux enseignements qu’il véhicule. Nous en épinglons deux :

  1. Jésus veut se faire connaître de tous les hommes.

Dans la deuxième lecture, Saint-Paul, dit que « ce mystère c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au même partage de la même promesse dans le Christ Jésus …».

Oui, l’Enfant de Bethléem, invite à lui tout homme et tout l’homme. C’est pour l’humanité toute entière qu’il est venu. Au moyen de l’étoile qu’avait déjà annoncée le prophète Balaam : « je vois un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël… »(nb 24,17). Les rois mages, tous constitués de païens, c’est-à-dire des peuples étrangers au peuple de l’alliance, font le pèlerinage de Jérusalem pour venir adorer l’Enfant Dieu. Nous voyons aussi la centralité de Jérusalem, comme la ville où va scintiller la lumière qui éclairera toute l’humanité. Nous savons aussi que ces trois mages sont des scientifiques, ils tranchent nettement avec les simples bergers du jour de la naissance. A travers la fête de ce jour, nous nous rendons à l’évidence que « l’événement Jésus » dépasse la sphère du privé et le monopole d’Israël. L’Enfant Dieu est venu sauver tout l’homme et tout homme.

La fête de l’Epiphanie nous ouvre à la nouveauté de Jésus. Elle nous appelle à discerner l’étoile de l’accueil, de l’hospitalité, de la communion, de l’intégration, de l’amour qui conduit vers Lui, comme disciples de Jésus. Efforçons-nous à accueillir l’étranger, cet étranger, ce sont les chrétiens d’autres confessions que la nôtre, mais aussi chacun de nous dans ses différences et parfois ses divergences théologiques. Cet accueil ne doit pas se limiter à la sphère religieuse : l’accueil chaleureux doit caractériser chacune de nos relations sociales entre autres avec les marginaux, les sans abris et autres S.D.F., les immigrés, les homosexuels, les victimes de violences sans oublier les personnes en situation de handicap (tant mental que physique).

Discerner l’étoile qui mène à Jésus Christ, c’est aussi discerner la voix de l’évangile et de l’Eglise, devant la multiplicité des propositions et sirènes spirituelles que nous recevons du supermarché au religieux. C’est bânir le relativisme religieux où tout se vaut. Les bienfaits du yoga et zen sont vantés et assimilés à ceux que nous procure la célébration Eucharistique par exemple.2

      2.  Jésus veut être adoré reconnu et exalté 

Les trois rois mages de l’évangile sont conduits par l’étoile pour venir adorer l’Enfant-Dieu. Deux attitudes sont mises en valeur : le pèlerinage et les dons qu’ils apportent qui correspondent au sujet et à l’objet de leur adoration. L’or pour la Royauté, l’encens pour la Divinité et la myrrhe (sacrifice, passion, souffrance).
Adorer c’est donc et avant tout faire un pèlerinage (intérieur et extérieur), nous départir de nos schémas, de nos égos, de nos différences et divergences, c’est faire un pas vers l’autre ou le tout Autre et reconnaître sa vraie valeur à travers les dons. Qu’apportons-nous au Seigneur et à son Eglise ? Quel est notre or, c’est-à-dire ce que nous avons de précieux à lui partager ? Je pense à la qualité de notre vie de baptisé par exemple.

Quel est notre encens, c’est-à-dire ce qui entoure sa divinité ? Je pense à la qualité de notre vie de prière et de notre fraternité.

  Quelle est notre myrrhe, c’est-à-dire la qualité de nos sacrifices, de nos services, de notre ministère ?

Oui, Dieu nous aide à discerner l’étoile qui nous mène vers lui, 

  à travers son service et celui de nos frères les hommes.

© Copyright - Paroisse Castelnau de Medoc - Réalisation Gwen Fernandez